La société de gestion suisse Eric Sturdza Investments s’est associée au hedge fund américain Crawford Fund Management, basé à Boston, pour lancer un fonds long/short actions. Le fonds Strategic Long Short est géré par Christopher Crawford, Scott Utzinger et Jonathan Saunders, co-fondateurs de Crawford Fund Management en mars 2009. Le portefeuille long du fonds se concentre sur les titres non découverts et peu suivis, en mettant l’accent sur les sociétés exploitées par leur propriétaire, où les incitatives et la rémunération de la direction sont étroitement alignées sur celles des investisseurs, indique un communiqué. Quant à la partie courte du portefeuille, elle s’appuie sur deux stratégies : des options de vente sur de jeunes sociétés dont le modèle d’entreprise n’a pas fait ses preuves, et du levier sur des titres confrontés à de potentielles difficultés. Le fonds, classé article 8 au sens du règlement européen SFDR, est initialement distribué en Irlande et le sera sur d’autres marchés européens prochainement.
La sortie du tunnel semble encore longue pour une catégorie de fonds qui a été pénalisée par la crise sanitaire et la politique zéro Covid chinoise. L'effet devise noircit encore un peu plus le tableau.
Les dernières actualités sur le cas Elon Musk vont-elles enfin faire avancer les réflexions sur le concept de bien public ? L’homme d’affaires américain a menacé de ne plus financer les terminaux reliés à Starlink, sa chaîne de satellites, qui conditionne l’accès à internet de façon sécurisée. Le coût est estimé à 20 millions de dollars par mois. Et le milliardaire n’hésite pas à proposer son plan de paix avec restitution de la Crimée à la Russie… Apparemment, cela ne suffit pas à convaincre en haut lieu que l’espace relève du bien commun et ne devrait pas être privatisé. Dans les négociations laborieuses en cours à l’ONU en vue d’un traité sur la haute mer, le gouvernement français défend la privatisation de cet autre espace, vital pour la protection des espèces…
Liquidité. Le Conseil de stabilité financière (FSB) vient de publier un rapport sur la liquidité des principaux marchés d’obligations d’Etat. Ces marchés ont été agités par de grands déséquilibres pendant la crise de mars 2020, suite à des pics de la demande de liquidité de la part des fonds notamment. Ces marchés jouent un rôle crucial pour financer les économies et font office de refuge en cas de turbulences financières, les prix d’autres instruments s’y référant, et, enfin, ils sont sollicités par les acteurs soumis à des exigences prudentielles. Or, la liquidité de nombre de ces marchés a été très perturbée en mars 2020, avec une hausse brutale des spreads et des problèmes de liquidité, tant en cash que sur les dérivés. Aucune structure particulière de marché n’a empêché une telle évolution. Pour affronter la tourmente, le FSB estime que les intermédiaires ont joué un rôle positif grâce à leur bilan résistant et que les interventions des banques centrales ont été décisives. Tentant de tirer les leçons de cette crise, le rapport identifie comme principaux facteurs de crise l’incertitude et les flux à sens unique du marché, suite aux besoins des fonds de faire face aux rachats et répondre aux appels de marge. Pour limiter les problèmes de liquidité, dorénavant le FSB préconise d’étudier l’usage accru de la compensation et notamment celle des repo. L’utilisation renforcée de plateformes all-to-all peut aussi aider mais tout dépend de la liquidité que les acteurs non bancaires pourront apporter. Le rapport insiste sur la transparence du reporting aux autorités de marché, notamment de la part des principaux intervenants.
Le groupe privé a obtenu une procédure amiable de conciliation dans le cadre d’une restructuration de son endettement. L’AMF demande ainsi la reprise des cotations des titres de la société.
Le groupe privée a obtenu une procédure amiable de conciliation dans le cadre d’une restructuration de son endettement. Après avoir suspendu la cotation du titre lundi 24 octobre, l’AMF a demandé la reprise des cotations des titres de la société.
Le gérant de maisons de retraite pourrait convertir 4,3 milliards d’euros de dette en capital et envisage d'importantes dépréciations d'actifs. En Bourse, le titre a rouvert en forte baisse.
Pour la deuxième séance consécutive, la forte détente sur les marchés de taux a stimulé les investisseurs. Alors que la Banque centrale européenne (BCE) se réunit jeudi, et devrait augmenter ses taux de 75 points de base (pb) pour la deuxième fois, les opérateurs commencent à se demander si les prochains mouvements seront aussi importants. Sur les marchés de l’énergie, le prix du contrat de gaz en Europe continentale (contrat TTF 1 mois échangé à Rotterdam) est passé mardi sous la barre des 100 euros le mètre cube. Sur les marchés de taux, le rendement du Bund à 10 ans, la référence dans la zone euro, s’est détendu de 16 points de base (pb), 2,18%. Vendredi, celui-ci avait atteint un plus haut depuis août à 2,53%. Le rendement de l’OAT 10 ans a reculé de 17 pb, à 2,7%. Celui du BTP italien de même maturité s’est détendu de 22 pb, à 4,37%. Aux Etats-Unis, le rendement de l’emprunt d’Etat américain 10 ans a également reculé de 16 pb, à 4,07%.
Pour la deuxième séance consécutive, la forte détente sur les marchés de taux a stimulé les investisseurs. Alors que la Banque centrale européenne (BCE) se réunit jeudi, et devrait augmenter ses taux de 75 points de base (pb) pour la deuxième fois, les opérateurs commencent à se demander si les prochains mouvements seront aussi importants.