Lors de la conférence Aberdeen du 20 septembre, Michel Manteau, Responsable de la gestion Taux de la CARMF s’est déclaré peu inquiet concernant une résurgence de l’inflation à court terme, sauf manifestation d’un risque systémique. Sur le moyen terme, l’inflation ne se décrète pas, ni la productivité, a rappelé Michel Manteau, citant Alan Greenspan qui, à son époque, ne craignait pas la hausse des prix sachant qu’il avait confiance dans la capacité productive de l'économie américaine. La question à laquelle il faudra répondre, selon Michel Manteau, est plutôt de savoir que vaut la monnaie dans un contexte de risque systémique? La CARMF gère ses actifs sur le long terme puisque l’horizon d’investissement est de 30 ans. Sur la thématique de l’inflation, la CARMF avait fait le choix d’investir sur des gestions benchmarkées sur des indices larges. Dans un souci de diversification, la CARMF a désormais introduit des gestions actives sur l’obligataire en privilégiant les stratégies de portage du fait de la hausse des taux réels. Les actifs réels tels que les matières premières (or, agriculture) sont aussi des composantes de l’allocation de la CARMF visant à protéger de la hausse des prix. Michel Manteau définit l’objectif de performance du portefeuilles d’actifs de la CARMF en prenant pour référence l’inflation + 3%. Le portefeuille global de la CARMF s’est élevé à 5,1 milliards d’euros en valeur boursière fin 2010, se répartissant de la façon suivante : les obligations, la trésorerie dynamique, l’indexé sur l’inflation 19,96 %, les actions 50,72 %, les obligations convertibles 11,38 %, les Sicav monétaires 11,60 % et la gestion diversifiée 1,18 %. L’alternatif représente 5,16 % (dont 1,89 % de gestion alternative actions).
Opcimmo, c’est la dénomination du premier OPCI grand public que lance à compter de ce mois Amundi Immobilier. Commercialisé dans les réseaux du Crédit Agricole et de LCL, il est éligible au comptes-titres et à l’assurance-vie. Selon Business Immo, Amundi Immobilier vise une collecte à terme de 500 millions d’euros.
L’Autorité de contrôle prudentiel et l’Autorité des marchés financiers ont mis à jour leur liste de sites proposant d’investir sur le Forex sans autorisation. Les deux instances tiennent à rappeler les risques spécifiques aux produits offerts au grand public sur le forex. Cette liste de neuf noms est consultable depuis le site de l’AMF.
La société private equity dédiée à l’investissement dans des sociétés mid-market européennes du secteur de la santé a clôturé son premier fonds G Square Capital I à 209 millions d’euros. Ce fonds investit dans des entreprises de tout segment du secteur de la santé au travers d’opérations de buy-out ou de capital développement. G Square Capital I a réalisé à ce jour trois investissements, en Espagne, en Suisse et en Allemagne.
Le sentiment économique en Allemagne s’est dégradé un peu moins que prévu au mois de septembre, selon l’institut de recherche ZEW, mais il est tombé à son plus bas niveau depuis décembre 2008 en raison des inquiétudes autour de la crise de la dette. L’indice du sentiment des analystes et investisseurs est tombé à -43,3 points sur la période, après avoir chuté à -37,6 au mois d’août. Les économistes attendaient en moyenne -45,0 points. La composante des conditions actuelles a reculé à 43,6 points, après 53,5 en août. Elle était attendue en repli à 40,0 points. «La crise de la dette dans certains pays de la zone euro de même que la crainte d’un retournement économique mondial pourraient avoir affaibli les anticipations économiques», écrit l’institut dans un communiqué.
Le coût pour s’assurer contre un risque de défaut de l’Italie était en hausse mardi après que S&P a abaissé la note de crédit du pays. Le CDS à cinq ans sur l’Italie augmente de 27 points de base à 515 bps, selon des données Markit, ce qui signifie qu’il en coûte 515.0000 euros pour se prémunir contre 10 millions d’exposition aux obligations souveraines italiennes. Le CDS à cinq ans sur le Portugal augmente de 19 points de base à 1.120 bps. Ceux sur la France et l’Allemagne affichaient de leur côté chacun une hausse de quatre points de base.
La performance des fonds commercialisés en France a plongé en territoire négatif au mois d’août dans le sillage de la chute des marchés financiers et des inquiétudes accrues concernant la croissance mondiale et les finances publiques, selon les données compilées par Lipper, filiale de Thomson Reuters. Les 7.865 fonds commercialisés à la vente en France reculent en moyenne de 2,06% sur un an à fin août, contre un gain de 3,59% un mois plus tôt, les fonds actions (-2,35%), qui représentent 46% de l’univers étudié, pesant lourdement sur cette contre-performance.
Le rendement des obligations souveraines italiennes était en hausse mardi matin, ce qui se traduit par un creusement de l'écart avec leurs équivalentes allemandes, après que Standard & Poor’s a abaissé la note de crédit de l’Italie. Le rendement des obligations italiennes à dix ans augmentait de 13 point de base à 5,72%, le spread avec les Bunds allemands se creusant de 17 points de base à 397 pdb.
Le gestionnaire portugais a lancé le 30 août le Fundo Banco BIC Brasil FEI (amorcé à 10 millions de dollars), qui investit en obligations d’entreprises et en titres d’Etat brésiliens mais pourra affecter 30 % au maximum de son encours en actions. Ce fonds en dollars, conseillé par le brésilien BRZ Investimentos, est la deuxième concrétisation de la coopération entre Dunas Capital et Banco BIC Portuguès, après le Tesoureria, rapporte Funds People.La commission de gestion est fixée à 1 % et celle de performance sera de 10 % au-delà d’un taux butoir correspondant au Libor 6 mois + 300 points de base). Il est prévu une pénalité de remboursement de 1 % pour toute sortie avant 180 jours. La souscription minimale initiale est de 5.000 dollars, les souscriptions suivantes devant se monter au minimum à 500 dollars.
L’indice Dow Jones Credit Suisse des hedge funds s’est inscrit en baisse de 2,30% au mois d’août, à comparer à un recul de 7,69% pour l’indice Dow Jones Global.Trois des dix principales stratégies ont enregistré des performances positives. La stratégie Dedicated Short Bias a notamment enregistré un gain de 6,56%, la stratégie global macro affichant une progression de 1,91%. En revanche, les stratégies event driven et long/short equity accusent des replis de respectivement 5,37% et 4,44%. La collecte nette des hedge funds a atteint au mois d’août 4,77 milliards de dollars, selon Credit Suisse.
Nima Tayebi vient de quitter Polar Capital pour rejoindre JP Morgan Asset Management en tant que spécialiste de la dette et des devises émergentes au sein de l'équipe marchés émergents, rapporte Citywire.Nima Tayebi sera rattaché à Pierre-Yves Bareau, responsable de la dette émergente et Jonathan Griggs, responsable de la stratégie sur les devises. Les actifs sous gestion de l'équipe que rejoint Nima Tayebi s'élèvent à quelque 17 milliards de dollars.
Exane Derivatives lance Express Euro 50, un produit reposant sur un titre de créance de droit français à capital non garanti à l’échéance émis par BNP Paribas, éligible à l’assurance vie et au compte titres et disponible à la souscription jusqu’au 16 décembre 2011. Dédié aux gestionnaires de fortune, le produit propose de tirer profit de l'évolution de l’indice Euro Stoxx 50 (dont les dividendes éventuels ne sont pas reversés) sur une durée de 8 ans maximum, avec une opportunité de remboursement anticipé au bout de 4 ans. En année 4, si la performance de l’indice Euro Stoxx 50 depuis l’émission est positive ou nulle, un remboursement anticipé automatique est activé et l’investisseur reçoit : l’intégralité du capital initialement investi + 12,5% de gains par année écoulée depuis l’origine, soit 50% de gains. En l’absence de remboursement anticipé en année 4, trois scénarios sont possibles à l'échéance des 8 ans. Si l’indice Euro Stoxx 50 est supérieur à son niveau initial, le capital est intégralement remboursé majoré de 200% de la performance finale de l’indice. Si l’Euro Stoxx 50 est en baisse de moins de 15%, le capital est remboursé en intégral. Enfin, si l’indice Euro Stoxx 50 est en baisse de plus de 15%, l’investisseur récupère le montant du capital diminué de 200% du recul final de l’indice. Caractéristiques : Code ISIN : FR0011081504 Valeur nominale : 1.000 euros Liquidité : quotidienne Date d’émission : 5 septembre 2011 Période de souscription : jusqu’au 16 décembre 2011 Date d'échéance : 30 décembre 2019
Soros Fund Management vient de nommer Scott Bessent directeur des investissements (CIO) pour remplacer Keith Anderson qui avait quitté l’entreprise cet été après s'être montré trop prudent en début d’année, rapporte The Wall Street Journal. Scott Bessent, qui va être responsable de 25 milliards de dollars, pour l’essentiel appartenant à George Soros, avait déjà travaillé chez Soros Fund Management de 1991 à 2000 avant de rejoindre Protégé Partners comme associé senior puis de créer sa propre entreprise. Il sera le cinquième CIO de Soros depuis 2000.George Soros a indiqué dans un courrier séparé que son fils Jonathan va bientôt prendre du recul par rapport à la direction des affaires au jour le jour mais restera président de la fondation de George Soros.
Comme nous l’avons anticipé hier, le groupe UFG-LFP a annoncé lundi qu’il changeait de nom, pour La Française AM. En choisissant cette identité, «qui évoque la French touch, le groupe affirme l’ancrage français sur lequel ses bases ont été construites et souligne sa volonté d’accompagner une nouvelle étape de son développement en France comme à l’international», précise un communiqué. Dans ce contexte, les dénominations de l’ensemble des structures du groupe évoluent. Ainsi, côté sociétés de gestion, UFG REM devient La Française Real Estate Managers et LFP (re)devient La Française des Placements. Concernant les sociétés de distribution et gestion privée, UFG-LFP France adopte le nom de La Française AM Finance Services et UFG-LFP Gestion Privée, celui de La Française AM Gestion Privée. Ces changements seront opérationnels le 29 septembre prochain.
Dans le courant du quatrième trimestre, ABC Arbitrage compte lancer un cinquième fonds (multistratégies) de droit irlandais réservé lui aussi aux investisseurs avertis et qui sera un nourricier des quatre produits existants (fusions-acquisitions, retour à la moyenne, négoce haute fréquence et devises), a annoncé le 19 septembre Dominique Ceolin, président directeur général. Le choix de l’Irlande comme site d’immatriculation tient selon le manager à une meilleure régulation et à un environnement moins onéreux pour les clients.La société vient d’annoncer une hausse de 5 % de son bénéfice net pour janvier-juin, à 16 millions d’euros (lire notre article du 19 septembre).Dans sa configuration actuelle, ABC Arbitrage estime avoir une capacité de gestion de l’ordre de 500 millions d’euros ; l’encours se situe à fin juin à 245 millions d’euros, dont environ 100 millions dans les quatre fonds existants. Les souscriptions nettes pour les fonds ont porté au premier semestre sur environ 80 millions d’euros. La performance brute de gestion pour les six premiers mois de l’année a été dans l’ensemble de 28 % pour ABC Arbitrage ; celle des fonds s’est échelonnée entre 4,54 % et 14,63 % (et entre 3,23 % et 18,22 % sur les huit premiers mois de l’année).Dominique Ceolin a indiqué aussi que pour 25 millions d’euros collectés, le revenu brut d’ABC Aribtrage se situe à 1 million d’euros.Concernant l’effectif, le PDG a précisé que, pour éviter de fortes fluctuations et des tentations liées au court-termisme, le régime de primes est inséré dans un dispositif de moyen-long terme à 5-8 ans. La société compte présentement environ 80 personnes contre 75 fin décembre. Le rythme des recrutements sera de trois à six personnes par an dans les cœurs de métier, à savoir la recherche mathématique et le développement informatique. Un effort qui s’explique par le fait qu’ABC Arbitrage «travaille» environ 1.300 opérations chaque jour, sur un univers de 3.000-4.000 titres a priori «éligibles».
BNP Paribas Securities Services a annoncé lundi 19 septembre le lancement d’un nouveau service de règlement-livraison et de conservation à destination des intermédiaires financiers. L’objectif est de «réduire le temps de déploiement sur de nouveaux marchés, d’optimiser la liquidité et d’améliorer le service à la clientèle», souligne un communiqué.Accessible via un point de contact unique, la solution de BNP Paribas Securities Services procure des services de règlement-livraison, de compensation et de conservation dans plus de 100 pays, «offrant ainsi aux clients des processus plus souples de gestion des instructions, de reporting et de réconciliation ainsi qu’une intégration plus rapide».Ce service prend aussi en charge la gestion du collatéral, ce qui aura pour effet d’accroître la liquidité des clients et d’optimiser l’utilisation de leurs fonds propres, ajoute BNP Paribas Securities Services.
BNP Paribas Real Estate annonce le regroupement de ses activités en immobilier d’entreprise et en résidentiel sous une même direction, afin d’avoir un poids encore plus importants. Cette nouvelle organisation est progressivement mise en place, précise un communiqué.Tout en conservant la direction générale de la promotion d’Immobilier d’Entreprise, Barbara Koreniouguine devient présidente de l’activité Résidentiel (Promotion, Transaction, Résidences Services) et membre du Comité Exécutif de BNP Paribas Real Estate.Le 1er janvier 2012, elle prendra également la présidence de la Promotion d’Immobilier d’Entreprise et pilotera, ainsi, l’ensemble des activités opérationnelles de la Promotion de BNP Paribas Real Estate.A compter du 1er janvier 2012, Barbara Koreniouguine sera secondée par Pierre Sorel pour la partie Résidentiel et par Bruno Pinard pour la partie Immobilier d’Entreprise. Tous deux deviennent directeurs généraux délégués. Olivier Bokobza devient responsable de la promotion résidentiel Ile-de-France. Depuis le 1er septembre, il est directeur général adjoint en charge de l’Ile-de-France mais aussi du pôle Résidentiel. Il reporte à Pierre Sorel.Un nouveau Comité Exécutif des activités Résidentiel et Promotion d’Immobilier d’entreprise sera créé. Présidé par Barbara Koreniouguine et composé de Bruno Pinard, Pierre Sorel et Olivier Bokobza, ce comité définira et veillera à la mise en oeuvre de la stratégie de chacun des deux métiers, conformément à la politique générale de l’entreprise.
Selon Le Temps, Alexandre Michellod quitte Wegelin & Co. Membre de la direction de la banque privée pour la Suisse romande et responsable de la gestion semi-institutionnelle, il partira de son poste à la fin de décembre. Après avoir participé à l’établissement et au développement de la banque à Genève et en Suisse romande, où elle emploie environ 70 collaborateurs, ainsi qu’à la création et au développement de l’unité de gestion semi-institutionnelle, le banquier quitte l’établissement afin d’accomplir de nouveaux «projets entrepreneuriaux», dit-il au Temps, sans pour l’instant préciser leur nature.
Responsable de la région nordique chez Cheuvreux (groupe Crédit Agricole), Mathias Leijon rejoint le 12 septembre l'équipe actions européennes de Pictet à Zurich en tant que senior investment manager, indique Pictet Londres. L’intéressé est subordonné à Daniele Schilingo, head of European equity
Jonathan Mann, qui a remplacé Helene Williamson à la tête de l'équipe dette émergente de F&C Investments (3,4 milliards de livres d’encours fin juin) le mois dernier (lire notre article du 12 août), obtient comme prévu du renfort. Le gestionnaire britannique a en effet annoncé le 19 septembre le recrutement de Diliana Deltcheva comme gérante de fonds.L’intéressée rejoint Londres et quitte ING Investment Management aux Pays-Bas où elle travaillait depuis 2002, en dernier lieu comme gérante de portefeuille senior dans l'équipe dette émergente mondiale. Chez son ancien employeur, elle co-gérait environ 16 milliards de dollars d’encours en dette émergente dans différents mandats institutionnels et dans des fonds.Une autre embauche devrait être annoncée prochainement pour l'équipe dette émergente de F&C.
La boutique spécialisée dans le conseil alternatif et les fonds de fonds Hermes BPK Partners vient de nommer Robert F. Wescott en qualité de président de la société.Robert F. Wescott a notamment créé en 2001 la firme d’analyse économique Keybridge Research LLC. Il a été précédemment économiste en chef du conseil des conseillers économiques sous la présidence de Bill Clinton. Les actifs sous gestion de Hermes BPK s'élèvaient à 1,6 milliard de dollars à fin mars 2011.