Natixis vient de boucler ses négociations avec les partenaires sociaux sur les mesures d’accompagnement de son « plan de transformation» qui prévoit 700 suppressions de postes annoncées d’ici à fin 2015 sur le périmètre Natixis SA, rapporte L’Agefi. La transformation annoncée prévoit notamment des transferts d’activités de Paris vers Londres en raison du développement de la clientèle à la City, avec environ 80 postes dans les métiers de taux et matières premières. Une perspective qui a suscité des interrogations dans les équipes concernées, bientôt employées en contrat local par la filiale londonienne de Natixis, avec la flexibilité que ce statut autoriserait en cas de nouvelle restructuration. Par ailleurs, le salaire des banquiers transférés «sera déterminé en fonction des pratiques locales et ne saurait dans tous les cas être inférieur au salaire brut annuel fixe de base du collaborateur au moment de son départ», précise le projet d’accord social, dont L’Agefi a eu connaissance. Enfin, la banque «s’engage à ce qu’aucune suppression de poste pour motif économique ne soit prononcée à l’encontre des collaborateurs volontaires qui partiraient à Londres dans le cadre de ce dispositif pendant une durée de 24 mois à compter de leur embauche par Natixis London Branch».
Jusqu’au 16 juin 2014, sous réserve d’une clôture anticipée, la société de gestion spécialiste du private equity Idinvest Partners commercialise un nouveau Fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI), Idinvest Patrimoine N°4.Le fonds investit dans des sociétés européennes innovantes à différents stades de leur développement, intervenant essentiellement dans des secteurs technologiques à forte valeur ajoutée : information, télécommunications, électronique, santé et environnement.L’investissement dans le FCPI Idinvest Patrimoine N°4 ouvre droit à une réduction de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) égale à 45% de l’investissement hors droits d’entrée ainsi que de l’Impôt sur le Revenu (IR) 2014 en contrepartie d’une durée de blocage de 7 années, prorogeable de deux périodes successives de un an - sur décision de la Société de Gestion.Caractéristiques Valeur de la part : 100 eurosSouscription minimum : 10 parts soit 1 000 euros (hors droits d’entrée).Durée : 7 à 9 ansRachat : Possible à compter du 17/06/2021 sauf prorogation sur décision de la Société de gestionRéduction d’Impôt de Solidarité sur la Fortune égale à 45% de l’investissement (hors droits d’entrée), dans la limite de 18 000 eurosExonération d’impôt sur les plus-values réalisées (hors prélèvements sociaux) au-delà de 5 ans de détention
La banque scandinave Nordea va fusionner son fonds d’actions suédoises Nordea Sverigefond dans le Nordea Swedish Stars, également investi dans des actions suédoises, rapporte Privata Affärer. Dans le même temps, les règles du Swedish Stars seront modifiées afin que le gérant puisse investir dans d’autres pays d’Europe du Nord que la Suède. Le processus de gestion sera aussi révisé. Cette fusion s’inscrit dans le cadre d’un grand ménage dans la gamme de fonds de Nordea, dont la gestion active a été critiquée pour son manque de résultats tangibles par rapport à une gestion passive.
Allianz Global Investors a recruté Federico Domenichini dans son équipe italienne en tant que responsable Direct Distribution Partners, rapporte Bluerating. Il travaillera sous la direction d’Alberto D’Avenia, responsable Italie d’Allianz GI.Federico Domenichini a précédemment travaillé comme commercial pour Fidelity Investments International, Schroders et Banca Fideuram.
Giordano Lombardo, le vice-président de Pioneer Investment Management et directeur des investissements, a été élu mercredi président d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion d’actifs. L’intéressé occupait déjà ce poste à titre intérimaire depuis la démission de Domenico Siniscalco pour conflits d’intérêts. « Plans d’épargne individuels, ELTIF (European Long-Term Investment Fund) et relance de la prévoyance complémentaire sont trois occasions concrètes de promouvoir une pratique de long terme dans la gestion d’actifs », a déclaré Giordano Lombardo lors de son premier discours en tant que président d’Assogestioni. Pour saisir au mieux ces opportunités, « nous devrons respecter deux conditions », a-t-il ajouté. La première concerne l’engagement à l’échelle européenne. La seconde est relative à la communication et l’éducation financière.
Alors que sa maison mère Phoenix Group vient d’annoncer sa cession à Standard Life Investments (lire par ailleurs), Ignis Asset Management a fait état, ce 26 mars, d’une croissance de 14 % de ses bénéfices opérationnels en 2013. De fait, son résultat opérationnel s’établit à 49 millions de livres fin 2013 contre 43 millions de livres fin 2012. Dans le même temps, ses revenus s’affichent à 150 millions de livres fin 2013 contre 143 millions en 2012, soit une hausse de 4,9 %. Cette progression est à mettre au crédit de la croissance de son activité pour le compte de la clientèle externe. Sur ce segment, Ignis AM a en effet enregistré des souscriptions nettes de 1,9 milliard de livres l’an dernier, contre 1,6 milliard de livres en 2012. Résultat, les actifs gérés pour compte de tiers représentent 22 % du total au 31 décembre 2013, contre 11 % seulement en 2010 et 19 % en 2012. A fin 2013, les encours pour compte de tiers s’élèvent désormais à 15 milliards de livres, contre 11,9 milliards fin 2012.Seul bémol, les actifs sous gestion d’Ignis AM sont restés stables d’une année sur l’autre. Ils s’affichent en effet à 59,1 milliards de livres fin 2013, contre 59 milliards fin 2012. En incluant les actifs supervisés et conseillés, ses encours ressortent à 65,9 milliards de livres fin 2013, contre 66 milliards de livres fin 2012.
Edmond de Rothschild Asset Management a recruté Greg Clerkson en tant que responsable des relations avec les consultants à l’échelle internationale. Basé à Londres, il travaillera sous la responsabilité de Florence Dard, directeur institutionnels Europe et fonds souverains. Greg Clerkson était précédemment « principal » et responsable des relations avec les consultants à l’échelle mondiale pour BlueCrest Capital Management. Il était arrivé en 2012 en provenance de Russell Investments où il officiait en tant que directeur et responsable Alternative Investment Consulting (EMEA).
James Tomlinson a rejoint Muzinich & Co en tant que sales manager à Londres, rapporte Fund Web. L’intéressé vient de Schroders où il a passé 10 ans au développement.
Insight Investment Fund Management Limited et BNY Mellon Global Funds ont annoncé la fermeture temporaire aux nouveaux investisseurs (soft closing) des fonds Absolute Insight Equity Market Neutral Fund et BNY Mellon Absolute Return Equity Fund. A partir du jeudi 27 mars, les produits gérés par la boutique de la galaxie BNY Mellon n’accepteront plus temporairement de souscriptions de la part de nouveaux investisseurs, indique un communiqué. L’objectif est de préserver l’intérêt des souscripteurs présents dans le fonds et de maintenir une flexibilité de gestion pour les deux produits. L'équipe gérant les deux fonds est à la tête de 2,6 milliards de livres.
Standard Life change d’envergure sur le terrain de la gestion d’actifs. Quelques jours après avoir reconnu l’existence de «discussions exclusives et avancées» (lire News Managers du 24 mars 2014), le groupe financier britannique a annoncé, ce 26 mars, que sa filiale Standard Life Investments (SLI) a fait l’acquisition de la société de gestion Ignis Asset Management (Ignis AM) auprès de sa maison-mère, l’assureur britannique Phoenix Group. Sous réserve du feu vert des autorités de régulation, la transaction devrait être finalisée au plus tard d’ici le 30 juin 2014.SLI va débourser 390 millions de livres en cash (environ 467 millions d’euros) pour s’emparer d’Ignis AM, un montant qui inclut le capital réglementaire, a précisé l’établissement financier. L’opération valorise ainsi Ignis AM à 7,5 fois son Ebitda 2013, avant synergies.Dans le cadre de cette transaction, SLI a également noué une alliance stratégique avec Phoenix Group lui permettant de fournir ses services de gestion d’actifs à l’ensemble des filiales d’assurance vie du groupe, avec la possibilité de gérer tout portefeuille d’actifs que Phoenix Group pourrait acquérir dans le futur. «Cette acquisition est totalement complémentaire de nos activités et approfondi nos capacités d’investissement tout en élargissant notre base de clientèle tierce et en renforçant notre position stratégique», a commenté Keith Skeoch, directeur général de Standard Life Investments. De fait, SLI (184,1 milliards de livres d’actifs sous gestion) change radicalement de taille et renforce considérablement ses positions sur le marché de la gestion d’actifs. Avec 59 milliards de livres d’actifs sous gestion et un chiffre d’affaires de 150 millions de livres à fin 2013, Ignis AM fait en effet parti du Top 15 des gestionnaires d’actifs au Royaume-Uni. A l’issue de la transaction, SLI va alors porter ses actifs sous gestion à près de 250 milliards de livres, talonnant voire dépassant certains de ses concurrents tels Aviva Investors ou M&G. Mieux, cette acquisition lui permet d’accroître les encours gérés pour le compte de la clientèle externe à 64 % de ses encours totaux. En parallèle, les revenus tirés des actifs gérés pour le compte de tiers représenteront 81 % de ses revenus totaux à l’issue de cette acquisition. D’un strict point de vue financier, SLI sort également renforcé. La transaction doit en effet lui permettre d’atteindre une marge sur Ebitda de 45 % à horizon 2017, contre 37,3 % fin 2013. En parallèle, la société de gestion table sur des économies de coûts de plus de 50 millions de livres à l’issue de la troisième année pleine de propriété. «Il n’y aura pas de suppressions de postes», a toutefois certifié Keith Skeoch.Phoenix Group ne perd pas non plus au change, l’opération lui permettant en effet de renforcer significativement sa structure financière. «La cession d’Ignis va augmenter notre valeur intrinsèque (embedded value, NDLR) de 237 millions de livres (pour atteindre 2,6 milliards de livres, NDLR) et accroître notre flexibilité financière via le pré-remboursement de notre dette de 250 millions de livres, a ainsi observé Clive Bannister, directeur général de l’assureur britannique. En outre, elle nous permet de réduire notre coefficient d’endettement de 39 % (baisse de 5 points, NDLR) et, ainsi, d’atteindre notre objectif initial de 40 % avec deux ans d’avance sur le calendrier que nous nous étions fixé.»
Deux des trois directeurs généraux et cofondateurs de la banque genevoise Syz & Co quittent leurs fonctions. Alfredo Piacentini et Paolo Luban ont décidé de donner une nouvelle orientation à leurs activités, a indiqué la banque le 26 mars dans un communiqué. Le troisième cofondateur, Eric Syz, continuera à diriger le groupe en tant que directeur général.Eric Syz sera épaulé par un comité exécutif, qui comprendra les responsables des trois activités du groupe, soit la banque privée, la gestion d’actifs et les fonds de placements Oyster. Ces responsables étant en place depuis plusieurs années, ce changement n’aura pas d’impact sur l’activité, assure la banque dans son communiqué. La décision d’Alfredo Piacentini et Paolo Luban a été prise d’un commun accord avec le troisième cofondateur, Eric Syz, selon le communiqué.
L’Organisation mondiale du commerce a donné raison à l’Union européenne, au Japon et aux Etats-Unis contre Pékin dans le dossier des terres rares. En 2010, la Chine, qui produit plus de 90% des terres rares, avait imposé des quotas à l’exportation draconiens sur ces matières premières, officiellement pour des raisons de protection de l’environnement. La décision avait provoqué une flambée des cours.
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, sans la moindre activité, a nettement augmenté en février en France (+0,9%) en raison d’une poursuite de la progression du chômage chez les seniors et d’un coup d’arrêt à sa baisse chez les moins de 25 ans, selon les chiffres diffusés hier par le ministère du Travail. 3.347.700 demandeurs d’emplois de catégorie A - un nouveau record - étaient recensés fin février en France métropolitaine, soit 31.500 de plus en un mois.
Le Sénat italien, 160 voix pour contre 133, a accordé sa confiance mercredi au président du Conseil, Matteo Renzi, qui avait engagé sa responsabilité sur son projet de réforme des administrations provinciales dans le cadre de la réduction des dépenses publiques. Le projet de loi doit maintenant retourner à la Chambre des députés.
Paris a signé un accord avec Pékin pour un quota d’investissement de 80 milliards de renminbis qui permettra aux acteurs français d’investir en RMB en actions et en obligations chinoises. La Place travaille à l'élaboration d’un système de compensation-règlement en RMB dans l’Hexagone.
De nombreux membres du conseil de la BCE se sont exprimés ces derniers jours, rappelant aux marchés que toutes les options de politique monétaire - du QE aux taux négatifs - restent possibles. Cette multiplication des interventions verbales est justifiée par un contexte où le cours de l’euro est au plus haut depuis deux ans et où les taux Euribor avaient sensiblement augmenté la semaine dernière. Faut-il voir dans ces interventions répétées de la BCE les prémices d’un changement de la politique monétaire la semaine prochaine ?
Pierre-Jean Besombes, directeur de la gestion financière d’Humanis, revient dans Option Finance (n°1261), sur la stratégie de placement de l’institution en fonction des différentes contraintes réglementaires Agirc-Arrco. Pour rappel, les encours Agirc-Arrco à gérer pour Humanis s'élèvent à 7,5 milliards d’euros. « Nous appliquons les règles de gestion financière édictées par le règlement financier Agirc-Arrco, indique-t-il. Autour de cette allocation stratégique, nous mettons en ??uvre une gestion tactique à travers des marges d’exposition de+/- 5%, mais également un pilotage actif des indices de référence retenus pour notre gestion. » Du côté de l’allocation d’actifs, elle est souvent réalisée en fonction des contraintes du passif propre à chaque activité du groupe de protection sociale. « La nature des engagements et les contraintes réglementaires ne sont pas homogènes selon les entités, certaines relèvent du code des assurances, d’autres de la mutualité », précise-t-il. 3,2 milliards d’euros d’actifs sont concernés par cette gestion. A cela, il faut ajouter 4,2 milliards d’euros d’encours en épargne salariale, dont la gestion est déléguée à Interexpansion-Fongepar. A y regarder de plus près, il est facile de se rendre compte que l’allocation d’actifs d’Humanis Prévoyance, dont les encours s'élèvent à 3 milliards d’euros, fait la part belle aux obligations. « Son allocation stratégique a été définie conformément à notre gestion ALM et se décompose en 60% investis sur les produits de taux, 20% en actions, 10% en monétaire et 10% dans une catégorie autres intégrant notamment les convertibles », ajoute Pierre-Jean Besombes. Le groupe de protection sociale à ainsi choisi de sous-pondérer les obligations par rapport à l’allocation théorique qui intègre 70% de taux, 20% d’actions et 10% de monétaire. Dans quel but ? Aller chercher de la performance dans un contexte de taux bas.
Selon nos informations, la caisse de retraite IP Valmy aurait lancé un appel d’offres avec le soutien du consultant Fixage pour investir 50 millions d’euros en fonds ouvert sur les small caps américaines afin de diversifier son portefeuille d’actifs.
Dans leur livre « Capitalisme, Finance, Démocratie » , Vivien Levy-Garboua, senior advisor de BNP Paribas et Gérard Maarek, conseiller scientifique de l’EDHEC, décryptent la finance à l'aide des concepts freudiens.
Les tarifs du gaz vont augmenter de plus de 50% à partir du 1er mai en Ukraine et des hausses supplémentaires interviendront jusqu’en 2018 selon un calendrier prédéfini, a annoncé mercredi un responsable de la compagnie publique Naftogaz. Ces mesures répondent à des exigences du Fonds monétaire international. Le gouvernement provisoire d’Arseni Iatseniouk est dans la phase finale de négociations avec le FMI sur un prêt de 15 à 20 milliards de dollars. Les prix du gaz sont largement subventionnés en Ukraine.
L’Organisation mondiale du commerce a donné raison à l’Union européenne, au Japon et aux Etats-Unis contre Pékin dans le dossier des terres rares, ces métaux rares essentiels au développement de nombreuses industries. En 2010, la Chine, qui produit plus de 90% des terres rares, avait imposé des quotas à l’exportation très stricts sur ces matières premières, ainsi que sur le tungstène et le molybdène, officiellement pour des raisons de protection de l’environnement. La décision avait provoqué une flambée des cours. Les plaignants estimaient que la Chine donnait ainsi à ses entreprises un avantage concurrentiel. Pékin a 60 jours pour faire appel de la décision de l’OMC.
Les Etats-Unis et l’Union européenne envisagent d’imposer des sanctions contre le secteur énergétique de la Russie si cette dernière prend de nouvelles initiatives en Ukraine, a déclaré mercredi Barack Obama après un déjeuner avec les présidents de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Le président américain a aussi exhorté l’UE à diversifier ses propres ressources énergétiques et à ne pas se contenter de se tourner vers les Etats-Unis, où la production énergétique est florissante avec l’exploitation du gaz de schiste. Barack Obama a enfin souligné que la conclusion du pacte commercial en cours de négociations entre les Etats-Unis et l’UE faciliterait les exportations de gaz américain vers l’Europe, ce qui permettrait à cette dernière de réduire sa dépendance énergétique à l'égard de la Russie.
L’assureur britannique a annoncé l’acquisition d’Ignis Asset Management auprès de Phoenix Holdings pour 390 millions de livres (467 millions d’euros). Standard augmente ainsi d’un tiers ses actifs sous gestion grâce aux 59 milliards apportés par Ignis. L’opération est financée grâce aux ressources existantes de l’acquéreur. Ignis AM a publié mercredi une hausse de 14% de son résultat opérationnel, à 49 millions de livres, et une collecte nette de 1,9 milliard sur l’année écoulée.