«C’est de la responsabilité des Etats membres et eux seuls de mener les réformes, absolument pas de Bruxelles, c’est donc le Premier ministre Edouard Philippe qui décide et lui seul de la manière dont il souhaite procéder et des modalités», a déclaré sur RTL le nouveau commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, à l’heure où cette question fait l’objet d’un bras de fer entre exécutif et syndicats en France. «Bruxelles dit, pour l’ensemble des Etats membres, que ceux-ci doivent veiller à ce que la réforme des retraites soit engagée dans la mesure où les système doit être équilibré - c’est une évidence - et également qu’il doit être équitable, a-t-il poursuivi. Cet équilibre des retraites est un préalable, c’est absolument indispensable.»
COMPROMIS Alors que la présidente de la Commission Ursula von der Leyen (photo) s’apprête à détailler son « Green Deal », quelques obstacles ont été retirés de son chemin au cours des derniers jours.
Mark LEWIS, responsable de la recherche sur le changement climatique de BNP Paribas Asset Management et Christian de PERTHUIS, professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine et fondateur de la Chaire Économie du Climat, ont échangé sur les mécanismes pouvant permettre d'établir un juste prix du CO2 en Europe.
La nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dévoilé mercredi son «pacte vert», une feuille de route vers la neutralité climatique, destinée à devenir la «nouvelle stratégie de croissance» de l’UE. L’enjeu est de ne plus émettre gaz à effet de serre au-delà de ce qui peut être absorbé d’ici 2050. La Commission européenne proposera d’ici mi-2020 des cibles plus ambitieuses pour réduire les émissions de gaz d’ici 2030, pour passer de la cible actuelle - de 40% de réduction de gaz à effet de serre - à «au moins» 50%. Sa proposition va nourrir les discussions, jeudi, lors d’un Sommet européen. La Commission veut mobiliser l'équivalent de 100 milliards d’euros en investissements pour aider les économies du bloc à payer pour la transition hors des énergies fossiles.
La nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dévoilé mercredi, devant une session plénière extraordinaire du Parlement européen, son «Pacte vert», une feuille de route vers la neutralité climatique, destinée à devenir la «nouvelle stratégie de croissance» de l’UE. Elle a donné le coup d’envoi d’un vaste programme destiné à combattre le changement climatique, comparant ce moment dans l’histoire de l’UE à celui du lancement de la conquête de la Lune par les Etats-Unis. Ce même jour, la jeune militante écologiste Greta Thunberg a été nommée, à 16 ans, personnalité de l’année 2019 par Time Magazine. L’adolescente suédoise apostrophe depuis des mois les dirigeants mondiaux pour réclamer des mesures urgentes de lutte contre le réchauffement climatique.
A l’occasion de sa réunion de jeudi, le Conseil des ministres des finances de l’Union européenne (UE), qui devait regarder le rapport du groupe d’experts dirigé par Fabrice Demarigny (Mazars) sur une nouvelle Union des marchés de capitaux (Next CMU) dans le contexte post-Brexit, a fixé cinq principaux objectifs pour l’approfondissement de la CMU et le renforcement de la compétitivité européenne au niveau mondial : un accès renforcé au financement pour les entreprises et PME de l’UE ; le soutien afin de permettre aux épargnants de détail bien informés d’investir davantage sur ces financements ; la suppression des obstacles structurels et juridiques à l’augmentation des flux de capitaux transfrontières ; le soutien à la transition vers des économies durables ; l’exploitation des avancées technologiques et de la numérisation.
ENGAGEMENTS La COP 25 a débuté à Madrid, sous présidence chilienne. 5 ans après la signature de l’Accord de Paris, c’est l’heure des bilans. « Nous devons changer de cap. Les pays doivent travailler ensemble et s’engager dans des objectifs plus ambitieux qui nous permettront de combler le fossé entre les engagements actuels et ceux nécessaires pour éviter la hausse des températures supérieures à 1,5°C, comme le veut la science », a déclaré la ministre chilienne de l’Environnement Carolina Schmidt lors de la cérémonie d’inauguration, le 30 novembre. L’objectif de cette Conférence des parties est de relever les ambitions des contributions nationales (NDCs, national defined contributions) annoncées en 2015, afin de les mettre en cohérence avec les engagements pris par les signataires de l’accord de Paris. Sur les 184 entités ayant publié leurs NDCs, seulement 68 d’entre elles – dont l’Union européenne – ont communiqué leur intention de renforcer leurs engagements d’ici 2020. « D’ici dix jours, la Commission européenne présentera le Pacte vert pour l’Europe. Notre objectif est d’être le premier continent neutre sur le plan climatique d’ici à 2050. Pour atteindre cet objectif, nous devons agir maintenant, nous devons mettre nos politiques en œuvre maintenant. Nous savons que cette transition nécessite une transformation générationnelle », a déclaré la présidente de la Commission Ursula von der Leyen (photo) devant un parterre de chefs d’Etat. Pour respecter ses engagements, l’Union européenne devrait relever son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre à -65 %. Il est à l’heure actuelle de -40 % d’ici 2030.
La nouvelle Commission européenne présidée par l’Allemande Ursula von der Leyen a remporté mercredi le vote de confirmation du Parlement européen, et sera finalement investie dimanche prochain, avec un mois de retard sur le calendrier initial. Dans son discours préalable au vote de confirmation, Ursula von der Leyen a déclaré mercredi devant les députés européens que le combat contre le changement climatique était un défi «existentiel» pour l’humanité, et qu’elle garantirait suffisamment de ressources budgétaires pour aider les Etats membres à s’adapter aux mutations nécessaires, notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation d'énergies fossiles.
La proposition de l’Union européenne (UE) visant à établir une taxe carbone à ses frontières va nuire aux tentatives de constitution d’un front mondial contre le changement climatique, a estimé mercredi la Chine. Elle souligne en outre qu’une telle taxe irait à l’encontre d’un des principes de l’Accord de Paris de 2015. Le futur commissaire européen au Climat, Frans Timmermans, a présenté début octobre un «Green Deal» européen sur lequel la nouvelle Commission travaillera dès le 1er décembre, avec notamment la possible mise en place d’une taxe carbone aux frontières, afin de protéger les entreprises européennes de la concurrence jugée déloyale en provenance de pays ne respectant pas les mêmes exigences en matière de lutte contre le changement climatique.
La nouvelle Commission européenne présidée par l’Allemande Ursula von der Leyen a remporté mercredi le vote de confirmation du Parlement européen, et sera finalement investie dimanche prochain, avec un mois de retard sur le calendrier initial. Les députés européens ont approuvé le nouvel exécutif européen par 461 voix contre 157. Il y a eu 89 abstentions.
La proposition de l’Union européenne (UE) visant à établir une taxe carbone à ses frontières va nuire aux tentatives de constitution d’un front mondial contre le changement climatique, a estimé mercredi la Chine. Le futur commissaire européen au Climat, Frans Timmermans, a présenté début octobre un «Green Deal» européen sur lequel la nouvelle Commission travaillera dès le 1er décembre, avec notamment la possible mise en place d’une taxe carbone aux frontières afin de protéger les entreprises européennes de la concurrence jugée déloyale en provenance de pays ne respectant pas les mêmes exigences en matière de lutte contre le changement climatique.
Les députés européens ont approuvé la candidature du Hongrois Oliver Varhelyi au poste de commissaire européen à l'élargissement, ce qui devrait permettre un vote d’investiture de l'équipe d’Ursula von der Leyen le 27 novembre au Parlement européen. Oliver Varhelyi, actuel ambassadeur de la Hongrie auprès de l’UE, était le dernier des 27 candidats à la Commission à être approuvé par les députés européens, qui lui avaient adressé des questions écrites. L’entrée en fonction de la nouvelle Commission est prévue pour le 1er décembre.
Les députés européens ont approuvé la candidature du Hongrois Oliver Varhelyi au poste de commissaire européen à l'élargissement, ce qui devrait permettre un vote d’investiture de l'équipe d’Ursula von der Leyen le 27 novembre au Parlement européen.
Londres a écrit à l’Union européenne «pour confirmer que la règle, avant les élections, veut que le Royaume-Uni, normalement, ne procède à aucune nomination à des postes internationaux durant cette période», selon Reuters. Le report de cette nomination au-delà du 12 décembre risque de mettre les 27 dans l’embarras, puisqu’ils avaient fixé au 1er décembre la date d’entrée en fonctions de l'équipe de l’Allemande Ursula von der Leyen. Dans l’attente d’un possible Brexit au 31 janvier, l’UE pourrait décider d’ignorer la règle stipulant que chaque Etat membre doit être représenté au sein de la Commission.