Le gérant américain a décidé de promouvoir une nouvelle génération de cadres, signe qu’il affûte son plan de succession. Le départ du directeur général Larry Fink n’est toutefois pas à l’ordre du jour et son successeur naturel reste le co-fondateur et président Robert Kapito.
Le gestionnaire américain vise les pépites du secteur technologique. KKR pourrait investir au sein d’un fonds ses propres deniers au capital de sociétés prometteuses et dont la taille est plus faible que celles qu’il lorgne habituellement, avant d’ouvrir l’aventure à des investisseurs extérieurs. C’est ce qu’indique le quotidien en citant l’associé Philipp Freise, responsable d’un investissement auprès de Fotolia.
Président de la Bundesbank et membre du conseil des gouverneurs de la BCE, Jens Weidmann a estimé sur la télévision publique néerlandaise que la crédibilité des règles budgétaires de la zone euro était en jeu avec la volonté de la France de discuter avec ses partenaires européens du rythme de la réduction de ses déficits publics. Il s’agit d’un «test pour la crédibilité» des règles.
Christophe Waignier et Philippe Otero Del Val, Directeur Ressources et Stratégie, et Directeur financier, SACEM à la rédactino de www.institinvest.com : Courant 2013, nous avons réorienté nos investissements. En effet, compte tenu des rendements non satisfaisants des actifs court terme et de nos travaux sur les prévisions de trésorerie, nous en avons diminué la proportion pour augmenter celle des actifs long terme. Nous avons ainsi diminué de 10 points la part de court terme dans notre portefeuille. De plus, nous avons dynamisé le portefeuille court terme en diminuant notre part d’OPCVM monétaires et en positionnant une part plus importante de notre trésorerie en comptes à terme, dépôts à terme et comptes rémunérés proposés par des établissements correspondant à notre politique d’investissement sécuritaire. En revanche, début 2013, nous avons décidé de procéder différemment avec le portefeuille long terme en faisant appel à Lazard Frères Gestion. Notre volonté est à la fois de nous appuyer sur leur forte expertise macro-économique nécessaire à la sélection des produits, de diminuer l’asymétrie habituelle en termes d’informations avec les émetteurs en raison de la technicité des produits structurés et enfin, d’optimiser nos rendements via le recours à des appels d’offres. En pratique, sur la base d’analyses macro-économiques, nous définissons avec Lazard Frères Gestion la structure des produits structurés sous-jacents actions que nous aimerions avoir dans notre portefeuille. Ensuite, ils s’occupent de lancer les appels d’offres auprès des émetteurs notés au minimum « A ». Ils nous proposent alors leur sélection et nous faisons notre choix en fonction notamment des rendements proposés. Une large proportion de notre portefeuille s'établit via des appels d’offres, mais il nous arrive également de faire notre sélection en direct lorsque nous avons une opportunité sur des produits structurés qui nous correspondent.
Les chiffres publiés aujourd’hui par ImmoStat ont révélé une hausse de 19% de la demande placée de bureaux en Ile-de-France (volume des transactions locatives et ventes à utilisateurs) sur un an au premier trimestre, à 506.900 m2. En 2013, elle avait chuté de 24% à 1.879.700 m2, mais cette année l’ensemble des professionnels table sur un rebond du marché au-delà du seuil des 2 millions de m2 placés. Les grandes transactions supérieures à 5.000 m2 ont porté le marché au premier trimestre avec 16 opérations pour un total de 237.000 m². Parallèlement, le montant global des investissements en immobilier d’entreprise a atteint 3 milliards d’euros au premier trimestre, soit une hausse de près de 70 % sur un an. Sur ce montant, l’opération Coeur Défense représente à elle seule une valeur d’actif estimée à 1,3 milliard d’euros.
La France va discuter avec la Commission européenne de l'équilibre entre la croissance économique et les économies budgétaires dans l’optique de la présentation prochaine de sa trajectoire de finances publiques, a déclaré lundi le nouveau ministre des Finances, Michel Sapin. «Nous avons tous conscience que le chemin qui nous mène vers la sortie définitive de crise passe premièrement par le respect de nos engagements et deuxièmement par une croissance économique supérieure», a dit Michel Sapin lors d’une conférence de presse commune avec son homologue allemand Wolfgang Schäuble, à l’occasion de sa première visite à Berlin depuis sa nomination la semaine dernière comme ministre des Finances et des Comptes publics. Alors que les partenaires européens de Paris craignent que la deuxième économie européenne ne parvienne pas à réduire son déficit public sous 3% du PIB fin 2015 comme elle s’est engagée à le faire, Wolfgang Schäuble a déclaré que la France avait confirmé qu’elle avait conscience de ses responsabilités.
Dans un entretien à Newsmanagers, Lionel Aeschlimann, associé de Mirabaud & Cie, fait le point sur deux années de développement du pôle gestion d’actifs dont il est le responsable. La banque suisse ne compte pas s’arrêter là et prévoit de continuer à étendre le maillage européen de Mirabaud Asset Management et de lancer d’autres produits…
Le fonds de pension japonais Government Pension Investment Fund (GPIF), qui gère 1.240 milliards de dollars d’actifs, remet à plat sa politique d’investissement actions sur son marché domestique. Concrètement, le fonds de pension a décidé de mettre en place une large gamme d’indices dans sa stratégie dédiée («Indexing Strategy») à la fois pour les investissements passifs et les investissements actifs, a-t-il annoncé le 4 avril dans un communiqué. Concernant les investissements passifs, outre l’indice TOPIX, trois nouveaux indices vont désormais être utilisés: JPX-Nikkei 400, MSCI Japan et Russell Nomura Prime. En parallèle, sur le terrain des investissements actifs, en complément de la catégorie de gestion active traditionnelle («Traditional Active Management»), GPIF introduit une nouvelle catégorie «Smart Beta active management», «une approche d’investissement visant à capter du rendement sur le moyen et long terme à travers une stratégie d’indexation», indique le fonds de pension. Grâce à l’introduction de ces nouveaux indices, GPIF va commencer à réaliser des investissements passifs et actifs dans l’immobilier local à travers les REIT (real-estate investment trusts) japonais.Dans le cadre de cette réorganisation, le GPIF a donc sélectionné 14 gérants"actifs» et 10 gérants «passifs». Sur le terrain de la «gestion active traditionnelle», le fonds de pension va ainsi travailler avec les gérants suivants: Eastsping Investments Limited, Invesco AM, Capital International K.K., Seiruy AM, Natixis AM Japan, Nikko AM, FIL Investments (Japan), Mizuho AM, Russell Investments Japan, JP Morgan AM et DIAM (les deux derniers travaillant déjà avec le GPIF). Pour la gestion active «smart Beta», le fonds de pension a retenu trois gérants, à savoir Goldman Sachs AM, Nomura Funds Research and Technologies et, enfin, Nomura AM avec qui il collaborait déjà.Enfin, concernant les investissements passifs, le GPIF a retenu 5 nouveaux gérants. DIAM, Sumitomo Mitsui Trust Bank et Mitsubishi UFJ Trust and Banking Corporation interviendront sur les stratégies liées à l’indice JPX-Nikkei 400. En parallèle, BlackRock Japan a été retenu pour superviser les investissements liés à l’indice MSCI Japan tandis que Mizuho Trust & Banking a été sélectionné pour les placements liés à l’indice Russell Nomura Prime.
Keith Ney a été nommé le 4 avril gérant unique de Carmignac Sécurité, fonds d’obligations européennes qu’il cogérait avec Carlos Galvis depuis le 22 janvier 2013. En tant que membre de l'équipe obligataire dirigée par Rose Ouahba, il conservera sa fonction actuelle de responsable crédit et continuera à apporter des idées d’investissement porteuses pour la gamme de fonds du groupe Carmignac Gestion. Keith Ney a rejoint le Groupe Carmignac Gestion il y a 9 ans en tant qu’analyste actions mondiales et gérant de portefeuilles, couvrant l’ensemble de la structure de capital en actions et en crédit.
Le cabinet de conseil indépendant bfinance a annoncé le 4 avril avoir recruté Emily Porter-Lynch en tant que director au sein du département Conseil en investissement Avant de rejoindre bfinance, Emily Porter-Lynch était gérante senior pour le fonds de pension britannique Universities Superannuation Scheme (USS), le deuxième plus important fonds de pension du Royaume-Uni en termes d’encours sous gestion. Elle y a développé l’expertise interne sur les investissements en fonds alternatifs et a participé au suivi d’une allocation de plusieurs milliards de dollars sur les stratégies alternatives. Au sein d’USS, elle était également membre du comité d’investissement dédié aux classes alternatives. Avant cela, Emily Porter-Lynch occupait la fonction de investment director chez Key Asset Management où elle a collaboré avec Chris Jones et Toby Goodworth, aujourd’hui head of public markets & alternatives et head of risk management chez bfinance. Emily Porter-Lynch a treize ans d’expérience en gestion alternative et a pris part à de nombreux panels de gérants et comités en qualité d’expert sur les investissements institutionnels en classes alternatives.
Idinvest Partners a annoncé vendredi le closing de son deuxième fonds dédié aux transactions secondaires à 214 millions d’euros. ISF II dépasse son objectif de closing initialement fixé à 200 millions d’euros, indique un communiqué qui précise que la stratégie du fonds s’inscrit dans la lignée de celles fonds précédents en ciblant les transactions secondaires matures de petite et moyenne taille sur le marché européen.
Swell AM a annoncé le 4 avril le lancement du fonds professionnel spécialisé Swell Enhanced Cash Dynamic Allocation. Ce fonds, dédié aux investisseurs professionnels, a pour objectif de battre l’indice Euribor 3 mois + 100 points de base tout en limitant la perte maximale cumulée à 2% sur un horizon de 12 mois glissants. Le fonds a été lancé le 3 avril 2014 avec 40 millions d’euros d’encours. Ce fonds est destiné aux réserves de trésorerie longue des institutionnels et des entreprises. La stratégie mise en œuvre combine les approches d’allocation d’actifs tactique de Swell AM et les techniques de gestion dynamique des budgets de risque développées par Koris International. Pour rappel, Koris International et Swell AM avaient annoncé en novembre dernier un partenariat stratégique et commercial autour de ces sujets.Philippe Malaise, président et co-fondateur de Koris International, estime que «le lancement de ce fonds répond à l’intérêt marqué des investisseurs institutionnels pour une solution de gestion permettant d’optimiser leur trésorerie sans présenter de risque de portage ni de risque de crédit».
La société de gestion américaine Neuberger Berman, qui a annoncé l’ouverture d’un bureau à Paris, vient de recruter Erick Knutzen en tant que directeur des investissements (chief investment officer) pour l’activité multi classes d’actifs, un poste nouvellement créé. L’intéressé vient de NEPC où il était CIO depuis 2008. A ce poste, Erik Knutzen va piloter le processus d’allocation d’actifs à l’échelle de la société et créer du contenu pour les partenariats stratégiques et les solutions multi-classes d’actifs. Il sera associé à la gestion de portefeuille pour un certain nombre de mandats.
Crosslane Fund Manager a annoncé le lancement de son bureau à Dubaï, dont Lee Jones sera le responsable, rapporte Investment Europe. Ce dernier aura pour mission de promouvoir le fonds Victus European Student Association et de soutenir les conseillers financiers dans les Emirats Arabes Unis.
Selon Das Investment, qui cite des chiffres de Emolument, le bonus moyen versé à un vice-président d’une société de gestion à Londres est de 42.000 dollars, contre 27.000 dollars à Zurich. Cet écart se retrouve pour d’autres fonctions. Pour le poste de directeur, Londres attribue des montants de 56 % supérieurs que les bonus à Zurich. Pour les managing directors, l'écart est de 13%. La rémunération fixe est en revanche plus élevée en Suisse qu’en Grande-Bretagne. Les analystes basés à Zurich gagnent entre 50 % et 70 % de plus qu'à Londres.
Investcorp, via son activité de hedge funds basée aux Etats-Unis, et Eyck Capital Management, une société de gestion basée à Londres, ont annoncé le 3 avril avoir conclu une alliance stratégique dont l’objectif est de permettre à Eyck Capital Management d’accroître son capital et d’accélérer son activité tout en offrant à Investcorp et ses investisseurs un accès aux stratégies «event-driven» et de «distressed credit» à travers l’Europe.Créée en 2013, Eyck Capital est la dernière société de gestion en date a bénéficié ainsi du soutien d’Investcorp, qui gère 11,3 milliards de dollars d’actifs au 31 décembre. Historiquement, Investcorp fournit du capital d’amorçage ou de l’argent frais compris entre 50 et 100 millions de dollars.
EFG International a proposé deux nouveaux membres au conseil d’administration, qui seront soumis à l'élection lors de l’assemblée générale annuelle du 25 avril, a annoncé le 4 avril dans un communiqué le spécialiste de la gestion de fortune.Le premier administrateur proposé est Robert Chiu, président non exécutif d’EFG Bank Asia, et le deuxième Daniel Zuberbühler, ex-consultant du cabinet d’audit KPMG à Zurich. Hans Niederer, qui a siégé pendant huit ans au conseil d’administration, ne se représentera plus.Les actionnaires éliront individuellement et pour un mandat d’un an les membres et le président du conseil d’administration, ainsi que les membres du comité de rémunération.
BNL-BNP Paribas a recruté trois personnes pour son nouveau réseau italien de conseillers financiers Sviluppo et Promozione Finanziaria, rapporte Bluerating. Il s’agit de Paolo Cecconello, Massimiliano Domizio et Cristiano Gargiulo. Paolo Cecconello devient responsable de la Campanie, des Pouilles et de la Basilicate, tandis que la zone adriatique est confiée à Massimiliano Domizio. Cristiano Gargiulo s’occupera notamment de la gestion des contrats.
BNP Paribas Investment Partners enrichit sa gamme de produits. La société de gestion, filiale du groupe bancaire éponyme, vient de lancer un nouveau fonds obligataire «short duration» en renminbi, révèle Citywire Global. Baptisé BNP Paribas Flexi I RMB Short Duration Bond, ce véhicule Ucits sera géré par Adeline Ng, responsable du fixed income pour l’Asie, et son équipe basée à Singapour. Lors de son lancement, le fonds a été amorcé par BNP Paribas pour un montant de 100 millions de dollars. Il comptera dans son portefeuille de 30 à 60 obligations d’entreprises «investment grade», avec un seuil de haut rendement (high yield) de 25%. Il sera investi à la fois dans des entreprises domestiques chinoises et des sociétés internationales opérant en Chine.D’une durée de trois ans, le produit a pour objectif d’offrir aux investisseurs un rendement annuel autour de 4,5 %.
Selon une contribution d’Alexandre Poisson, directeur institutionnel Banque Pâris Bertrand Sturdza, dans Le Temps, la faiblesse des taux d’intérêt, la forte revalorisation des actions et la sous-couverture de certains fonds de pension encouragent les investisseurs institutionnels à repenser leurs allocations et à chercher des sources de revenus et de croissance alternatives. «Les hedge funds sont d’ailleurs moins considérés comme une classe d’actifs à part entière, mais plus comme des stratégies de diversification ou des techniques de gestion intégrées directement dans les poches traditionnelles actions et obligations», note-t-il. Cinq ans après la débâcle du système financier international, «l’industrie alternative semble enfin être entrée dans un cycle plus sain et avoir retrouvé la confiance. Depuis plusieurs mois, les performances sont bonnes, en particulier dans les stratégies opérant dans les marchés actions», souligne le directeur.
Pioneer Investments a fusionné son fonds or et matières premières (Pioneer Funds Gold and Mining) dans un nouveau fonds centré sur les actifs réels, le Pioneer Funds Real Assets Target Income, lancé fin mars, révèle Citywire Global. La gestion du nouveau fonds est confiée à Alfred Grusch et au spécialiste multi-classes d’actifs Francesco Sandrini.
Le fonds Loomis Sayles Emerging Markets Opportunities, lancé à la mi-février pour les investisseurs américains, est désormais disponible au format Ucits à destination des investisseurs européens, rapporte Citywire.Le fonds est géré par Peter Marber, responsable des marchés émergents actions et dette, et David Rolley, qui a plus de 30 ans d’expérience.Le fonds investit à la fois dans la dette souveraine et corporate des marchés émergents en Asie, Amérique latine, Afrique, Europe centrale et Moyen-Orient, en devises locales ou en devises dures.
Les marchés ont été plus hésitants en mars. Sur la zone euro, la progression de l’indice Eurostoxx NR a été nettement plus modeste que le mois précédent (0,37 %), tandis que sur l’Europe, le Stoxx 600 NR a reculé de 0,79 %. Enfin, dans le mandat «global equities», l’indice Stoxx 1800 a progressé de 0,34 %... De fait, les portefeuilles au sein des différents mandats affichent sur le mois des résultats très contrastés. Et la moyenne des performances calculée par amLeague l’atteste. A l’exception du mandat européen; ces moyennes sont inférieures à la référence de leurs marchés respectifs. Aussi, soit un nombre important de gérants se sont faits surprendre, soit certains d’entre eux ont chuté. En attendant, six sur 18 seulement ont battu l’indice de la zone euro, contre 13 sur 23 qui y sont parvenus face au Stoxx 600 et cinq sur onze face au Stoxx 1800. L’autre enseignement majeur des résultats de mars porte sur la nature des gérants. Ce mois-ci, il est quasiment impossible de tirer une ligne directrice. Autrement dit, en haut de classement,– mais également aux dernières places ! - les «quants» cohabitent avec les gérants adeptes de l’analyse fondamentale, même si il est clair que sous l’appellation «quant» figurent des modes de gestion sensiblement différents. Au sein du mandat euro par exemple, Federal Finance se reprend (1,26 %) et devance Theam (0,94 %) et Tobam (0,76 %). En bas de tableau, AllianceBernstein et Roche-Brune ferment la marche (-080 % et -0,85 % respectivement). Sur l’Europe, la gestion value de Bestinver a porté ses fruits. Le portefeuille de la société espagnole devance le quant Swiss Life AM (0,92 % contre 0,87 %), qui devance par ailleurs Federal Finance (0,53 %). Même «diversité» en bas de classement où Invesco AM se retrouve dernier devant Theam et AllianceBernstein (respectivement -2,48 %, -1,98 % et -1,97 %) Au sien du mandat global, à la première place, Theam affiche un gain de plus du double du suivant, Roche-Brune (1,80 % contre 0,85 %). AllianzGI et EdRAM pour leur part, ferment la marche (-1,47 % et -1,01 %). Enfin, concernant le dernier mandat «ISR Europe», seuls Ecofi Investissements et Theam affichent des gains de 0,44 % et 0,28 %, tandis que Swiss Life AM occupe le bas du tableau (-1,55 %). L’information portant sur l’importance des critères ESG au sein de ces différents portefeuilles permet de constater que le premier affiche la note globale la plus élevée et le dernier du classement l’une des notes globales parmi les plus faibles. Dans le détail, le critère extra-financier «social» du premier est le plus élevé tandis que pour le dernier, il s’agit du critère «gouvernance».
Après trois mois d’existence, GIS European Recovery Equity, le compartiment de la sicav luxembourgeoise de Generali Investments, exposée quasi exclusivement sur l’Europe du sud (*), affiche un encours de 424 millions d’euros. Avec pour objectif de tirer profit d’un effet «recovery», 250 millions ont été investis par la société de gestion - correspondant à de l’amorçage - tandis que 150 millions ont été investis par des investisseurs institutionnels. «Principalement allemands», a précisé François Gobron, le gérant du fonds, à l’occasion d’une présentation de l’OPCVM à des conseillers en gestion de patrimoine indépendants. «Après avoir investi dans des titres Bund qui ne rapportent plus grand-chose, ou dans l’indice DAX qui est arrivé à un sommet en termes de valorisations, les institutionnels allemands trouvent dans la thématique de notre fonds des vertus décorrélantes», a expliqué le gérant.Mais le stock picking réalisé par la gestion obéit à une contrainte précise : les entreprises recherchées sont tournées vers leur marché domestique, et non pas vers l’international. Un cadre qui n’est pas sans arrière-pensées dans la mesure où l’on note un engouement croissant pour des pans de l'économie de ces pays. En matière de fusions-acquisitions, les pays émergents sont d’ores et déjà très présents. «C’est le cas dans les infrastructures au Portugal où les Chinois sont d’actifs investisseurs», a noté François Gobron, «ou encore le cas du Brésilien Oi qui a racheté l’an dernier Portugal Telecom."Récemment», a noté le responsable, «China’s Fosun a aussi pris le contrôle de l’assurance portugaise (80 % du capital) et en 2013 le singapourien Temasek holdings a pris une participation de 1 milliard d’euros dans l’espagnol Repsol. Pour sa part», a–t-il ajouté, «le français Vinci a racheté les aéroports portugais pour 3,1 milliards d’euros, et en Espagne, les fonds d’investissement Blackstone et Apollo s’intéressent aux portefeuilles d’actifs immobiliers en difficulté de banques espagnoles. Enfin, en Grèce, des fonds de capital-investissement sont désireux d’injecter de l’argent frais dans des sociétés grecques en difficulté…"Actuellement, François Gobron privilégie le Portugal et la Grèce - où des entreprises semi publiques, mal gérées, doivent nécessairement se restructurer. Ces deux marchés représentent près de 45 % de l’ensemble. Le gérant a salué la compétitivité retrouvée de l’Espagne en matière de coûts salariaux, expliquant de fait que des entreprises comme Renault ont renforcé ses capacités quand bien même le constructeur français dispose au Maroc d’une usine flambant neuve. En revanche, l’Italie n’a pas encore pris les mesures nécessaires. Le poids de ce pays est de l’ordre de 16%. Adepte d’une gestion GARP (Growth at a reasonable price), le fonds qui présente un biais «midcaps» (56 % du portefeuille) doit se singulariser par un turn over annuel faible, de l’ordre de 20 %. Les valeurs financières représentent plus de 30 % du portefeuille dont 20 % de valeurs bancaires, devant l’industrie et les matériaux – près de 20 % pour les deux secteurs. Depuis le début de l’année, le fonds a progressé de 15,80 % contre 3,14 % pour l’indice de référence Euro Stoxx - Price Index.