Le régulateur néerlandais De Nederlandsche Bank (DNB, la Banque des Pays-Bas) peut désormais infliger des amendes de plus d’un demi-million d’euros aux fonds de pension s’ils ne respectent pas le principe de personne prudente ou s’ils ne se conforment pas aux exigences de la direction, relate l’IPE. À la demande du régulateur, le ministre des Affaires sociales, Wouter Koolmees, a décidé que le montant des amendes passerait de 10 000 euros à un «montant de base» de 500 000 euros à compter de 2019. Selon DNB, le maximum de 10 000 euros était trop bas compte tenu de l’importance des enjeux, et ce montant peu élevé laissait entendre que la violation de ces principes était sans gravité. Une amende de 500 000 euros était déjà applicable en cas de communication tardive des chiffres trimestriels, bien que le fonds de pension du secteur des médias et de la création (PNO Media) et le plan de pension des salariés d’Alcatel Lucent n’aient en réalité écopé que d’amendes respectives de 5 000 et 22 500 euros pour ces infractions. Le régulateur a le pouvoir discrétionnaire d’augmenter ou de diminuer les amendes de 50% en fonction de la gravité de la violation et peut également les doubler en cas d’infraction répétée. Toutefois, si des amendes sont susceptibles d’affecter négativement les membres d’un fonds de pension, la DNB peut réduire le montant de 75%, voire renoncer totalement à la sanction si la situation financière d’un régime est particulièrement faible. AB.
Le rapport s'inscrit dans le cadre de la traditionnelle évaluation par l’Inspection générale des affaires sociales de la Convention d'objectifs et de gestion arrivant à échéance (établie pour la période 2014-2017) et propose des pistes pour son renouvellement.
L'Office d'investissement du régime de pensions du Canada (OIRPC) a annoncé prendre des mesures pour améliorer la parité et l’efficacité des conseils d'administration des sociétés publiques dans lesquelles il investit.
Les régimes de retraite complémentaire gérés par les partenaires sociaux, Agirc (cadres) et Arrco (salariés), fusionnent au 1er janvier 2019 en un seul régime, le régime Agirc-Arrco, préfigurant peut-être la future réforme universelle des retraites. Régime de retraite obligatoire par répartition pour tous les salariés du secteur privé, il fonctionne par points. Chaque année, les cotisations sont transformées en points de retraite qui alimentent un compte ouvert au nom de chaque salarié. Les salariés se constituent ainsi des droits futurs à retraite. Pour connaître le montant de sa retraite, il faut multiplier le nombre de points par la valeur de ce point fixée tous les ans. Dans le régime unifié, la valeur du point correspondra à celle du point Arrco. La fusion n’aura d’incidence que pour les cadres qui ont acquis des points Agirc, ceux-ci seront tous convertis en points Agirc-Arrco avec «la garantie d’une stricte équivalence des droits, en allant jusqu'à 9 chiffres après la virgule», s’est engagé François-Xavier Selleret, directeur général de l’Agirc-Arrco. En outre, au 1er janvier 2019, les cotisations évoluent avec un taux d’appel porté de 125 % à 127 %. Enfin, pour prendre une retraite à taux plein, il faudra travailler un an de plus pour ne pas subir une décote de 10% sur la pension pendant trois ans, pour les personnes née à compter du 1er janvier 1957, et qui remplissent pourtant les conditions pour bénéficier de leur retraite de base à taux plein après le 1er janvier 2019. En décalant l'âge de départ de deux ans, les salariés bénéficieront d’une surcote de 10 %, en décalant de trois ans, d’une surcote de 20% et en décalant de quatre ans, d’une surcote de 30%. Les retraités totalement exonérés de la CSG sont également exonérées de la minoration temporaire sous certaines conditions. Les retraités qui payent la CSG à un taux réduit sont partiellement exonérés de la minoration temporaire. Pour ces retraités, le taux est de 5 % au lieu de 10 %.
Le conseil d’administration de la CNAVPL, la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales, a nommé Gilles Fontaine comme nouveau directeur général, en remplacement de Jean-Marie Saunier qui rejoint la Cavamac, selon nos informations. Gilles Fontaine, 59 ans, a été directeur du programme de transformation du RSI, remplacé depuis 2018 par la Sécurité sociale des indépendants. Il doit prendre ses fonctions fin janvier. Pour choisir le directeur général, conformément à la loi du 20 janvier 2014 portant réforme des retraites, le ministre chargé de la Sécurité sociale soumet au conseil d’administration de la CNAVPL une liste de trois noms. Et sur proposition du conseil d’administration, le directeur de caisse de retraite est nommé par décret, pour une durée de cinq ans renouvelable. TV
Mieux vaut ne rien faire que faire n’importe quoi. C’est en substance le message délivré par quelques grands investisseurs institutionnels français réunis pour une table ronde dédiée à l’allocation d’actifs lors de la Journée Nationale des investisseurs (JNI) organisée par Instit Invest le 6 décembre dernier. " L’illisibilité est partout» a ainsi constaté Etienne Stofer, directeur de la CRPN. Entre bras de fer sino-américain, déglobalisation, problèmes politiques et économiques en Italie, le Brexit, la Turquie, la Russie, sans compter le départ l’an prochain de Mario Draghi de la tête de la BCE, «nous en avons encore pour quelques trimestres d’instabilité» a-t-il appuyé. «Il faut qu’on s’habitue à des marchés sans véritable tendance», a poursuivi Bernard Descreux, directeur de la division gestion d’actifs d’EDF. Comme en 2018, il prévoit de conserver une stratégie d’investissement consistant à seulement «acheter ce qui a baissé et à garder les allocations équilibrées». Jugeant la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine comme l’élément numéro un d’incertitude, il estime que la situation pourrait durer plus que quelques trimestres : «cela va durer au moins tout le mandat de Trump. Même les démocrates, s’ils reviennent au pouvoir disent qu’ils auront la même politique parce qu’ils trouvent que la Chine a exagéré. En outre, la guerre commerciale impacte déjà l’Europe ne serait-ce qu’à travers le moral des entreprises parce que c’est un facteur d’incertitude». En 2018, la CRPN a de son côté connu le plus faible turnover au sein de son portefeuille. La Caisse de retraite des navigants n’a fait que quelques évolutions " à la marge». «On a essayé de mettre un peu plus l’accent sur les actifs non cotés après de belles distributions supérieures à nos anticipations par les fonds souscris précédemment», explique Etienne Stofer. La Caisse, qui reste en déficit technique depuis 25 ans, a aussi renforcé sa poche de fonds de prêts à l’économie et le private equity (qui pèse 3% de ses 5 milliards d’euros de réserves (dont 1 milliard d’immobilier)). Mais globalement, 2018 a été «décevante sur les performances absolues mais aussi relatives sur les performances de nos gérants. 2017 était une année glorieuse, 2018 est une année piteuse». Un point de vue approuvé par Bernard Descreux chez EDF. La CRPN était revenue sur l’Europe et la zone euro au cours des 4 premiers mois de l’année en vendant des actifs américains après leur forte hausse. «Nos arbitrages ont été modestes mais nous avons fait une erreur technique en prenant nos bénéfices sur les Etats-Unis», juge Etienne Stofer qui précise qu’il ne s’agit pas de pertes comptables, puisque tous les portefeuilles sont en plus-value latentes. «Plus récemment, on s’est de nouveau renforcés modérément sur les actions européennes, principalement euro, et aussi sur les zones émergentes car elles ont beaucoup trinqué». Même constat chez EDF qui a renforcé les actions émergentes, «en pensant qu’elles seraient les premières à se relever», ainsi que le private equity. La CARMF a de son côté cherché à préserver l’obligataire, les prêts à l’économie et le private equity. Les désinvestissements de la Caisse des médecins ont notamment porté sur les actions en début d’année et sur les marchés émergents. «Nous maintenons le cap sur notre allocation stratégique puisque la part des actions doit normalement baisser de 45% à 41% en 2022", a expliqué Michel Manteau. Des trois investisseurs présents, il fut sans doute le plus optimiste, jugeant que les corrections auxquelles on assiste sur les marchés actions sont avant tout techniques et sont proches d'être «purgées». "’Il y a de la place pour aller plus haut même si des problèmes restent à régler, y compris sur notre sol national, mais les marchés ont du potentiel de hausse, et cela davantage sur les actifs risqués que les obligations gouvernementales». Un sujet en particulier n’est pas tranché, celui de la sortie inflationniste des Etats-Unis qui connait un taux d’emploi très important. «Cela pose la question de la future politique monétaire de la Fed. Une inflation ne serait pas bonne pour le marché obligataire», note Michel Manteau. Pour lui, il est possible que 2019 soit une bonne année pour les marchés financiers, mais avec de la volatilité.
Pierre-Maxime Duminil, actuel directeur général de la Cavamac (Caisse d’Allocation Vieillesse des Agents Généraux), va partir à la retraite en avril prochain. Il occupait ce poste depuis 2006. Jean-Marie Saunier, directeur de la CNAVPL, la caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales, a été choisi début décembre pour le remplacer, a appris Instit Invest. «C’est une très bonne nouvelle et une chance pour la Cavamac», a déclaré Pierre-Maxime Duminil. Conformément à la loi du 20 janvier 2014 portant réforme des retraites, le ministre chargé de la Sécurité sociale soumet au conseil d’administration de la Caisse une liste de trois noms. Et sur proposition du conseil d’administration, le directeur de caisse de retraite est nommé par décret, pour une durée de cinq ans renouvelable. TV
Axiom Alternative Investments, société de gestion basée à Paris et spécialisée sur les financières, a décidé de transférer en date du 14 janvier 2019, ses fonds communs de placement (FCP) de droit français au sein de sa Sicav luxembourgeoise Axiom Lux dans le cadre de son développement international, a appris NewsManagers. Cette opération concerne les fonds Axiom Equity, Axiom Contingent Capital, Axiom Obligataire, Axiom Optimal Fix et Axiom Long Short. Les nouveaux compartimentsconservent les mêmes dénominations. L’objectif de la fusion absorption est de faciliter les souscriptions par des investisseurs internationaux. Axiom AI va profiter de ce transfert pour fusionnerses véhiculeslong/short actions market neutral français et luxembourgeois. LeFCP Axiom Long Short et le compartiment Axiom Equity Long Short de la Sicav Axiom Luxsuivent une stratégie similaire et sont gérés par la même équipe. «L’objectif de cette opération est de rationaliser la gestion financière des différents fonds de la société de gestion de faciliter l’accès au fonds à des investisseurs étrangers comme les belges et britanniques», selon un avis aux actionnaires émis par Axiom AI.Le FCP Axiom Long Short, lancé en octobre 2016, comptait 6 millions d’euros d’encours fin novembre 2018 tandis que le fonds luxembourgeois Axiom Equity Long Short a été dévoilé début janvier.
Abu Dhabi Investment Authority (Adia), le plus grand fonds souverain d’Abu Dhabi, va investir 50 milliards de dollars en Inde, rapporte le journal Les Echos dans son édition du 18 décembre 2018. Le fonds devrait investir dans les infrastructures et le traitement des aliments. Le quotidien rappelle qu’en 2017, Adia était entré entre autres au capital de KKR India Financial et Tejas Networks. Le fonds souverain étudie même la possibilité d’un bureau de représentation en Inde d’après Livemint. AP.