L’Etat australien du Queensland devrait selon le quotidien donner un coup d’accélérateur à son programme de cessions d’actifs, dans le sillage du succès de l’introduction en Bourse de Queensland Rail (QR). Les candidats ne manquent pas pour Queensland Motorways ou Abbott Point Coal Terminal, dont la valorisation cumulée pourrait atteindre 5,6 milliards de dollars australiens (4,1 milliards d’euros).
La Caisse des Dépôts aurait fait part de son intérêt pour le rachat de la totalité du capital de Belambra (ex-VVF Vacances), dont elle détient déjà 40%. La CDC estime selon une source proche la valeur de la société entre 200 et 250 millions d’euros. Groupama Private Equity, «qui a vocation à sortir», détient 55% du capital de Belambra.
Le quotidien relève que Genève pourrait bien supplanter Londres en tant que principale plaque tournante mondiale du trading dans le domaine pétrolier et énergétique, du fait du transfert d’équipes entières entre les deux villes de la part de maisons comme Trafigura Beheer ou Vitol Group. Le quotidien indique que la première songe à déplacer 80 de ses 300 salariés basés dans la capitale britannique, tandis que la seconde envisage un mouvement similaire concernant 25 de ses 200 salariés londoniens. Des transferts d’équipes qui interviennent dans un cadre plus large de critiques vis-à-vis notamment de réglementations trop pesantes outre-Manche.
Les cessions de titres opérées par Bank of America et PNC ont permis à la banque centrale de Norvège de monter à hauteur de 7,5 % du capital de BlackRock
La politique d’assouplissement monétaire menée par la Réserve fédérale américaine risque d’aggraver l’inflation aux Etats-Unis, malgré une croissance qui s’annonce modérée en 2011, montre une étude publiée lundi. La National Association for Business Economics (NABE) a annoncé que ses 51 membres considéraient toujours l’inflation comme un risque plus probable que la déflation. L'étude a été menée entre le 21 octobre et le 4 novembre.
Assya Capital et Global Equities ont parachevé leur rapprochement et créé une nouvelle entité, Assya Compagnie financière. Thierry Leyne, fondateur d’Assya Capital, a été nommé président du conseil de surveillance de la nouvelle entité et Gilles Boyer, fondateur de Global Equities, président du directoire.
L’agence de notation Standard & Poor a abaissé sa perspective sur la note souveraine néo-zélandaise de «stable» à «négative». Standard & Poor invoque pour justifier sa décision le creusement du déficit des paiements courants de la Nouvelle-Zélande et le risque crédit de son secteur bancaire.
Alors que les experts de l’UE et du FMI ont commencé lundi à Dublin à mettre au point les détails d’un vaste plan de sauvetage à l’Irlande, l’agence de notation Moody’s a jugé lundi que le plan de sauvetage UE/FMI destiné au pays aurait un impact négatif sur la note de Dublin, puisqu’il transférerait sur le secteur public le fardeau de la crise bancaire et creuserait la dette souveraine. «Une dégradation de plusieurs crans, qui laisserait la notation de la République (d’Irlande) en catégorie d’investissement, est désormais l’issue la plus probable de notre réexamen de la dette souveraine», note l’analyste Dietmar Hornung, dans un document de travail. A Londres, le ministre britannique des Finances, George Osborne, a indiqué que le Royaume-Uni allait fournir à l’Irlande un prêt bilatéral d’environ 7 milliards de livres, soit 8 milliards d’euros. La Suède, également non membre de la zone euro, envisage un prêt bilatéral de 530 millions à 1,06 milliard d’euros à l’Irlande. L’aide internationale à l’Irlande pourrait faire l’objet d’un premier versement en janvier, a déclaré lundi le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker, qui estime qu’elle ne devrait pas dépasser les 100 milliards d’euros. L’euro a réagi à la hausse, touchant un plus haut d’une semaine à 1,3786 dollar avant de retomber légèrement à 1,3742 dollar.
Selon L’Agefi suisse, Petercam a annoncé trois nominations au sein de Petercam Banque Privée Suisse et de Petercam Luxembourg dans le but de dynamiser la croissance de ses activités en Suisse et au Luxembourg. Cédric Roland-Gosselin rejoint Petercam Banque Privée Suisse en qualité de directeur général adjoint. Ghislain Nys est nommé membre de la direction de Petercam Luxembourg et Directeur responsable de la banque privée, plus spécifiquement en charge du développement commercial au Luxembourg. Bernard de Jonghe d’Ardoye rejoint le groupe en tant que Directeur de Petercam Luxembourg, responsable du développement des activités Estate Planning au Luxembourg.
Le gestionnaire alternatif nippon KTOs Capital Partners a recruté Bill Lipschutz chez Hathersage Capital Management pour gérer de New York un fonds devises qui sera lancé en décembre à destination des fonds de pension japonais, rapporte Hedge Week. L’objectif est de collecter 300 millions de dollars sur la première année.Le fonds se focalisera sur les monnaies du G-10.
DAB Bank a indiqué que ses ventes de plans d'épargne sous forme de parts de 59 ETF db x-trackers ont quadruplé depuis qu’elle les propose sans commission, rapporte le Financial Times Fund Management. De fait, la Deutsche Bank finance ces offres sans commissions chez sa filiale de courtage MaxBlue et chez DAB-Bank en leur reversant une part de la commission de gestion durant la durée du contrat (5 ans).La guerre des prix sur les ETF qui fait rage aux Etats-Unis a saisi l’Europe. En Allemagne SBroker propose ainsi des plans d'épargne sous forme d’ETF sans commission sur 13 ETF d’ETFlab, et la Commerzbank devrait faire de même début 2011 (avec ses ETF ComStage, ndlr).Au Royaume-Uni, Stocktrade (filiale de Brewin Dolphin) négocie avec trois promoteurs d’ETF pour lancer prochainement des plans d'épargne sans commission.
L’Agefi qui cite l’Inrev, l’association professionnelle pour l’Europe des fonds de fonds immobiliers, rapporte qu’en moyenne, les commissions de gestion annuelles de ces derniers s'élèvent à 0,40% de leur valeur actuelle nette. Le dynamisme du marché immobilier a apparemment eu un effet notable. Alors que les fonds de fonds lancés avant 2005 affichent des commissions de gestion de 0,32% en moyenne, ceux créés en 2007, au plus haut du marché, facturent des commissions de 0,42%. Logiquement, l'étude montre que les fonds de fonds affichant les stratégies les plus risquées présentent un niveau de commission plus important. Ainsi, les véhicules «core», qui prennent le moins de risque demandent une commission de gestion de 0,40% en moyenne, contre 0,44% pour les structures «value added». Des commissions de performance permettent en outre aux managers de se rémunérer en fonction du risque pris. Et pour les les fonds de fonds qui se concentrent sur les stratégies les plus risquées, le seuil à partir duquel une commission de performance est versée aux gérants (hurdle rate) s'élève en moyenne à 9%, note le quotidien.
Jim Wiley, qui a été recruté en septembre comme chief marketing officer, va désormais prendre en charge la distribution de Turner Investment Partners, rapporte Mutual Fund Wire. Cette promotion tient au fait qu’Ed Kerpius, qui avait été recruté il y a deux ans chez BostonCoach (Fidelity), a démissionné et quittera l’entreprise à la fin de l’année.
La Banque centrale de Norvège, Norges Bank, détient 7,5 % de BlackRock, soit 9,85 millions d’actions, selon un document déposé auprès de la Securities and Exchange Commission jeudi. Cette montée au capital fait suite à la vente par Bank of America et PNC Financial Services Group d’actions BlackRock. Selon le Financial Times de lundi, le milliardaire mexicain Carlos Slim est aussi entré au capital de BlackRock, et détient 2 % des actions ordinaires.
Spécialiste de l’investissement alternatif indiciel, IndexIQ a annoncé le 18 novembre avoir conclu un partenariat stratégique avec Rocaton Investment Advisors (270 milliards de dollars conseillés), un consultant indépendant spécialiste de la clientèle institutionnelle. Les deux entreprises ont l’intention de développer et de lancer ensemble des solutions d’investissement de qualité institutionnel et de les commercialiser largement, notamment auprès des particuliers haut de gamme.Afin d'étayer cette coopération, Rocaton a pris une participation minoritaire dont l’importance et le montant n’ont pas été divulgués.
Gregory Lai et les cinq autres membres de son équipe grandes capitalisations américaines, qui avaient été recrutés par Morgan Stanley Investment Management (MSIM) le 1er mai 2007, ont quitté Invesco, qui a acheté MSIM, rapporte Mutual Fund Wire.Les six personnes concernées ont l’intention de ressusciter Affinity Investment Advisors, leur maison d’origine avant l’acquisition par MSIM.
Le 19 novembre, Westwood Holdings Group (10,6 milliards de dollars) a annoncé avoir bouclé l’acquisition de McCarthy Group Advisors ou MGA (lire notre dépêche du 23 septembre) qui gérait plus de 1,1 milliard de dollars au 30 septembre pour des particuliers fortunés et des investisseurs institutionnels. Comme prévu, MGA devient la succursale d’Omaha de Westwood Trust (1,9 milliard de dollars).Le fonds McCarthy Multi-Cap Stock Fund (64,5 millions de dollars) sera intégré dans la gamme de cinq mutual funds commercialisés par Westwoood sous la marque WHG, dont le WHG largeCap Value Fund provenant de l’acquisition il y a un an de Philadelphia Fund.
Une étude de HedgeFund Intelligence sur 62 fonds alternatifs coordonnés montre que l'écart de suivi moyen par rapport à leur «modèle» offshore se limite à 3,38 points de pourcentage, celui des produits actions ressortant à seulement 2,94 %, rapporte Hedge Week. Le «tracking error» se situe à 3,45 % pour les fonds d’arbitrage, événementiels, crédit et multistratégies ; il atteint 4,12 % pour les stratégies global macro, fixed income et futures.Seuls 4 des 62 fonds affichent un écart de suivi supérieur à 10 %, tandis que 32 marquent une déviation de moins de 3 %, dont 14 % pour lesquels la différence est inférieure à 1 %.
Le groupe de gestion alternative britannique Man vient de créer une société de gestion en Italie, Man Investments SGR, afin de se rapprocher des investisseurs locaux. L’entité a été autorisée par la Banque d’Italie fin août 2010. Détenue à 100 % par Man Group, elle est sise à Milan, via Durini, et se compose d’une équipe de 5 personnes dirigée par Michele Pacciana, administrateur délégué et responsable de l’Italie pour Man depuis que le groupe a commencé à approcher le marché local. Le conseil d’administration est par ailleurs constitué de Richard Gray et Serge Cadelli (appartenant au groupe Man), ainsi que de Francesco Di Carlo et de Mario Notari, en tant qu’administrateurs indépendants.Jusqu’ici, Man s’était concentré sur la clientèle institutionnelle qu’il suivait principalement depuis Londres, en lui fournissant des services off-shore sur-mesure et des solutions alternatives dont des Ucits III, des fonds à capital garanti et des sicav. Désormais, grâce à sa présence physique, Man espère coopérer avec des institutions financières locales afin de proposer son offre à des investisseurs privés.Parallèlement, le groupe de gestion élargit son offre en Italie en proposant désormais ses fonds Ucits III alternatifs et long only et des fonds de fonds de droit italien, qui restent le véhicule préféré de la plupart des investisseurs. Cette gamme s’appuiera notamment sur la plate-forme de managed accounts de Man. Enfin, la société offre aussi des produits à capital garanti.
Selon L’Echo, KBL Private Bankers, le réseau européen de banquiers privés du groupe KBC, ne changera pas de nom après son rachat pour 1,3 milliard d’euros par l’Indien Hinduja annoncé en mai. Jean-Dominique Montoisy, le directeur de la communication de KBL, a indiqué au quotidien que la finalisation de la transaction a pris du retard et que l’objectif de boucler l’opération d’ici la fin novembre (initialement fin septembre) ne sera pas tenu, pour des raisons de lenteur administrative. Chez KBL, on ne donne pas de nouvelle échéance pour la finalisation, «mais une source proche indique qu’on table plutôt sur février ou mars», selon L’Echo.
Le 19 novembre, José Blanco, le ministre espagnol du Développement, a entamé au Plaza de New York son road show destiné à trouver les partenaires financiers privés du plan d’infrastructures de 17 milliards d’euros (dont 70 % affectés aux chemins de fer) lancé par le gouvernement de Madrid, rapporte Expansión.Treize fonds sont intéressés par ce projet, donc ceux de Goldman Sachs, Citi, Morgan Stanley, UBS et Deutsche Bank, mais aussi Carlyle, Macquarie et Global Infrastructure Partners (contrôlé par Credit Suisse et General Electric).
Thomas Gütle, directeur pour l’Allemagne de la société britannique de gestion de fonds immobiliers Cordea Savills, a annoncé à la Börsen-Zeitung le lancement prochain du European Retail Fund qui devrait pouvoir investir 600 millions d’euros (dont la moitié de fonds propres) dans des immeubles européens du commerce de détail.L’orignalité de ce produit, un FCP de droit luxembourgeois qui doit être lancé dans le courant du premier trimestre 2011, tient au fait que Cordea Savills s’est assuré les services de deux experts indépendants, Bernhard Schoofs et Gerhard Kemper, qui auront pour mission de conseiller les investisseurs et non l'équipe de gestion. L’adoption de cette formule permet à Cordea Savills d'être le premier gestionnaire en Allemagne à se conformer aux recommandations de l’association européenne Inrev des investisseurs en instruments immobiliers non cotés.
Antonio Palma, associé et CEO, a indiqué lors d’une présentation à Paris le 19 novembre que la banque privée suisse Mirabaud & Cie affiche actuellement environ 18 milliards d’euros gérés et conseillés, dont 4 milliards pour des investisseurs institutionnels et 4 milliards dans l’alternatif. En l’espace d’une décennie à peu près, la part de la clientèle institutionnelle est donc passée de zéro à quelque 25 %, signe que l'établissement genevois a réussi une première diversification de son portefeuille de clientsA présent, Mirabaud se propose de passer à la vitesse supérieure en gestion institutionnelle, en Suisse, en France (avec Mirabaud Gestion) et «en Europe», essentiellement au Royaume-Uni et en Espagne dans un premier temps, d’après Lionel Aeschlimann, membre du comité exécutif responsable de la gestion d’actifs."Les institutionnels veulent de la régularité, de la solidité et des performances. Nous leur proposons des produits qui sont censés préserver leur capital et nous mettons l’accent sur la gestion du risque aussi bien dans notre gestion traditionnelle actions en fonds et mandats qu’en gestion alternative où nous nous concentrons pour cela sur les stratégies les plus liquides», poursuit Lionel Aeschlimann.La pépite de l’alternatifD’après Johan Olson, responsable des relations investisseurs, département des fonds, et spécialiste des hedge funds, les trois stratégies principales des huit fonds de fonds, qui pèsent au total quelque 3 milliards d’euros, sont le long/short equity, le global macro et le CTA. De fait, Mirabaud a lancé son premier fonds de fonds alternatifs en Suisse en 1973, et la maison se targue de ne pas avoir eu recours aux «gates» et autres «side-pockets» durant la crise de 2008. Elle a seulement mis en place un préavis de 20 jours et a toujours pu honorer les demandes remboursements, même si cette particularité lui a inéluctablement coûté des encours."En règle générale», souligne Johan Olson, «les portefeuilles de nos fonds de fonds alternatifs comprennent environ 30 lignes de sous-jacents. Et ils capturent entre 70 et 80 % des hausse tout en ne supportant que 30 % des baisses».Antonio Palma indique que Mirabaud a également deux fonds alternatifs «single manager», l’un au Royaume-Uni de 35 millions de livres environ, l’autre en Suisse, de quelque 60 millions de francs, mais que ces deux produits ne sont pas autorisés à figurer dans la sélection des fonds de fonds.D’autre part, la maison suisse se propose de commercialiser très prochainement un newcits multistratégies pour lequel un agrément sera sollicité aussi en France, au Royaume-Uni et en Espagne, où travaille Mirabaud Gestión, dirigée par Antonio Hormigos de la Casa, président et administrateur délégué, un ancien de Venture Finanzas (lire notre article du 30 juin).Gestion de haute convictionEn France, où Mirabaud a désormais franchi le cap du milliard d’euros d’encours et où la banque genevoise compte ouvrir une activité de teneur de comptes en 2011, dixit Antonio Palma, la filiale Mirabaud Gestion AM s’attache à mettre en œuvre une gestion de conviction sur la base d’une sélection de titres. Marco Bruzzo, directeur général délégué et gérant des fonds Mirabaud Euro Actions (150 millions d’euros) et Mirabaud France Actions (35 millions) explique que son objectif est de suivre la croissance là où elle se trouve, de sorte que les 40-50 lignes en portefeuille correspondant souvent à des entreprises qui ont une partie significative de leur activité dans les pays émergents et/ou dont certaines divisions sont simplement ignorées dans la valorisation de l’ensemble, comme ce peut être le cas pour Daimler et Unilever. Pour le premier, l’objectif de cours se situe par exemple à 64 euros contre environ 50 euros actuellement (la division camions n’est comptabilisée par le marché que pour 10 euros). Dans la gestion traditionnelle également, la doctrine de Mirabaud consiste à maîtriser le risque et à limiter les pertes. Le tout avec un a priori de stabilité, puisque 80 % des titres restent en portefeuille au moins dix-huit mois.