China Evergrande doit annoncer cette semaine un plan de restructuration qui déterminera son avenir et la façon dont Pékin prévoit de surmonter la crise du secteur immobilier. Avec plus de 300 milliards de dollars (294 milliards d’euros) de dettes, le groupe peine à rembourser ses fournisseurs et créanciers ainsi que les investisseurs en produits de gestion de patrimoine, après que Pékin a lancé des mesures visant à contrôler les niveaux d’endettement des promoteurs. En situation de défaut sur ses 22,7 milliards de dollars de dettes offshore, Evergrande avait annoncé en mars qu’elle dévoilerait fin juillet un projet préliminaire de restructuration. Ce plan sur la dette offshore doit servir de modèle à ses homologues en difficulté. Mais la proposition, notamment sur 19 milliards de dollars de remboursements en cash et en actions de deux filiales cotées, pourrait encore prendre du retard, selon certains créanciers étrangers ayant fait part de désaccords mineurs. Evergrande veut aussi formuler une proposition, si possible avec extension des durées de remboursement, concernant sa dette onshore.
La banque helvétique réfléchit à la manière de réduire encore ses coûts pour redresser ses finances, après avoir prévenu qu’elle devrait subir une nouvelle perte au deuxième trimestre 2022, rapportait dimanche le journal SonntagsZeitung, en se référant à des propos tenus par plusieurs cadres dirigeants. Credit Suisse a déjà qualifié 2022 d’année de transition pour tenter de tourner la page de coûteux scandales qui l’ont contrainte à remanier quasi intégralement sa direction. La réflexion sur les futures économies est à un stade avancé, poursuit le journal, même s’il n’est pas certain que des annonces seront faites lors de la présentation des résultats trimestriels mercredi.
Les défaillances ont progressé sur douze mois et touché 33.155 entreprises hexagonales à fin juin, soit 14,6% de plus que pour la même période finissant en 2021, a rapporté la Banque de France vendredi. Une augmentation un peu plus marquée que celle de 10% constatée à fin mai. Les évolutions par rapport à la période de Covid-19 «doivent être interprétées avec précaution, puisque le nombre de défaillances y a été particulièrement faible», met en garde l’institution. Grâce aux aides publiques et à la suspension temporaire de certaines procédures par les tribunaux de commerce, le nombre de défaillances avait chuté, de plus de 50.000 en 2019 à environ 27.000 en 2021. Malgré l’accélération constatée, les défauts de paiement restent à un niveau inférieur de 35% à celui de juin 2019.
Les défaillances ont progressé sur douze mois et touché 33.155 entreprises hexagonales à fin juin, soit 14,6% de plus que pour la même période finissant en 2021, a rapporté vendredi la Banque de France. Une augmentation un peu plus marquée que celle de 10% constatée à fin mai.
C’est la progression sur un an des défaillances d’entreprises au mois de mai, selon les statistiques de la Banque de France. Elles restent toutefois à un niveau inférieur de 37,2 % par rapport à 2019, avant le début de crise sanitaire. Les défaillances ont ainsi touché 32.109 entreprises au cours des douze derniers mois et près de 3.000 en mai.
Les PME et TPE les plus fragiles commencent à souffrir de l’inflation, mais de manière très modérée. A fin mai 2022, le nombre de défaillances cumulé sur un an (entre juin 2021 et mai 2022) s’est élevé à 32.109, ce qui est inférieur de 37% par rapport à 2019, mais augmente de 9% de plus sur les douze mois précédents, a rapporté lundi la Banque de France. Sur le seul mois de mai, le nombre de défaillances reste voisin de 3.000, «comme globalement depuis le début de l’année», indique le communiqué. Grâce aux aides publiques pour soulager la trésorerie des entreprises durant la pandémie de Covid-19 et à la suspension temporaire de certaines procédures par les tribunaux de commerce, le nombre de défaillances en France avait chuté de plus de 51.000 par an avant la crise à environ 27.000 en 2021. En mai comme en avril, le rebond des défaillances affecte surtout les TPE et les PME, avec des hausses de respectivement 29% et 9% sur un an. Par secteurs, l’augmentation est la plus marquée pour le transport et l’entreposage (+23% sur un an), devant les défaillances dans l’industrie (+15%), le commerce (+14%) et la construction (+13%).
Avec la fin des aides accordées pendant la crise du Covid-19, les PME et TPE les plus fragiles commencent aussi à souffrir de l’inflation, mais de manière très modérée.
Henkel a déclaré jeudi que la fusion de ses unités cosmétiques et produits d’entretien devrait toucher 2.000 emplois dans le monde. Selon le groupe allemand, la fusion en une seule unité commerciale des produits d’entretien, comme Persil ou Pril, et des cosmétiques, comme Schwarzkopf ou Dial, sera mise en oeuvre en deux étapes. Cette fusion entraînera des économies nettes d’environ 250 millions d’euros par an jusqu'à fin 2023. Les marques qui ne répondent pas à ses critères de croissance et de rentabilité pourraient être arrêtées ou vendues. Celles dont les ventes totales ne dépassent pas 1 milliard d’euros sont en cours d’examen. Par ailleurs, Henkel dit être ouvert aux acquisitions pouvant ajouter des opportunités de croissance à sa nouvelle unité.
Credit Suisse va annoncer la nomination d’Edwin Low, jusqu’ici co-directeur de la banque d’investissement en Asie-Pacifique, au rang de directeur général pour la région, selon Bloomberg. Il remplacera Helman Sitohang, qui a occupé ce poste depuis 2014. Cette nomination fait suite à la réorganisation des opérations de la banque au niveau mondial, après une série de pertes liées à la chute de Greensill Capital et Archegos Capital Management. La banque suisse a annoncé en novembre dernier une réorganisation afin de réaffirmer le contrôle global de la gestion de risque. Elle a également simplifié la hiérarchie, en créant quatre unités mondiales, et en supprimant l’autorité régionale de l’Asie. Au sein de cette réorganisation, Helman Sitohang sera chargé de la couverture des clients au sein de la banque. Ces changements seront effectués après l’autorisation du conseil d’administration, qui est toujours en cours. Edwin Low est co-directeur de la banque d’investissement et des marchés capitaux depuis 2015. Il est aussi directeur général de l’Asie de Sud-Est.
Après avoir précédemment annoncé l’arrêt de tout nouvel investissement et de ses exportations en Russie, le brasseur néerlandais Heineken a fait savoir lundi qu’il allait totalement se désengager de ce pays dans lequel ses activités ne sont plus viables et pérennes en raison de la guerre en Ukraine.
Pierre et Vacances SA, holding du groupe Pierre & Vacances – Center Parcs, proroge l’exclusivité consentie à Alcentra et Fidera, créanciers du groupe et à Atream, bailleur du groupe, jusqu’au mercredi 9 mars 2022 en vue de parvenir à un accord final dans la perspective du renforcement de ses fonds propres. Un accord d’exclusivité avait été conclu avec eux le 17 décembre 2021. L’accord doit permettre de préserver l’intégrité du groupe et de parvenir à une structure financière équilibrée en réduisant l’endettement et en sécurisant les liquidités nécessaires pour lui permettre de déployer son plan stratégique Réinvention 2025, ajoute Pierre et Vacances.
Pierre et Vacances SA, holding du groupe Pierre & Vacances – Center Parcs, proroge l’exclusivité consentie à Alcentra et Fidera, créanciers du groupe et à Atream, bailleur du groupe, jusqu’au mercredi 9 mars 2022 en vue de parvenir à un accord final dans la perspective du renforcement de ses fonds propres. Un accord d’exclusivité avait été conclu avec eux le 17 décembre 2021.
C’est la hausse des défaillances d’entreprises constatées en France en janvier, selon Euler Hermes. Elles progressent pour le troisième mois d’affilée (+0,1 % en novembre et +9,8 % en décembre). Si le niveau constaté sur douze mois glissants reste bas, avec 28.659 défaillances, « la tendance est clairement au rebond », perçoit Euler Hermes.
Rétablissement. Air France et EDF ont chacun annoncé un projet de renforcement de leurs fonds propres, le premier pour rembourser les aides des Etats français et néerlandais reçues pendant la crise sanitaire, le second pour faire face aux difficultés dues aux récentes décisions du gouvernement. Air France envisage de lever 4 milliards d’euros via une augmentation de capital et une émission d’obligations perpétuelles convertibles. L’Etat français, qui détient 29 % de la compagnie, ainsi que l’Etat néerlandais, Delta Airlines et China Eastern devraient participer à l’opération. EDF vise, lui, une augmentation de capital de 2,5 milliards d’euros, pour laquelle l’Etat français, actionnaire à 83,9 %, participera à hauteur de sa participation, représentant 2,1 milliards, a indiqué le ministre de l’Economie, Bruno Lemaire. Les deux groupes prévoient également des cessions d’actifs, jusqu’à 500 millions d’euros pour Air France et pour environ 3 milliards pour EDF d’ici à 2024.
La compagnie aérienne scandinave SAS a lancé mardi un nouveau programme de réduction des coûts après avoir creusé ses pertes trimestrielles. Elle a accusé une perte avant impôts de 2,60 milliards de couronnes suédoises (245 millions d’euros) pour le trimestre de novembre à janvier contre une perte de 1,92 milliard de couronnes un an plus tôt. Le groupe prévoit de passer en revue toutes ses activités, y compris son réseau, sa flotte, les accords sociaux et toutes les structures de coûts afin d'économiser 7,5 milliards de couronnes par an.