Old Mutual réduit la voilure en Europe. Le groupe financier a annoncé, le 27 mars, la cession pour 220 millions d’euros des activités de Skandia en Allemagne et en Autriche, filiales de Old Mutual Wealth, à un véhicule d’acquisition (Heidelberger Leben Group) détenu par le fonds d’investissement Cinven et le réassureur Hannover Re. Soumise à l’approbation des autorités de régulation, l’opération pourrait être finalisée d’ici à la fin du troisième trimestre 2014. Au 31 décembre 2013, Skandia Germany et Skandia Austria cumulaient 4,9 milliards d’euros d’actifs et de fonds sous gestion et affichaient un résultat opérationnel après impôts de 27 millions d’euros.Cette transaction s’inscrit dans le cadre d’une démarche initiée par Old Mutual visant à «simplifier ses opérations en Europe et à se concentrer sur un nombre restreint de marchés en croissance», a indiqué le groupe financier dans un communiqué.
Millenium Management, le hedge funds fondé par Izzy Englander, vient de recruter Nick Xanders au poste de gérant de fonds pour sa structure Millenium Capital Partners, rapporte eFinancial News qui cite une source proche du dossier. L’intéressé travaillait depuis deux ans chez le courtier BTIG en qualité de responsable de la stratégie et a rejoint Millenium le 14 mars dernier, selon le registre britannique des services financiers (Financial Services Register).
Le groupe Avenir Finance, qui présentait jeudi 27 mars ses résultats 2013, a fait état d’un chiffre d’affaires qui a progressé de 40,3 millions d’euros en 2012 à 44,3 millions d’euros en 2013, soit une hausse de 10%. Le résultat opérationnel courant progresse de 49% par rapport à 2012 et atteint 2,37 millions d’euros. Le groupe a proposé un dividende en forte hausse, à 0,35 euro par action.Dans le détail, le groupe a rappelé l’intervention d'éléments exceptionnels sur l’exercice 2013 dont la cession de 30% du capital de Sicavonline qui a généré une plus-value de 5,1 millions d’euros.Le chiffre d’affaires de la gestion d’actifs est ressorti à 28,6 millions d’euros euros, en hausse de 11 % tandis que la marge brute, à 8,49 millions euros, a progressé de 19%. Le résultat d’exploitation, à 2,38 millions d’euros est en hausse de 9%. En gestion privée, le chiffre d’affaires a progressé de 8 % à 15,69 millions d’euros, et la marge brute de 2 % à 9,95 millions d’euros. Le résultat d’exploitation ressort à -13.000 euros contre -599.000 un an plus tôt. En matière de développement, Avenir Finance Investment Managers, la société de gestion du groupe, poursuit sa politique d’intégration d'équipes de gestion dotées d’expertises de niche. AFIM a signé un partenariat privilégié avec Melanion Capital et a obtenu en décembre 2013 l’agrément AMF pour le fonds AFIM Melanion Dividendes, un fonds de Futures sur Dividendes. AFIM a accueilli également une nouvelle équipe de gestion, Eperam, spécialisée en gestion long/short.
L’AFG a publié sur son site, jeudi 27 mars, les résultats de son enquête réalisée, début 2014, auprès de ses membres sur leur participation au vote en assemblées générales tenues courant 2013 et leur dialogue avec les émetteurs. D’où il ressort, à partir des réponses au questionnaire de 56 sociétés de gestion, un nouveau renforcement de leur engagement en matière de gouvernement d’entreprise. En chiffres, le nombre de participations des SGP aux assemblées générales est en très forte progression. La hausse atteint 23% faisant suite à des augmentations de 10% en 2012 et de 20% en 2011. Dans le détail, l’AFG note que les assemblées générales d’émetteurs étrangers représentent désormais les quatre cinquièmes de celles auxquelles participent les SGP, «signe de la diversification des portefeuilles», indique-t-elle. L'étude relève également que s’agissant de la répartition de l’encours des actions effectivement votées (220 milliards d’euros), le poids des actions françaises s’élève à 43% (alors qu’elles représentent 36% des actions gérées), contre respectivement 35% et 22% pour celles de l’Union européenne et du reste du monde (hors UE). Par ailleurs, les votes négatifs ne sont plus l’exception: 1/5 de l’ensemble des résolutions proposées n’ont pas étés approuvées par les SGP. «Elles ont voté au moins une fois « contre » à plus de 80% des AG françaises, et à 60% des AG étrangères où le champ des résolutions est plus restreint», précise l’enquête qui recense deux principaux motifs d’opposition : la rémunération des dirigeants et les dispositifs anti-OPA.Pour autant, le dialogue sur la gouvernance entre sociétés de gestion et émetteurs s’intensifie, selon l’association : un nombre croissant d’émetteurs échangent en amont de leurs assemblées, avec les sociétés de gestion et l’AFG, notamment sur leurs projets de résolutions. En outre, «une majorité de SGP intègre désormais la thématique du gouvernement d’entreprise dans leur dialogue avec les émetteurs et la qualité de celui-ci s’accroit», précise l’enquête. Cela étant, la formalisation d’une politique active de dialogue sur la gouvernance des entreprises se manifeste plus clairement à l’endroit des émetteurs français et, en moindre mesure, ceux de l’UE. L’éloignement géographique explique la faiblesse du nombre de dialogues avec des sociétés en dehors de l’UE, conclut l’enquête.
Aviva Investors réduit la voilure aux Etats-Unis. La société de gestion britannique a annoncé, ce 28 mars, la cession de River Road Asset Management, sa filiale américaine dédiée à la gestion actions (11 milliards de dollars à fin 2013), au groupe Affiliated Managers Group (AMG). L’opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, devrait être finalisée au troisième trimestre 2014, sous réserve du feu vert des autorités de régulation. « Cette transaction est en ligne avec la stratégie d’Aviva Investors visant à simplifier ses activités et à se diriger vers un modèle opérationnel intégré, a commenté Jason Windsor, directeur de la stratégie et du développement d’Aviva Investors, cité dans un communiqué. Avoir une activité plus concentrée aidera Aviva Investors à devenir un gérant pour compte de tiers plus solide et plus fort et augmentera sa contribution au groupe. Avoir une boutique de gestion actions aux Etats-Unis ne colle pas avec cette stratégie. »
Invesco Perpetual vient de procéder à un remaniement de son équipe actions. La société de gestion a ainsi recruté John Richards, un ancien de Mercury Asset Management et de Société Générale Asset Management UK, au poste de directeur des produits actions britanniques tandis que Hilary Cook, présente dans l’entreprise depuis 2011, se voit promue au même poste, révèle Fundweb.Ces changements interviennent alors que la société a récemment enregistré plusieurs départs au sein de cette équipe actions britanniques. De fait, William Deer et Mitchell Fraser-Jones, anciennement directeur des produits actions, ont quitté l’entreprise en novembre dernier. En parallèle, Frederick Bouverat, un ancien collaborateur de Numis Securities, a été recruté en tant qu’analyste en charge des actions britanniques.
Syz & Co Asset Management a lancé ses fonds Oyster sur la plate-forme Raymond James Investment Services, rapporte Fund Web. Il s’agit pour la banque suisse du premier partenariat avec une plate-forme de distribution britannique pour sa gamme de 15 compartiments. Cela fait suite au recrutement d’une équipe commerciale pour le Royaume-Uni et du lancement de plusieurs fonds dédiés aux investisseurs locaux.
Banque de Luxembourg Investments (BLI) vient de lancer un fonds obligataire centré sur les marchés émergents qui investira à la fois dans la dette souveraine et la dette d’entreprise, rapporte Citywire Global. Baptisé BL Emerging Markets Debt Fund, ce nouveau véhicule doit être lancé aujourd’hui, 28 mars, et sera géré par Jean-Philippe Donge. Le fonds sera libellé en euros et il investira principalement dans des obligations à devises fortes ainsi que dans des dettes en monnaie locale. Si ce produit investira en priorité sur l’Asie et l’Amérique latine, il aura également une exposition aux obligations de l’Europe de l’Est. Selon Citywire, Jean-Philippe Donge gère déjà deux autres fonds pour BLI, à savoir les fonds BL Bond Euro et le BL Global Bond.
La banque Pictet a indiqué le 27 mars l’ouverture d’un bureau à Munich. Une expansion liée au développement de la banque en Allemagne du Sud."L’ouverture d’un bureau à Munich est pour nous une décision logique, après le développement très satisfaisant ces dernières années de nos relations avec la clientèle à Munich et dans le sud de l’Allemagne», indique Marc Pictet, associé de la banque genevoise.Le nouveau site est juridiquement un bureau de la succursale de la banque, basée à Francfort. Cette dernière est elle-même chapeautée par Pictet & Cie (Europe), la maison mère responsable de toutes les activités bancaires du groupe Pictet en Europe, dont le siège est au Luxembourg.
La banque J. Safra Sarasin a nommé Karsten Junius au poste de chef économiste, à partir du 1er avril 2014. Il reprend la direction de la division «Economic Research», selon un communiqué publié le 27 mars.Karsten Junius était auparavant «Principal Economist» au Fonds monétaire international (FMI). Il succède à Jan A. Poser, qui se consacrera désormais entièrement à son poste de directeur «Asset Management» de la banque bâloise.
Lyxor Asset Management a annoncé jeudi 27 mars la nomination d’Alexandre Werno en tant que directeur général adjoint de Fortune SG Fund Management Co., Ltd. Basé à Shanghai, le nouveau promu sera spécifiquement en charge de la supervision de la vente aux institutionnels et des mandats, à la fois pour le marché chinois et international et de la gestion des risques. Auparavant, Alexandre Werno était «senior adviser» auprès du «General Manager» de Fortune SG depuis Mai 2013.Co-entreprise créée en 2003, associant Fortune Investment (Groupe Baosteel) et Lyxor Asset Management, Fortune SG est présente dans les domaines de la gestion alternative et de la gestion quantitative. «Au cours de l’année 2014, Fortune SG va diversifier et élargir son offre, notamment sur de nouveaux fonds actions sectoriels ainsi que des solutions indicielles», indique un communiqué. Fortune SG va également proposer à ses clients des solutions transfrontalières innovantes et des stratégies de gestion alternative à la fois sur les fonds de hedge funds et les comptes gérés alternatifs.
Les actifs des fonds souverains ont connu un véritable décollage en 2013, enregistrant une progression de 17 % pour dépasser le seuil des 6.000 milliards de dollars (6.106 milliards), selon les estimations du Sovereign Wealth Fund Institute dévoilées par Les Echos. Dans le détail, ces fonds souverains ont gagné près de 1.000 milliards de dollars en un an alors qu’il leur avait fallu quatre ans pour passer de 4.000 à 5.000 milliards de dollars.La forte hausse de leurs encours s’explique par trois facteurs : la progression des marchés boursiers, les rentrées d’argent frais et, enfin, la multiplication du nombre de fonds souverains. En 2013, les investissements directs et prises de participation stratégiques des fonds souverains ont atteint le niveau record de 175 milliards de dollars en 2013, selon les données du Sovereign Wealth Fund Institute, bien loin donc des 65 milliards de 2012 ou même des 106 de 2009. Les fonds ont été particulièrement actifs dans leurs secteurs de prédilection – immobilier, finance, infrastructures – mais leur orientation géographique est de plus en plus large et ne concerne plus seulement les marchés développés.Enfin, le quotidien économique observe que la plupart des fonds souverains ont renoué avec des performances à deux chiffres, citant l’exemple du fonds souverain norvégien qui, en 2013 a enregistré le deuxième meilleur rendement de son histoire (16 %).
Le fonds russe Russia Direct Investment Fund, qui a été créé par Vladimir Poutine il y a trois ans, a levé des capitaux auprès des fonds souverains chinois et du Moyen-Orient, alors que les investisseurs américains et européens se détournent du pays, rapporte le Financial Times. Le fonds de 10 milliards de dollars conduit l’acquisition d’une participation de 200 millions de dollars dans Sodrugestvo, aux côtés de fonds souverains, dont China Investment Corp.
Karel De Gucht, le commissaire européen au Commerce, a lancé hier une consultation sur la protection des investisseurs dans le cadre du TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership), l’accord de libre-échange qui est en cours de négociation entre l’Union européenne et les Etats-Unis. La consultation porte plus spécifiquement sur le règlement des litiges opposant des investisseurs à un Etat devant les tribunaux d’arbitrage internationaux.
En troisième estimation, le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a progressé de 2,6% en rythme annualisé sur les trois derniers mois de 2013, montrent les statistiques publiées hier par le département du Commerce. La croissance avait été estimée le mois dernier à 2,4%. Cette révision à la hausse reflète notamment des dépenses de consommation plus importantes qu’estimé initialement.
Le Conseil constitutionnel a censuré hier une partie essentielle de l’article 1 de la loi visant à reconquérir l'économie réelle, dite aussi «loi Florange». L’article ouvrait notamment la voie à des pénalités pour les entreprises fermant un site rentable. Le Conseil explique que les dispositions sur le refus de cession d’un établissement en cas d’offre de reprise et la sanction de ce refus sont «contraires à la liberté d’entreprendre et au droit de propriété». Il censure aussi les dispositions prévoyant une pénalité en cas de non-respect de l’obligation de recherche d’un repreneur. Le Medef, qui juge ces dispositions «inapplicables et dangereuses», a salué la «décision réaliste» du Conseil. Les Sages ont par ailleurs jugé conformes à la Constitution les dispositions contestées de l’article 8 (information du comité d’entreprise en cas d’offre publique d’acquisition) et de l’article 9 (modalités de distribution d’actions gratuites).
Parallèlement au soutien approuvé par le FMI (lire page 4), le Sénat américain et la Chambre des Représentants ont adopté hier à une large majorité des propositions de loi visant à fournir une aide à l’Ukraine et à autoriser des sanctions supplémentaires à l’encontre d’intérêts russes.
La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie sur des réductions fiscales accordées en France aux grands consommateurs d'énergie, qu’elle juge a priori contraires aux règles de concurrence de l’Union européenne. L’exécutif européen a toutefois validé le nouvel arrêté sur le tarif de rachat dans le secteur de l'éolien.
Selon Bloomberg, la Grèce pourrait recevoir dès la semaine prochaine un engagement des autorités de la zone euro sur le versement d’une tranche d’aide de 8,3 milliards d’euros. Le pays devra faire face en mai au remboursement de 12,5 milliards d’euros de dette gouvernementale, incluant du papier à court terme.
Bruxelles remet à plus tard la réforme de la solvabilité des fonds de pension. La révision de la directive IORP lâche du lest sur les règles d’investissement.
La révision de la directive IORP lâche du lest sur les règles d’investissement mais entend en revanche resserrer la gouvernance et le contrôle des risques
En troisième estimation, le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a progressé de 2,6% en rythme annualisé sur les trois derniers mois de 2013, montrent les statistiques publiées jeudi par le département du Commerce. La croissance avait été estimée le mois dernier à 2,4%. Cette révision à la hausse reflète notamment des dépenses de consommation plus importantes qu’estimé initialement.
Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi une partie essentielle de l’article 1 de la loi visant à reconquérir l'économie réelle, dite aussi «loi Florange». L’article ouvrait notamment la voie à des pénalités pour les entreprises fermant un site rentable. Le Conseil explique dans un communiqué que les dispositions sur le refus de cession d’un établissement en cas d’offre de reprise et la sanction de ce refus sont «contraires à la liberté d’entreprendre et au droit de propriété». Il censure aussi les dispositions prévoyant une pénalité en cas de non respect de l’obligation de recherche d’un repreneur. Le Conseil constitutionnel a par ailleurs jugé conformes à la Constitution les dispositions contestées de l’article 8 (information du comité d’entreprise en cas d’offre publique d’acquisition) et de l’article 9 (modalités de distribution d’actions gratuites).