Les produits nets des placements financiers s'élèvent à 290 millions d’euros en 2010. Les résultats de la gestion financière ont permis de consolider la solidité financière en abondant les fonds propres de plus de 29 millions d’euros. Le taux de couverture de la marge de solvabilité est de 216 % hors prise en compte des plus values latentes de 449 % après leur prise en compte. « Au cours de cette année 2010, les investissements se sont portés essentiellement sur des actifs obligataires pour 909 millions d’euros dont 485 sur les émetteurs privés afin de profiter des opportunités du marché du crédit tout en restant sélectif sur la qualité des signatures. Ces achats ont permis notamment de compenser les arrivées à échéances et de réorienter légèrement l’allocation d’actifs vers les actifs obligataires. Au global, la poche obligataire passe de 74,3 % fin 2009 à 76,01 % en valeur d’actif net au 31 décembre 2010. Sur l’année 2010, les investissements nets en actions et obligations convertibles représentent 64,4 millions d’euros. Quelques prises de bénéfices et arbitrages ont été réalisées sur la classe actions dégageant 20,72 millions d’euros de plus-values nettes. » annonce Robert Gravil, directeur du patrimoine.
L’inflation en zone euro a atteint son plus haut niveau depuis octobre 2008 à 2,2% en décembre. Elle s’élève à 1,9% en Allemagne, 2% en Italie et 2,9% en Espagne. Ses composantes ne seront connues que le 14 janvier, mais les économistes expliquent cette poussée par la flambée des matières premières: le prix du baril de pétrole exprimé en euros a par exemple progressé de 9,8% sur un mois en décembre. «La tendance à la hausse pourrait perdurer dans les prochains mois, mais avec la disparition des effets de base liés au prix du pétrole, le taux devrait ensuite décélérer, en ligne avec l’inflation sous-jacente», qui n’était que de 1,1% en novembre, rappelle Cédric Thellier, chez Natixis. Chômage et austérité ont plutôt des effets déflationnistes dans certains pays. «Les anticipations d’inflation demeurent toujours modérées et en ligne avec l’objectif de stabilité des prix fixé par la BCE (taux d’inflation proche mais en deçà de 2%)», ajoutent les économistes de BNP Paribas.
Natixis s'attend à ce que les RMBS anglais et hollandais se placent correctement en cette année qui s'annonce encore compliquée pour les autres émissions
L’inflation s’est révélée plus élevée que prévu dans la zone euro en décembre, dépassant pour la première fois en deux ans l’objectif de la Banque centrale européenne. L’inflation annuelle dans les 16 pays qui utilisaient alors la monnaie unique - l’Estonie les a rejoints le 1er janvier - ressort à 2,2% en première estimation, contre 1,9% en novembre, selon les chiffres publiés mardi par Eurostat.
Le nombre de chômeurs a augmenté en Allemagne au mois de décembre, pour la première fois depuis un an et demi, le froid intense ayant privé d’emploi un grand nombre d’ouvriers du BTP. Le pays comptait en décembre 3.000 chômeurs de plus qu’en novembre, en données corrigées des variations saisonnières, pour un total de 3,152 millions. Le taux de chômage ressort stable, à 7,5% de la population active.
La Banque centrale du Chili va acheter 12 milliards de dollars en 2011 pour mieux défendre ses exportations. L’intervention doit porter les réserves de change du Chili à hauteur de 17% du PIB.
Le cabinet allemand de conseil en investissements durables versiko a annoncé que sa filiale luxembourgeoise de gestion de fonds, ökoworld Lux, a recruté le 1er novembre Tobias Geyer comme analyste des marchés financiers spécialiste des marchés émergents. Il rejoint l'équipe formée par les gérants de portefeuille Alexander Funk et Felix Schnella, après avoir été analyste buy side spécialiste des marchés émergents chez Deka Investment et Cominvest Asset Management.Les compétences du nouvel arrivant seront mises à contribution pour les fonds ökovision Classic, ökovision Europe, ökovision Grant 20, ökoworld Klima et ökoworld Water for Life.Tobias Geyer est subordonné directement à Alfred Platow, président et fondateur d'ökoworld Lux.
Le Handelsblatt consacre un portrait à Wolfgang Matis, qui devient non seulement patron de DWS pour l’Allemagne mais pour le monde entier, soit un encours de 274 milliards d’euros.Le nouvel homme fort est inconnu du grand public, mais les spécialistes lui ont fait une réputation de professionnel qui connaît à fond le marché des capitaux.Avec les nouveaux pouvoirs dont il est doté, Wolfgang Matis pourra pousser l’expansion de DWS à l’international, puisqu’en Allemagne où le marché est déjà réparti, le numéro un ne peut que perdre du terrain face à des gestionnaires des caisses d'épargne et des banques populaires qui disposent de réseaux imposants.Son atout est aussi d'être un banquier d’investissement, alors que la Deutsche Bank entend rapprocher ses gérants de portefeuille de la banque d’investissement puisqu’ils utilisent de plus en plus de dérivés qu’on ne trouve que chez cette dernière.
Le 23 décembre, UBS Gestión a lancé le fonds de droit espagnol Global Value Selection (ES0142338005), un produit obligataire sans indice de référence qui a été enregistré auprès de la CNMV le 30 décembre. Le fonds pourra être investi jusqu'à 100 % en fonds d’investissement. La commission de gestion se situe à 0,9 % et celle de performance à 9 %. Le conseiller du fonds est GBS Finanzas Investcapital.
Le 30 décembre, la CNMV a accordé son agrément de commercialisation en Espagne au fonds britannique M&G European Inflation Linked Corporate Bond Fund, un produit focalisé sur les obligations européennes indexées sur l’inflation. Ce produit sera commercialisé par Allfunds Bank. Caractéristiques Classe A EUR : GB00B3VQKJ62 Classe C EUR : GB00B41DM324
La banque d’investissement de J.P. Morgan Chase a fait enregistrer par le CNMV le fonds de convertibles et de performance absolue JP Morgan Mansart Investments CQS Convertible Alpha, qui a obtenu il y a neuf mois l’agrément du régulateur irlandais (lire notre article du 2 avril 2010).Ce fonds à liquidité hebdomadaire est conforme à la directive OPCVM III et son encours se situe aux alentours de 125 millions d’euros.
Selon le recensement effectué par Funds People quinze gestionnaires étrangers ont pris pied en 2010 sur le marché espagnol. Il s’agit d’ACPI IM, Alken Funds, Andbanc, Banque de Luxembourg, Brandes IP, Belgrave Capital Management, Fundlogic Global Solutions, Gamex Management, Harewood AM, IT Asset Management, Iveagh, Marshall Wace, Muzinich, Reyl, et SEB Asset Management.A cela s’ajoutent deux gestionnaires espagnols qui ont fait enregistrer en Espagne des fonds luxembourgeois : Auriga et Securities et A&G (groupe EFG).Enfin cinq nouvelles sociétés de gestion «locales» se sont installées : Amistra, Fineco Patrimonios (BBK), Lombard Odier, Merrill Lynch Wealth Management et Nmas1 AM.
D’après Funds People, Renta 4 vient de lancer sur le marché espagnol le hedge fund SwingTrading KA’U Value géré par KA’U Gestión de Activos. L'équipe de gestion vise une performance supérieure de 1.000 points de base à l’euribor 12 mois et une volatilité comprise entre 6 et 9 %. Pour cela, le fonds spécialiste des actions investira en CFD sur 5 à 30 valeurs sous-jacentes faisant partie des indices Dax 30, Euro Stoxx 50 et/ou Ibex 35. Il pourra également investir une partie de son encours en fonds d’investissement, notamment des produits de style value. Caractéristiques :Frais de gestion : 1,5 %/an Commission de surperformance : 10 %.Souscription minimale : 50.000 euros.
Durant les deux ans à fin novembre, le nombre de fonds espagnols est tombé à 2.473 contre 2.941, accusant ainsi une contraction de 15,91 %, rapporte la CNMV.Le processus s’est toutefois ralenti en 2010, avec une diminution de 4,6 % sur les onze premiers mois de l’année, contre 11,8 % entre fin novembre 2008 et fin décembre 2009.Pour l’essentiel, la rationalisation des gammes s’est effectuée au travers de fusions entre produits similaires. Cependant, le nombre de fonds obligataires à moyen terme n’a diminué que de 2 % en deux ans, à 283. La plus forte chute est accusée avec 50,3 % à 251 unités par les fonds «globaux».
En 2010 à nouveau, les fonds d’investissement ont été sacrifiés par les banques et les caisses d'épargne espagnoles, qui ont concentré leurs efforts commerciaux sur la captation de dépôts, au détriment même des sociétés de gestion qu’elles possèdent. C’est ce que l’on appelle la «guerre du passif"Lundi, Ahorro Corporación (caisses d'épargne) et l’association Inverco des sociétés de gestion espagnoles ont annoncé toutes deux que l’encours a diminué l’an dernier de 14,7 %, à 145,2 milliards d’euros selon la première et à 138,64 milliards selon la seconde. Cela est relativement cohérent avec les 15,35 % de baisse à 144,54 milliards d’euros annoncés par VDOS Stochastics au 24 décembre (lire notre dépêche du 3 janvier).Ahorro Corporación précise que, depuis 2007, leur niveau le plus élevé (250 milliards d’euros), les actifs sous gestion ont chuté de presque 42 %, tandis qu’Inverco estime la contraction à 115 milliards d’euros depuis fin 2006.
Ancien co-CEO d’Allianz Global Investors Deutschland de début 2007 à septembre 2009 (avec Thomas Wiesemann), poste auquel il a été remplacé par James Dilworth (ex-Morgan Stanley, lire notre article du 28 septembre 2009), Horst Eich, qui a été depuis lors CEO d’Allianz Global Investors Product Solutions tout en étant co-CEO d’Allianz Global Investors (AGI), a démissionné de ses fonctions et quitté le groupe à la fin de 2010, «en parfaite entente avec les dirigeants d’Allianz».AGI affiche un encours mondial de 1.425 milliards d’euros, dont 400 milliards en Europe ; en Allemagne, elle gère 358 milliards d’euros.
Le gestionnaire hambourgeois Hansainvest, filiale de l’assureur Signal-Iduna, a lancé le 30 décembre 2010 le fonds coordonné de droit allemand Hansawerte qui se spécialisera sur les métaux précieux. Son benchmark est composé à 50 % du prix de l’or, à 30 % de celui de l’argent et à 10 % respectivement de ceux du platine et du palladium. Il s’agit d’un produit en dollars à gestion active qui utilise des ETC, des dérivés et des indices et qui s’adresse particulièrement aux investisseurs institutionnels, même si la souscription minimale est fixée à 50 euros, ce qui l’ouvre également aux particuliers. Le gérant est Nico Baumbach.CaractéristiquesDénomination : HansawerteCode Isin : DE000A0RHG59Droit d’entrée : 5 %Commission de gestion annuelle : 0,75 %
Avec l’aide du luxembourgeois Axxion, le gestionnaire de fortune Catus de Nuremberg a complété le 22 novembre sa gamme de fonds profilés Infinus (Relaxed, Balanced et Dynamic, voir notre article du 4 septembre 2009) d’un produit patrimonial de développement durable, le Infinus - ecoConsort Fund.Ce produit a obtenu fin 2010 l’agrément de commercialisation en Allemagne de la part de la BaFin. Il est géré par Manfred Wiegel et Ernst Rudolf. Ce fonds sans indice de référence peut augmenter en cas de besoin sa poche de numéraire au détriment des actions. Un budget de risque permet de définir d’avance la perte maximale tolérable, l’objectif étant toutefois de générer une performance stable sur longue période et d'éviter les fortes fluctuations habituelles des fonds de développement durable qui peuvent résulter d’une spécialisation trop poussée.Caractéristiques :Dénomination : Infinus - ecoConsort FundCode Isin : LU0548331643Monnaie de référence : euroDroit d’entrée : 5 % maximumCommission de gestion : jusqu'à 1,90 %Souscription minimale : 500 euros
Du fait de crashes à répétition, les gestionnaires d’actifs allemands sont confrontés à une désaffection des particuliers pour les fonds d’investissement, et l’encours est retombé en 2010 à son niveau de 2006, constate Klaus Kaldemorgen dans une interview à la Börsen-Zeitung.L’ex-patron de DWS (jusqu'à fin décembre), qui se concentre désormais sur la gestion de fonds d’actions, indique que, dès lors, la filiale de la Deutsche Bank mise à présent sur des produits assortis de commissions plus élevées, comme des fonds multi classes d’actifs.D’autre part, DWS va désormais obliger ses gérants de fonds à investir personnellement dans les produits qui leur sont confiés, pour une plus forte motivation.
Selon Carlo Gentili, administrateur délégué de Nextam Partners, il n’y a aucune place pour les petites sociétés de gestion indépendantes au sein d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion, rapporte Plus 24. «Assogestioni devrait être une association technique qui nous aide sur les aspects les plus complexes. Elle devrait nous fournir assistance et conseil de façon à standardiser les pratiques et les usages au sein du secteur. Tout cela manque», a-t-il déclaré.
Selon les professionnels de la gestion interrogés par Plus 24, dans un futur proche, l’épargne des Italiens sera entièrement aux mains d’étrangers. Rien ne semble pouvoir aller contre cette tendance. «En août 2008, la Banque d’Italie avait réuni les experts du secteur autour d’une table. A cette occasion, une liste de choses à faire avait été dressée», rappelle Alberto Albertini, administrateur délégué de Banca Albertini Syz. «Depuis, je crois que l’on a réalisé seulement 5 % de ce qui avait été décidé». Il faut dire que le système bancaire ne semble pas motivé à aider le secteur de la gestion d’actifs. Pour Manuela D’Onofrio, directeur des investissements de la banque privée d’UniCredit : «le secteur de la gestion d’actifs a toujours été considéré comme un appendice à l’égard duquel les banques italiennes n’ont jamais eu de vision stratégique et ont toujours eu une attitude opportuniste».
L’Agefi rapporte qu’à l’issue de quelques semaines de négociations, les directeurs indépendants du fonds immobilier australien coté ING Industrial Fund (IIF) ont approuvé l’offre de reprise formulée par un consortium d’investisseurs internationaux, dirigé par l’australien Goodman Group, émanation de Macquarie Bank.L’opération porte sur un portefeuille d’actifs logistiques évalué à 2,5 milliards de dollars australiens (1,9 milliard d’euros), dont une reprise de dette de 1,1 milliard par le consortium. Goodman Group détiendra une participation minoritaire de 19,9% du nouvel ensemble, appelé à devenir un fonds privé sous la dénomination de Goodman Trust Australia (GTA), précise le quotidien.