Défaut. Une exemption aux sanctions visant les flux financiers russes (la licence générale 9A de l’Office of Foreign Assets Control américain), et qui autorise la réception des paiements de dividendes, d’intérêts et de principal, pourrait ne pas être reconduite le 25 mai. L’exemption avait jusqu’alors permis à la Russie d’éviter le défaut de paiement, malgré des versements compliqués par les blocages américains. Le test tombera vite : deux versements de coupons totalisant 100 millions de dollars sont dus le 27 mai. D’ici à fin décembre, 1,7 milliard de dollars devront être remboursés. Si la licence générale est retirée, les fonds dont dispose la Russie ne pourraient plus être transférés entre les agents bancaires sans risquer de déclencher des sanctions. Le pays dispose d’une période de grâce de 30 jours, au-delà desquels il sera considéré en situation de défaut. Les débats risquent d’achopper sur le type de défaut, technique (c’est-à-dire issu de causes extérieures) ou
Comme elle l’avait mentionné dans le programme de financement de l’Etat pour 2022 publié en décembre, l’Agence France Trésor (AFT) a annoncé, mardi, la création d’une obligation indexée sur l’inflation européenne verte : l’OAT€i 25 juillet 2038. Cette nouvelle obligation, dont les caractéristiques seront annoncées ultérieurement, sera émise par syndication dans les prochains jours, en fonction des conditions de marché. Les chefs de file de l’opération désignés seront Barclays, BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, Natixis et la Société Générale. L’ensemble des conseils spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) fera partie du syndicat.
L’Autriche a émis 4 milliards d’euros sous forme d’obligations vertes mardi, venant ainsi grossir les rangs des émetteurs green de la zone euro. L’Autriche, dont le programme vert porte sur 5 milliards d’euros de financements chaque année sur deux ans, a émis une première obligation verte échéance 2049 (maturité 27 ans), selon les données de Bloomberg. Cette émission inaugurale a rencontré un franc succès avec 25 milliards d’euros de demandes de la part des investisseurs. Le pays prévoit d’émettre sur des maturités allant de 8 ans à 20 ans mais aussi sur des titres court terme (20% des émissions), contrairement aux autres émetteurs du bloc. Avec cette opération, les émissions de green bonds souverains en zone euro atteignent près de 13 milliards d’euros depuis début 2022, contre 27 milliards émis au même moment l’an dernier. L’émission de l’Autriche a été placée sur la base d’un rendement de 1,876% (coupon de 1,85%) avec un spread de 22 points de base (pb) au-dessus des midswaps et 71,3 pb au-dessus de l’emprunt de référence (dette allemande). Le rendement de l’emprunt autrichien à 30 ans s’élève à 1,78%.
Comme elle l’avait mentionné dans le programme de financement de l’Etat pour 2022 publié en décembre, l’Agence France Trésor (AFT) a annoncé mardi la création d’une obligation indexée sur l’inflation européenne verte : l’OAT€i 25 juillet 2038.
L’Autriche, avant la France dans les prochains jours, vient réveiller le marché des obligations vertes souveraines. Le pays a émis 4 milliards d’euros de ces titres ce mardi. Il vient ainsi grossir les rangs des émetteurs green de la zone euro, aux côtés notamment de l’Allemagne, de l’Italie ou de l’Espagne.
Le marché primaire obligataire corporate euro s’est offert une deuxième journée très active, après des semaines de vache maigre, avec plus de 6 milliards d’euros émis mardi. Lundi, les émetteurs sur ce marché avaient déjà placé 3,7 milliards, dont un green bond de Suez en trois tranches pour 2,6 milliards.
Le gérant de private equity a financé en dette high yield une partie de son accord de 2 milliards d’euros avec la ligue de football espagnole. Une première en Europe.
Si un client s’attend à ce qu’on lui mente, est-ce illégal de lui mentir ? C’est en substance la défense de James Im, ancien trader chez Nomura, et accusé par la Securities and Exchange Commission d’avoir été trop créatif sur le prix des obligations qu’il vendait – prétendant être en négociation avec une tierce partie inexistante, par exemple. « Ce mensonge visait à éviter une conversation inconfortable et à ne pas sembler pinailler sur les prix », a expliqué James Im. Qui a ajouté que, comme ses clients lui mentaient aussi, cela n’avait jamais eu d’incidence sur leurs décisions d’investissement. L’accusé rappelle aussi qu’il s’agit d’investisseurs sophistiqués qui s’appuient sur des modèles complexes pour valoriser les obligations, et qu’ils ne prennent pas les déclarations de traders pour argent comptant. On les comprend.