BlackRock possède actuellement 5,374 % du capital de Banco Popolare, rapporte Bluerating. C’est ce qui ressort des relevés de la Consob, l’autorité italienne des marchés financiers, selon laquelle l’opération remonte au 29 juin. La participation est détenue via divers fonds. Le précédent signalement remonte à fin novembre 2014 lorsque la société de gestion était descendue à 4,9 % du capital de la banque italienne, contre 6,85 % précédemment.
En juin, la société de gestion italienne Azimut a enregistré des souscriptions nettes de 252 millions d’euros, portant la collecte nette depuis le début de l’année à plus de 3,9 milliards d’euros. D’après Pietro Giuliani, le président et CEO d’Azimut, il s’agit du meilleur semestre de l’histoire d’Azimut.La boutique italienne a bénéficié de l’intégration de Pride, la deuxième société de conseil financier en Australie. Sans compter cette opération, la collecte de juin ressort à 130 millions d’euros.Le total des encours administrés s’est établi fin juin à 35,2 milliards d’euros, dont 30,2 milliards d’euros d’encours gérés.
D’ici à la fin de l’été, plusieurs fonds devraient être cotés à la Bourse de Milan, rapporte Bluerating. A ce jour, 37 compartiments de trois sociétés de gestion sont listés sur le marché italien. Cela inclut 14 compartiments de droit italien (AcomeA sgr) et 23 de droit luxembourgeois (11 de Pharus Sicav et 12 de New Millennium Sicav). Le bilan est donc positif pour le segment Etfplus qui accueille les fonds cotés depuis décembre seulement. Silvio Bosoni, responsable d’Etfplus, indique à Bluerating avoir reçu de nombreuses manifestations d’intérêt émanant aussi bien de maisons italiennes que de maisons étrangères et certaines d’entre elles se sont concrétisées en demandes de cotation. Selon Bluerating, parmi les sociétés ayant présenté leur candidature ou manifesté leur intérêt figurent Alessia sicav, Diaman sicav, Compass AM, Selectra Capital Management et Anthilia Capital Partners, ainsi que Nextam Partners, Arc AM, Zenit sgr et 8a+ Investimenti sgr. Banor sim et La Française AM observent également le marché. Enfin, Consultinvest travaille à la création de fonds ad hoc pour la cotation.
Amundi a recruté Thierry Vallière en tant que responsable des activités de dettes privées, un poste nouvellement créé. Depuis 2010, l’intéressé était directeur financier adjoint du Printemps. Entre 2000 et 2010, il travaillait chez Rothschild où il était directeur exécutif au sein des activités de conseil en financements et restructurations. Il a commencé sa carrière en 1998 dans le cabinet Fiducial en tant qu’analyste dans le département Finance d’entreprises. Le pôle de dettes privées dépend des départements gestions obligataires et gestions spécialisées d’Amundi. Il réunit les forces déjà présentes tant du côté obligataire ou du private equity, précise un porte-parole de la société de gestion.
Solide début d’année pour Carmignac Gestion. Au cours du premier semestre 2015, la société de gestion a en effet enregistré une collecte de 2,8 milliards d’euros, a annoncé Didier Saint-Georges, managing director et membre du comité d’investissement à l’occasion d’une rencontre avec la presse. Grâce à cette performance, ses actifs sous gestion s’élèvent désormais à 56,9 milliards d’euros au 30 juin 2015 contre 50,4 milliards d’euros fin 2014. Didier Saint-Georges a également fait un tour de l’actualité de la société de gestion, évoquant notamment la nomination récente de David Older afin de se renforcer sur les segments de la communication, des technologies de l’information, des médias et d’internet (lire NewsManagers du 2 juillet 2015), ou l’ouverture de son bureau à Zurich en avril (lire NewsManagers du 29 avril 2015). A l’occasion de ce tour d’horizon, Didier Saint-Georges a annoncé l’arrivée récente d’Alexandre Deneuville en qualité d’analyste crédit. Ce dernier a rejoint Carmignac en provenance d’Eiffel Investment où il officiait déjà en tant qu’analyste, selon son profil LinkedIn.Par ailleurs, dans un contexte de crise en Europe en raison de la situation en Grèce, la gestion a décidé de privilégier le marché des changes pour se protéger des risques liés à une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro. A ce titre, dans le cadre de la construction de portefeuille de Carmignac Patrimoine, «nous avons renforcé notre exposition au dollar et au yen au cours du deuxième trimestre», a indiqué Rose Ouahba, gérante taux et responsable de l’équipe obligations internationales. «L’arme des changes nous permet de nous protéger contre un Grexit». En outre, ces marchés très liquides «nous permettent de nous retourner rapidement dans un contexte de fortes incertitudes», a-t-elle ajouté. La gérante a toutefois écarté tout risque de contagion, estimant que, en cas d’aggravation de la crise grecque, «la Banque centrale européenne (BCE) aura une réponse massive pour éviter une remontée des taux et maintenir ses taux d’intérêt à un niveau bas». Parmi les remparts existants face à un risque de contagion de la crise grecque, la société de gestion a cité les réformes structurelles déjà initiées en Europe pour favoriser la reprise économique ou la mise en place de l’Union Bancaire assurant une meilleure gestion des risques. En parallèle, Carmignac a décidé de maintenir une exposition aux emprunts d’Etats périphériques, même si celle-ci a été réduite d’un quart courant mars-avril. Par ailleurs, la société de gestion prône une approche sélective aux secteurs de crédit offrant de la valeur. Enfin, Carmignac reste favorable aux actions, avec un taux d’exposition de 35% actuellement, et en particulier aux actions américaines. Et pour cause. «Même si la Réserve Fédérale (Fed) relève ses taux d’intérêts, elle restera toujours accommodante», estime Rose Ouahba pour qui la normalisation de la politique monétaire de la Fed sera délibérément prudente et graduelle.
La Banque Degroof France a annoncé la nomination de Jean Peyrelevade à la présidence de son conseil d’administration. Damien Bachelot reste président de la Compagnie financière Degroof, la holding du groupe Degroof en France, et François Wohrer, directeur général à la fois de la Banque Degroof France et de la Compagnie financière Degroof, précise un communiqué. Par ailleurs, François Wohrer élargit la composition du Comité de direction de la banque en France avec la nomination de trois nouveaux membres : Véronique Jeannot, Chief Operating Officer (COO) et nouvellement nommée directeur général délégué ; Martine Girardet, Head of Private Banking et enfin Laurence Jodogne, Chief Risk Officer (CRO) - qui y entrera à compter du 1er octobre 2015. Elles rejoignent François Wohrer (CEO), Cyril Kammoun (Head of Investment Banking), Bertrand Manet (Head of M&A Midcap), Lionel Saint Georges Chaumet (Head of Family Office), et Laurence Gouraud (Head of HR)."Ces nominations marquent la volonté du groupe de renforcer son organisation en s’appuyant sur des profils d’une grande richesse, afin d’accélérer son développement commercial dans l’ensemble de ses métiers», explique la banque qui souhaite ainsi favoriser la coordination de l’entité française avec les autres filiales du groupe. Entré en tant qu’associé gérant au sein de la Banque Degroof France depuis janvier 2014, Jean Peyrelevade, est notamment banquier conseil depuis 2004, et a collaboré avec la banque d’affaires Banca Leonardo de 2006 à 2013. Il est administrateur de plusieurs sociétés françaises ou européennes de premier plan comme Bouygues, BG Bonnard & Gardel Holding SA, Saur. Il est également membre du Conseil de surveillance de KLM.Véronique Jeannot a rejoint Aforge Gestion comme directeur général en 2010. Elle a créée en 2007 Ves Conseil et mène différentes missions en tant que consultante indépendante pour des banques d’investissement et des sociétés de gestion. Trois ans plus tôt, elle était directeur général délégué de Louvre Gestion, filiale d’HSBC Private Bank. Laurence Jodogne est directeur général de Degroof Gestion depuis janvier 2011. Auparavant, à compter de 2008, elle exerçait les fonctions de secrétaire général, membre du comité de direction et dirigeant responsable en charge de l’organisation et du contrôle des risques chez KBL Richelieu Gestion. Martine Girardet a rejoint la Banque Degroof France en 2008, en tant que responsable de la Banque privée. Elle était auparavant chez Altra Banque depuis 2003 après avoir été à la Finter Bank pendant huit ans, directeur de la clientèle privée.
Le bitcoin a désormais son fonds, rapporte le Wall Street Journal. Le Bitcoin Investment Trust, qui cherche à suivre le prix de la monnaie virtuelle, a été lancé sur le marché OTCQX le 4 mai. Il est supposé fonctionner comme un ETF, mais, techniquement, ça n’en est pas un. La Securities and Exchange Commission (SEC) est d’ailleurs en train d’étudier la candidature de ce qui pourrait être le premier ETF bitcoin, le Winklevoss Bitcoin Trust. Le Bitcoin Investment Trust est un petit fonds, avec une valeur liquidative de seulement 35,6 millions de dollars fin juin et 1,4 million de parts. Jusqu’à présent, le suivi du prix du bitcoin n’a pas été très régulier et il y a un écart entre le cours de l’action et la valeur des actifs sous-jacents, indique le WSJ qui se montre sceptique au sujet de ce produit.
L’activité Wealth Management de Swiss Life Banque Privée a enregistré une collecte de 1,2 milliard d’euros en 2014, en hausse de 20%. Ce département, qui conçoit pour sa clientèle haut de gamme des produits structurés sur mesure, est composé de 4 personnes experts en ingénierie et structuration de produits. Les produits structurés sont destinés à une clientèle patrimoniale qui souhaite diversifier ses placements et investir dans un produit assorti d’une protection du capital jusqu’à un certain seuil. Deux produits de la gamme se sont particulièrement distingués avec respectivement 348 et 191 millions d’euros de collecte, indique un communiqué.
Si la nature a horreur du vide et les journalistes de la page blanche, les marchés financiers, eux, détestent l’incertitude. Ce qui ne les a pas empêchés, ces derniers jours, d’être servis. En dépit des dernières (bonnes) nouvelles, nul ne sait encore ce qu’il va advenir précisément de la Grèce. A l’intérieur ou hors de la zone euro ? Les journalistes peuvent aisément suivre le mouvement et même coller à l’actualité en ayant recours à la formule consacrée, « à l’heure où nous écrivons ces lignes ». Mais les marchés financiers, eux, n’en ont cure. Mieux vaut prévenir que guérir reste leur mot d’ordre. Moyennant quoi, à l’heure des bilans, juin a été le mois de la plus forte décollecte pour les fonds obligataires depuis juillet 2013, selon une étude de Bank of America Merrill Lynch Global Research. Et les retraits nets ont encore atteint 6,1 milliards de dollars sur les quatre premiers jours de juillet. De là à s’alarmer, il y a encore un pas, semble-t-il. Une étude américaine prédit, chiffres à l’appui, un avenir radieux au secteur mondial de la gestion d’actifs, en mesure d’atteindre 106.000 milliards de dollars à un horizon de quatre ans. Le rapport précise néanmoins que, pour se faire une place au soleil, les sociétés de gestion devront se battre, notamment sur les marchés à forte croissance. A propos de concurrence, un sondage de State Street révèle qu’une écrasante majorité de dirigeants dans les sociétés de gestion s’attendent à ce que le marché des fonds soit perturbé par un acteur extérieur, de la même manière qu’Apple a bouleversé l’industrie de la musique avec l’introduction d’iTunes. Histoire de ne pas être pomme, les sociétés traditionnelles y sont très attentives. Un responsable comme Martin Gilbert à la tête d’Aberdeen AM s’est même dit paranoïaque à ce sujet.Dans l’histoire de la gestion, notamment en France, le mécanisme est rodé et a fabriqué une génération de gérants stars. A l’origine, un « asset manager » pris dans l’étau d’un grand établissement à la gestion benchmarkée met son rêve de gestion libre à exécution et monte sa boutique. Mais parfois, le mécanisme s’inverse. Récemment, Amundi a recruté Laurent Ducoin qui œuvrait il y a un an et demi encore chez Carmignac Gestion avec deux autres gérants. Cette semaine, justement, l’un de ses anciens collaborateurs le rejoint chez Amundi. Mais, comme lui, dans un département où il n’est pas question de gestion indicielle.Carmignac pour sa part continue sa route. Il y a quelque temps, la société de gestion s’enorgueillissait de faire partie du club – fermé en France – des plus de cinquante milliards d’euros d’encours. Avec une collecte de 2,8 milliards d’euros au premier semestre et un effet marché positif, Carmignac Gestion va pouvoir « tangenter » la barre des 60 milliards et tenir à distance ses concurrents directs… Loin de talonner la société de la Place Vendôme, certaines sociétés de gestion seraient-elles tentées de trouver des solutions radicales pour aller plus vite encore dans la course à l’encours ? Sans doute. Ainsi, en France, Auris Gestion Privée et Alexandre Finance viennent de faire alliance. Mais avec un milliard d’euros d’encours pour l’une et 130 millions pour l’autre, la route promet d’être encore longue… Boursicoter, c’est pas chinois… En tout cas, c’est le message que les autorités à Pékin ont fait passer à ceux qui voulaient investir en Bourse. Autant dire qu’elles ont été exaucées au cours du premier trimestre, tandis que la Bourse de Shanghai ne cessait de monter. Mais les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel, c’est bien connu. Le marché s’est retourné et l’on atteint désormais les 40 % de baisse par rapport au plus haut atteint il y a quelques mois. Une situation qui inquiète le monde mais ne remet pas en question d’un iota la route des grands investisseurs chinois avisés. En France, avec Indinvest, ils vont être aidés par une plateforme dédiée à leurs investissements indirects dans des PME européennes. En Allemagne, un autre acteur chinois vient de se distinguer. La société de participations chinoise Fosun a ainsi annoncé l’acquisition de la banque privée Hauck & Aufhäuser, avec pour volonté d'être présente sur les principaux marchés européens. Une ambition à prendre très au sérieux. On se souviendra qu’en France Fosun a récemment fait parler de lui en mettant la main sur le Club Med, au détriment de l’homme d’affaires italien Andrea Bonomi. Et au prix d’une bataille homérique. Enfin, parue cette semaine dans un journal américain, une nouvelle que n’aurait pas reniée George Orwell. Dans le futur, les ordinateurs et les algorithmes remplaceront les humains pour réaliser certains écrits habituellement accomplis par les traders, les documentalistes et les conseillers financiers. « Des startups utilisant l’intelligence artificielle pour écrire des articles et autres études cherchent à s’accaparer le travail d'écriture dans les banques et les sociétés de services financiers », est-il précisé. Bigre. Et si d’autres métiers d’écriture étaient visés ? La peur de la page blanche pour le journaliste n’est pas près de disparaître…
Idinvest Partners, spécialiste du financement des sociétés non cotées, a recruté deux nouveaux collaborateurs au sein de son équipe Dette Privée, à savoir Valérie Ducourty et Sorian Abouz. Ces arrivées s’inscrivent dans le cadre du déploiement du fonds Novi 2, un fonds de place porté par les assureurs et la Caisse des Dépôts afin de financer les entreprises, dont Idinvest assure la gestion. Dans le détail, Valérie Ducourty rejoint Idinvest en qualité de directrice d’investissement au sein de l’équipe Private Debt. Son rôle consistera à déployer l’investissement du compartiment dette de Novi 2. L’intéressée a fait l’essentiel de sa carrière en banque commerciale, notamment au sein de Fortis Banque puis d’Arkea Banque Entreprises et Institutionnels (Arkea Banque E&I), avant de participer au lancement et au développement de l’activité «Corporate Lending» au sein de Tikehau Investment Management (Tikehau IM) comme gérante du fonds Novo 2. Elle travaillait chez Tikehau IM depuis novembre 2013, selon son profil LinkedIn. Pour sa part, Sorian Abouz est nommé analyste au sein de l’équipe Private Debt d’Idinvest. Il sera chargé, lui aussi, de déployer l’investissement du compartiment dette de Novi 2. Précédemment, l’intéressé a occupé des fonctions d’analyste en banque commerciale au sein, lui aussi, d’Arkea Banque E&I avant de rejoindre Etamine, société de participation familiale présente dans l’immobilier commercial, la distribution et les petites entreprises innovants.Grâce à ce double recrutement, les équipes d’Idinvest spécialisées sur la dette comptent désormais 11 personnes.
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a annoncé, ce 9 juillet, la création de sa nouvelle filiale CDPQ Infra dédiée au financement de projet d’infrastructures. Le lancement de cette entité opérationnelle constitue le point de départ de l’évaluation des deux projets confiés à CDPQ Infra, à savoir le système de transport collectif sur le nouveau pont Champlain et celui reliant le centre-ville de Montréal à l’aéroport international Montréal-Trudeau et à l’Ouest-de-l’Île.Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse, a été nommé président du conseil d’administration de CDPQ Infra. Christian Dubé, premier vice-président Québec, et Macky Tall, vice-président principal Infrastructures, représenteront aussi la Caisse sur ce conseil d’administration, qui comptera cinq membres au total. Deux experts internationaux seront nommés administrateurs externes au cours des prochains mois. En outre, Macky Tall a été nommé président directeur général de CDPQ Infra tandis que Jean-Marc Arbaud agira comme directeur général adjoint et veillera à constituer les équipes nécessaires au fonctionnement de la nouvelle filiale.Conformément à l’accord signé il y a quelques mois entre le gouvernement du Québec et la CDPQ, un comité exécutif est également mis en place pour assurer la coordination entre CDPQ Infra et le gouvernement du Québec pour les phases de planification et de construction (si les projets identifiés sont approuvés au terme du processus d’évaluation). Quand les analyses préliminaires et les définitions de projets seront complétées, CDPQ Infra mènera également des consultations en continu avec les parties prenantes concernées.
Mirabaud Securities LLP, la branche courtage et corporate finance du groupe Mirabaud, renforce son activité de courtage sur les marchés secondaires en plaçant Patrick Mayhew à la tête de l’équipe de vente et Will Draper à la tête de celle de la recherche sur titres.Ces deux recrues, provenant d’Espirito Santo à Londres, ont pour mission de renforcer les capacités de vente et de recherche de Mirabaud dans les services de courtage sur les marchés secondaires. Ces arrivées sont un signal fort de la volonté de Mirabaud d’étoffer les capacités de son pôle actions et s’appuient sur la solide performance réalisée ces dernières années.Diplômé de l’Université de Cambridge, Patrick Mayhew a été durant cinq ans officier de l’armée britannique avant de débuter sa carrière bancaire en 1996 chez Merrill Lynch. Il a ensuite intégré en 2009 Execution Noble (rebaptisé par la suite Espirito Santo), où il dirigeait les ventes d’actions paneuropéennes. Will Draper, quant à lui, a intégré BP en 1988 après avoir été diplômé de l’Université de Durham. Il a ensuite exercé chez Accenture, HSBC James Capel, puis Lehman Brothers en tant qu’analyste télécoms particulièrement coté. Il a rejoint en 2004 Execution Noble (rebaptisé par la suite Espirito Santo), où il est devenu responsable de la recherche pour les actions européennes.
A l’issue de son quatrième trimestre fiscal clos au 30 juin 2015, le gestionnaire britannique Ashmore Group, spécialiste des marchés émergents, a enregistré une baisse de 3,6% ou de 2,2 milliards de dollars de ses encours par rapport au 31 mars 2015. De fait, au 30 juin, ses actifs sous gestion s’établissent à 58,9 milliards de dollars contre 61,1 milliards de dollars au 31 mars 2015. Au cours du trimestre écoulé, Ashmore a accusé une décollecte nette de 3 milliards de dollars, que l’effet de marché positif de 0,8 milliard de dollars n’a pas pu compenser.
Rothschild Bank Zurich a renoué avec les bénéfices sur l’exercice 2014/2015 (clos fin mars), profitant notamment de la vente d’actifs immobiliers, rapporte L’Agefi suisse. L’établissement a dégagé un résultat net positif de 37,9 millions de francs, après une perte de 9,2 millions l’année précédente. Les revenus exceptionnels tirés de la vente de biens immobiliers ont atteint 31,7 millions, alors que l’exercice précédent avait été grevé par des provisions de 25,7 millions pour le litige fiscal aux Etats-Unis et des taxes au Royaume-Uni. Grâce à ce rebond, les actionnaires pourront profiter cette année d’un dividende, qui avait été annulé l’exercice précédent. Les porteurs recevront au total 51 millions. L’établissement a également réussi à endiguer les reflux de liquidités, enregistrant une collecte nette de 183 millions, après des retraits de 274 millions l’année précédente. Les encours ont ainsi progressé de 2,3% à 14,6 milliards fin mars.
JP Morgan Asset Management veut développer son activité retail en Asie du Sud-Est, notamment en Malaisie, en Indonésie et aux Philippines, rapporte AsianInvestor. Toutefois, plutôt que d’établir une activité, la maison de gestion cherche d’abord à croître via des partenariats.
L’Etat espagnol pourrait vendre sa participation de 20% dans la société technologique Indra, a déclaré le ministre de la Défense Pedro Morenes. Dans un entretien publié vendredi par le journal Expansion, le ministre explique que la participation dans cette société, qui fournit des services informatiques au secteur de la défense entre autres, n’est pas stratégique. La participation de Madrid est valorisée 358 millions d’euros au cours actuel. Indra supprime actuellement des postes et tente de réaliser des économies également par d’autres moyens pour redresser ses comptes.
Le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne (CE) et la Banque centrale européenne (BCE) analysent les propositions de réforme économique soumises jeudi soir par la Grèce et exprimeront leur opinion d’ici à la fin de la journée de vendredi, a dit un porte-parole de l’exécutif européen. L'évaluation doit être bouclée avant une réunion de l’Eurogroupe samedi à Bruxelles, qui doit dire s’il y a lieu d’ouvrir les négociations en vue d’un prêt. Les conclusions des ministres seront discutées par les chefs d’Etat et de gouvernement lors d’un sommet prévu dimanche.
La déferlante ETF (exchange traded funds) est une réalité aux Etats-Unis. La gestion passive a concentré l’an dernier 50% de la collecte sur les fonds ouverts (hors mandats et fonds dédiés) outre-Atlantique, révèle l'étude annuelle sur la gestion d’actifs du Boston Consulting Group. En Asie, cette gestion a drainé 20% des flux nets et seulement 12% en Europe. «Cela fait plusieurs années que l’on annonce que les ETF vont croître fortement en Europe. Jusqu'à présent l’essor a été bloqué par les rétrocessions versées par les gérants aux distributeurs, mais leur interdiction devrait amorcer le mouvement», juge Hélène Donnadieu-Ouillet, coordinatrice du rapport du BCG.
Bien que durement frappé par la crise financière de ces dernières années, le marché immobilier français commence à reprendre des couleurs, selon les analyses à mi-année du Crédit Foncier. Signe de cette embellie : 68% des professionnels déclarent avoir atteint leur objectif commercial sur le premier trimestre 2015 contre 58% sur le dernier trimestre de 2014.
Malgré le « non » du peuple grec aux exigences de réformes de l’Europe, dimanche 5 juillet, Alexis Tsipras s’est résigné à soumettre, cinq jours plus tard, un nouveau plan d’austérité aux créanciers de la Grèce. Un plan déterminant pour la poursuite de l’aide financière au pays et son éventuel maintien au sein de la zone euro.
Les marchés étaient en forte hausse vendredi matin, alors que le gouvernement grec a transmis à ses créanciers jeudi soir de nouvelles propositions qui relancent l’espoir d’un accord ce week-end sur un plan d’aide.
Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé hier le secrétaire général de l’Elysée Jean-Pierre Jouyet ainsi que deux journalistes du Monde, poursuivis en diffamation par l’ex-Premier ministre François Fillon. Le tribunal a reconnu le caractère diffamatoire des propos qui leur étaient reprochés, selon lesquels le député des Républicains aurait demandé au principal collaborateur de François Hollande d’accélérer le cours de la justice contre Nicolas Sarkozy. Il a toutefois retenu la «bonne foi» en faveur des prévenus, conformément aux réquisitions du parquet.
Les sorties nettes de capitaux ont ralenti en Russie au deuxième trimestre, à 20 milliards de dollars, selon des estimations publiées hier par la Banque centrale russe, qui suggèrent une stabilisation de la balance des paiements. Ce chiffre est légèrement inférieur aux 21,9 milliards de sorties nettes durant la même période de l’an dernier mais il traduit une baisse de 38% par rapport au premier trimestre 2015, durant lequel les sorties se sont élevées à 32,5 milliards de dollars.
Le déficit annuel du budget pourrait être inférieur aux prévisions, a déclaré hier le secrétaire d’Etat au Budget. La loi de finances pour 2015 prévoit un déficit de 74,4 milliards d’euros contre 85,6 milliards en 2014. Christian Eckert a indiqué que le gouvernement anticipait une charge de la dette publique inférieure de 2 milliards d’euros par rapport à celle de 44,3 milliards votée dans la LFI, du fait de la faiblesse des taux d’intérêt. S’y ajoutent des versements au profit de l’UE inférieurs de 700 millions aux prévisions.
Selon les données publiées hier par le département américain du Travail, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté de 15.000 à 297.000 lors de la semaine au 4 juillet, contre 282.000 (révisé en hausse, avec 1.000 inscriptions supplémentaires) la semaine précédente. Supérieures au consensus qui anticipait un chiffre de 275.000, ces inscriptions atteignent leur plus haut niveau depuis février.
Les cinq pays émergents du groupe des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont déclaré hier soir qu’ils s’inquiétaient de la volatilité des marchés financiers mondiaux et des cours du pétrole et convenu de coordonner leurs efforts pour préserver la stabilité de leurs économies. Ils ont également lancé la plus importante initiative en date du groupe – une banque de développement et un fonds de réserve d’urgence communs – tout en appelant à un sommet afin de parvenir à un accord rapide sur le programme nucléaire iranien.
Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, a reçu de nouvelles propositions du gouvernement grec, a annoncé hier soir son porte-parole, en ajoutant qu’il était «important pour les institutions de les prendre en compte dans leur évaluation». Le gouvernement grec va par ailleurs demander aujourd’hui au Parlement l’autorisation de négocier sur un texte énumérant des «actions prioritaires» pouvant servir de base à un accord avec les créanciers internationaux du pays, selon Reuters qui citait une source gouvernementale. Ce vote portera sur le fait d’autoriser le gouvernement à utiliser le texte comme base de négociations. Les «actions prioritaires» feront l’objet d’un vote définitif à un stade ultérieur. «Cela est destiné à montrer que le gouvernement a la volonté politique de mettre en oeuvre les réformes promises mais sans avancer de façon unilatérale avant la réunion de l’Eurogroupe», a expliqué cette source.