Les banques devront dépasser un ratio core tier one de 5%. Sa définition plus restrictive que celle de l’an dernier pénalisera les banques régionales allemandes.
Réunis en Hongrie pour un sommet informel, les ministres européens des Finances ont élaboré des recommandations visant à limiter les positions spéculatives sur les marchés de matières premières. Ils ont par ailleurs discuté des modalités de l’aide financière apportée au Portugal.
Le Brésil ne fera pas pression sur la Chine pour qu’elle réévalue sa devise, selon le journal chinois qui cite Alessandro Teixeira, ministre de l’industrie et du commerce brésilien. Le ministre, qui doit prochainement signer plusieurs accords de coopération entre les deux pays, a ajouté que son pays n’était pas en guerre commerciale avec l’Empire du Milieu.
S’appuyant sur un taux de dépôt toujours en territoire négatif, la Chine devrait procéder à une nouvelle hausse de ses taux directeurs afin de lutter contre la hausse des pressions inflationnistes, selon le China Securities Journal qui cite des propos de Xia Bin, conseiller auprès de la banque populaire de Chine. La banque centrale pourrait en outre utiliser ses réserves de change pour accroitre ses réserves d’or.
Lucas Papademos, conseiller du Premier ministre, a indiqué que le déficit budgétaire de la Grèce a probablement été supérieur à 10% du produit intérieur brut (PIB) en 2010, ce qui devrait rendre nécessaires de nouvelles mesures d’austérité. La prévision officielle de la Grèce était de 9,4% du PIB. Et les prêteurs de la «troïka» (BCE, Commission européenne et FMI) estimaient pour leur part le déficit à 9,6%.
Les deux fonds de capital-investissement britanniques prévoit de lever jusqu’à 16 milliards d’euros de nouveaux financements cette année, a rapporté le Sunday Telegraph sans citer de sources. CVC récolterait ainsi de 8 à 10 milliards d’euros pour un sixième fonds baptisé European Equity Partners VI, tandis que Charterhouse chercherait 6 milliards d’euros pour un nouveau fonds, le premier depuis 2009.
La structure dont l’Italie veut se doter, à l’image du Fonds stratégique d’investissement français (FSI), pour contrer les prises de contrôle d’entreprises italiennes par des groupes étrangers, sera dotée d’une vingtaine de milliards d’euros, écrivait samedi La Repubblica. Le quotidien, qui ne cite pas de sources, a ajouté que ce fonds qui devrait être institué aujourd’hui pourrait investir dans le capital de Parmalat.
Une restructuration de la dette grecque est hors de question, a répété samedi le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet. «Sur la Grèce, nous avons un plan. Ce plan a été adopté par la communauté internationale et approuvé par les institutions européennes et nous appliquons ce plan», a-t-il insisté. Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, cette suggestion d’une restructuration aurait été faite par plusieurs ministres lors d’une conférence téléphonique.
Un accord a été trouvé vendredi soir aux Etats-Unis entre démocrates et républicains au sujet du budget fédéral. Après plusieurs journées d’intenses négociations, le président Barack Obama et les dirigeants républicains et démocrates du Congrès ont annoncé qu’ils étaient parvenus à un compromis impliquant d’importantes coupes budgétaires. Selon Barack Obama, il s’agit des plus importantes réductions de dépenses jamais décidées aux Etats-Unis. Il les a qualifiées de «douloureuses» mais s’est félicité de la poursuite des activités des services fédéraux, dont le financement n'était plus assuré au-delà de minuit en l’absence d’accord. Des parlementaires républicains ont fait état d’un plan d'économies estimé à 37,8 milliards de dollars (26 milliards d’euros). Dès la conclusion de l’accord, le Sénat et la Chambre des représentants ont adopté un texte prolongeant d’une semaine le financement des services publics.
L’opérateur boursier transatlantique Nyse Euronext a annoncé dimanche soir le rejet par son conseil de l’offre d’achat non sollicitée faite par Nasdaq OMX et IntercontinentalExchange et a réaffirmé sa volonté de fusionner avec Deutsche Börse. L’opérateur boursier qualifie l’offre de 11,3 milliards de dollars de Nasdaq et ICE de «stratégiquement non attractive, avec un risque opérationnel inacceptable». L’offre de l’opérateur allemand Deutsche Börse, qui s'élève à 10,2 milliards de dollars, offre «plus de valeur à long terme» pour les actionnaires, ajoute Nyse Euronext. Dans un communiqué, le président de Nyse Euronext, Jan-Michiel Hessels, estime que «casser Nyse Euronext, alourdir les morceaux avec de hauts niveaux de dette, et détruire son capital humain inestimable, serait une erreur stratégique en termes de vision des marchés mondiaux, et n’est certainement pas dans le meilleur intérêt de nos actionnaires».
Jean-Marc Espalioux rejoint le fonds d’investissement Montefiore an tant qu’associé. Jean-Marc Espalioux était, depuis 2006, président de Financière Agache Private Equity et, de 1997 à 2006, président du directoire du groupe Accor.
Le gigantesque fonds souverain norvégien va réduire son exposition aux marchés européens et pourrait privilégier les actifs des marchés émergents. Plus de la moitié des capitaux du fonds, générés par les revenus de la manne pétrolière et estimés à 3.090 milliards de couronnes norvégiennes (396 milliards d’euros), est investie dans des titres, des obligations et des placements immobiliers en Europe.
Pour la première fois en sept ans, Pékin a essuyé un déficit commercial trimestriel. Celui-ci s’est établi à 1,02 milliard de dollars pour les trois premiers mois de l’année, comparé à un excédent de 13,9 milliards un an plus tôt, selon l’office des douanes. Les importations ont grimpé de 32,6% à un record de 400,7 milliards de dollars. Cette évolution pourrait relâcher la pression en faveur d’une appréciation rapide du yuan (lire aussi page 3).
Le gouvernement allemand relèvera cette semaine sa prévision de croissance pour 2011 à 2,5%, et celle de 2012 à 2%, ont rapporté hier plusieurs médias allemands.
Hui Xian Real Estate Investiment Trust, appartenant à l’homme d’affaires Li Ka-shing, pourrait lever à Hong Kong jusqu’à 11,2 milliards de dollars (1,17 milliard d’euros) dans ce qui constituera la première introduction en Bourse réalisée dans la devise chinoise hors de Chine continentale.
Des limites de positions pourraient bientôt être imposées aux intervenants sur les marchés des matières premières, selon une proposition qui doit être endossée d’ici samedi par les ministres européens des Finances, indique Reuters. Le document qui doit recevoir le soutien politique des Vingt-Sept lors de la réunion informelle du conseil Ecofin qui se tient vendredi et samedi en Hongrie, insiste sur la nécessité d’accroître la transparence sur les marchés des matières premières et des dérivés de matières premières.
L’Autorité bancaire européen, ABE, vient de préciser le critère sur lequel seront testées les banques européennes d’ici juin prochain. Il s’agit du ratio Core Tier 1 dont l’ABE a détaillé la composition. Il se basera sur la définition du Tier 1 faite par l’Union européenne, déduction faite des participations dans les institutions financières et des instruments hybrides tels que les actions de préférence. Le seuil a été fixé à 5 % des actifs pondérés du risque. La composition du Core Tier 1 de chaque banque, et son évolution depuis décembre 2010, seront rendues publiques.
J.P. Morgan Asset Management a recruté l’ancien responsable du crédit de Gartmore, John Anderson. Il rejoint la société en tant que gérant de portefeuilles dans l’équipe fixed income, sous la responsabilité de la responsable du crédit, Lisa Coleman. Il reprendra la gestion de son fonds Sterling Corporate Bond.
Présente depuis 4 ans et demi en Suisse où elle gère déjà un montant à quelques centaines de millions de francs, la boutique française de gestion alternative HDF Finance était présente avec un stand au troisième salon PPS de Genève, où ses représentants indiquent avoir noué des contacts intéressants avec de potentiels (très) gros clients.Alexandre Poisson, managing director de HDF International SA (Genève), a indiqué à Newsmanagers que le groupe commercialise depuis un mois une offre sur mesure susceptible de tenter les institutionnels. Il s’agit en fait d’une formule partenariale pour laquelle le client fixe ses objectifs, intègre ses contraintes, participe à la construction du produit, fixe l’horizon de placement et le degré de liquidité souhaité, etc. Le client participe également au comité d’investissement et il est partie prenante dans la gestion du risque.En dehors de cette nouvelle offre «modulable à souhait», la filiale suisse propose plus particulièrement aux fonds de pension le produit HDF Multireactive, un fonds lancé en 2004 et dont l’encours se situe aux alentours de 200 millions d’euros, avec un objectif de performance nette de 5-6 % par an, la volatilité devant être inférieure à 3 %. La perte maximale s’est limitée à 1,5 % sur un mois et le fonds a affiché un résultat positif en 2008… «L’intérêt de ce produit, explique Alexandre Poisson, tient au fait qu’il n’a aucune corrélation avec les actions et les taux. Il s’agit d’une gestion de trading discrétionnaire sur les taux, les devises, les actions et les matières premières.»
La société d’investissement BT&T Timelife AG a annoncé le 7 avril la vente de sa filiale active dans l’asset management, mperical, à une société de gestion de fortune indépendante. L’acheteur reprend aussi l'équipe de trois spécialistes ainsi que la plateforme informatique de mperical, précise un communiqué de la société qui n’a pas dévoilé le montant de la transaction.La cession de mperical prendra la forme d’un modèle dit de «earn-out». La transaction devrait être bouclée d’ici au 30 juin prochain. BT&T pourra désormais se concentrer sur ses principales participations, Rock Well Petroleum, ainsi que le groupe français spécialisé dans le private equity et le venture capital Innoven.
Lors du 3ème Salon PPS de Genève, Christoph Ryter, gérant de la caisse de pension Migros (16,8 milliards de francs), a expliqué que, pour remplir ses objectifs, son institution aurait besoin d’un rendement annuel de 4,6 %, mais que les modèles, vu la conjoncture actuelle, ne permettent plus d’espérer que 4,4 %.Dans ces conditions, l’équipe de gestion a pu faire valoir aux administrateurs, parmi lesquels les salariés sont «sur-représentés», qu’il convenait de prendre des mesures correctives. Après une sérieuse étude de gestion actif/passif, les instances compétentes se sont rendues aux arguments des gestionnaires et ont accepté de tenir compte du risque de longévité et de l’environnement de taux bas. Cela s’est traduit par l’adoption d’un report de l’âge de départ normal à la retraite à 64 ans au lieu de 63 ans ainsi que par une légère réduction de prestations pour 39 ans de cotisation avec un abaissement du taux de conversion à 70,1 % contre 74,2 % au 1er janvier 2012, type de mesure contre laquelle les Suisses dans leur ensemble avaient voté le 7 mars 2010.Pour autant, Christoph Ryter et son équipe ne changent pas leur allocation stratégique: 40 % d’obligations, 30 % d’actions et 30 % d’immobilier physique. Sur le total, 85 % sont investis de manière classique et 15 % en «satellites» de ces classes d’actifs.Cela posé, Migros conserve la «primauté de prestations» (prestations définies) et n’opte pas comme d’autres caisses, toujours plus nombreuses pour la «primauté de cotisations» (contributions définies).
Pioneer Investments a obtenu récemment l’agrément AMF pour plusieurs fonds de sa gamme absolute return : le fonds Absolute Return Bond et deux fonds multi-stratégie, le Absolute Return Multi-Strategy et le Absolute Return Multi-Strategy Growth. L’investisseur français pourra désormais avoir accès à une gamme «performance absolue» de 6 OPCVM au total, tous de format UCITS III. Pioneer Investments note un fort intérêt pour cette stratégie, en France comme ailleurs en Europe. «Nous avons conduits récemment plusieurs études auprès de 500 investisseurs institutionnels qui indiquent que 90 % d’entre eux sont à la recherche de stratégies décorrélées délivrant un rendement absolu ou ciblé», note Fabien Madar, directeur général de Pioneer Investments France. Pour répondre aux attentes des investisseurs, la société de gestion a plusieurs projets. Le fonds de la gamme dédié à l’Asie, le Absolute Return Asian Equity «sera repensé», précise Fabien Madar, qui admet que ce fonds n’a pas rencontré de succès auprès de la clientèle de Pioneer. Mais la gamme se verra également renforcée. En effet, deux autres produits sont dans les cartons. «Nous préparons deux produits de type multi-strategy : un fonds absolute return sur les commodities et un autre fonds absolute return sur les obligations émergentes, tous deux de format UCITS III», ajoute le responsable de l'établissement, qui espère que les deux produits pourront être lancés au mois de juin.A fin mars, Pioneer gère 1,5 milliard d’euros en France. En 2010, les souscriptions nettes sur le marché français se sont élevées à 300 millions d’euros, dont 60 % provenant de la clientèle «wholesale», et 40 % des institutionnels. Depuis le début de l’année, cette collecte nette atteint 70 millions d’euros.