Les autorités européennes de la concurrence sont prêtes à empêcher la fusion entre Nyse Euronext et Deutsche Börse si les deux opérateurs boursiers ne consentent pas à de nouvelles cessions d’actifs, a rapporté hier Le Monde. La direction européenne de la concurrence considère qu'à ce stade, le projet déboucherait «sur un double monopole: sur le marché des dérivés en Europe et sur celui du règlement livraison». Deutsche Börse a qualifié cet article de «hautement spéculatif».
La banque centrale australienne a abaissé son principal taux d’intérêt de 25 points de base, assouplissant ainsi sa politique monétaire pour la deuxième fois en deux mois, l’apaisement des tensions inflationnistes lui permettant de prendre des mesures pour tenter de se protéger de la crise de la dette en Europe. Ce taux a ainsi été ramené à 4,25% par la Reserve Bank of Australia (RBA) dans un contexte de croissance économique en voie de ralentissement, conséquence de la dégradation des perspectives d’activité mondiale de plus en plus sombres.
La BoE a annoncé mardi la création de l’Extended Collateral Term Repo, une nouvelle ligne de liquidité à 30 jours qui permettra aux banques de se refinancer grâce à une gamme très large de collatéraux. Cette facilité est mise en place à titre préventif, la Banque d’Angleterre soulignant que «il n’y a actuellement pas de pénurie de financement à court terme en sterling sur le marché».
La Commission européenne a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête sur des soupçons d’entrave à la concurrence sur le marché du livre électronique visant cinq éditeurs et Apple. La procédure concerne le français Hachette Livre (filiale du groupe Lagardère ), le britannique Penguin (propriété de Pearson ), les américains Harper Collins (News Corp. ) et Simon & Schuster (CBS ) ainsi que l’allemand Georg von Holzbrinck, qui détient entre autres la maison d'édition Macmillan.
Le produit intérieur brut de la zone euro a bien augmenté de 0,2% au troisième trimestre par rapport au deuxième, a annoncé mardi Eurostat. L’agence de statistiques de l’Union européenne a également confirmé à 1,4% la croissance de la région en rythme annuel. Mais, signe de la confiance chancelante des entreprises, l’investissement a été nul pour le deuxième trimestre consécutif. Les stocks et les importations ont décliné, amputant la croissance de 0,2 et 0,4 point de pourcentage.
Selon le journal local Napi Gazdasag, le fonds dirigé par Mark Mobius aurait porté ces derniers mois à 1.000 milliards de forint (4,5 milliards de dollars) ses détentions d’emprunts d’Etat hongrois. Ce qui en ferait aujourd’hui le premier créancier du pays avec 10% du stock de dette en circulation.
Les marchés financiers ont réagi modérément à la décision de Standard & Poor’s de mettre sous surveillance négative les notes de 15 pays de la zone euro, dont les six pays «AAA» où figurent la France et l’Allemagne. Vers 12h40, le CAC 40 reculait de 0,3% à 3.191,9 points, tandis que Londres grappille 0,2% et Francfort perd 0,6%. «L’avertissement de S&P, quelque peu surprenant, ne révèle pas véritablement au marché quelque chose qu’il ne savait pas déjà», estime un professionnel basé à Londres et cité par Reuters. Sur le marché obligataire, la tension est contenue, le rendement du Bund allemand à 10 ans, référence de la zone euro, prenant 5 points de base à 2,26%. L’écart de rendement entre le Bund à 10 ans et l’emprunt d’Etat italien de même maturité s'écarte de 36 points à 414 pdb et de 8 pdb à 99 avec l’OAT française. La pression est modérée également sur l’euro qui s'échange autour de 1,3374 dollar contre 1,3401 lundi soir. Les intervenants de marché, comme d’ailleurs S&P, disent attendre l’issue du sommet de vendredi au cours duquel Angela Merkel et Nicolas Sarkozy soumettront à leurs partenaires leur projet de résolution de la crise de la zone euro.
Graham Tuckwell, le fondateur, actionnaire principal et président d’ETF Securities, a mandaté Goldman Sachs en vue de vendre la société, selon les informations du Financial Times rapportées par NewsManagers. La structure gérait 28,2 milliards de dollars sous gestion début décembre, dont 63 % dans des produits adossés à des métaux précieux physiques. Son prix serait de 1 milliard de livres sterling.
Des responsables européens ont vivement réagi ce matin après l’annonce par l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) d’une possibledégradation à très court terme dela note de 15 pays de la zone euro. La France est particulièrement visée par la menace de S&P. Mais pour le ministre de l’économie François Baroin «c’est la zone euro qui est mise sous surveillance. C’est la zone euro qui a des problèmes d’instabilité, de coordination budgétaire, de convergence fiscale. Cette annonce de mise sous surveillance de la zone euro n’intègre pas les propositions franco-allemandes».
Dans les documents remis par l’assureur au 30 septembre dernier, il est indiqué que la politique d’investissement sur des obligations à taux fixe a été maintenue sur les trois premiers trimestres 2011. Nos achats sont répartis essentiellement sur les emprunts d’Etat européens ou supranationaux (36% des achats) et les émissions d’entreprises industrielles (64% des achats). Au 30 septembre 2011, le portefeuille obligataire, qui représentait 83% des investissements, était constitué à 30,1% d’obligations du gouvernement et à 19,7% d’obligations financières. A la fin juin 2011, une provision de 5 millions d’euros a été passée sur des dettes souveraines gracques sur une exposition de 12 millions d’euros. Depuis, aucun autre incident de crédit n’est intervenu, mentionne l’assureur.
State Street Corporation vient d'être sélectionné par Fundsmith LLP pour fournir des services d’administration de fonds et de conservation de titres ainsi que des services aux actionnaires pour sa nouvelle sicav Ucits IV (fonds nourricier) à Luxembourg. State Street fournit au fonds Fundsmith Equity Fund EIOC des services de conservation de titres, de comptabilité de fonds, de dépositaire ainsi que des solutions pour l’exécution des transactions de portefeuille depuis son lancement au Royaume-Uni en novembre 2010.
Et de 51 ! Avec l’arrivée du groupe Pasteur Mutualité au sein du Club des investisseurs, la société amLeague compte désormais 51 membres - hors les cinquante caisses de pension fédérées par le GIP, un groupement de fonds de pension suisses. Les membres du Club investisseurs d’amLeague ont notamment la possibilité de suivre et de juger la qualité de la gestion active de 22 sociétés de gestion participant aux championnats organisés sur les marchés européens et de la zone euro, avec un mandat «full invested» et/ou «flexible» et/ou un mandat de type «asset allocation long only».
A compter du 1er janvier 2012, Fiirst State limitera l’accès à sept de ses fonds marchés émergents qui ont enregistré des flux importants de souscriptions. Cela se traduit par une pénalité systématique de 4 % sur les rentrées provenant soit directement des investisseurs soit indirectement au travers de plates-formes. Cette mesure s’appliquera aux comprtiments suivants de la gamme Fist State Investments ICVC : First State Asia Pacific Sustainability, First State Indian Subcontinent, First State Global Emerging Markets Sustainability, First State Latin America et First State Greater China Growth. En revanche, elle ne touche pas les compartiments First State Asia Pacific Leaders et First State Global Emerging Markets Leaders. D’autre part, First State suspend temporairement les souscriptions aux compartiments First State Hong Kong Growth Fund et First State Indian Subcontinent Fund du fonds First State Global Umbrella Fund PLC.
L’Association européenne de la gestion financière (Efama), en coopération avec Swift, a publié le 5 décembre son dernier rapport sur l'évaluation de l’automatisation et de la standardisation des ordres reçus par les agents de transfert au Luxembourg et en Irlande au premier semestre 2011.Le standard de messagerie ISO continue de gagner du terrain avec un taux d’utilisation de 37,3% au deuxième trimestre contre 35,4% l’année précédente, au détriment du transfert de dossiers par des systèmes propriétaires. Le Luxembourg affiche un taux de plus de 50%.Le taux d’automatisation des deux grands centres de traitement des ordres atteint désormais 75,1% contre 74,8% un an plus tôt.Le nombre total d’ordres traités par les agents de transfert au premier semestre s’est élevé à 13,2 millions. Ce chiffre représente un volume mensuel de 2,2 millions, en progression de 16% par rapport au premier semestre 2010.
La société de gestion Muzinich & Co envisage de lancer un fonds long/short au mois de février 2012, rapporte Citywire.Le Hedge Yield fund, domicilié en Irlande, sera géré par Clinton Comeaux et Jason Horowitz.
Scottish Widows Investment Partnership (SWIP), la filiale de gestion d’actifs de Lloyds Banking Group, lance le SWIP Foundation Growth, un fonds indicial répliquant le FTSE All-Share avec une commission de gestion de 0,07 % et un taux de frais sur encours de 0,11 %, ce qui en fait le fonds retail le moins cher jamais proposé sur le marché britannique, souligne le Financial Times.A titre d’exemple, le fonds le moins onéreux auparavant pour suivre le marché britannique dans son ensemble était le MoneyBuilder de Fidelity, avec un TFE de 0,27 %. Et le fonds Scottish Widows All-Share est chargé à 0,36 %.Vanguard propose aux investisseurs britanniques un All-Share avec un TFE de 0,15 %, mais jusque récemment il n'était accessible directement qu'à partir de 100.000 livres. Cependant, les trackers Vanguard et SWIP sont désormais disponibles sur la plate-forme Vantage de Hargreaves Lansdown moyennant une souscription initiale d’au minimum 1.000 livres et de 50 livres par mois. D’ailleurs 11 autres fonds low-cost de Vanguard sont désormais disponibles sur Vantage avec des TFE compris entre 0,25 % et 0,30 %.
Lee Freeman-Shor, gérant du fonds Skandia European Best Ideas chez Skandia Investment Group (SIG), a réintégré Dirk Enderlein en portefeuille. Le gérant avait été sorti il y a deux ans lorsqu’il avait quitté RCM pour Wellington. Maintenant qu’il est bien installé dans sa nouvelle société, Lee Freeman-Shor lui a confié un mandat de 34 millions d’euros. La réintégration de Dirk Enderlein a conduit le gérant du Skandia European Best Ideas, qui réunit les meilleures idées d’investissement de 10 gérants, à se séparer de James Buckley, de Barings.
Barclays Capital envisage de lancer une version onshore de son fonds Radar en février 2012, selon Investment Week. Ce fonds de performance absolue réplique la stratégie d’investissement du fonds Ucits domicilié en Irlande et lancé en février 2009.Les co-gérants du portefeuille offshore, Jason Smith et Ian Mizrahi, vont également gérer le nouveau fonds qui va se concentrer sur les indices des marchés d’actions internationales, les obligations souveraines, les matières premières et les devises.
Le britannique MAM Funds vient de recruter l’ex-CEO du Witan trust, Robert Edwards Clarke, en qualité de directeur financier du groupe, et directeur des opérations, avec effet immédiat.Tony Moore, l’actuel directeur financier, démissionne parallèlement de ses fonctions, mais assume jusqu’en 2012 le transfert de ses responsabilités. Même démarche pour John Graham qui démissionne de ses fonctions de chief operating officer mais qui va assurer la transition avec son successeur. Les actifs sous gestion de MAM Funds s'élevaient à 1,68 milliard de livres à fin juin 2011.
Le résultat avant impôts de la société de gestion Aberdeen Asset Management a progressé de 44% durant l’exercice au 30 septembre pour s'établir à 301,9 millions de livres contre 210 millions de livres. Le chiffre d’affaires affiche une hausse de 23% à 784 millions de livres, en raison notamment du développement des activités margées.Les actifs sous gestion ont toutefois diminué à 169,9 milliards de livres à fin septembre contre 178,7 milliards de livres un an plus tôt. Les actifs sous gestion ont progressé pendant une bonne partie de l’année mais les événements des derniers mois ont entraîné une réduction des actifs de l’ordre de 5%. Sur l’ensemble de l’année, Aberdeen fait état d’une décollecte nette de 1,7 milliard de livres.Les fonds actions ont drainé une collecte nette de 9 milliards de livres, mais les stratégies alternatives, l’obligataire et les fonds monétaires ont terminé l’exercice sur des décollectes de respectivement 3,2 milliards de livres, 4,8 milliards de livres et 2,1 milliards de livres.
TCW, la filiale américaine de gestion d’actifs de Société Générale (à 80 %, Amundi en possédant 20 %), pourrait être cédée, indiquait Bloomberg la semaine dernière. Selon La Tribune, la banque Morgan Stanley aurait reçu cinq à six offres d’achats de sociétés de gestion. Selon les informations du quotidien, le patron de TCW, Marc Stern, chercherait une alliance avec un fonds de private equity pour faire un MBO (management buy-out). Le quotidien cite les noms de JC Flowers & Co et KKR.
Le 19 décembre, Deka lancera le fonds Deka-Deutschland Balance qui investira en actions et obligations d’Etat allemandes, avec une repondération hebdomadaire assistée par ordinateur afin d’optimiser l’allocation aux deux types d’actifs.Ce nouveau produit est la version focalisée sur l’Allemagne du Deka-Euroland Balance lancé en juillet 2003 et qui affiche jusqu'à fin novembre 2011 une performance annuelle moyenne de plus de 4 %. Pour le Deutschland Balance, Deka vise une performance supérieure à celle du marché obligataire allemand.Selon le gérant du fonds, Thorsten Rühl, les actions allemandes sont actuellement très abordables et les obligations fédérales sont considérées comme une valeur refuge.D’emblée, le nouveau fonds est positionné de manière «conservatrice» : en position «neutre», le portefeuille se compose de 15 % d’actions et de 85 % d’obligations. Selon la physionomie du marché, la poche actions peut varier entre 0 et 30 %, la poche obligations évoluant entre 50 et 100 %. En cas de situation extrême, le fonds peut être investi jusqu'à 50 % en dépôts à terme.CaractéristiquesDénomination: Deka-Deutschland BalanceCodes Isin : Version ClassicFonds (CF) : DE000DK2CFB1 / Version TradingFonds (TF) : DE000DK2CFC9Droit d’entrée : 3 % (parts CF)Commission de gestion : 0,85 % (CF) / 1,20 % (TF)Commission administrative : 0,16 % (CF et TF)
Carlos Böhles a été recruté en tant que head of institutional business pour l’Allemagne et l’Autriche par Schroders. Subordonné à Achim Küssner, directeur général de Schroder Investment Management GmbH, il sera à la tête d’une équipe de quatre personnes qui doit être prochainement musclée par l’embauche d’un «senior sales».Avant d’entrer chez Schroders en 2008, Carlos Böhles avait été pendant sept ans director of European equity chez Merrill Lynch International Bank Limited à Francfort.Carlos Böhles remplace Robert Schlichting, recruté en 2007 et qui, selon la presse locale, semble avoir été licencié avec effet au 31 décembre. Il a déjà quitté l’entreprise.
Au 1er novembre, Russell Investments a ouvert une succursale à Francfort, Bockenheimer Landstraße. A présent, les deux personnes de ce bureau, Sebastian Hofmann-Werther (director) et Phillip Hofmann, ont emménagé dans l’Opernturm et devraient accueillir début janvier un nouveau «sales». Il n’est pas prévu que la nouvelle antenne emploie également des gérants de portefeuille : elle est dédiée exclusivement à la distribution de tous les produits de la gamme Russell (indices, fonds, exécution, conseil, etc).Cette nouvelle implantation est destinée à rapprocher Russell Investments de ses clients germanophones, notamment allemands et autrichiens.
Sur la plate-forme de fonds coordonnés de Bank of America Merrill Lynch, les particuliers et les institutionnels allemands ont désormais accès à trois fonds long/short gérés respectivement par Perella Weinberg Partners, TT Financials et Westchester, rapporte Das Investment. La souscription minimale est fixée à 1.000 dollars.Il s’agit du Perella Weinberg Partners Sustainable Resources Long-Short Ucits Fund, géré par Rod Parsley et Douglas Millet, du TT Financials Long-Short Ucits Fund, géré par Mark Eady, et du Westchester Merger Arbitrage Ucits Fund, géré par Roy D. Behren et Michael T. Shannon.
L’association italienne de la gestion financière, Assogestioni, propose de créer une catégorie «fonds obligataires italiens». Elle serait réservée aux produits qui investissent au minimum 70 % de leurs actifs dans des émetteurs de dettes italiens qu’il s’agisse du Trésor italien ou des entreprises de la Péninsule. Avec cette initiative, «nous nous proposons de faciliter l’investissement des ménages dans les titres d’Etat», explique Domenico Siniscalco, le président d’Assogestioni. Elle fait suite aux appels d’un entrepreneur et d’une association de footballeurs pour acheter des bons du Trésor italien. «Les Italiens ne sont plus les BOT people des années passées (ndlr les BOT sont les bons du Trésor). De 1997 à nos jours, la part qu’ils détiennent dans la dette publique italienne a plus que diminué de moitié, passant de 32 % à 13 %», ajoute Domenico Siniscalco.