Le problème de Credit Suisse est de ne s’être jamais concentré sur une chose après la crise financière, selon des dirigeants actuels et anciens cités par le Wall Street Journal. L’établissement a choisi de garder une banque d’investissement et une activité de gestion d’actifs accolée à une banque privée. L’idée était que ces différentes activités pourraient travailler ensemble. En réalité, la société de gestion et la banque d’investissement étaient trop petites pour se battre contre les géants de Wall Street. La banque a essayé de gagner de l’argent avec moins de clients que ses concurrentes et a fini par négliger les risques, selon ces dirigeants. L’article du WSJ décrit comment Credit Suisse a choisi de minimiser toute une série d’avertissements concernant Greensill et Archegos avant l’implosion de ces deux entités. D’autres risques pourraient se cacher au sein du Credit Suisse, écrit le WSJ. L’année dernière, l’établissement était le plus grand souscripteur de Wall Street de Spac. Son activité de gestion d’actifs figure également parmi les principaux gestionnaires de collateralized loan obligations (CLO). Ces deux domaines préoccupent les régulateurs financiers.
A l’occasion d’une nouvelle série de contrôles thématiques courts (SPOT), l’AMF a analysé les pratiques opérationnelles de 5 sociétés de gestion de taille moyenne pour faire face au risque d’une atteinte malveillante à la disponibilité, l’intégrité, la confidentialité et la traçabilité de leurs systèmes d’information. Ses constats ont été enrichis des observations faites à l’occasion d’un contrôle classique réalisé auprès d’un sixième établissement, spécialisé dans le capital-investissement.Les points d’attention du régulateur ont porté sur :l’organisation et la gouvernance du dispositif de cybersécurité ;le pilotage des prestataires informatiques sensibles ;la gestion des incidents d’origine cyber ;la supervision des processus d’accès à distance au système d’information.La période d’étude, 2017-2020, a permis une analyse du dispositif de pilotage des risques d’origine cyber mis en place lors du premier confinement, incluant l’activation des plans de continuité d’activité et la supervision des connexions à distance des collaborateurs et des partenaires au système d’information des sociétés de gestion. L’AMF a, par ailleurs, complété son examen par des tests d’intrusion dont la réalisation opérationnelle a été déléguée à un prestataire externe qualifié par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’informations (ANSSI).Dans son document de synthèse, le régulateur constate un renforcement de l’organisation et de la gouvernance des dispositifs de cybersécurité au sein des sociétés de gestion. Parmi les bonnes pratiques observées, le régulateur a, par exemple, relevé la prise en charge du sujet par un cadre dédié au sein du comité exécutif, la mise en œuvre de campagnes de sensibilisation régulières des collaborateurs et la prise en compte des risques d’origine cyber dans les cartographies des risques et les plans de contrôle.En revanche, le travail de formalisation progressive d’une stratégie de cybersécurité, déjà observé en 2019, demeure inabouti sans l’élaboration, au préalable, d’une classification et d’une cartographie des données sensibles et des systèmes critiques. En outre, compte tenu de la multiplication et de la sophistication croissante des attaques observées par le régulateur, le pilotage et le contrôle des interactions entre les sociétés de gestion et leurs prestataires informatiques externes doivent rester des priorités au moment de définir, en amont, les efforts de sécurisation.
Rendez-vous pour la 9è Cérémonie des Couronnes le mardi 13 avril à 17h00. Plus que jamais, nous avons besoin de vivre des moments joyeux et festifs, cette cérémonie sera l’occasion de nous plonger dans les meilleurs souvenirs que les investisseurs institutionnels conservent de l’Olympia et des artistes qui s’y sont produits.
Ils publient aujourd'hui le rapport de synthèse des travaux de Place et proposent aux professionnels certaines avancées sur le sujet, qu'ils monitoreront dès l'année prochaine.
Fossé. Après six mois d’échanges « constructifs » organisés par le Forum Fintech ACPR-AMF avec des banques et des prestataires de services sur actifs numériques (PSAN), force est de constater que les établissements de crédit ont toujours plus peur des sanctions en cas de blanchiment ou de financement du terrorisme que de la perte d’opportunité en passant à côté d’un nouveau marché. Ce groupe de travail avait pour objectif de trouver des solutions afin que les PSAN puissent ouvrir un compte bancaire en France en fournissant les informations suffisantes pour tranquilliser les banques, et que leurs clients puissent acheter et vendre librement des cryptoactifs. Malgré les clarifications qui devraient faciliter les relations entre les deux camps, la Fédération bancaire française a préféré se désolidariser des conclusions du rapport publié le 25 mars. Selon l’Adan, qui représente les PSAN, 64 % d’entre eux envisagent de délocaliser leurs activités.
Citadel Securities, le teneur de marché américain, a annoncé le 1er avril le recrutement de Heath Tarbert, ancien président de la Commodities Federal Trading Commission (CFTC), le régulateur du marché des produits dérivés. Le nouvel arrivant prenait ce lundi les fonctions de directeur juridique du groupe. Nommé par l’ex-président Donald Trump à la CFTC en juillet 2019 pour cinq ans, Heath Tarbert avait quitté son poste en début d’année après l’investiture de Joe Biden. Sa nomination chez Citadel Securities intervient alors que l’affaire GameStop a mis en pleine lumière le rôle des market makers dans le fonctionnement de la Bourse. Ken Griffin, le patron du groupe, avait été auditionné en février par les parlementaires américains.
Citadel Securities n’a guère traîné. Le teneur de marché américain a annoncé le 1er avril le recrutement de Heath Tarbert, ancien président de la Commodities Federal Trading Commission (CFTC), le régulateur du marché des produits dérivés. Le nouvel arrivant prendra le 5 avril les fonctions de directeur juridique du groupe.
Les promoteurs d’ETF actifs non transparents doivent fournir des paquets d’informations à la Securities and Exchange Commission, alors que le régulateur mène un examen approfondi de ces produits qu’il a approuvés pour la première fois en 2019, rapporte Ignites. Ils doivent envoyer certaines données une à deux fois par mois, selon l'âge du produit. Ces informations comprennent des données publiques sur la qualité des transactions, telles que les spreads, ainsi que certaines informations confidentielles sur les rouages internes des fonds, selon trois dirigeants du secteur qui ont requis l’anonymat en raison de la nature sensible des communications. Cependant, la SEC n’a pas clairement indiqué aux promoteurs d’ETF ou à leurs avocats ce qu’ils prévoient de faire avec ces informations, selon les sources.
Déjà fragilisée par l'épisode de l'achat avorté de DXC, l'action du groupe de services numériques a plongé de 12% jeudi après l'annonce de «réserves» sur la comptabilité de ses filiales américaines.
Singapour tente de se faire une place sur le marché en pleine expansion des Spac, rapporte le Wall Street Journal. La Bourse de Singapour Singapore Exchange a lancé mercredi une consultation publique de quatre semaines sur ces véhicules. «Nous avons reçu des demandes de promoteurs potentiels et de professionnels du marché pour savoir si la SGX envisagerait d’autoriser les Spac», a déclaré Tan Boon Gin, directeur général de Singapore Exchange Regulation, l’autorité de réglementation de la Bourse. Les Spac qui souhaitent s’introduire à la Bourse de Singapour devront avoir une capitalisation boursière minimale de 300 millions de dollars de Singapour, soit l'équivalent d’environ 223 millions de dollars américains, et disposeront de trois ans pour réaliser une fusion, selon le cadre proposé. La Bourse recueille les avis jusqu’au 28 avril. La Bourse de Singapour a l’intention d’introduire le cadre Spac d’ici le milieu de l’année et espère que sa première cotation aura lieu à ce moment-là, a déclaré Tan Boon Gin.
La Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur financier britannique, a lancé mercredi une consultation sur les changements à apporter à ses règles de cotation pour les Spac (Special purpose acquisition company), ces sociétés d’investissement cotées qui fleurissent aux Etats-Unis mais qui n’essaiment pas au Royaume-Uni. Aux États-Unis, 522 cotations de ce type ont permis de lever plus de 300 milliards de dollars en 2020 et 2021, selon les données compilées de Refinitiv. Il n’y a eu que 10 cotations de Spac en Europe en 2020 et 2021, pour une valeur totale d’environ 1,3 milliard de dollars, et aucune à Londres, où les règles sont perçues comme trop restrictives, en raison notamment de l’obligation de suspendre la cotation des actions du Spac tout le temps de la négociation de sa première acquisition, ce qui bloque les investisseurs. Pour éviter cette contrainte, les Spac européens ont jusqu'à présent choisi de s’inscrire principalement à Amsterdam ou à Paris.
La secrétaire au Trésor des États-Unis, Janet Yellen, a annoncé mercredi la reprise des travaux du groupe sur les hedge funds du Conseil de surveillance de la stabilité financière (FSOC) afin d'étudier les risques qu’ils font potentiellement peser sur le marché. « La pandémie a montré que l’effet de levier de certains fonds spéculatifs peut amplifier les tensions », a-t-elle déclaré. « Nous rétablissons le groupe de travail afin de pouvoir mieux partager les données, identifier les risques et travailler à renforcer notre système financier », a ajouté Janet Yellen. Cette annonce intervient après l’effondrement, cette semaine, du fonds Archegos Capital Management, qui a infligé de lourdes pertes à Credit Suisse, Nomura et à d’autres intermédiaires. L’activité de ce groupe de travail, dont Janet Yellen a fait partie lorsqu’elle était présidente de la Fed, avait été suspendue par Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor de Donald Trump.
La Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur financier britannique, a lancé ce mercredi une consultation sur les changements à apporter à ses règles de cotation pour les Spac (Special purpose acquisition company), ces sociétés d’investissement cotées qui fleurissent aux Etats-Unis mais qui n’essaiment pas au Royaume-Uni.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a estimé mercredi que les activités du secteur financier non bancaire devraient être « correctement supervisées et régulées » à partir du moment où elles ont un impact sur les banques par le biais notamment de contreparties.