La production industrielle allemande a augmenté de 0,2% seulement en mai, après une hausse (révisée) de 1,3% en avril, et alors que les économistes tablaient sur une hausse de 0,4%. Les perturbations causées par la guerre en Ukraine dans les chaînes d’approvisionnement et les restrictions liées à la pandémie de coronavirus en Chine ont compliqué le traitement des commandes, selon des données officielles publiées jeudi par Destatis.
L’euro a poursuivi sa baisse mercredi, à environ 1,02 dollar, toujours plus près de la parité avec le billet vert, notamment en raison des inquiétudes croissantes autour du fait que la Russie pourrait couper l’approvisionnement en gaz vers l’Europe et plonger la région dans la récession, et ce malgré l’arrêt des grèves sur les champs pétroliers et gaziers en Norvège – autre fournisseur important de la région. Par ailleurs, les commandes à l’industrie allemande, qui ont rebondi de 0,1% en mai contrairement aux attentes (-0,6) et après trois mois consécutifs de baisse, n’ont rien changé au pessimisme ambiant. Ce sentiment a été renforcé par les statistiques de consommation d’Eurostat, qui montrent que les consommateurs de la région ont réduit leurs dépenses essentielles pour le deuxième mois d’affilée, du fait de l’inflation galopante : les ventes d’aliments, de boissons et de tabac ont reculé de 0,3% en mai, de même que les dépenses en carburant (-0,2%).
L’euro a poursuivi sa baisse mercredi matin, au-dessous de 1,02 dollar, toujours plus près de la parité avec le billet vert, notamment en raison des inquiétudes croissantes autour du fait que la Russie pourrait couper l’approvisionnement en gaz vers l’Europe et plonger la région dans la récession, et ce malgré l’arrêt des grèves sur les champs pétroliers et gaziers en Norvège – autre fournisseur important de la région.
La croissance dans le secteur privé de la zone euro a bien ralenti en juin, le renchérissement du coût de la vie incitant les consommateurs à la prudence. L’indice d’activité PMI composite a baissé à 52,0, son plus bas niveau depuis 16 mois, contre 54,8 en mai, selon les résultats définitifs de l’enquête de S&P Global. Les chiffres provisoires étaient sortis le 23 juin. Le seul indice PMI des services a atteint 53,0 contre 56,1 le mois précédent. Bien que les pressions inflationnistes se soient quelque peu atténuées le mois dernier, l’indice des prix dans les services est resté proche d’un niveau record, à 63,2, en baisse par rapport aux 64,6 du mois de mai.
La croissance dans le secteur privé de la zone euro a bien ralenti en juin, le renchérissement du coût de la vie incitant les consommateurs à la prudence. L’indice d’activité PMI composite a baissé à 52,0, son plus bas niveau depuis 16 mois, contre 54,8 en mai, selon les résultats définitifs de l’enquête de S&P Global. Les chiffres provisoires étaient sortis le 23 juin.
L’indice des prix à la consommation allemand calculé aux normes européennes IPCH a ralenti pour atteindre 8,2% en juin sur un an (-0,1% sur un mois), après 8,7% en mai (+1,1% sur un mois), selon la première estimation publiée mercredi par Destatis. Ce chiffre est une surprise, car les économistes anticipaient plutôt une hausse de 8,8% sur un an (0,4% sur un mois). Le détail des chiffres montre cependant que les prix de l’énergie ont encore augmenté de 38% sur un an, un taux similaire à celui des mois précédents, du fait de la guerre en Ukraine et des goulets d’étranglement sur l’offre. Le coût des aliments a augmenté à un rythme plus rapide, de 12,7% après 11,1% le mois précédent.
L’inflation sur un an en Espagne a atteint 10,2% en juin, 10% aux normes européennes harmonisées HICP, dépassant ainsi pour la première fois ce seuil depuis avril 1985, selon les données préliminaires de l’Institut national de la statistique (INE) publiées mercredi. Après 8,7% en mai (8,5% en HICP), ce chiffre est très supérieur à la prévision de 9,0% des analystes interrogés par Reuters, principalement en raison de la hausse du coût des carburants, de la nourriture et des boissons non alcoolisées ainsi que des hôtels et restaurants. L’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) est passée de 4,9% le mois précédent à 5,5% en glissement annuel, un plus haut niveau depuis août 1993.
L’indice des prix à la consommation allemand calculé aux normes européennes IPCH a ralenti pour atteindre 8,2% en juin sur un an (-0,1% sur un mois), après 8,7% en mai (+1,1% sur un mois), selon la première estimation publiée mercredi par Destatis. Ce chiffre est une surprise, car les économistes anticipaient plutôt une hausse de 8,8% sur un an (0,4% sur un mois).
L’inflation sur un an en Espagne a atteint 10,2% en juin, 10% aux normes européennes harmonisées HICP, dépassant ainsi pour la première fois ce seuil depuis avril 1985, selon les données préliminaires de l’Institut national de la statistique (INE) publiées mercredi.
Pour éviter une fragmentation des taux entre les différents pays de la zone euro, la BCE pourrait mettre en oeuvre trois outils. Selon Reuters, elle opterait sans doute pour la méthode dite d'«absorption de liquidité».
Si toutes les banques centrales sont confrontées au dilemme inflation-croissance, la BCE doit, elle, gérer un risque supplémentaire. L'analyse de Florence Pisani, directeur de la recherche économique, Candriam
L’Allemagne a finalement activé jeudi le niveau 2 de son plan d’urgence sur l’approvisionnement en gaz en raison de la réduction des livraisons en provenance de Russie et de la flambée des prix, mais la clause qui permettrait aux compagnies de répercuter la hausse des coûts sur les clients ne sera pas encore mise en place, a déclaré le ministère de l’Economie. Ce niveau 2 («alarme»), est prévu lorsqu’il existe un risque élevé de pénurie de gaz à long terme. L’activation du niveau 2 permet à Berlin de fournir une ligne de crédit de 15 milliards d’euros destinée à remplir les installations de stockage de gaz. En outre, un modèle de vente aux enchères de gaz sera lancé cet été pour encourager les consommateurs industriels à économiser le gaz.
L’Allemagne a finalement activé jeudi le niveau 2 de son plan d’urgence sur l’approvisionnement en gaz en raison de la réduction des livraisons en provenance de Russie et de la flambée des prix, mais la clause qui permettrait aux compagnies de répercuter la hausse des coûts sur les clients ne sera pas encore mise en place, a déclaré le ministère de l’Economie.
Le gouvernement italien a dévoilé mardi une première série de mesures destinées à renforcer les capacités de stockage de gaz naturel du pays alors que la société énergétique Eni constate une baisse des livraisons russes depuis une semaine. Rome prévoit d’acheter du charbon pour pouvoir faire tourner si besoin ses centrales électriques au charbon à plein régime et économiser du gaz. Le ministre de la Transition écologique, Roberto Cingolani, a aussi demandé à l’opérateur de gazoducs Snam de prendre des mesures destinées à tenir l’objectif de remplissage des stocks de gaz ce mois-ci. L’Italie, qui importe environ 40% de ses besoins en gaz de Russie, a entrepris comme d’autres pays européens de diversifier ses sources d’approvisionnement depuis l’invasion de l’Ukraine. Le gouvernement de Mario Draghi vise un taux de remplissage de ses stocks de gaz à 90% en novembre, conformément aux instructions de l’Union européenne (UE), contre 55% ce mardi et un objectif de 60% à la fin du mois, selon une source au fait du dossier.