Liquidité. Le Conseil de stabilité financière (FSB) vient de publier un rapport sur la liquidité des principaux marchés d’obligations d’Etat. Ces marchés ont été agités par de grands déséquilibres pendant la crise de mars 2020, suite à des pics de la demande de liquidité de la part des fonds notamment. Ces marchés jouent un rôle crucial pour financer les économies et font office de refuge en cas de turbulences financières, les prix d’autres instruments s’y référant, et, enfin, ils sont sollicités par les acteurs soumis à des exigences prudentielles. Or, la liquidité de nombre de ces marchés a été très perturbée en mars 2020, avec une hausse brutale des spreads et des problèmes de liquidité, tant en cash que sur les dérivés. Aucune structure particulière de marché n’a empêché une telle évolution. Pour affronter la tourmente, le FSB estime que les intermédiaires ont joué un rôle positif grâce à leur bilan résistant et que les interventions des banques centrales ont été décisives. Tentant de tirer les leçons de cette crise, le rapport identifie comme principaux facteurs de crise l’incertitude et les flux à sens unique du marché, suite aux besoins des fonds de faire face aux rachats et répondre aux appels de marge. Pour limiter les problèmes de liquidité, dorénavant le FSB préconise d’étudier l’usage accru de la compensation et notamment celle des repo. L’utilisation renforcée de plateformes all-to-all peut aussi aider mais tout dépend de la liquidité que les acteurs non bancaires pourront apporter. Le rapport insiste sur la transparence du reporting aux autorités de marché, notamment de la part des principaux intervenants.