La communauté des family offices s’est enrichie le 2 décembre d’un nouvel acteur, Letus Private Office. Ce cabinet de gestion de patrimoine à destination des clients dits «Ultra High Net Worth Individuals» a été pensé et fondé par des professionnels de la banque privée, de l’assurance et du droit. Sébastien Verdeaux, président co-fondateur de la nouvelle structure, estime que le métier de la banque privée est en pleine mutation en raison, d’un côté, du durcissement de la réglementation, de la pression sur les marges, de la révolution digitale, et aussi, de l’autre côté, de l'évolution des besoins des clients. Et il semble bien placé pour en juger après avoir passé toute sa carrière en tant que banquier privé, d’abord chez Credit Suisse à Paris puis chez J.P. Morgan, également à Paris. «Après plus de quinze années passées en banque privée, je me sentais de plus en plus limité dans l’accompagnement de mes clients. C’est à leurs côtés que j’ai mûri l’idée de développer une offre qui leur serait spécialement adaptée», a expliqué Sébastien Verdeaux à l’occasion d’un point de presse. Selon sa philosophie d’approche, un entrepreneur doit pouvoir être en mesure d’avoir une lecture facile et rapide des enjeux globaux de la gestion de son patrimoine, afin de pouvoir se concentrer sur le développement de sa société et sur sa vie personnelle. Les investissements, la structuration juridique et fiscale ou encore les démarches administratives nécessitent un accompagnement spécifique par divers intervenants spécialisés.Ces contraintes ont amené Thierry Gillier, fondateur de Zadig & Voltaire, à s’intéresser à la démarche de Sébastien Verdeaux et à devenir l’un des actionnaires de référence de Letus Private Office. «Entrepreneur depuis plus de 30 ans, je suis un client habitué de la banque privée. La complexification de l’environnement financier mais également l'évolution de mon patrimoine ne me permettaient plus d'être accompagné par des intervenants pluriels qui détenaient et géraient mes fonds en même temps», explique-t-il.Letus Private Office a ainsi l’ambition d’accompagner les entrepreneurs à succès d’aujourd’hui et de demain, en leur apportant notamment une capacité d’exécution moderne, alimentée par le digital. Dès le printemps 2017, le family office envisage de lancer une application mobile. «La digitalisation est un enjeu majeur dans le secteur des services financiers. Les entrepreneurs sont aujourd’hui extrêmement mobiles et doivent pouvoir avoir une visibilité de leur situation patrimoniale à tout moment et sur tous supports. Letus Private développe un outil qui permettra à ses clients d’avoir une vision globale de leur patrimoine financier et non financier», a commenté Romain Niccoli, autre actionnaire de Letus, et plutôt bien placé pour évaluer l’offre de la société puisqu’il est co-fondateur de Critéo, spécialiste de la publicité numérique.L’effectif, actuellement de quatre personnes, devrait s’enrichir au fil des prochains mois, avec notamment des chargés de clientèle expérimentés. Courant 2018, la société prévoit l’ouverture d’un bureau à l'étranger en fonction des besoins de la clientèle. Le ticket d’entrée a été fixé à 30 millions d’euros, dont au moins 5 millions d’euros d’actifs financiers. L’objectif à trois ans est d’atteindre la barre du milliard d’euros en termes d’encours sous supervision.Le modèle économique de Letus Private Office illustre également la volonté de se projeter dans l’avenir avec la mise en place d’une rémunération sous forme d’honoraires payés par le client. «Ce mode de facturation est la garantie de l’alignement complet d’intérêts avec nos clients», a souligné Anice Chlagou, directeur général et co-fondateur de Letus. En outre, ce modèle est parfaitement conforme aux évolutions réglementaires en cours et anticipe les obligations de transparence liées à MiFID 2 ou à PRIIPS.Le capital de Letus Private Office est détenu majoritairement par ses quatre fondateurs, à savoir, outre Sébastien Verdeaux), Anice Chlagou, un expert en assurance-vie, notamment chez J.P. Morgan Paris et chez Lombard Odier Genève; Aurélie Pesle, responsable juridique et fiscal qui a travaillé dans de nombreux cabinets; et Jean Garbois, senior advisor, qui a une longue carrière dans la banque et qui déjà occupé des fonctions de senior advisor chez Groupama Banque et Rothschild & Cie. Trois actionnaires privés soutiennent également le projet. Outre Thierry Gillier et Romain Niccoli, la société de gestion Tikehau Capital, spécialisée dans la gestion alternative et qui gère près de 10 milliards d’euros.
Le groupe financier américain BNY Mellon, spécialisé notamment dans la gestion d’actifs, a annoncé que son conseil d’administration vient d’élire Linda Cook et Jennifer Morgan en qualité d’administrateurs indépendants. Ces deux arrivées portent à 14 le nombre d’administrateurs au sein du conseil, dont 13 indépendants.Linda Cook intégrera également les comités des risques, de la gouvernance d’entreprise et des nominations de BNY Mellon. L’intéressée, âgée de 58 ans, officie actuellement en tant que « managing director » et membre du comité exécutif d’EIG Global Energy Partners, une société d’investissement spécialisée dans le secteur de l’énergie. Elle est également directrice générale de Harbour Energy, un véhicule d’investissement dédié à l’énergie.Jennifer Morgan, 45 ans, va rejoindre les comités d’audit et des technologies de BNY Mellon. Elle officie depuis 2014 au poste de président pour l’Amérique du Nord de l’éditeur de logiciels SAP.
Amundi Private Equity Funds (Amundi PEF), filiale de capital-investissement du groupe Amundi, a annoncé, ce 2 décembre, le lancement d’un programme d’investissement dans des PME et ETI non cotées en Europe bénéficiant dans leur développement d’au moins une des cinq « mégatendances » du moment. Ces tendances sont : la technologie, la démographie, la mondialisation, l’environnement et les évolutions sociétales. Ce programme d’investissement cible les investisseurs français et européens à la recherche de rendement dans un environnement de taux bas et de sources de diversification, indique la société dans un communiqué. Amundi PEF vise une levée de fonds de 250 millions d’euros pour ce nouveau programme. « Depuis quelques années, les ‘mégatendances’ agissent comme des forces disruptives et bouleversent l’économie mondiale dans tous les secteurs, observe la société. Notre équipe constate qu’en Europe, malgré une économie atone, de nombreuses PME et ETI jouissent de croissances fortes. Le point commun de ces dernières c’est qu’elles bénéficient toutes d’au moins une des cinq ‘mégatendances’ identifiées. »Ce programme d’investissement a pour objectif la prise de participation minoritaire active en capital développement et en capital-transmission dans des entreprises ayant un management de qualité, un historique de rentabilité probant, des objectifs de croissance organique ou externe et des fondamentaux financiers solides. Le ticket moyen de ces prises de participation sera compris entre 10 et 35 millions d’euros avec un objectif de taux de rendement interne (TRI) par opération de 20% brut.
Laurent Tignard, qui a quitté la direction générale d’Edmond de Rothschild Asset Management cette année, rejoint Amundi en tant que directeur du multi-assets à destination des clients institutionnels. Ce poste était jusqu’ici, et depuis 2014, occupé par Raphaël Sobotka, lequel est nommé directeur du multi-assets à destination de la clientèle de particuliers. Il succède à Loïc Bécue, par ailleurs gérant du fonds Amundi Patrimoine, « qui a décidé de donner une nouvelle orientation à sa carrière », selon une porte-parole d’Amundi.Le duo sera rattaché à Vincent Mortier, directeur du pôle Métier Multi-Assets et par ailleurs directeur adjoint des gestions du Groupe Amundi.Laurent Tignard travaillait chez Edram depuis 2013. Auparavant, il était directeur général d’HSBC Global AM France.
Deutsche Bank Wealth Management a promu, avec effet au 5 décembre 2016, Kanas Chan au poste de responsable de l’activité pour l’Asie du Nord, rapporte le site spécialisé Asian Investor. Elle remplace ainsi Lok Yim qui est devenu le responsable de l’activité de gestion de fortune pour l’ensemble de la région Asie-Pacifique à la suite du départ de Ravi Raju chez UBS Wealth Management.Kanas Chan, qui compte 20 ans d’expérience dans l’industrie financière, officiait précédemment au poste de responsable des marchés de capitaux pour l’Asie-Pacifique chez Deutsche Wealth Management. Elle a rejoint le groupe allemand en 2007 au poste de responsable de l’obligataire. Au cours de sa carrière, elle est également passée par Citi et DBS.
Le gestionnaire d’actifs néerlandais NN Investment Partners (NN IP) a nommé Gopi Mirchandani au poste de directrice générale pour l’Asie et responsable de la division « Client Group » pour l’Asie hors Japon, rapporte le site spécialisé Asian Investor. Basée à Singapour, l’intéressée prendra officiellement ses fonctions le 1er janvier 2017, sous réserve du feu vert des autorités de régulation local. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, elle sera rattachée à Stan Beckers, le directeur général du groupe NN IP. Gopi Mirchandani remplace Shek Chee Seng, qui pilotait les activités asiatiques depuis 2013 et a décidé de quitter la société de gestion pour poursuivre d’autres opportunités de carrière.Gopi Mirchandani arrive en provenance de Fullerton Fund Management, une société de gestion basée à Singapour, où elle était responsable de la stratégie commerciale. Avant cela, elle avait travaillé chez Deutsche Asset Management et au sein de la Monetary Authority of Singapour.
La directrice financière du Fonds de réserve pour les retraites (FRR), Salwa Boussoukaya-Nasr, a indiqué vendredi à Bloomberg vouloir réduire le poids des obligations assimilables du Trésor (OAT) dans les actifs du fonds de pension français, qui gérait 36,3 milliards d’euros à fin 2015. «Sur la base d’un raisonnement purement financier, tout le portefeuille devrait être échangé, a-t-elle déclaré. Nous avons un confortable ratio de financement excédentaire, nous pouvons nous permettre de prendre plus de risque.» Dans un autre entretien à L’Agefi, Yves Chevalier, membre du directoire du FRR, a précisé que le conseil de surveillance «actualisera peut-être son allocation stratégique en avril prochain, au moment du paiement de 2,1 milliards d’euros à la Cades (Caisse d’amortissement de la dette sociale)». «Il n’y aura pas de grande rotation, ajoute-t-il. Nous ne substituerons pas le portefeuille entier d’obligations souveraines françaises mais nous continuerons certainement à réduire progressivement son poids, comme nous l’avons déjà fait ces dernières années face à la baisse des rendements.»
Schelcher Prince Gestion, société de gestion détenue à 85 % par le Crédit Mutuel Arkéa, a connu une année 2016 contrastée, avec une bonne collecte sur la dette non cotée et les fonds dédiés, mais des baisses d’encours sur le court terme et les obligations convertibles, annonce son directeur général, Sébastien Barbe. Ce dernier confie par ailleurs que sa société, en ligne avec la stratégie de sa maison mère, serait intéressée par des partenariats ou des acquisitions ciblées.
En dehors de la Bourse de Milan, la quasi-totalité des places financières européennes progressaient lundi, au lendemain du rejet massif du projet de réforme constitutionnelle et de la démission du Premier ministre italien Mateo Renzi.
L’Autorité européenne de supervision des assurances et des fonds de pension (Eiopa) a publié vendredi des propositions sous forme de discussion paper, visant à harmoniser les règles de résolution des assureurs. Le document pointe du doigt l’hétérogénéité et l’insuffisance des dispositifs existants en Europe. Ainsi, beaucoup d’Etats membres n’ont pas d’outil de gestion de crise, d’exigence de plans de résolution de manière pré-emptive, ou même d’autorité de résolution clairement désignée. En France, par exemple, la création d’un régime de résolution pour les assureurs est seulement prévue dans le projet de loi Sapin 2. L’Eiopa propose d'établir un degré minimum d’harmonisation. Sa consultation est ouverte jusqu’au 28 février.
Le candidat indépendant Alexander Van der Bellen, ex-dirigeant écologiste, est sorti vainqueur de l'élection présidentielle en Autriche avec 53,3% des voix, sur la base des dernières estimations disponibles. Le candidat du FPÖ (extrême droite) Norbert Hofer, obtiendrait 46,7%. Le directeur de campagne de Norbert Hofer a reconnu la victoire du candidat indépendant, fustigeant «l’establishment». Norbert Hofer (45 ans) avait été battu de justesse le 22 mai, mais le résultat du scrutin avait été annulé par la Cour constitutionnelle en raison d’irrégularités dans le dépouillement des votes par correspondance. Alexander Van der Bellen a placé l’exemple du Brexit au coeur de sa campagne, en accusant son adversaire de vouloir faire subir à l’Autriche un «Öxit» périlleux pour son économie et pour l’emploi. Le chef de l’Etat en Autriche dispose du pouvoir de nommer le chancelier et de révoquer le gouvernement; il est aussi le chef des armées.
Morningstar, spécialiste de la notation des fonds, va établir à Paris son activité de conseil financier pour l’Europe continentale. Le bureau parisien, aujourd’hui simple conseiller en investissement financier (CIF), devrait donc demander début 2017 un agrément pour devenir prestataire de services d’investissement (PSI). «Depuis le vote sur le Brexit, la perspective de la perte du passeport inquiétait nos clients. Nous avons donc pris la décision d’avoir non plus un, mais deux» PSI, explique Jean-François Bay, directeur général de Morningstar France, dans les Echos vendredi. Le deuxième PSI est le bureau de Londres, qui traitera la clientèle britannique.
Dans son neuvième rapport sur les risques et les faiblesses du secteur bancaire européen publié samedi, l’Autorité bancaire européenne (EBA) indique que si les 131 établissements qu’elle a supervisés ont renforcé leur solvabilité : le ratio moyen de fonds propres réglementaires Core Equity Tier 1 (CET 1) a progressé de 80 points de base (pb) entre juin 2015 et juin 2016, pour atteindre 13,6%. Le CET1 sans période transitoire (« fully loaded ») s’est renforcé de 110 pb, à 13,2%. Mais l’EBA relève deux menaces principales. Le taux moyen de créances douteuses demeure important : s’il a baissé, pour passer en moyenne de 6,5% à 5,4% dans l’ensemble l’Union européenne, il reste supérieur à 10% dans plus d’un tiers des pays membres. Autre danger, la faible rentabilité persistante des banques. Le rendement moyen de leurs fonds propres a reculé de plus de 100 pb, à 5,7%.
La Grèce espère qu’elle pourra tenter un premier retour sur les marchés financiers au premier semestre de 2017, préparation à un retour en bonne et due forme en 2018, estime son vice-Premier ministre Yannis Dragasakis. Dans un entretien au quotidien Efimerida ton Syntakton samedi, Yannis Dragasakis appelle les créanciers de la Grèce à faire une évaluation positive des progrès effectués par le pays dans le cadre de son plan de sauvetage lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue aujourd’hui à Bruxelles. Pour tester les marchés dès 2017, la Grèce doit pouvoir faire partie du programme de rachats d’actifs de la Banque centrale européenne (BCE), souligne Yannis Dragasakis.
Si la justice confirmait que le Parlement doit donner son feu vert préalable, l’opposition travailliste déposerait un amendement au texte de loi qui déclenchera le divorce officiel entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, a annoncé samedi le chef du Labour Jeremy Corbyn. La Cour suprême devra dire en janvier si le gouvernement a besoin du feu vert du Parlement avant d’invoquer l’article 50 du traité de Lisbonne pour commencer les négociations sur le Brexit. Le gouvernement a en effet intenté un recours contre une décision de justice favorable à l’approbation préalable du Parlement. Si la Première ministre Theresa May gagnait, le gouvernement pourrait invoquer l’article 50 du traité avant la fin du mois de mars. La Cour commence à examiner l’affaire aujourd’hui.
Les régulateurs bancaires américains doivent résister aux tentatives de remise en cause de règles qui ont été mises en place pour éviter une nouvelle crise financière, a déclaré vendredi Daniel Tarullo, l’un des gouverneurs de la Réserve fédérale (Fed) lors d’une conférence à Washington. Certaines règles pourraient être réexaminées, a ajouté Daniel Tarullo, mais «nous ne devons pas affaiblir les éléments essentiels du régime existant, qui notre prémunit contre une autre crise financière». Steven Mnuchin, choisi par le président américain élu Donald Trump pour le poste de secrétaire au Trésor, a critiqué mercredi dernier la loi Dodd-Frank, adoptée en 2010, la jugeant trop compliquée et nuisible au crédit et à la croissance.
Standard & Poor’s a annoncé vendredi avoir relevé de négative à stable la perspective attachée à la note souveraine de la Pologne. L’agence de notation indique ne plus être inquiète de voir le gouvernement tenter de saper l’indépendance de la banque centrale. En janvier, S&P avait abaissé à «BBB+" la note souveraine de la Pologne, l’assortissant alors d’une perspective négative. S&P a surpris les économistes, qui anticipaient une perspective inchangée. L’agence a en revanche réduit la prévision de croissance du PIB en 2016, de 3,5% à 3%.
Amundi vient d'annoncer le renforcement de son pôle métier Multi-Assets avec l’arrivée de Laurent Tignard comme Directeur du Multi-Assets à destination des clients institutionnels et de Raphaël Sobotka en tant que Directeur du Multi-Assets à destination de la clientèle de particuliers.
Schelcher Prince Gestion, société de gestion détenue à 85 % par le Crédit Mutuel Arkéa, a connu une année 2016 contrastée, avec une bonne collecte sur la dette non cotée et les fonds dédiés, mais des baisses d’encours sur le court terme et les obligations convertibles, annonce son directeur général, Sébastien Barbe. Ce dernier confie par ailleurs que sa société, en ligne avec la stratégie de sa maison mère, serait intéressée par des partenariats ou des acquisitions ciblées.
UniCredit et Amundi viennent d'annoncer via un communiqué être entrés en négociation exclusive pour une possible vente des activités de Pioneer Investments à Amundi.
Degroof Petercam envisage la liquidation de deux fonds de fonds, DPAM FoF B Balanced et DPAM FoF B Equities, en raison d'un niveau insuffisant d'actifs dans les deux compartiments de la Sicav DPAM FoF B Sicav, rapporte Investment Europe.
Bertrand Labilloy, directeur général de CCR à la rédaction d’Option Finance : «L’opération de restructuration de nos activités de réassurance nécessitait de sécuriser le montant des fonds propres économiques transférés à notre future filiale de réassurance de marché afin d’asseoir son rating initial. Ce d’autant plus qu’une partie significative des 750 millions d’euros de fonds propres économiques de CCR Re sont constitués de plus-values latentes. Pour ce faire, nous aurions très bien pu prendre nos profits et réinvestir cette somme sur les marchés obligataires peu risqués. Mais outre que nous avons besoin de nous couvrir contre le risque d’inflation à long terme, cette stratégie n’était pas séduisante compte tenu du niveau des taux. Nous avons donc préféré mettre en place une politique de couverture sur une grande partie de notre poche actions. Ce choix a également été fait car depuis le début de l’année les marchés boursiers sont très volatils et ne montrent pas de tendance marquée à la hausse ou à la baisse. De plus, nous avions bien identifié les risques politiques en 2016, avec le référendum au Royaume-Uni, l’élection présidentielle aux Etats-Unis, puis le référendum en Italie. Il était donc important face à cet environnement particulier de mettre en place un outil de protection de notre bilan au niveau du groupe. La décision de principe de mettre en place une politique de couverture a été prise au mois de janvier. Après avoir formulé précisément nos besoins et fait valider notre démarche par le conseil d’administration, nous avons procédé à une consultation restreinte sur le marché et sélectionné Russell Investments. L’overlay couvre aujourd’hui 35 % de notre poche actions et, au sein de celle-ci, notre exposition aux actions internationales à travers une dizaine d’OPCVM ouverts. Le reste de notre portefeuille actions n’est pas couvert par l’overlay car principalement investi dans des fonds par nature moins volatils, comme des produits minimum variance qui limitent les prises de risque. Pour l’instant, le bilan de cette couverture overlay est plutôt positif. Elle nous a en effet permis de réduire d’un tiers la volatilité de notre portefeuille actions ce qui est tout à fait significatif. L’efficacité de cette couverture se retrouve également en comparant la performance de notre portefeuille d’actions avec et sans cette couverture. Globalement, nous avons couvert des fonds, qui sont gérés de manière très active, mais cette couverture n’a pas empêché nos gérants de continuer à délivrer en moyenne une surperformance par rapport à leurs indices de référence. Nous avons mis en place un dispositif de couverture dont les modalités peuvent évoluer au fil du temps. Actuellement, il fonctionne par le biais de futures sur indices pour couvrir en permanence le portefeuille et cela dès la moindre fluctuation boursière. Mais, à l’avenir, nous pourrions décider de couvrir uniquement le portefeuille à partir d’un certain seuil de baisse des marchés. Nous pourrions même décider d’interrompre la couverture si les tendances sur les marchés actions nous semblaient plus favorables. Une politique de couverture a en effet un coût qu’il faut prendre en compte (frais liés à l’utilisation des dérivés, à la gestion…). Nous devons donc la piloter au mieux pour éviter qu’elle intervienne à mauvais escient. A ce stade nous n’allons pas réduire notre protection le temps d’y voir plus clair sur l’environnement politique et de marché. A partir du 1er janvier notre filiale CCR Re fera l’objet d’une nouvelle gouvernance. Son conseil d’administration définira l’appétence au risque de cette activité et son allocation stratégique d’actifs. En fonction du résultat, nous verrons s’il est nécessaire ou non de maintenir notre gestion overlay.»
L’Autorité européenne de supervision des assurances et des fonds de pension (Eiopa) a publié vendredi des propositions, sous forme de discussion paper, visant à harmoniser les règles de résolution des assureurs. Le document de l’Eiopa pointe du doigt l’hétérogénéité et l’insuffisance des dispositifs existants dans les différentes juridictions européennes.
The asset management affiliate of Allianz, Allianz Global Investors, is taking control of the US giant Sound Harbor Partners. Sound Harbor, a specialist in private debt led by Michael Zupon and Dean Criares, will sell its assets to AllianzGI for an undisclosed sum when its teams join AlianzGI.With this operation, AllianzGI will be able to offer US private debt funds to its clients, while Sound Harbor will be able to extend its client base via the global distribution team at AllianzGI, and to access other resources at AllianzGI.Andreas Utermann, CEO and global CIO at AllianzGI, emphasizes in a staetment that “in the past five years, AllianzGI has regularly invested in the development and quality of its active management product range. At the heart of our alternative management segment, which is growing rapidly, private debt is clearly distinguished for its attractiveness and its potential. We have engaged resolutely to extend our capacities in this area in order to more fully meet the evolving investment needs of our clients. It will strengthen and supplement our currently ixisting capacities in this segment.”Sound Harbor is based in New York, and is dedicated to alternative investments in loans, direct lending, distressed debt and opportunistic credit management.The operation is expected to be completed in first quarter 2017.Since the creation of the alternative strategies unit at AllianzGi, which includes a diverse mix of liquid and illiquid alternative investment solutions, assets under management have more than doubled, from USD9.2bn as of December 2014 to over USD22bn as of the end of third quarter 2016.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The Netherlands pension fund PGGM and the publicly-traded real estate investment company Foncière Atland have announced that they are creating a common investment vehicle to target office properties in Paris and the Paris region. The fund will have an investment capacity of EUR250m. The new structure will aim to invest in tertiary assets with potential to create value, the two partners say in a statement. The assets acquired will be subject to an active asset management policy: renovation, extension or restructuration, and improvement of cash flow. The properties acquired will then be repositioned as core assets to generate ongoing revenues, “with a confirmed ambition of reducing energy consumption and of improving environmental performance,” PGGM and Foncière Atland add. The joint venture will be structured via a SPPICAV (Société à Prépondérance Immobilière à Capital Variable) realty company, which is currently pending a license from the French financial authority, the Autorité des marchés financiers (AMF); its management will then be outsourced to the Voisin company. The fund has already acquired a first property located in Montreuil. The financing for the acquisition came from Bred. The transaction was processed by Savills.