Le gouverneur de la Banque de France fustige la singularité britannique au sein de l’Union européenne, en indiquant au journal que «l’activité européenne devrait être réalisée au sein de la zone euro. Cela est lié à la capacité de la banque centrale à apporter de la liquidité et d’assurer la supervision de sa propre devise». Et d’ajouter qu’«il s’agit de la conséquence de la décision du Royaume-Uni de rester en dehors de la zone euro».
Bernard Le Bras, Président du directoire de Suravenir à la rédaction de www.institinvest.com : Le fait d’investir dans les prêts aux collectivités locales nous permet de diversifier nos actifs tout en ayant un spread intéressant par rapport aux OAT, avec un rendement de l’ordre de 4,30 %. D’après le code des assurances, c’est un placement équivalent à de l’obligataire et nous l’intégrons dans notre gestion c??ur. Nous avons investi depuis le début de l’année 50 millions d’euros dans les prêts aux collectivités locales, qui viennent s’ajouter aux cinquante que nous avions déjà dans nos encours. En juillet, nous nous sommes associés au Conseil général d’Ille-et-Vilaine pour soutenir et développer les projets du Département à hauteur de 15 M€. Nous avons aussi investi deux tickets sur des prêts émis par les conseils généraux de Gironde et de Dordogne, amortissables sur quinze ans. Nous pourrions monter jusqu'à 300 millions d’euros d’encours sur ce type d’actif d’ici à la fin de l’année, si nous remportons les trois appels d’offres de conseils généraux auxquels nous avons répondu. L’idée est de donner la priorité aux territoires où Suravenir est présent mais nous regardons aussi les prêts que des conseils généraux en dehors de notre périmètre géographique pourraient émettre. Nous nous intéressons aussi aux prêts émis par des collectivités plus petites puisque nous travaillons à la création d’un fonds commun de titrisation, ouvert à d’autres investisseurs, qui financerait des prêts d’un montant compris entre 2 et 5 millions d’euros. Nous avons pour objectif de gérer une centaine de millions d’euros via ce FCT. Le sens de cette diversification est de contribuer, même modestement, au financement de l'économie locale, et je pense qu’il y a eu et qu’il y aura d’autres initiatives visant à affirmer le rôle de l’assurance-vie dans le financement de l'économie française.
Le FRR vient d’annoncer une liste de 5 gérants complémentaires qui vont gérés des mandats obligataires déjà attribués en novembre 2011. Afin de mettre en ??uvre la nouvelle allocation stratégique du FRR, le présent marché, composé de deux lots distincts, a pour objet la sélection de prestataires de services d’investissement afin d’assurer la gestion d’obligations afin de disposer des supports adéquats pour s’exposer aux classes d’actifs définis par le FRR. Les 5 nouveaux gérants sur le lot 1: Mandats de gestion d’adossement de flux Ce lot porte sur la gestion de deux à cinq mandats maximum investissant dans un univers restreint aux obligations et titres de créance négociables émis par l’Etat français: obligations assimilées du trésor français (OAT) et Bons du Trésor à intérêts Annuels (BTAN) exclusivement. Amundi AM BNP Paribas AM Axa Investment Managers Allianz Global Investors France Natixis AM Les gérants déjà sélectionnés sur le lot 2: Mandats de gestion passive - obligations des pays développés (catégorie investissement) Ce lot porte sur la gestion passive de deux à cinq mandats maximum investissant dans des obligations des pays développés (catégorie investissement). Chaque mandat pourra comporter plusieurs compartiments correspondant à un indice de marché. Blackrock Investment Management Limited (UK) State Street global Advisors CCR Asset management Pour lire l’avis complet : cliquez ici
A l’ occasion de la troisième édition de son forum financier à Hong Kong, Paris Europlace a présenté sa feuille de route pour contribuer à l’internationalisation du renminbi (RMB) et faire de Paris un pôle européen leader pour l’accès à la devise chinoise. L’association se fixe 3 priorités: renforcer et élargir les services financiers existants à Paris pour accompagner les entreprises françaises et européennes, développer un pôle de liquidité en RMB offshore, notamment pour les transactions effectuées entre les entreprises chinoises et africaines, et enfin offrir la meilleure liquidité aux banques internationales actives sur le marché RMB en Europe.
L’afflux de liquidités déversées ces derniers mois sur le marché de la dette corporate a tiré les taux d’emprunt des entreprises européennes au plus bas à quelque 4,18% en moyenne sur les mois écoulés de 2012 selon Thomson Reuters, cité par L’Agefi. Certains craignent une surchauffe. Certains analystes s’attendent à une baisse du rendement de la classe d’actifs tant sur les segments «high yield» que pour la catégorie des entreprises «investment grade» en 2013.
L’indice Ucits Alternative Index Blue Chip a terminé le mois de novembre sur une progression de 0,23%. Depuis le début de l’année, l’indice affiche une hausse de 4,25%.Les fonds des marchés émergents, qui ont réalisé un gain de 1,19% durant le mois sous revue, ont été le principal contributeur à la performance de l’indice. Les stratégies long/short equity (+0,45%) et macro (0,39%) ont également enregistré des gains significatifs.
Les gérants de hedge funds quantitatifs s’apprêtent à archiver l’une de leurs pires années, rapporte le Financial Times. Winton Capital, le plus gros hedge fund quant du monde, avec 26 milliards de dollars sous gestion, a vu son fonds de futures abandonner 5,65 % depuis le début de l’année au 27 novembre. Aspect Capital et AHL ont aussi souffert.
La société de gestion institutionnelle 1875 Finance, spécialisée dans la gestion de fortune et le mult-family office, a annoncé le 29 novembre la nomination à compter du 1er janvier 2013, de Edouard Crestin-Billet à la direction de ses nouvelles activités de gestion institutionnelle (Newsmanagers du 7 septembre 2012). Edouard Crestin-Billet (53 ans) a été durant douze ans le chef stratégiste et responsable du département Analyse financière et Gestion institutionnelle du groupe Mirabaud & Cie. Au sein de cet établissement, il a développé les activités institutionnelles en Suisse. Auparavant, il a été le Chief Investment Officer (CIO) et membre du comité exécutif de la Banque Edouard Constant. Edouard Crestin-Billet a commencé sa carrière à l’UBS (ex-SBS) où il a mis en place l’Investment Advisory. 1875 Finance souligne dans un communiqué que la création de la nouvelle activité institutionnelle et cette nomination répondent à la demande de clients, notamment les caisses de pensions, qui recherchent avant tout des structures indépendantes sans conflits d’intérêt. N’ayant pas de produits maison à vendre, 1875 Finance assure ainsi une offre unique et diversifiée dont l’objectif est l’efficience du portefeuille de ses clients privés et dorénavant institutionnels.
AllianzGI vient d’annoncer l'élargissement de sa gamme actions avec le lancement européen d’Allianz German Equity investi dans des titres allemands. Logé au sein de la sicav luxembourgeoise de la société de gestion, le compartiment est géré par Matthias Born, et duplique le fonds de droit allemand Concentra (2 milliards d’euros d’encours) piloté par le gérant depuis 2007. La gestion de conviction mise en œuvre dans le fonds Allianz German Equity repose à la fois sur une analyse financière des entreprises (bottom-up) et sur la sélection de valeurs (stock-picking). Le fonds présente un léger biais en faveur des titres de croissance et privilégie les grandes capitalisations, tout en tirant parti des opportunités identifiées sur le segment des petites et moyennes valeurs, précise un communiqué. Code Isin (part AT) : LU0840617350
Funds People rapporte que José Carlos Jarillo a racheté les parts de son associé Walter Scherk dans la société de gestion helvétique qu’ils ont fondée ensemble, SIA Funds pour Strategic Investment Advisors Funds (350 millions d’euros).
Edouard Crestin-Billet, qui a été pendant douze ans chef stratégiste, responsable de l’analyse financière et de la gestion institutionnelle en Suisse chez Mirabaud Cie où il a été remplacé par Pierre Pinel (ex Paribas AM), rejoindra début 2013 la société de gestion 1875 Finance, rapporte finews.ch. L’impétrant sera responsable de la gestion institutionnelle, chargé plus particulièrement des caisses de pension.1875 Finance a été créée en 2006 par d’anciens dirigeants de Ferrier Lullin (groupe UBS) et affiche un encours de 5 milliards de francs, dont 3 milliards apportés par trois familles. Pour les trois à cinq prochaines années, Edouard Crestin-Billet se fixe comme objectif de porter à 3-5 milliards de francs les encours externes. La gestion institutionnelle deviendrait ainsi le troisième pôle de 1875 Finance, qui exerce actuellement deux activités, la banque privée et le family office.
Déjà présent en Europe (Paris, Düsseldorf) et au Moyen-Orient (Dubaï, Riyadh), le gestionnaire de fonds de capital risque Iris Capital complète sa couverture internationale par l’ouverture de nouveaux bureaux en Amérique du Nord, à San Francisco (Denis Barrier) et Montréal (Alex Wiedmer), et en Asie, à Pékin (Nicolas du Cray) et Tokyo (Francis Perrin, Hiroshi Nishikawa).Ce dispositif répond à l’exigence croissante d’internationalisation du métier de capital-risque, et à la forte demande de la part des entrepreneurs pour des investisseurs plus globaux. Pour Iris Capital, acteur européen leader dans le domaine de l’économie numérique, le coeur de l’investissement reste naturellement en Europe. Mais au-delà de l’enrichissement des réseaux relationnels, de l’expertise et de la veille que permet cette présence accrue hors d’Europe, l’objectif est double :- investir de manière opportuniste et ciblée hors d’Europe dans des sociétés innovantes, soit ayant un intérêt stratégique à se développer en Europe, soit susceptibles de nouer des partenariats créateurs de valeur avec Orange ou Publicis, - et mieux accompagner les jeunes sociétés européennes de notre portefeuille dans leur développement international.
Les fonds de développement durable d’Erste Asset Management dont la gestion est confiée à Erste Sparinvest changent de nom le 30 novembre. Au lieu du préfixe Espa Vinis, ils auront en commun le radical Erste Responsible, ce qui permettra à la fois de les reconnaître d’emblée comme des produits d’Erste Bank (établissement central des caisses d'épargne autrichiennes) et comme des fonds ISR.Ces changements valent pour les fonds Espa Vinis Bonds, Bond Euro-Corporate, Cash, Microfinance, Stock Austria, Stock Europe, Stock Europe-Emerging, Stock Global, Stock Climate Change et WWF Stock-Umwelt.
Spécialisé dans les services financiers aux investisseurs institutionnels, sociétés de gestion et grandes entreprises, Caceis a annoncé hier avoir été retenu par Russell Investments France, à l’issue d’un appel d’offres portant sur les prestations de banque dépositaire-conservation et de valorisation. Caceis accompagnera la société de gestion en exerçant la fonction dépositaire et la valorisation du premier de ses OPCVM de droit français. Il soutiendra son développement lors de la création de ses autres produits et lui fournira des services additionnels de reporting financier et réglementaire, indique un communiqué.
Actuellement, l’encours de Barings en France se situe à 850 millions d’euros contre 800 millions en début d’année. La collecte est «flat», et l’augmentation de l’encours est attribuable à l’effet de marché, sachant que 95 % des actifs gérés le sont sur des produits actions, a indiqué à Newsmanagers Benoît du Mesnil du Buisson, président de Baring Asset Management France.Cela posé, la maison a bien collecté en France sur les produits Asean et haut rendement, mais «il faut défendre les encours actions face à la défiance des investisseurs».Le manager indique que Barings France compte commercialiser bientôt une variante européenne du Dynamic Asset Allocation de droit irlandais, qui a déjà atteint les 7 milliards d’euros. Il s’agira de faire mieux connaître ces produits non seulement des institutionnels mais aussi des banques privées et des plates-formes, pour toucher ainsi les CGPI.
Le 11 décembre, Legal & General Investment Management (LGIM) compte lancer un fonds indiciel d’obligations souveraines des pays émergents confié à Lee Collins, rapporte Fundweb. Ce produit répliquera le fonds JPMorgan Emerging Markets Bond Index Plus.La monnaie de référence du fonds sera le dollar américain et la commission de gestion se situera à 0,3 %.
Julian Barnett, l’ancien gérant vedette de Polar Capital, ferme sa société de hedge funds deux ans, Ridley Park, seulement après s’être lancé, rapporte Financial News. Il s’agit de la dernière victime en date des conditions difficiles sur les marchés, commente le journal.
Suite à la démission de Tapio Bartsch, Michael Stark-Urzendnik et Christoph Püntmann ont été nommés directeurs généraux de CIS Asset Management (Deutschland), spécialiste de la gestion active de produits crédit illiquides et de la sélection de stratégies de performances absolue.Michael Stark-Urzendnik devient porte-parole (président) de la direction générale et sera chargé de la distribution, de la conformité, du reporting et de la gestion du risque. Il était auparavant directeur général de VersAM Versicherungs-Assetmanagement (40 milliards d’euros d’encours).De son côté, Christoph Püntmann est chargé des activités banque privée, gestion de portefeuilles et recherche. Il a auparavant travaillé pour différentes banques d’investissement américaines à New York, Londres et Dubai.
L’Association française des marchés financiers (Amafi) lors d’une conférence hier a proposé de mettre en place un Fonds de financement de l'économie française (FFEF), véhicule sous ombrelle publique et à gouvernance paritaire, rapporte L’Agefi. Il recueillerait des capitaux qui proviendraient de fonds de dotation, comme ceux du grand emprunt ou de divers fonds issus des régimes publics et privés de prévoyance, et aurait un biais de gestion domestique. Les mandats seraient attribués à des sociétés hexagonales. Le FFEF aurait également une allocation d’actifs privilégiant les fonds propres et la dette d’entreprise et pourrait aussi investir dans des titrisations de portefeuilles de crédits aux PME ou dans des quasi-fonds propres, note le quotidien.
Selon des sources concordantes, le président de SAC Capital Advisors, Tom Conheeney, aurait indiqué mercredi lors d’une conférence téléphonique avec ses investisseurs que le gendarme des marchés financiers américain, la SEC, aurait envoyé à la société une «Wells notice», une notification préalable d’action au civil, pour «fraude financière» la mettant en cause en tant que personne morale ayant abrité le délit d’initié, rapporte L’Agefi. Dans le cas où la SEC prouverait l’implication de la société en tant que «personne morale», qui n’implique pas une connaissance des faits mais plutôt une négligence face à la fraude, elle pourrait réclamer une amende d’un montant trois fois plus élevé que celui du délit lui-même, qui aurait rapporté 276 millions de dollars aux personnes impliquées. Par ailleurs, selon le Financial Times daté du 30 novembre, Steve Cohen, le fondateur de SAC Capital, a déclaré que son hedge fund a vendu les 700 millions de dollars d’actions au centre de l’enquête pour délit d’initié parce que l’un de ses gérants n’était plus à l’aise avec la position, selon des personnes proches du témoignage que le dirigeant a fait devant les enquêteurs citées par le journal. Il s’agirait de la première explication des transactions d’actions Elan et Wyeth réalisées par la société de hedge funds quelques jours avant l’annonce par les sociétés d’essais cliniques négatifs.
Carlyle Group a levé 1,38 milliard de dollars pour son produit Carlyle Energy Mezzanine Opportunities Fund (CEMOF). Ce dernier investira entre 20 millions et 150 millions de dollars par projet dans le secteur de l'énergie. La levée de fonds dépasse l’objectif initial de 750 millions de dollars.