L’économie allemande va se contracter sensiblement en 2023 du fait de l’envolée des prix de l’énergie liée à la guerre en Ukraine, a estimé lundi l’institut d’études économiques Ifo. Alors qu’il tablait en juin sur une croissance de 3,7% pour 2023, il prévoit désormais une contraction de 0,3% de la première économie d’Europe. Il a en parallèle relevé de six points de pourcentage sa prévision d’inflation, à 9,3% en 2023. Pour 2022, l’Ifo a abaissé sa prévision de croissance à 1,6%, contre 2,5% précédemment, et relevé sa prévision d’inflation à 8,1%, contre 6,8%.
La production industrielle a augmenté de 0,4% en juillet en Italie, après une baisse de 2% en juin (chiffre révisé) d’après les chiffres publiés lundi par l’Istat, un peu plus qu’attendu par les marchés qui tablaient sur +0,3%. La production a rebondi pour les biens d’équipement (+2% après -3,2% en juin) et reculé à un rythme plus modéré pour les biens intermédiaires (-0,6% après -1,3%) et les biens de consommation (-0,7% après -2,1%). En revanche, la production a baissé pour les biens énergétiques (-0,5% après 2%). Sur une base annuelle corrigée des jours ouvrés, l’activité industrielle a chuté de 1,4% en juillet, après une baisse de 1,1% en juin.
La production industrielle a augmenté de 0,4% en juillet en Italie, après une baisse de 2% en juin (chiffre révisé) d’après les chiffres publiés lundi par l’Istat, un peu plus qu’attendu par les marchés qui tablaient sur 0,3%.
L’économie allemande va se contracter sensiblement en 2023 du fait de l’envolée des prix de l’énergie liée à la guerre en Ukraine, a estimé lundi l’institut d’études économiques Ifo.
L’Italie n’aurait perçu que 2 milliards d’euros sur sa taxe (contestée) sur les bénéfices exceptionnels des sociétés énergétiques, ont déclaré vendredi à Reuters des sources gouvernementales. Entre 10 et 11 milliards du paquet total devaient initialement être financés par une taxe de 25% sur les énergéticiens ayant bénéficié de la flambée des prix du pétrole et du gaz. Et un acompte d’environ 40% et 4 milliards devait être versé par les entreprises concernées fin juin. Mais nombre d’entre elles auraient refusé de payer. En réponse, Mario Draghi a approuvé en juillet une mesure établissant que l’acompte serait majoré de 30% jusqu’au 31 août, puis de 60% par la suite. Malgré tout, le Trésor aurait levé moins de 1 milliard fin juin, et seulement 1 milliard supplémentaire fin août. Ce manque à gagner n’a pas, pour l’instant, d’effet sur les finances publiques du pays car l’inflation entraîne une hausse des impôts indirects tels que la TVA.
L’Italie n’aurait perçu que 2 milliards d’euros sur sa taxe (contestée) sur les bénéfices exceptionnels des sociétés énergétiques, ont déclaré à Reuters des sources gouvernementales.
La croissance économique dans la zone euro au deuxième trimestre a été plus forte qu’estimé initialement, d’après les données publiées mercredi par Eurostat : le produit intérieur brut (PIB) des 19 Etats membres a progressé de 0,8% par rapport au premier trimestre, et de 4,1% sur un an. Mi-août, Eurostat avait estimé la croissance à 0,6% d’un trimestre sur l’autre et de 3,9% en rythme annuel. Les dépenses de consommation des ménages ont contribué à la hausse du PIB à hauteur de 0,6 point de pourcentage, après une contribution nulle sur les deux trimestres précédents. La contribution de la dépense publique ressort à 0,1 point, celle du commerce extérieur a été négative de 0,1 point. Les Pays-Bas (+2,6%) ont enregistré la plus forte hausse du PIB par rapport au premier trimestre, suivis de la Roumanie (+2,1%) et de la Croatie (+2,0%).
La croissance économique dans la zone euro au deuxième trimestre a été plus forte qu’estimé initialement, d’après les données publiées mercredi par Eurostat : le produit intérieur brut (PIB) des 19 Etats membres a progressé de 0,8% par rapport au premier trimestre, et de 4,1% sur un an. Mi-août, Eurostat avait estimé la croissance à 0,6% d’un trimestre sur l’autre et de 3,9% en rythme annuel.
Le taux d’inflation annuel a bondi à 12% en août aux Pays-Bas, après 10,3% en juillet d’après les données publiées mardi par l’institut statistique néerlandais (CBS). Sur une base mensuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 2,0% en août, après une hausse de 2,1% en juillet. Il s’agit de la hausse des prix à la consommation la plus rapide depuis le début de la série en 1971, principalement en raison de celle des prix de l’énergie largement due à l’électricité (+150%) et au gaz (+170%). En outre, les prix des aliments et des boissons non alcoolisées ont poursuivi leur hausse (+13% après 12,2% en juillet). Des pressions haussières supplémentaires provenaient également des prix du logement (22,7%), des vêtements (3,3%), des meubles et équipements ménagers (8,8%) et des loisirs (4%). L’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) atteint un nouveau record de 5% en août, après 4,9% en juillet.
Le taux d’inflation annuel a bondi à 12% en août aux Pays-Bas, après 10,3% en juillet d’après les données publiées mardi par l’institut statistique néerlandais (CBS). Sur une base mensuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 2,0% en août, après une hausse de 2,1% en juillet, plus forte hausse depuis 1976 pour la cinquième économie de la zone euro.
Les ventes au détail en zone euro ont augmenté moins que prévu en juillet, en raison notamment de la baisse persistante de la demande de produits non alimentaires. Elles ont progressé de 0,3% sur un mois en juillet et reculé de 0,9% en glissement annuel, selon les données publiées lundi par Eurostat, alors que les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à une hausse de 0,4% sur le mois et à une baisse de 0,7 % sur un an. Les ventes de produits non alimentaires, hors carburants, ont diminué de 0,4% en glissement mensuel et de 0,9% sur un an, tandis que les ventes de carburants ont augmenté de 0,4% sur le mois et de 0,6% sur l’année.
L’activité économique dans la zone euro s’est contractée en août pour le deuxième mois d’affilée en raison de la baisse de la demande liée au renchérissement du coût de la vie, montrent les résultats définitifs de l’enquête S&P Global (ex-IHS Markit) auprès des directeurs d’achats du secteur des services. L’indice PMI composite a reculé à 48,9 en août, après 49,9 en juillet, à un creux de dix-huit mois. Une première estimation l’avait donné à 49,2, alors que la barre des 50 sépare contraction et croissance de l’activité. L’indice PMI des services s’est établi en août à 49,8, premier mois sous le seuil des 50 depuis mars 2021, après 51,2 en juillet et 50,2 en première estimation.
L’activité économique dans la zone euro s’est contractée en août pour le deuxième mois consécutif en raison de la baisse de la demande liée au renchérissement du coût de la vie, montrent les résultats définitifs de l’enquête S&P Global (ex-IHS Markit) auprès des directeurs d’achat du secteur des services. L’indice PMI composite a reculé à 48,9 en août, après 49,9 en juillet, à un creux de dix-huit mois. Une première estimation l’avait donné à 49,2, alors que la barre des 50 sépare contraction et croissance de l’activité. L’indice PMI des services s’est établi en août à 49,8, premier mois sous le seuil des 50 depuis mars 2021, après 51,2 en juillet et 50,2 en première estimation. «Un deuxième mois de détérioration des conditions économiques dans la zone euro renforce la probabilité d’une contraction du PIB au troisième trimestre», a prévenu Chris Williamson, chef économiste chez S&P Global.
Les ventes au détail en zone euro ont augmenté moins que prévu en juillet, en raison notamment de la baisse persistante de la demande de produits non alimentaires. Elles ont progressé de 0,3% sur un mois en juillet et reculé de 0,9 % en glissement annuel, selon les données publiées lundi par Eurostat, alors que les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à une hausse de 0,4% sur le mois et une baisse de 0,7 % sur un an. Les ventes de produits non alimentaires, hors carburants, ont diminué de 0,4% en glissement mensuel et de 0,9% sur un an, tandis que les ventes de carburants ont augmenté de 0,4% sur le mois et de 0,6% sur l’année.
Les prix du gaz ont à nouveau grimpé de 36% lundi matin, de 208 à 283 euros/MWh pour le contrat de référence 1 mois (TTF à Rotterdam), avant de refluer vers 268 euros/MWh. En cause, la décision de Moscou d’arrêter sine die le gazoduc Nord Stream 1, qui alimente l’Europe du Nord, ravivant ainsi les craintes de pénurie et de rationnement du gaz dans l’Union européenne (UE) cet hiver.
Le nombre de chômeurs a légèrement augmenté en Espagne en août par rapport au mois précédent de 40.428 personnes (+1,4%), à 2,92 millions, selon les données publiées vendredi par le ministère du Travail. Il s’agit de la plus forte hausse depuis 16 mois mais le chômage est resté à son plus bas niveau en 14 ans pendant un mois où il augmente traditionnellement en raison des vacances d’été. L’augmentation mensuelle du chômage fait suite à une précédente progression signalée en juillet. L’Espagne a créé en août 62.135 emplois nets, ce qui porte à 20,17 millions leur nombre, selon un rapport distinct du ministère de la Sécurité sociale, soit un niveau supérieur à la période pré-pandémique.
Les prix à la production en zone euro ont continué d’accélérer en juillet, plus qu’attendu. Ils ont augmenté de 4% sur un mois et de 37,9% sur un an après des gains respectifs de 1,3% et 36% le mois précédent (chiffres révisés), selon les données publiées vendredi par Eurostat. Le consensus Reuters tablait sur des hausses respectivement de 2,5% et 35,8%. Cette nouvelle hausse s’explique principalement par le bond de 9% des prix de l'énergie après une augmentation de 3% en juin. Sur un an, les coûts de l'énergie se sont envolés de 97,2% contre une hausse de 93,2% en juin. En excluant cette composante volatile, les prix à la production ont augmenté en juillet de 0,6% en rythme mensuel et de 15,1% sur un an.