Le cours du Brent a pris plus de 10% depuis fin décembre sur fond de tensions géopolitiques. Si elle se prolongeait, la hausse pourrait nuire à la croissance.
L’indice des indicateurs avancés, qui préfigure de l'évolution de l’activité économique aux Etats-Unis dans les mois à venir, est ressorti en janvier à un plus haut de trois ans et demi, a annoncé le Conference Board. L’indice a progressé de 0,4% pour s’inscrire à 94,9, un plus haut niveau depuis juillet 2008 après avoir grimpé de 0,5% en décembre (révisé de 0,4%). C’est son quatrième mois consécutif de hausse.
Le Premier ministre du Portugal, Pedro Passos Coelho, a annoncé qu’il excluait de demander une nouvelle assistance financière internationale ou une extension du plan de sauvetage en cours de 78 milliards d’euros. Soulignant que son gouvernement tiendrait ses objectifs en matière de réduction des déficits budgétaires et de réformes économiques, il a lancé à la tribune du parlement: «Notre gouvernement ne demandera pas davantage d’argent ni davantage de temps.»
Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a annoncé vendredi la mise en place de sa facilité de protection des dettes souveraines. Créée sous forme de société anonyme à Luxembourg et baptisée ESBPF, il s’agit de l’une des deux options discutée fin 2011 pour faire levier sur les ressources du FESF. Elle permettra, à la demande d’un Etat, d'émettre un certificat de protection à chaque émission de dette souveraine, qui garantira 20% à 30% du nominal de l’emprunt souverain. Il faut donc encore qu’un pays membre fasse cette demande pour activer la facilité. L’autre option discutée en 2011, celle d’un fonds associant capitaux publics et privés et qui investirait sur les marchés primaire et secondaire de dette souveraine avec une garantie du FESF sur les premières pertes, «sera disponible dans peu de temps», indique le Fonds européen. Là aussi, elle ne pourra être activée qu'à la demande d’un Etat.
Les prix de détail ont augmenté de 0,2% aux Etats-Unis en janvier en données corrigées des variations saisonnières en raison notamment de la hausse des prix des carburants, mettant en lumière le danger que représente la progression des cours de l'énergie sur la croissance économique. Les prix de détail dans leur ensemble donnent un taux d’inflation annuel de 2,9% en janvier, comme l’anticipait le consensus, après 3% en décembre.
Les prix à la production ont augmenté de 0,6% en Allemagne en janvier, après une contraction de 0,4% en décembre. Annuellement, leur hausse est de 3,4% contre 4% en décembre, suivant les données publiées vendredi par l’Office fédéral de la statistique.
Carlyle Group veut lever 10 milliards de dollars (7,6 milliards d’euros) pour son prochain fonds d’investissement en Amérique du Nord, rapporte le magazine Fortune sur son site internet, ajoutant que la levée de fonds a déjà commencé. La dernière fois que Carlyle avait mis sur pied un fonds dédié à l’Amérique du Nord remonte à 2007. Doté de 13,7 milliards de dollars, il avait investi dans des entreprises telles que BankUnited, Booz Allen Hamilton ou encore Sequa.
La BaFin a octroyé son agrément de commercialisation en Allemagne au fonds Euro Convictions (*) d’Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) lancé le 27 décembre 2011 et géré par Olivier Huet (lire Newsmanagers du 12 janvier). Ce fonds investit dans les «meilleures idées» de quatre fonds Edram (EdR Europe Synergy, Europe Value & Yield, Selective Europe et Euro Leaders).Ce fonds a également obtenu l’autorisation de distribution en Autriche de la part de la FMA.(*) Parts C : FR0011158641 ; Parts I : FR0011171438
Le bénéfice avant impôt d’Union Investment (banques populaires allemandes) est ressorti pour 2011 à 266 millions d’euros contre 372 millions l’année précédente, 204 millions pour 2009 et 143 millions pour 2008.L’encours au 31 décembre ressortait à 170,3 milliards d’euros contre 177,4 milliards douze mois plus tôt, 166 milliards fin 2009 et 144 milliards fin 2008.L’exercice 2011 s’est soldé par des remboursements nets de 1,5 milliard d’euros contre des souscriptions nettes de 8,7 milliards pour l’année précédente. Cette évolution est imputable exclusivement aux fonds offerts au public, qui ont subi des sorties nettes de 2,09 milliards d’euros contre 250 millions pour 2011. Cela s’explique une nouvelle fois par de nouvelles sorties nettes de 2,22 milliards du fonds d’optimisation fiscale UniOpti4, qui avait déjà été sinistré par des remboursements nets de près de 6 milliards en 2010 suite à un changement de réglementation.Cela posé, les fonds obligataires ont supporté des sorties de 2,8 milliards, les fonds d’actions des rachats de 797 millions et les fonds garantis des remboursements de 442 millions. Mais les fonds monétaires ont drainé 414 millions d’euros, les fonds immobiliers offerts au public ont attiré 537 millions et les fonds diversifiés ont enregistré des souscriptions nettes de 1.214 millions.La collecte nette a été de 0,3 milliard aussi bien pour les fonds institutionnels que pour les mandats, contre des souscriptions nettes respectives de 6,2 milliards et 2,8 milliards en 2010. Cela posé, Union précise que ses entrées nettes en provenance des institutionnels ont porté sur 2,1 milliards d’euros, contre 11,32 milliards l’année précédente, 8,3 milliards en 2009 et des sorties nettes de 3,61 milliards pour 2008. Un tiers des rentrées institutionnelles est provenu de 23 nouveaux clients, dont 21 n’appartiennent pas au secteur coopératif.Par ailleurs, Union indique que son encours développement durable à fin 2011 se montait à 4,5 milliards d’euros.
Au titre de 2011, comdirect bank (groupe Commerzbank) déclare un bénéfice avant impôt record de 108,08 millions d’euros, en hausse de 33,6 % sur 2010. Le bénéfice net a gonflé pour sa part de 87,4 % à 111,76 millions d’euros suite à un remboursement fiscal de 37 millions d’euros. La société propose un dividende de 56 cents par action contre 42 cents.Les encours en B2C (comdirect) ont diminué à cause de l’effet de marché à 24,90 milliards d’euros fin 2011 contre 26,32 milliards douze mois plus tôt tandis que ceux du B2B (ebase) ont progressé à 16,69 milliards d’euros contre 16,22 milliards.
L’équipe actions Asie Pacifique et marchés émergents mondiaux de First State Investments, représentant un encours de 26,7 milliards de livres au 31 décembre 2011, va désormais opérer sous la marque «First State Stewart», a annoncé mercredi la société de gestion. Ce nom est un clin d’œil au passé de ce pôle, qui a été annexé à First State lors de son acquisition de Stewart Ivory en 2000. «Le lancement d’une sous-marque permettra à cette équipe et son approche d’investissement de bien se distinguer par rapport aux autres équipes du groupe First State», explique Mark Lazberger, CEO de First State Investments, dans un communiqué. L’équipe actions Asie Pacifique et marchés émergents mondiaux, dirigée par Angus Tulloch et Stuart Paul, se compose de 28 professionnels basés au Royaume-Uni et en Asie. Ces derniers restent bien évidemment salariés du groupe First State Investments.
Benjamin Biard, le directeur de la distribution de Tocqueville Finance, quitte la société de gestion, selon les informations du site H24. Il avait passé six ans au sein de la structure filiale de la Banque Postale.
A compter du 16 février, la plate-forme parisienne de NYSE Euronext a admis à la négociation neuf nouveaux ETF de Lyxor Asset Management (Société Générale). Ils répliquent tous des «select sectors» de S&P et sont tous chargés à 0,20 % (voir la liste en pièce jointe).Ces nouveaux fonds portent à 595 le nombre d’ETF cotés sur les places européennes de NYSE Euronext, ce qui représente au total 693 cotations, en comptant les cotations secondaires.
Depuis six mois, la Française AM accueille dans ses locaux Ginjer AM, une des sociétés de gestion qu’elle a incubée avec un autre grand établissement, BNP Paribas IP – les deux détenant 13 % et 17 % respectivement du capital de la jeune pousse. En février, Ginjer AM, qui gère d’ores et déjà 45 millions d’euros, vient d’obtenir ses premiers succès auprès d’investisseurs institutionnels. Une reconnaissance pour une société atypique qui s’appuie sur deux piliers : une équipe resserrée de gérants qui se sont, par le passé, signalés par leur talent, et - sans qu’il y ait le moindre paradoxe - un concept novateur. Les hommes tout d’abord. Ginjer AM est ainsi présidée par Leonard Cohen, l’ancien directeur des gestions actions France et Europe chez Edmond Rothschild AM - responsabilité étendue aux convertibles en 2007. A ses côtés, Gilles de Vaugrigneuse, l’ancien CEO de BNP Paribas AM jusqu’en 2006, occupe le poste de vice-président, fort également de son expérience d’incubateur de jeunes sociétés de gestions alternatives en France. A la gestion, Leonard Cohen peut aussi compter sur Charles Fisher, ex-gérant senior chez Sinopia AM, spécialiste des stratégies d’Absolute Return sur les marchés obligataires internationaux, devenu ensuite responsable de la table de négociation taux et actions de l’activité quantitative de HSBC Global Asset Management. La société qui a été lancée en septembre dernier compte également deux directeurs du développement : Bruno Zaraya – un ancien d’Edmond Rothschild Asset Management et de Métropole Gestion - et Baptiste Money – précédemment responsable des équipes commerciales chez Lyxor AM pour la zone francophone et également ancien de chez Edmond Rothschild Asset Management. Enfin, il convient d’ajouter Englibert le Quang Chieu, le responsable du middle office et des opérations, qui vient, pour l’instant, en «doublon» avec les systèmes de la Française AM sur lesquels Ginjer AM est raccordé, tout en étant cantonné. Cela permettra de faciliter la continuité le jour ou la société prendra son envol.La gestion de la maison ensuite. Pour concevoir son processus de gestion, Leonard Cohen est parti du principe selon lequel il est de plus en plus difficile de gérer pour un professionnel compte tenu des éléments «invisibles» qui «perturbent» le marché. En d’autres termes, des stratégies nouvelles (long short, réplication, etc.), des produits financiers complexes (CDS, produits de volatilité, etc.) dont le développement a été particulièrement important ces dernières années. Ainsi associés aux techniques de gestion financière, ils sont à l’origine d’effets mal étudiés sur les actifs «premiers» que sont les actions et les taux et créent au sein d’une même classe d’actifs ou entre elles des interactions d’un genre nouveau, notamment en période de crise. C’est ainsi que naissent, dans les forts moments de stress, des corrélations nouvelles entre les actifs.Dans le détail, la société de gestion a identifié quatre types d’interactions : une interaction de réplication; une interaction «réflexe macro"; une interaction «synthétique» et une interaction «nouvelles stratégies». «Le marché a changé parce que les investisseurs ont changé», insiste Léonard Cohen, " et une partie des acteurs de marché, désormais très influente, ne se préoccupe pas de savoir si la macroéconomie est bonne ou la valorisation attractive, puisqu’elle ne cherche qu’à répliquer le prix d’actifs synthétiques. Au final, ces nouveaux comportements vont donc générer des pollutions, que nous appelons interactions, sur l’évolution du prix des actifs premiers ; les actions, les obligations qui sont les seuls instruments réels et arbitrés.» A charge pour Ginjer AM doté d’outils d’aide à la décision de type quantitatif de détecter les signaux relatifs à ces interactions, et et de les confronter à une analyse fondamentale dans le cadre d’une gestion discrétionnaire... L’ensemble de ces principes a participé à l'élaboration du fonds lancé par la société de gestion : Ginjer Actifs 360. «Dans le but de «surperformer» le meilleur des marchés actions et taux de la zone Europe sur un cycle économique, et dans le cadre d’une gestion active fondamentale, j’ai imaginé un processus de gestion susceptible de répondre aux attentes des investisseurs en cas de hausse modérée ou de baisse des marchés actions et/ou de taux, sans prétendre pour autant «surperformer» un taux monétaire à tout instant ou «suivre» la performance d’un marché actions en très forte hausse», explique Léonard Cohen sur le site de la société. En pratique, le fonds se matérialise par un portefeuille composé d’obligations, d’actions, de convertibles, de titres monétaires et de couvertures ou d’expositions via des futures actions et taux. L’OPCVM a pour objectif annuel de battre un minimum d’Eonia majoré de 200 points de base. Caractéristiques :Code ISIN : FR0011153014 (Part A) Tous souscripteursCode ISIN : FR0011152990 (Part I) Investisseurs institutionnelsFrais de gestion : Part A : 1,85% TTC/Part I : 1,20% TTC Commission de surperformance : Parts A et I : La part variable des frais de gestion représentera 15% TTC maximum de la différence, si elle est positive, entre la performance du fonds nette de frais et celle de l’Eonia capitalisé + 2% Minimum à la souscription : 100 euros (part A)Minimum à la souscription : 250 000 euros (part I)
Depuis jeudi, neuf ETF obligataires luxembourgeois d’UBS Global Asset Management sont admis à la négociation sur le segment XTF de la plate-forme électronique Xetra. La cote de la Deutsche Börse comprend ainsi 933 ETF.Quatre des nouveaux ETF répliquent des indices Barclays Capital sur les Treasurys américains et ils sont chargés chacun à 0,20 % :UBS-ETF Barclays Capital US 1-3 Year Treasury Bond A (LU0721552544)UBS-ETF Barclays Capital US 3-5 Year Treasury Bond A (LU0721552627)UBS-ETF Barclays Capital US 5-7 Year Treasury Bond A (LU0721552890)UBS-ETF Barclays Capital US 7-10 Year Treasury Bond A (LU0721552973)Quatre autres nouveaux ETF, pour lesquels la commission se situe à 0,15 %, suivent des indices iBoxx. Ce sont :UBS-ETF Markit iBOXX EUR Germany 1-3 A (LU0721553351)UBS-ETF Markit iBOXX EUR Germany 3-5 A (LU0721553435)UBS-ETF Markit iBOXX EUR Germany 5-10 A (LU0721553518)UBS-ETF Markit iBOXX EUR Germany 7-10 A (LU0721553609)Le dernier, chargé à 0,20 %, réplique un indice iBoxx d’obligations d’entreprises :UBS-ETF Markit iBoxx EUR Liquid Corporates A (LU0721553864)
La Française Asset Management a décidé de faire de Nouvelles Expertises et Talents (NEXT) une ligne de métier à part entière. Cette filiale spécialiste de l’incubation et de l’amorçage aura à sa tête Nicolas Duban, qui quitte pour cela ses fonctions de directeur du développement institutionnel France. Son remplaçant à ce poste sera connu très prochainement.Comme cela s’est concrétisé récemment avec le lancement d’OpenMind Asset Management (lire Newsmanagers du 10 février), NEXT a pour vocation de prendre des participations minoritaires dans des sociétés créées par des entrepreneurs souhaitant développer de nouvelles idées de produits, d’approches et de distribution. Elle s’adressera désormais à toutes les typologies de clientèle et ne devrait pas hésiter à s’engager à l’international.
William Bollinger, l’un des pionniers du secteur des hedge funds à Londres, a lancé une société de hedge funds à Singapour, Judico Capital, rapporte le Financial Times. L’intéressé avait monté Egerton Capital avec John Armitage en 1994.
Le chinois Ping An of China Asset Management vient de lancer trios ETF physiques à l’intention des investisseurs retail et institutionnels à Hong Kong et à l’international, rapporte Asian Investor.Les nouveaux produits sont le HK Dividend ETF, le HK Mid Cap Select ETF et le RAFI HK50 ETF. Ces trois ETF physiques viennent s’ajouter à l’ETF synthétique lancée en 2010, A-Share 50 ETF.La gamme de Ping An of China AM comprend ainsi deux produits «core» , le RAFI HK50 ETF et A-Share 50 ETF, appropriés pour des investisseurs en quête d’une croissance stable à long terme, les deux autres véhicules étant plutôt «satellite», adaptés à des stratégies défensives et à fort bêta.
En 2011, Unigestion a enregistré des souscriptions nettes de 1 milliard d’euros, contre 658 millions en 2010. Une collecte qui a été bien répartie sur toutes ses expertises : actions minimum variance, fonds de hedge funds, private equity et allocation d’actifs pour des family office. «C’est dans des années difficiles comme celles-ci que nous tirons particulièrement notre épingle du jeu, grâce à un style gestion basé sur le risque», justifie Fiona Frick, CEO de la société de gestion suisse, au cours d’un entretien avec Newsmanagers. «Ce fut le cas aussi en 2008", rappelle-t-elle.Ainsi, fin 2011, Unigestion gérait 3,8 milliards d’euros en actions minimum variance, 2,9 milliards en fonds de hedge funds, 1,8 milliard dans le private equity et 1,3 milliard en allocation, soit un total de 9,8 milliards d’euros, dont 90 % pour le compte d’investisseurs institutionnels. Par rapport à l’année précédente, cela représente une croissance des encours sous gestion de 12 %. En France, où Unigestion a une présence locale et un agrément AMF, la société helvétique a aussi connu une progression similaire de ses actifs. Si bien que ce marché reste le deuxième de la structure, avec 25 % des encours, derrière la Suisse.Dans les autres pays d’Europe, après avoir renforcé ses équipes au Royaume-Uni, son troisième marché, Unigestion s’apprête à annoncer le recrutement d’un commercial pour couvrir le marché allemand, qui sera basé à Genève. La société de gestion a aussi l’intention cette année d’embaucher une personne pour le Nord de l’Europe. Tout comme en Allemagne, qui est un pays décentralisé, la société ne voit pour le moment pas l’intérêt d’ouvrir un bureau sur place.Outre l’Europe, Unigestion s’intéresse aussi à l’Asie et vient d’ailleurs de nommer un président pour l’Asie à Singapour. L’objectif est d’approcher une vingtaine de nouveaux clients (fonds souverains, fonds de pension, universités) dans les mois qui viennent. A l’échelle mondiale, Fiona Frick a pour objectif de «recruter» 5 à 10 nouveaux clients institutionnels par an, sachant qu’à l’heure actuelle Unigestion en recense 220. La société de gestion compte sur ces nouvelles relations pour lui apporter la moitié de ses souscriptions, l’autre moitié devant provenir du vivier de clients existants. Au total, Unigestion veut augmenter ses encours de 10 à 15 % par an.