La Zambie tiendra jeudi sa première réunion avec ses créanciers internationaux, a déclaré le ministre des Finances Situmbeko Musokotwane. Ce dernier a toutefois reconnu que l’objectif du gouvernement de conclure les négociations d’ici à la fin juin ne semblait plus tenable. En 2020, le pays est devenu le premier défaut souverain de l'ère post-Covid, ployant sous un fardeau de dette de plus de 120% du PIB. La France et la Chine coprésideront les négociations bilatérales en vue d’une restructuration de la dette extérieure de la Zambie, qui s’élevait à 17,3 milliards de dollars (16,6 milliards d’euros) fin 2021, selon les données du gouvernement. La Chine et les entités chinoises détenaient alors 5,8 milliards de dollars de la dette zambienne. Le pays d’Afrique australe avait préalablement conclu un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) sur une facilité de crédit prolongée de 1,4 milliard de dollars sur trois ans en décembre, mais il doit achever ces pourparlers bilatéraux pour obtenir le financement.
La Zambie tiendra jeudi sa première réunion avec ses créanciers internationaux, a déclaré le ministre des Finances Situmbeko Musokotwane. Ce dernier a toutefois reconnu que l’objectif du gouvernement de conclure les négociations d’ici à la fin juin ne semblait plus tenable.
Après avoir déjà perdu plus de 2% vendredi, les actions européennes et américaines sont de nouveau dans le rouge vif ce lundi alors que les taux souverains bondissent.
Les défaillances d’entreprises augmenteraient fortement en 2024 puis ne diminueraient que lentement, selon Deutsche Bank. Une prévision jugée pessimiste.
Un panel d’investisseurs au sein de l’Isda a décidé mercredi que la Russie avait déclenché un événement de crédit après avoir omis de payer près de 1,9 million de dollars d’intérêts sur une obligation souveraine. Cette décision de l’association des professionnels des produits dérivés rapproche ainsi le pays de son premier défaut majeur sur sa dette externe depuis plus d’un siècle.
Dégradation. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) se penche dans son dernier rapport sur les perspectives d’emprunt des souverains en 2022. L’année sera charnière car les besoins de financements devraient se stabiliser après avoir progressé rapidement durant le Covid. Absorber la croissance de la dette publique – qui a bondi de plus de 16 points de pourcentage en 2020 – prendra du temps car le ratio dette/PIB reste à des niveaux record (à 87 % pour les pays de l’OCDE) malgré la reprise économique. La normalisation se dessine, les emprunts nets ne représentant que 20 % des nouveaux emprunts en 2022 (contre 50 % en 2020), tandis que les pays de l’OCDE devraient lever 14.400 milliards de dollars cette année (contre 15.100 milliards en 2021 et 16.400 en 2020). Par ailleurs, l’échéance moyenne de l’encours de la dette, un indicateur important du risque de refinancement, est retourné à ses niveaux prépandémie, à 7,6 ans. Reste que les conditions de financement se dégradent : les rendements des obligations à 10 ans des pays développés ont ainsi progressé de plus de 120 points de base depuis le début de l’année, et le durcissement des politiques monétaires, couplé au ralentissement économique, va dégrader davantage encore ces conditions. L’OCDE alerte aussi sur les risques de blocage des marchés obligataires qui résulteraient d’une volatilité trop importante, et plaide pour que les émetteurs développés suivent les indicateurs de liquidité.
La Russie veut mettre en place un mécanisme de paiement alternatif pour ses obligations (coupon et principal) afin de contourner les sanctions américaines et un défaut de paiement. Bien qu’ayant transféré les fonds pour le paiement de deux coupons sur des obligations dus vendredi 27 mai, les investisseurs ne les ont pas reçus, ce qui ouvre une période de grâce de trente jours avant un éventuel défaut. La proposition, qui est encore en discussion au gouvernement, permettrait aux investisseurs étrangers d’ouvrir des comptes dans les banques russes en rouble et en devises fortes, a indiqué le ministre des Finances russe, Anton Siluanov, à la presse locale. Les investisseurs pourraient, selon lui, accéder aux fonds sans restriction. Le nouveau mécanisme sera prêt avant les prochains coupons sur les obligations en dollar arrivant à échéance, les 23 et 24 juin, a déclaré le ministre. Dans une autre proposition de la banque centrale russe, les émetteurs d’Eurobonds (obligations en devise forte) pourraient émettre de nouvelles obligations en rouble sur le marché local, qui seraient échangées contre les obligations en devises existantes. Cela permettrait d’effectuer les paiements sur ces valeurs aux investisseurs locaux.
La Russie veut mettre en place un mécanisme de paiement alternatif pour ses obligations (coupon et principal) afin de contourner les sanctions américaines et un défaut de paiement.
Les rendements des emprunts d’Etat de la zone euro se tendent nettement lundi après la publication d’une inflation supérieure aux attentes en Espagne en mai.
L’Agence France Trésor se montre encore pionnière en créant un nouveau point sur la courbe des OAT vertes tout en offrant aux investisseurs ESG une protection contre l’inflation.