Le nombre de chômeurs a légèrement augmenté en Espagne en août par rapport au mois précédent de 40.428 personnes (+1,4%), à 2,92 millions, selon les données publiées vendredi par le ministère du Travail. Il s’agit de la plus forte hausse depuis 16 mois mais le chômage est resté à son plus bas niveau en 14 ans pendant un mois où il augmente traditionnellement en raison des vacances d’été. L’augmentation mensuelle du chômage fait suite à une précédente progression signalée en juillet. L’Espagne a créé en août 62.135 emplois nets, ce qui porte à 20,17 millions leur nombre, selon un rapport distinct du ministère de la Sécurité sociale, soit un niveau supérieur à avant la pandémie.
Les importations allemandes ont baissé de façon inattendue en juillet, tandis que les exportations ont enregistré une baisse moins forte que prévu, selon les données publiées vendredi par l’Office fédéral de la statistique (Destatis).
Les prix à la production en zone euro ont continué d’accélérer en juillet, plus qu’attendu. Ils ont augmenté de 4% sur un mois et de 37,9% sur un an après des gains respectifs de 1,3% et 36% le mois précédent (chiffres révisés), selon les données publiées vendredi par Eurostat. Le consensus Reuters tablait sur des hausses respectivement de 2,5% et 35,8%.
Les autorités italiennes doivent agir sans délai face au «séisme économique» de la hausse des coûts de l’énergie, a déclaré, jeudi, Carlo Bonomi, le président de la Confédération générale de l’industrie italienne (Confindustria), demandant un plafonnement du prix du gaz, au moins au niveau national (comme l’Espagne). Le gouvernement sortant – avec les élections anticipées prévues le 25 septembre – a provisionné plus de 50 milliards d’euros cette année pour tenter d’atténuer l’impact de la hausse des coûts de l’énergie pour les entreprises et les ménages. L’organisation représentative Confcommercio a averti, mercredi, qu’environ 120.000 entreprises italiennes des services pourraient cesser leur activité au cours des dix prochains mois en raison de la hausse des coûts de l’énergie, ce qui entraînerait la perte de 370.000 emplois.
Les ventes au détail en Allemagne ont augmenté contrairement aux attentes en juillet grâce à un rebond du commerce en ligne et dans le secteur de l’alimentation. Elles ont progressé de 1,9% sur un mois, a indiqué jeudi Destatis, l’office fédéral de la statistique, après un recul de 1,5% en juin et une stagnation attendue par les économistes interrogés par Reuters. Sur un an, elles affichent une baisse de 2,6%, contre -9,6% en juin.
Les ventes au détail en Allemagne ont augmenté contrairement aux attentes en juillet grâce à un rebond du commerce en ligne et dans le secteur de l’alimentation. Elles ont progressé de 1,9% sur un mois, a indiqué jeudi Destatis, l’office fédéral de la statistique, après un recul de 1,5% en juin et une stagnation attendue par les économistes interrogés par Reuters. Sur un an, elles affichent une baisse de 2,6%, contre -9,6% en juin.
Le sentiment sur le climat économique dans la zone euro est tombé, en août, à son plus bas depuis un an et demi entre données d’inflation record et risque de récession du fait de la crise de l’énergie. L’indice de sentiment économique (ESI) de la Commission européenne a baissé à 97,6, par rapport à 98,9 en juillet (donnée révisée en baisse), ce qui est inférieur aux attentes du consensus des économistes. Cette enquête témoigne d’un net affaiblissement de la confiance dans l’industrie (1,2, contre 3,4) et les services (8,7, contre 10,4), pour lesquels l’impact de la crise de l’énergie se traduit par des pénuries, une hausse des coûts et une baisse de la demande. Même si les consommateurs (-24,9, contre -27) et les commerçants (-6,3, contre -7,1) étaient, contre toute attente, légèrement moins pessimistes, certains économistes craignent que la zone euro ne soit déjà en récession.
Le sentiment sur le climat économique dans la zone euro est tombé en août à son plus bas depuis un an et demi entre données d’inflation records et risque de récession en raison de la crise de l’énergie.
Les hedge funds ont pris leur plus gros pari contre la dette italienne depuis janvier 2008, face aux inquiétudes grandissantes concernant la stabilité politique du pays et sa dépendance aux importations de gaz russe, rapporte le Financial Times. La valeur totale des obligations souveraines italiennes empruntées par les investisseurs pour parier sur une chute des cours a dépassé ce mois-ci les 39 milliards d’euros, selon des données de S&P Global Market Intelligence.
L’indicateur du climat de la consommation GfK est tombé à un nouveau record de -36,5 en Allemagne pour août, contre -30,9 révisé pour juillet et bien au-dessous des attentes du marché (-31,8). La dernière lecture a mis en évidence les craintes persistantes de récession et les inquiétudes croissantes concernant la hausse des coûts de l’énergie. La propension à épargner a atteint son plus haut niveau en plus de 11 ans, les ménages prenant des précautions dans l’attente des prochaines factures d’énergie. La volonté de consommer a chuté de 1,2 point, pour le septième mois consécutif, à -15,7 et un plus bas depuis octobre 2008.
La confiance des consommateurs italiens a augmenté de 3,5 points à 98,3 en août, après 94,8 en juillet, dépassant les attentes du marché (92,5), même si la jauge reste inférieure au niveau de 116 d’avant l’invasion russe en Ukraine. Depuis, la hausse des factures énergétiques et l’incertitude politique continuent de peser. Le climat économique (92,9 après 84,9 en juillet) s’améliore, de même le sentiment autour des finances personnelles (100,2 après 98,1) selon les données de l’Istat.