L’activité économique dans la zone euro s’est contractée en août pour le deuxième mois consécutif en raison de la baisse de la demande liée au renchérissement du coût de la vie, montrent les résultats définitifs de l’enquête S&P Global (ex-IHS Markit) auprès des directeurs d’achat du secteur des services. L’indice PMI composite a reculé à 48,9 en août, après 49,9 en juillet, à un creux de dix-huit mois. Une première estimation l’avait donné à 49,2, alors que la barre des 50 sépare contraction et croissance de l’activité. L’indice PMI des services s’est établi en août à 49,8, premier mois sous le seuil des 50 depuis mars 2021, après 51,2 en juillet et 50,2 en première estimation. «Un deuxième mois de détérioration des conditions économiques dans la zone euro renforce la probabilité d’une contraction du PIB au troisième trimestre», a prévenu Chris Williamson, chef économiste chez S&P Global.
Les ventes au détail en zone euro ont augmenté moins que prévu en juillet, en raison notamment de la baisse persistante de la demande de produits non alimentaires. Elles ont progressé de 0,3% sur un mois en juillet et reculé de 0,9 % en glissement annuel, selon les données publiées lundi par Eurostat, alors que les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à une hausse de 0,4% sur le mois et une baisse de 0,7 % sur un an. Les ventes de produits non alimentaires, hors carburants, ont diminué de 0,4% en glissement mensuel et de 0,9% sur un an, tandis que les ventes de carburants ont augmenté de 0,4% sur le mois et de 0,6% sur l’année.
Le nombre de chômeurs a légèrement augmenté en Espagne en août par rapport au mois précédent de 40.428 personnes (+1,4%), à 2,92 millions, selon les données publiées vendredi par le ministère du Travail. Il s’agit de la plus forte hausse depuis 16 mois mais le chômage est resté à son plus bas niveau en 14 ans pendant un mois où il augmente traditionnellement en raison des vacances d’été. L’augmentation mensuelle du chômage fait suite à une précédente progression signalée en juillet. L’Espagne a créé en août 62.135 emplois nets, ce qui porte à 20,17 millions leur nombre, selon un rapport distinct du ministère de la Sécurité sociale, soit un niveau supérieur à la période pré-pandémique.
Les prix à la production en zone euro ont continué d’accélérer en juillet, plus qu’attendu. Ils ont augmenté de 4% sur un mois et de 37,9% sur un an après des gains respectifs de 1,3% et 36% le mois précédent (chiffres révisés), selon les données publiées vendredi par Eurostat. Le consensus Reuters tablait sur des hausses respectivement de 2,5% et 35,8%. Cette nouvelle hausse s’explique principalement par le bond de 9% des prix de l'énergie après une augmentation de 3% en juin. Sur un an, les coûts de l'énergie se sont envolés de 97,2% contre une hausse de 93,2% en juin. En excluant cette composante volatile, les prix à la production ont augmenté en juillet de 0,6% en rythme mensuel et de 15,1% sur un an.
Le nombre de chômeurs a légèrement augmenté en Espagne en août par rapport au mois précédent de 40.428 personnes (+1,4%), à 2,92 millions, selon les données publiées vendredi par le ministère du Travail. Il s’agit de la plus forte hausse depuis 16 mois mais le chômage est resté à son plus bas niveau en 14 ans pendant un mois où il augmente traditionnellement en raison des vacances d’été. L’augmentation mensuelle du chômage fait suite à une précédente progression signalée en juillet. L’Espagne a créé en août 62.135 emplois nets, ce qui porte à 20,17 millions leur nombre, selon un rapport distinct du ministère de la Sécurité sociale, soit un niveau supérieur à avant la pandémie.
Les importations allemandes ont baissé de façon inattendue en juillet, tandis que les exportations ont enregistré une baisse moins forte que prévu, selon les données publiées vendredi par l’Office fédéral de la statistique (Destatis).
Les prix à la production en zone euro ont continué d’accélérer en juillet, plus qu’attendu. Ils ont augmenté de 4% sur un mois et de 37,9% sur un an après des gains respectifs de 1,3% et 36% le mois précédent (chiffres révisés), selon les données publiées vendredi par Eurostat. Le consensus Reuters tablait sur des hausses respectivement de 2,5% et 35,8%.
Les autorités italiennes doivent agir sans délai face au «séisme économique» de la hausse des coûts de l’énergie, a déclaré, jeudi, Carlo Bonomi, le président de la Confédération générale de l’industrie italienne (Confindustria), demandant un plafonnement du prix du gaz, au moins au niveau national (comme l’Espagne). Le gouvernement sortant – avec les élections anticipées prévues le 25 septembre – a provisionné plus de 50 milliards d’euros cette année pour tenter d’atténuer l’impact de la hausse des coûts de l’énergie pour les entreprises et les ménages. L’organisation représentative Confcommercio a averti, mercredi, qu’environ 120.000 entreprises italiennes des services pourraient cesser leur activité au cours des dix prochains mois en raison de la hausse des coûts de l’énergie, ce qui entraînerait la perte de 370.000 emplois.
Les ventes au détail en Allemagne ont augmenté contrairement aux attentes en juillet grâce à un rebond du commerce en ligne et dans le secteur de l’alimentation. Elles ont progressé de 1,9% sur un mois, a indiqué jeudi Destatis, l’office fédéral de la statistique, après un recul de 1,5% en juin et une stagnation attendue par les économistes interrogés par Reuters. Sur un an, elles affichent une baisse de 2,6%, contre -9,6% en juin.
Les ventes au détail en Allemagne ont augmenté contrairement aux attentes en juillet grâce à un rebond du commerce en ligne et dans le secteur de l’alimentation. Elles ont progressé de 1,9% sur un mois, a indiqué jeudi Destatis, l’office fédéral de la statistique, après un recul de 1,5% en juin et une stagnation attendue par les économistes interrogés par Reuters. Sur un an, elles affichent une baisse de 2,6%, contre -9,6% en juin.
Le sentiment sur le climat économique dans la zone euro est tombé, en août, à son plus bas depuis un an et demi entre données d’inflation record et risque de récession du fait de la crise de l’énergie. L’indice de sentiment économique (ESI) de la Commission européenne a baissé à 97,6, par rapport à 98,9 en juillet (donnée révisée en baisse), ce qui est inférieur aux attentes du consensus des économistes. Cette enquête témoigne d’un net affaiblissement de la confiance dans l’industrie (1,2, contre 3,4) et les services (8,7, contre 10,4), pour lesquels l’impact de la crise de l’énergie se traduit par des pénuries, une hausse des coûts et une baisse de la demande. Même si les consommateurs (-24,9, contre -27) et les commerçants (-6,3, contre -7,1) étaient, contre toute attente, légèrement moins pessimistes, certains économistes craignent que la zone euro ne soit déjà en récession.
Le sentiment sur le climat économique dans la zone euro est tombé en août à son plus bas depuis un an et demi entre données d’inflation records et risque de récession en raison de la crise de l’énergie.