L'Office fédéral de la statistique (OFS) a publié ce lundi 17 décembre les résultats de son étude menée sur les réserves des caisses de pension suisses. Ils font état d'un doublement du résultat net des placements en 2017, ce qui a permis d’accroître les réserves et de réduire les découverts éventuels.
Le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) est désormais signataire de la charte ACT – Assessing low-Carbon Transition Initiative, dont il suit les engagements. Cette méthodologie, lancée par le Carbon Disclosure Project (CDP) et l’Ademe, évalue à la fois les impacts opérationnels de l’entreprise, ses dépendances aux énergies fossiles et sa chaîne d’approvisionnement. Son objectif principal est d’inciter les entreprises à agir et de les orienter de manière pertinente en matière de stratégie climatique, de modèle économique, de produits et services, d’investissements, d’exploitation, de réduction des émissions de GES et de gestion de ces émissions, vers une trajectoire 2°. En 2018, le FRR a fait le choix de s’investir encore plus vers une économie à faible intensité carbone en excluant désormais les sociétés dont l’activité d’extraction de charbon thermique ou de production d’électricité, de chaleur ou de vapeur à partir du charbon dépasse 10% de leur chiffre d’affaires. Depuis sa création, l’institution intègre les enjeux liés au changement climatique dans sa stratégie d’investissement. A partir de 2013, il a décidé de mesurer et d’évaluer l’empreinte carbone de ses portefeuilles actions. Aussi, depuis plusieurs années, il s’est fortement impliqué sur la thématique de la transition énergétique et écologique et a mis en place une politique de décarbonation ambitieuse visant à réduire les émissions de CO2 de son portefeuille. Pour concrétiser cet engagement, les sociétés dont l’activité d’extraction de charbon thermique ou de production d’électricité, de chaleur ou de vapeur à partir du charbon dépassait 20% de leur chiffre d’affaires ont été exclues du portefeuille depuis 2016. AB.
Le fonds souverain japonais envisage de faire passer son allocation de 0,2% à 3% de son allocation d’ici trois ans. Le GPIF (1 295 milliards d’euros d’encours), allouerait ainsi quelque 4,24 trillions de yens supplémentaires (36 milliards d’euros) aux actifs alternatifs, rapporte le magazine Asian Investor. Le plus grand fonds de pension au monde n’a cependant pas précisé vers quelles classes d’actifs se porteraient ces investissements, bien que l’un de ses responsables ait expliqué à Asian Investor que l’immobilier, le private equity et les infrastructures suscitaient leur intérêt. Selon son règlement, le GPIF peut allouer jusqu'à 5% de son portefeuille aux actifs alternatifs. AB.
La Matmut a annoncé mercredi 12 décembre avoir rejoint le Swave, la plateforme fintech opérée par Paris&Co dédiée à l’innovation financière. Elle participera, avec les autres partenaires au pilotage de la deuxième saison de la plateforme, dans une démarche de collaboration avec les start-up incubées. «Centrale dans son projet d’entreprise #AmbitionMatmut, la stratégie d’innovation du groupe Matmut vise notamment à favoriser le développement de services, au bénéfice de ses assurés. A ce titre, il collabore avec des start-up proposant des innovations technologiques inscrites dans la chaîne de valeur des métiers de l’assurance. Le partenariat officialisé aujourd’hui avec Le Swave s’inscrit pleinement dans cette démarche pragmatique et collaborative», indique l’assureur dans un communiqué. Pour rappel, Le Swave est la plateforme fintech initiée par l’État et opérée par Paris&Co, l’agence de développement économique et d’innovation de Paris. Elle place le développement de la fintech au cœur de son activité, en réunissant l’ensemble des parties prenantes du secteur de la finance autour des enjeux de l’innovation. Les partenaires grands comptes, que rejoint la Matmut en tant que groupe notamment spécialisé en assurance dommages, participent au pilotage de la plateforme à travers notamment le programme d’open innovation. Ils définissent les objectifs des appels à projets en fonction de leurs priorités et sélectionnent les start-up à accompagner avant de construire leur collaboration avec elles. « Nous nous réjouissons de ce partenariat qui illustre bien le dynamisme de notre groupe en matière d’innovation. Nous avons déjà investit directement dans 12 start-up via notre structure Matmut Innovation, et ce dans différents domaines, de l’habitat à l’auto, en passant par la santé, l’accompagnement des personnes et les outils financiers… Nous développons avec elles, et d’autres, des partenariats visant à faciliter le quotidien de celles et ceux qui nous font confiance. C’est cette volonté constante de pouvoir apporter aux sociétaires du groupe Matmut toujours plus de solutions innovantes et utiles qui nous animera dans la mise en œuvre de notre partenariat avec Le Swave »,précise David Quantin, directeur général adjoint organisation, systèmes d’information et innovation de Matmut.
Lors d’une table ronde de la Journée Nationale des Investisseurs organisée le 6 décembre par l’Agefi, Caroline Le Meaux, responsable de la gestion déléguée de la direction des retraites et de la solidarité de la Caisse des Dépôts, a rappelé l’appétit des régimes de retraite pour les investissements dans l'économie locale : «Il y a un souhait réel des conseils d’administration de déployer l’investissement dans les territoires», a-t-elle exprimé. Pour ce faire, les régimes souscrivent notamment à des obligations vertes, mais aussi à des fonds d’infrastructures dédié aux énergies renouvelables ou à l’efficience énergétique. Mais cette envie se heurte à un problème de taille : celui de la réglementation. Rapidement, les investisseurs institutionnels sont en effet limités dans leurs investissements par un ratio d’emprise, qui leur interdit d’investir plus de 10% dans les fonds. «Ces souscriptions dans les fonds ou en green bonds se heurtent à la possibilité de déployer», explique ainsi Caroline Le Meaux. Un frein qui pourrait être facilement levé, en cas de participation des investisseurs institutionnels à la structuration des projets régionaux ou à la création de réseaux régionaux. «Il est vrai que nous pourrions investir davantage, mais cela nécessiterait que nous ayons en France - sur le modèle allemand - un agrégateur de projets plus petits. Je milite pour que ce soit la Caisse !», a fait savoir Caroline Le Meaux. AB.
Neuf d’un coup. Le nouveau fonds souverain japonais, Japan Investment Corporation (JIC), lancé cet été, se retrouve déjà confronté à sa première crise. En raison de divergences de vue avec le gouvernement, le patron du fonds, Masaaki Tanaka, et huit autres membres du directoire du fonds, ont présenté leur démission, rapporte le Handelsblatt. A côté du GPIF (Government Pension Investment Fund), le nouveau fonds étatique devait investir dans les secteurs d’avenir et soutenir la compétitivité de l’industrie japonaise. Mais Masaaki Tanaka n’aura pas réussi à s’imposer face à la lutte d’influence engagée par le Meti, le ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie. Le Meti a mené une guerre d’usure contre le patron du nouveau fonds, bien évidemment dénigré, car le ministère souhaitait avoir une influence significative, pour ne pas dire dominante, dans toutes les décisions d’investissement du fonds. « Le très faible niveau de notre pouvoir de décision est ridicule lorsqu’on sait que l’argent vient de chez nous », a ainsi indiqué un représentant du gouvernement au quotidien économique Nikkei. Le Meti a du coup demandé au ministère des finances de geler les fonds dédiés au JIC. Masaaki Tanaka a dans un premier temps résisté mais la pression était manifestement trop forte… Reste à savoir si le JIC va survivre à cet épisode. Le ministre de l’économie, Horohige Seko, a indiqué vouloir mettre en place un bureau de liaison pour le JIC qui sera chargé de recruter une nouvelle direction qui pourrait être installée au printemps 2019. Un comité consultatif indépendant devrait par ailleurs faire des propositions de travail au bureau de liaison du JIC. Erick Jarjat
Pour son plus grand plaisir, Chantal Schumacher a occupé des fonctions très diverses, tant par leur nature que par leur localisation géographique. Leur unique point commun : le groupe Allianz. Aujourd'hui directrice financière d'Euler Hermes, cette luxembourgeoise d'origine se réjouit de pouvoir mieux découvrir Paris.
Les fonds souverains, supranationaux et fonds de pension d’État considèrent la montée du protectionnisme comme leur risque majeur même si la probabilité d’occurrence est faible («tail risks»), d’après l’enquête trimestrielle du Sovereign Wealth Fund Institute, réalisée en novembre 2018, et qui représente 2.380 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Mais des opportunités peuvent aussi se présenter selon les investisseurs, sur les actions cotées en fonction des gagnants et perdants de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les gérants de ces fonds choisissent de surpondérer les actions émergentes américaines et internationales. Ils privilégient le Japon et l’Inde pour les 12 prochains mois et s'écartent de l’Europe. En deuxième position, arrivent les risques sur la dette émergente selon l’enquête. Les investisseurs sont également peu allants sur les stratégies crédit, les fonds immobilier, les matières premières et les infrastructures cotées. Enfin, contrairement aux enquêtes précédentes, les gérants de ces fonds ont relégué à l’arrière plan les investissements dans la blockchain. TV