Intesa Sanpaolo envisage de faire une offre d’acquisition sur Coutts, la filiale de gestion de fortune de Royal Bank of Scotland, selon les informations du Financial Times. L’activité internationale de Coutts a été récemment mise en vente par le groupe britannique, mais Intesa tente de convaincre ce dernier de lui vendre l’intégralité de la société, y compris l’activité britannique qui compte la Reine d’Angleterre parmi ses clients. Parmi les autres banques ayant manifesté leur intérêt pour Coutts figurent Julius Baer et EFG. UBS, Credit Suisse, DBS et BTG Pactual envisageraient aussi de faire une offre. Dans une interview au FT, le directeur général d’Intesa Sanpaolo, Carlo Messina, a indiqué que les sociétés de gestion, les assureurs et les banques privées étaient tous dans sa ligne de mire, le développement au Royaume-Uni étant une priorité.
Le groupe d’assurances britannique Aviva a annoncé le 21 novembre après la clôture de la Bourse de Londres son intention de racheter son homologue Friends Life pour l'équivalent de près de 7 milliards d’euros, afin d’exploiter au mieux les changements à l’oeuvre sur le marché des pensions de retraite. Pour mettre fin aux spéculations, Aviva souligne dans un communiqué que les conseils d’administration des deux groupes se sont mis d’accord sur les principaux termes financiers d’un possible rapprochement. Aviva a maintenant jusqu’au 19 décembre pour déposer une offre formelle, ou pour renoncer à cette opération, qui sera quoi qu’il arrive soumise à l’approbation des actionnaires de Friends Life et à celle des autorités de régulation. Le groupe a précisé que l’ensemble fusionné compterait 16 millions de clients rien qu’au Royaume-Uni où il deviendrait «le leader dans le domaine de l’assurance, de l'épargne et de la gestion d’actifs en terme de nombre de clients». Friends Life compte quelque 5 millions de clients, essentiellement britanniques, alors qu’Aviva, beaucoup plus international, totalise lui 31 millions de clients dans une quinzaine de pays du monde. Aviva souligne que l’ensemble fusionné sera «mieux placé pour tirer profit de l'évolution du marché britannique de l’assurance-vie, avec une plus grande capacité d’investissement et d’innovation». Plus précisément, Aviva sera en mesure de tirer parti de la nouvelle donne sur le marché des pensions liée aux réformes présentées cette année qui pourraient favoriser une réorientation de l'épargne. Entre outre, l’intégration des actifs gérés par Friends Life va permettre à Aviva de doubler son portefeuille de pensions d’entreprise.Selon les termes évoqués par les deux groupes, Aviva proposerait aux actionnaires de Friends Life 0,74 titre Aviva pour chaque titre Friends en leur possession. Sur cette base, l’action Friends Life vaudrait 398,9 pence, soit 15% de plus que son cours de clôture vendredi, ce qui valoriserait le groupe acquis à hauteur de quelque 5,5 milliards de livres, soit près de 7 milliards d’euros.
Investec cherche à acquérir davantage de sociétés internationales de gestion de fortune, rapporte Financial News. Stephen Koseff, directeur général du groupe, a déclaré jeudi aux analystes qu’il continuerait à chercher des opportunités sur le front international afin de muscler sa gestion de fortune.
Standard Life Investments a recruté deux professionnels de l’investissement dans son équipe Global Strategy, renforçant son pôle multi-classes d’actifs. Il s’agit de Chris Faulkner-MacDonagh, qui rejoint la société de gestion écossaise en tant que stratégiste marchés, et d’Alex Wolf, nommé économiste marchés émergents. Le premier vient de Ziff Brothers Investments, où il était économiste senior. Le second travaillait au sein du département d’Etat américain comme diplomate américain à Pékin et Taipei.Chris Faulkner-MacDonagh sera chargé d’analyser les principaux moteurs de croissance sur l’ensemble des classes d’actifs. Alex Wolf étudiera quant à lui les principaux marchés émergents. Les deux personnalités contribueront à façonner l’avis officiel de la maison et apporteront leurs idées à l’ensemble de la société. L’équipe multi-asset et macro se compose désormais de 49 personnes.
Le gestionnaire danois Sparinvest a confirmé des informations de Das Investment selon lesquelles Klaus Blaabjerg, responsable de la gestion obligataire et gérant principal du fonds Sparinvest High Yield Value Bonds, allait quitter la société. Il part avec trois personnes de son équipe qui en compte six au total. Leur départs respectifs sont prévus entre fin novembre et décembre, précise le quotidien. Klaus Blaabjerg sera remplacé en interne par Lars Purlund. Plusieurs recrutements au sein de l'équipe obligataires sont également prévus, a indiqué une porte parole de Sparinvest. En attendant, Thomas Bjørn Jensen, parti gérer d’autres produits au sein du groupe, revient travailler au sein de l'équipe obligataire.
La société de gestion FMG, spécialiste des marchés émergents et frontières, lance le fonds Mekong, investi au Cambodge, au Laos, en Birmanie, en Thaïlande et au Vietnam. La société souligne que cette région, qui rassemble plus de 300 millions d’habitants, compte une classe moyenne de consommateurs de plus en plus nombreuse. La croissance de son PIB est en moyenne de 7 %. Le portefeuille, qui était investi à 57 % en octobre, fait la part belle à la Birmanie (18 %), devant la Thaïlande (15 %) et le Cambodge (11 %). Il sera entièrement investi à un horizon de 6 mois.La gestion du fonds, de droit luxembourgeois, est confiée à Siam Knight Fund Management.
Les actifs des fonds de placement suisses recensés dans les statistiques compilées par Swiss Fund Data SA et Morningstar ont atteint en octobre 841 milliards de francs suisses, en hausse de presque 7 milliards de francs ou 0,8% par rapport au mois précédent. La collecte s’est établie le mois dernier à un niveau très modeste de 368,7 millions de francs. Les fonds obligataires ont attiré près de 460 millions de francs mais les placement alternatifs ont subi une décollecte de près de 300 millions de francs, précise un communiqué de la SFAMA.
Le groupe Mercer a annoncé le 21 novembre l’acquisition de la société de conseil suisse SCM Strategic Capital Management AG. Cette opération, encore soumise aux feux des autorités de tutelle, va permettre à Mercer de renforcer son expertise dans le domaine de la gestion alternative, un secteur de plus en plus pris en compte par les investisseurs institutionnels. Les actifs administrés par Mercer s'élevaient à fin septembre à 108 milliards de dollars, dont 13 milliards d’actifs alternatifs.
Les sanctions imposées par les Occidentaux à la Russie en raison de sa politique ukrainienne lui coûtent 40 milliards de dollars par an, a déclaré lundi le ministre russe des Finances, Anton Silouanov. A titre de comparaison, a-t-il ajouté, la chute des cours mondiaux du pétrole est responsable pour sa part d’un manque à gagner compris entre 90 et 100 milliards de dollars pour l'économie russe. Les banques russes pourraient par ailleurs voir leur bénéfice reculer de 10% en 2014 comparé à l’année dernière, a déclaré lundi en conférence de presse Alexei Simanovsky, premier vice-président de la banque centrale russe.
Alors qu’il doit prendre sa retraite en mars prochain, le président de la Fed de Dallas Richard Fisher se départit quelque peu de son attitude de «faucon» dans un entretien au quotidien britannique. Connu pour être un partisan acharné du combat contre l’inflation, il ne craint actuellement pas de risques inflationnistes à court terme et ne juge donc pas utile un relèvement prononcé des taux directeurs. Il considère même que le passage de l’inflation au-dessus de l’objectif annoncé de 2% «ne serait pas dérangeant, à condition que les anticipations ne soient pas modifiées». Il espère être remplacé par un praticien du monde bancaire plutôt que par un économiste.
Selon le South China Morning Post qui se réfère à des sources au sein du Ministère du logement, le gouvernement central va autoriser les provinces et les municipalités locales à acheter ou à louer des appartements. L’objectif est de lever les contraintes qui empêchent actuellement une grande partie de la population de se loger à des conditions abordables.
Jean-Claude Juncker annoncera mercredi la création d’une «structure incorporée à la Banque européenne d’investissement (BEI)», a appris L’Agefi de source européenne. Cette structure de base, qui ne disposera pas de capital propre, sera «ouverte aux Etats membres et aux opérateurs privés», ajoute cette source. Elle ne sera pas consolidée dans le bilan de la BEI, ce qui lui permettra ainsi de protéger sa notation de crédit. Dotée de 20 milliards d’euros, cette structure ad-hoc pourra porter les risques de la BEI elle-même ou ceux d’autres bailleurs publics ou privés européens, dans le cadre du plan de 300 milliards d’euros annoncé en juillet par le président de la Commission européenne. Ce plan doit contribuer à relancer la croissance économique dans la région par le biais d’investissements dans de grands projets d’infrastructures et à éponger l’excès de liquidité résultant de la politique non conventionnelle de la BCE.
Le ministre des Finances australien Mathias Cormann a déclaré hier que le succès de la mise en Bourse de Medibank, premier assureur-santé en Australie, a permis au gouvernement de lever 4,9 milliards de dollars (4 milliards d’euros), ce qui en fait la plus importante privatisation du pays depuis celle de l’opérateur télécoms Telstra en 1997.
La Commission européenne va donner son feu vert au budget 2015 de l’Italie et réexaminera en mars prochain si Rome a mené des réformes structurelles pour relancer son économie, rapportent dimanche les principaux médias italiens en se référant à des sources européennes anonymes. Samedi, le secrétaire d’Etat italien chargé des Affaires européennes, Sandro Gozi, s’est dit confiant dans le fait que Rome allait recevoir le feu vert de Bruxelles «sans avoir à faire d’ajustements supplémentaires».
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable au titre du mois d’octobre 2014 a été négative de 3,81 milliards d’euros pour l’ensemble des réseaux distributeurs. Il s’agit de l’une des plus fortes décollectes mensuelles sur l'épargne réglementée, après des retraits nets de 3,16 milliards en septembre. Sur les dix premiers mois de l’année, la collecte s’élève en cumulé à - 4,60 milliards d’euros, une première depuis de nombreuses années. L’encours total sur les deux produits est ainsi ramené à 362,6 milliards d’euros à fin octobre.
La banque allemande travaille au lancement d’une société de gestion d’actifs 100% internet, destinée aux clients qui ne recherchent pas les services de conseil du groupe et sont capables de définir seuls leurs objectifs financiers. Le projet doit être présenté en janvier au comité de direction du groupe, a indiqué à Manager Magazin le responsable des activités numériques au sein de la filiale Deutsche Asset & Wealth Management, Baki Irmak.
Rothschild HDF Investment Solutions est née en 2012 du mariage entre HDF Finance et le pôle multigestion de Rothschild & Cie. Ce rapprochement a permis à la société de David de Rothschild d’approfondir son expertise en sélection de fonds alternatifs dans une période de consolidation des sociétés de gestion d’actifs.
« J'aime analyser l'information qui évolue en permanence, m'en servir pour imaginer ce que pourrait être l'avenir au niveau financier et agir en conséquence », se définit Marc Terras, CIO de Rothschild HDF Investment Solutions. C'est donc tout naturellement qu'il intègre en 1992 le Magistère Banque-Finance de l'université Panthéon-Assas et obtient un DESS en techniques financières et boursières. Nous noterons qu’à l’époque son goût pour l'actualité l'aura d'ailleurs effectivement mené à effectuer un stage au “Journal des finances” pour lequel il couvrit les assemblées générales des sociétés du Cac 40.
Comme indiqué récemment, les entités de la galaxie Mulliez (Auchan, Adeo, Boulanger, Decathlon …) ont procédé à une mise en concurrence pour transformer 3 OPCVM monétaires existants en un OPCVM obligataires. Le mandat a pour objet de gérer 70 millions d’euros dans le cadre de l'épargne salariale du groupe, qui représente 25% des encours. Les 75% restants sont investis en actions des sociétés du groupe. Sur cette opération, le groupe Mulliez a travaillé avec le consultant Intersélection Actuariat Adviser. Les 3 gérants étaient Groupama AM, Amundi et Quilvest Gestion. Celui qui a été retenu étant Quilvest Gestion. Les 3 fonds monétaires actuels gèrent en tout 250 millions d’euros. Ecofi gère aussi un fonds obligataire de 150 millions d’euros.
« Les études qui démontrent que la gestion passive surperforme la gestion active sont souvent biaisées car elles incluent tous les gérants dit « actifs » alors qu’une bonne partie d’entre eux sont quasi indiciels, a nuancé à Option Finance Philippe Gaboriau, directeur général du Fonds de dotation du musée du Louvre. Notre réel univers de sélection est constitué de seulement 10% des fonds disponibles sur le marché. Nous allons continuer à utiliser la gestion passive même s’il a été décidé d’en réduire progressivement le poids dans les portefeuilles. » Le fonds de dotation du Louvre conserve aujourd’hui 40% de son allocation à travers des fonds indiciels, mais, à terme, la gestion passive pourrait prendre vers 20% de ses encours. « Ce choix s’explique d’abord par mon expérience de multigérant qui me pousse à croire que la gestion active lorsqu’elle est bien sélectionnée offre une surperformance par rapport aux indices de référence, poursuit-il. Par ailleurs, en choisissant quasi exclusivement de la gestion indicielle, la performance du portefeuille financier va uniquement dépendre de notre allocation d’actifs. »
La Macif s’intéresse à la dette infrastructures. Olivier Arlès à la rédaction d’Instit Invest : «Investir dans les infrastructures sous forme de prêt revêt un caractère relativement peu risqué avec un rendement intéressant, même si cette classe d’actifs connaît une certaine illiquidité. Il faut de plus être prêt à ne récupérer les fonds qu’à l’horizon d’une dizaine d’années. Ce type de placement convient à la MACIF, qui possède des passifs de long terme.» Notons que la Macif réalise déjà des investissements en capital dans les infrastructures, par l’intermédiaire d’OFI InfraVia. Cette structure a monté des fonds de plusieurs centaines de millions d’euros pour lesquels la MACIF était le principal sponsor.