Alors que les promoteurs de fonds indiciels cotés multiplient les baisses de tarifs agressives aux Etats-Unis, les professionnels du secteur ne croient pas à cette perspective en Europe malgré les récentes annonces de Lyxor. Le marché européen est en effet dominé par les institutionnels.
La structure du marché européen, dominé par la clientèle institutionnelle, se révèle très différente des Etats-Unis, où les baisses de tarifs s'enchaînent
Dans un entretien accordé au quotidien des affaires outre-Rhin, Edouard Carmignac dit souhaiter faire de l’Allemagne son principal marché en termes de clientèle. Le fondateur de Carmignac Gestion mise sur une coopération plus forte avec les conseillers financiers indépendants. Le dirigeant assure également vouloir développer la société en Asie.
Dans un entretien accordé au quotidien, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, François Fillon, reprend à son compte les critiques formulées par Berlin qui regrette le manque de réformes structurelles en France, en mettant également en avant ses effets sur la détérioration de l’axe franco-allemand. «Les relations entre la France et l’Allemagne sont entrain de se détériorer du fait d’une trop forte divergence dans la politique économique de la France et de celle de l’Allemagne» estime ainsi François Fillon. Et d’ajouter en outre qu’une «récession en France implique que l’ensemble de la zone euro risque de basculer» en zone de danger.
Le quotidien souligne qu’une audience est prévue aujourd’hui même à Los Angeles, où siège la filiale de la Société Générale devant être cédée à Carlyle. En jeu, le droit de veto revendiqué par EIG Global Energy Partner, associé de TCW au sein d’une coentreprise. Une affaire qui risque d’entraîner une baisse du prix de vente, au détriment donc de la banque française.
Les sociétés d’Amérique Latine, telles que le brésilien Petrobras, le chilien Codelco et le mexicain Mexichem, ont émis un montant record d’obligations libellées en dollar atteignant 68,4 milliards depuis le début de l’année, selon le journal qui cite une étude réalisée par Dealogic. Ce montant a en outre été multiplié par trois sur les cinq dernières années.
Le directeur de la filiale luxembourgeoise de la Banque Privée Edmond de Rothschild, Frédéric Otto, quitte la banque. Il part à sa propre demande pour se consacrer à d’autres défis, a indiqué la banque genevoise dans un communiqué publié le 2 novembre. Le conseil d’administration réglera sa succession dans les prochains jours.
Syz & Co a remanié sa gamme luxembourgeoise Oyster, révèle Citywire. Plusieurs fonds ont été fusionnés, fermés ou repositionnés, selon une note lue par le site Internet. Les changements vont affecter sept fonds couvrant les actions américaines, les actions européennes, les actions latino-américaines et les actions émergentes.
Presque une multiplication par deux. Quelque 32% des gestionnaires de fonds envisagent d’externaliser des fonctions de back office au cours des douze prochains mois, selon une enquête que vient de réaliser le fournisseur de services au secteur des fonds Kneip auprès de 130 sociétés dans le monde entier. L’an dernier, seulement 18% des gestionnaires avaient évoqué une telle possibilité.Parmi les fonctions identifiées susceptibles d'être externalisées figurent notamment des fonctions liées à la réglementation Ucits et au DICI (document d’information clé pour l’investisseur ou KIID en anglais). Environ 17% des candidats à l’externalisation ont indiqué qu’ils entendaient recourir à des prestataires externes pour leur production de DICI. En outre, 22% et 16% respectivement ont précisé qu’ils externaliseraient la diffusion et le traitement de leurs DICI.
Depuis le 1er novembre, six nouveaux fonds de droit néerlandais de BNP Paribas Fund II N.V., BNP Paribas Fund III N.V., and BNP Paribas OBAM N.V. ont été admis à la négociation sur Fund Service de NYSE Euronext.Il s’agit de:BNP EUR OBL FONDS P (NL0010261475) chargé à 0,57 %, qui réplique le Ctitigroup WGBI EMU (RI),BNP GL PROP SEC FD P (NL0010261483) sur le FTSE EPRA NAREIT Global (NR) (Dutch tax rate) chargé à 0,87 % BNP HIGH INC PR FD P (NL0010261491) sur le FTSE EPRA NAREIT Global Dividend + (hedged in EUR) (NR) BNP GL HIGH IN EQ P (NL0010261509) sur le S&P High Income Equity World (hedged in EUR) (NR) et BNP AS PAC HI INC P (NL0010261517) sur le S&P High Income Equity Asia Pacific (hedged in EUR) (NR), tous trois également chargés à 0,87 %ainsi que du BNP OBAM P (NL0010261525) sur le MSCI World (RI), dont le TFE est de 0,60 %.Au total Euronext Funds Service cote désormais 192 fonds.
La société de gestion SwissLife AM qui concourt au sein des mandats d’amLeague s’est impliquée dans la mise en place de portefeuilles investissables à destination des investisseurs institutionnels. Le fonds de Swiss Life AM qui se réfère à une stratégie dite SL amLeague actions euro TOP3 construite suivant une approche systématique et exploitant les données de la plateforme amLeague, sélectionne chaque mois trois asset-managers dont la gestion a été retenue et agrégée en fonction des résultats d’un algorithme. Une pondération fixe est attribuée à chacune des trois sociétés retenues : 4/9 pour la mieux considérée, 3/9 pour la suivante et 2/9 pour la dernière. Pour ce mois de novembre, les trois sociétés de gestion retenues sont respectivement Alliance Bernstein, Mandarine Gestion et Federal Finance Investissements.Le mois dernier, Allianz GI, Dexia AM et Ecofi Investissements avaient été retenues, permettant à l’indice de progresser de 0,38 %.
Lyxor a abaissé les frais sur encours (TFE) de sept ETF à compter du 22 octobre, rapporte Bluerating. Les produits concernés sont les suivants : Lyxor ETF EURO STOXX 50, Lyxor ETF Japan, Lyxor ETF MSCI AC Asia-Pacific Ex Japan, Lyxor ETF MSCI Emerging Markets, Lyxor ETF MSCI EMU, Lyxor ETF MSCI Europe et Lyxor ETF MSCI USA.
Generali Assicurazioni est devenu la première société de gestion en Italie en termes d’encours avec plus de 310 milliards d’euros, dépassant Intesa Sanpaolo (220 milliards), rapporte Milano Finanza. C’est le résultat de la réorganisation du groupe d’assurances qui a conduit à l’intégration des fonds gérés en France et en Allemagne.
Dans une interview au Handelsblatt, Edouard Carmignac indique que l’Allemagne a vocation à devenir le plus gros marché de Carmignac Gestion. La base de clientèle, déjà importante, sera élargie grâce à une coopération plus étroite avec les CGPI, mais Carmignac veut aussi gagner encore du terrain chez de gros investisseurs.Parmi les autres objectifs du gestionnaire français figure également l’Asie où de grands institutionnels ont déjà pu être gagnés comme clients et où la maison projette de se créer une base de clientèle.D’autre part, Edouard Carmignac indique qu’il prépare le changement de génération à la tête de son entreprise, son objectif étant que Carmignac Gestion continue de se renforcer même sans qu’il y a contribue personnellement.
Pour le troisième trimestre 2012, Invesco Ltd affiche un bénéfice net de 188.4 millions de dollars contre 184,7 millions pour le avril-juin et 192,3 millions pour la période correspondante de l’an dernier. De la sorte, le bénéfice net des neuf premiers mois de cette année ressort à 518,4 millions de dollars contre 527,4 millions pour janvier-septembre 2011.Les encours ont augmenté à 683 milliards de dollars fin septembre contre 646,6 milliards fin juin et 598,4 milliards un an auparavant. L’accroissement de 36,4 milliards de dollars des actifs au cours du troisième trimestre est attribuable pour 11,7 milliards à des souscriptions nettes contre des sorties nettes de 8,3 milliards en avril-juin.
AXA Investment Managers (AXA IM), le pôle dédié à la gestion d’actifs au sein du groupe AXA, met le cap sur l’international. La société, qui figure déjà parmi les quinze plus grands acteurs mondiaux de la gestion d’actifs, souhaite entrer dans le cercle du Top 10, a indiqué jeudi dernier le directeur général d’AXA IM Dominique Carrel-Billiard, à l’occasion d’un séminaire de presse.A environ 548 milliards d’euros, les actifs sous gestion d’AXA IM ont retrouvé cette année leur niveau de 2007, près d’un tiers des encours émanant de clients externes «La justesse de notre business model n’est plus à faire. Nous avons bien résisté à la crise et l’internationalisation de nos activités doit se poursuivre afin que nous puissions intégrer le Top 10", a déclaré Dominique Carrel-Billiard. Dans cette perspective, la voie privilégiée n’est pas forcément la croissance externe. «La voie de l’acquisition est moins prioritaire que par le passé. Elle ne fait pas partie de nos plans même si on ne pas jamais complètement l’exclure. Nous avons réalisé deux acquisitions par le passé, Framlington et Rosenberg. Nous avons désormais une offre très diversifiée et une acquisition n’est pas aussi nécessaire qu’elle a pu l'être à un autre stade de notre développement», a expliqué Dominique Carrel-Billiard. «Nous n’excluons pas toutefois de recruter des équipes. Car actuellement, la consolidation se fait plutôt par la collecte, les souscriptions allant prioritairement à un nombre réduit d’acteurs dans un nombre restreint de classes d’actifs», a poursuivi Dominique Carrel-Billiard Priorité donc à la croissance organique qui passe par trois grands axes de développement : le Royaume-Uni, l’Asie et les Etats-Unis. Au Royaume-Uni, où les actifs sous gestion s'élèvent à environ 60 milliards d’euros, AXA IM estime être déjà bien présent sur le marché retail mais très en retrait sur le marché des investisseurs institutionnels. D’où la mise en place d’une équipe de trois personnes à Londres dédiée aux stratégies LDI. Outre-Manche, la part de marché sur les institutionnels est inférieure à 0,5% contre 2% environ en Europe continentale. Deuxième axe de développement, l’Asie, où les actifs sous gestion s'élèvent actuellement à environ 20 milliards d’euros. Là aussi, la croissance organique a la priorité avec la distribution de l’offre existante à Hong Kong, à Singapour, en Australie et au Japon. Si nécessaire toutefois, AXA IM fera alliance avec un partenaire local. D’où la mise en place d’une joint venture en Chine avec la Shanghai Pudong Development Bank, ou en Inde avec la Bank of India, ou encore en Corée avec Kyobo Life. Les co-enreprises en Chine et en Inde ont dû faire face à quelques aléas, à la crise financière en Chine où le démarrage des activités a coïncidé avec l’effondrement des marchés, à la réglementation en Inde où AXA a changé de partenaire en mai dernier, passant de Bharti à Bank of India en raison du veto des régulateurs au modèle de développement captif. Mais pour la Chine, Dominique Carrel-Billiard estime qu’avec environ 1 milliard de dollars d’actifs sous gestion, les perspectives sont plutôt favorables même s’il faudra un peu de temps. Le partenariat coréen est celui qui a le mieux fonctionné jusqu’ici, avec des actifs sous gestion s'élèvent à environ 13 milliards de dollars. Mais vu le potentiel de croissance de la région, AXA IM envisage de mettre en place une équipe dédiée au fixed income à Singapour tout en installant par ailleurs des spécialistes actions à Hong Kong. Il pourrait s’agir d’un transfert d’experts de Framlington en Asie et de recrutements. Aux Etats-Unis, où les actifs sous gestion plafonnent autour de 2 milliards d’euros, les projets de développement passent par une relance des activités de Rosenberg, durement affecté par un problème informatique non traité et par la crise financière. AXA IM souhaite remettre le spécialiste quantitatif des actions sur une pente ascendante avec le concept de Smart Beta et sa mise en œuvre au travers de stratégies marchés émergents et Asie hors Japon.
Au 30 septembre, les fonds d’investissement du Banesto affichaient des actifs de 4.222 millions d’euros, soit 9,9 % de moins qu’un an plus tôt, rapporte Funds People. Cette diminution s’explique par le fait que les clients “ont préféré d’autres formes d’épargne”, notamment les dépôts bancaires, dont le volume s’est accru de 0,1 % à 45.540 millions d’euros. Le ratio fonds d’investissement/dépôts ressort à 9,27 %, ce qui est l’un des taux les plus bas du secteur.Quant à l’encours des fonds de pension, il a diminué en un an de 0,5 % à 1.223 millions d’euros.Au total, le Banesto a subi un plongeon de 83,2 % de son bénéfice net pour les neuf premiers mois de l’année, à 50,1 millions d’euros, après affectation de 804,7 millions d’euros aux provisions pour couvrir les risques immobiliers. Les 682,5 millions d’euros de plus-values ont permis de couvrir une bonne partie des provisions.
Le Ministère public de la Confédération (MPC) enquête non pas sur une, mais sur trois personnes dans le cadre de l’affaire de vol de données bancaires chez Julius Baer, rapporte L’Agefi suisse. L’instruction porte également sur des soupçons de blanchiment d’argent.Un seul des présumés coupables se trouve en détention provisoire, a précisé à l’agence Jeannette Balmer, porte-parole du MPC, revenant sur une information de l’hebdomadaire alémanique Neue Zürcher Zeitung am Sonntag. Concernant la procédure liée au viol du secret bancaire, Jeannette Balmer ne peut fournir de détails pour l’heure. En août dernier, la banque privée zurichoise avait confirmé avoir été victime d’un nouveau vol de données bancaires.
L’agence de notation Fitch a confirmé le 2 novembre la note de dette à long terme A de la banque suisse UBS, qui a annoncé mardi dernier une vaste restructuration de sa division banque d’affaires s’accompagnant de la suppression d’environ 10.000 emplois.Fitch a assorti la note de dette à long terme d’une perspective stable et a confirmé la note de dette à court terme F1 du groupe suisse. La banque helvétique, qui comptait fin septembre quelque 63.745 employés dans le monde, veut ramener ce chiffre à environ 54.000 personnes d’ici à 2015. Le personnel de la banque d’affaires, notamment à Londres et à New York, sera principalement touché par ces mesures. Quelque 2.500 emplois seront également supprimés en Suisse.