L’égalité entre les hommes et les femmes progresse au sein des sociétés de gestion, mais des déséquilibres persistent, montre la dernière étude «Mixité au sein des sociétés de gestion» réalisée par l’Association de la gestion financière (AFG) et qui doit être présentée ce jeudi matin.Entre 2019 et 2021, l’index d’égalité professionnelle* moyen des acteurs de la gestion d’actifs a progressé, de 84,6 points à 86,1 points. Le maximum étant 100 points. Cet outil, créé par la loi Avenir Professionnel de septembre 2018, a été conçu pour réduire les inégalités entre les femmes et les hommes dans le monde du travail en France.Malgré cette hausse, les rémunérations entre les hommes et les femmes restent inégales au sein du secteur de la gestion d’actifs. Les hommes gagnent en moyenne 123.000 euros par an, tandis que les femmes ne touchent que 97.400 euros (salaire brut, hors primes). Cela représente un écart de 21 %. S’agissant des cadres, les hommes perçoivent en moyenne 124.230 euros et les femmes 100.465 euros, tous métiers, niveaux hiérarchiques et temps de travail confondus, soit un différentiel de 19 %.Moins de femmes à des postes de direction«Ces différentes s’expliquent principalement par la sous-représentation des femmes parmi les professionnels de l’investissement et les postes de direction», explique l’AFG dans son étude. De plus, les plus hautes rémunérations sont principalement masculines. En moyenne, un cinquième seulement des postes avec les plus hautes rémunérations est occupé par des femmes…De fait, les femmes qui travaillent au sein des sociétés de gestion n’occupent pas forcément les meilleures places. Les sociétés de gestion emploient 42 % de femmes et 58 % d’hommes en 2021, un niveau resté stable en deux ans. Or, cette répartition inégalitaire ne fait que s’accentuer à mesure que l’on gravit les échelons de l’entreprise. Ainsi, seulement 40 % des cadres sont des femmes. Et parmi les managers, 34 % sont des femmes. Pour les postes de direction, l’écart se creuse, avec une proposition de 35 % dans les comex. Enfin, les conseils d’administration sont les entités les moins mixtes avec 25 % de femmes.Les femmes dominent le marketing et la communicationAutre constat embarrassant: les femmes sont peu représentées dans la gestion des investissements en tant que telle, soit le cœur de l’activité des sociétés de gestion. Elles ne constituent que 29 % des professionnels de l’investissement et 21 % des managers dans ce métier. Le métier où les femmes sont les plus représentées est celui du marketing et de la communication, avec 62 % de présence. Elles sont aussi majoritaires (56 %) dans le management de ce métier. «Notre enquête n’a pas pour but d’expliquer ce phénomène, qui d’ailleurs a cours dans d’autres secteurs. Nous observons par ailleurs qu’il y a plus d’hommes dans les écoles d’ingénieur et dans les filières de finance. Ces métiers de professionnels de la gestion sont historiquement plus masculins, d’où la difficulté d’un meilleur équilibre hommes/femmes», commente Juba Ihaddaden, économiste de l’AFG et l’un des auteurs de l’étude. Dans la vente, autre métier clé des sociétés de gestion, les femmes ne sont que 43 % des salariés et 41 % des managers.Des recrutements plus fémininsL’association professionnel observe tout de même des évolutions «encourageantes» pour la mixité du côté des recrutements et des promotions. Ainsi, en 2021, 44 % des personnes recrutées étaient des femmes, un pourcentage légèrement supérieur à la part de femmes dans les effectifs totaux actuels des sociétés de gestion. De plus, le taux de promotion en 2021 a été le même pour les hommes et les femmes, soit 7 %. Mais dans ces deux domaines, on note toujours des disparités par métier, avec une plus forte propension à recruter des femmes dans les métiers marketing et communication que dans la gestion. Toutefois, le pourcentage de femmes recrutées dans la gestion a été de 33 %, soit légèrement plus que le taux de salariées (29 %), ce qui est plutôt de bon augure. L’égalité des chances, un sujet émergentLa mixité et la diversité ne se résumant pas uniquement à la place des femmes dans les entreprises, l’AFG a pour la première fois publié une étude sur l’égalité des chances. Cette première édition mesure l’implication des sociétés de gestion sur ce sujet et son évolution, avec comme ambition de «proposer les actions d’accompagnement adéquates». Contrairement à l’étude sur les femmes, aucune statistique n’est publiée sur la composition des effectifs des sociétés de gestion en matière de diversité socio-économique.L’étude montre seulement que 47 % des sociétés de gestion sensibilisent les personnes en charge du recrutement aux questions liées à l’égalité des chances. De plus, 40 % des acteurs étendent la cible des établissements d’enseignement supérieur dans laquelle ils recrutent, tandis que 9 % ont recours à des cabinets de recrutement spécialisés. En revanche, 54 % des sociétés de gestion sont dépourvues de dispositif en faveur de l’égalité des chance, hors recrutement. La prise en compte de ce sujet reste largement «embryonnaire», note l’AFG. Signe du manque de maturité dans ce domaine, une majorité de sociétés de gestion attendent de l’aide dans ce domaine de la part de leur association, sous forme de fiches de partage de bonnes pratiques, de webinaires ou encore de la mise à disposition d’un questionnaire d’enquête interne permettant de mieux mesurer la diversité socio-économique au sein de l’entreprise. * L’Index, sur 100 points, se calcule à partir de 4 à 5 indicateurs selon que l’entreprise fait moins ou plus de 250 salariés:L’écart de rémunération femmes-hommes,L’écart de répartition des augmentations individuelles,L’écart de répartition des promotions (uniquement dans les entreprises de plus de 250 salariés),Le nombre de salariées augmentées à leur retour de congé de maternité,La parité parmi les 10 plus hautes rémunérations.
Succès. Avec moins de 10 milliards de dollars levés à l’occasion d’introductions en Bourse (IPO) entre janvier et août dans le monde, les investisseurs attendaient avec impatience celle de Porsche. Le constructeur automobile, filiale de Volkswagen, a levé 9,4 milliards d’euros le 29 septembre à Francfort, ce qui en fait la plus importante introduction en Bourse d’Europe depuis celle de Glencore à Londres en 2011 (10,2 milliards). Porsche a ainsi bénéficié de la faiblesse du marché des IPO cette année et donc d’une demande très supérieure à l’offre, la moitié des 650 investisseurs demandeurs de papier n’ayant pas été servis. Son prix d’introduction avait été placé en haut de la fourchette indicative, à 82,5 euros. L’action a atteint jusqu’à 86,76 euros en séance pour clôturer à 82,56 euros, reflétant une capitalisation boursière 75,2 milliards.
Les investisseurs applaudissent le résultat plus serré que prévu du premier tour de l’élection présidentielle au Brésil. Lundi, le real s’apprécie de 4,7% face au dollar à 5,17 reals. Sur le marché actions, l’indice Bovespa progresse de 4,6%. Le rendement à 10 ans brésilien se tend en revanche de 12 points de base, à 12,12%. Dimanche, Luiz Ignacio Lula da Silva est arrivé comme attendu en tête du premier tour de l’élection mais avec un écart bien moins important sur son adversaire l’actuel président brésilien Jair Bolsonaro. Le premier a recueilli 48,4% des suffrages contre 43,2%, soit un peu plus de 5 points de différence alors que les sondages d’avant le scrutin donnaient entre 10 et 15 points d’avance à Lula, certains lui donnant même la victoire dimanche. Les deux candidats s’affronteront donc lors d’un second tour le 30 octobre.
Les investisseurs applaudissent le résultat plus serré que prévu du premier tour de l’élection présidentielle au Brésil. Lundi, le real s’apprécie de 4,7% face au dollar à 5,17 reals. Sur le marché actions, l’indice Bovespa progresse de 4,6%. Le rendement à 10 ans brésilien se tend en revanche de 12 points de base, à 12,12%.
La livre et les Gilts se sont repris en fin de semaine grâce notamment à la Banque d’Angleterre mais le gouvernement britannique devra revoir son projet de budget.
BlackRock est accusé de ne pas avoir protégé ses clients fonds de pension en menaçant de stopper les transactions dans certains fonds au plus haut du tumulte du marché obligataire britannique de cette semaine, rapporte le Financial Times. Dans une note envoyée mercredi matin, BlackRock a annoncé à ses clients utilisant des stratégies sous contrainte de passif (LDI) qu’il gèlerait «les fonds dont les actifs sont les plus susceptibles d’être épuisés» et qu’il transférerait les actifs vers des liquidités. Ces actions ont pour conséquence d’empêcher les fonds de pension de prendre des mesures pour protéger leurs membres.
Le conseil de l’Association française des marchés financiers (Amafi) a nommé Stéphanie Hubert comme nouvelle directrice générale à compter du 3 octobre. Elle succédera à Bertrand de Saint Mars, qui, pour des raisons de santé, a souhaité réduire le temps consacré à ses activités professionnelles et deviendra son conseiller afin de l’assister dans ses nouvelles fonctions. Stéphanie Hubert occupait depuis un an le poste de directrice générale adjointe, notamment en charge des sujets liés à la finance durable. Du fait de l’importance de cet enjeu et de la nécessité d’intensifier l’action menée en la matière et avec les travaux engagés par les autres pôles, l’Amafi crée un pôle dédié en son sein, directement placé sous la responsabilité de la directrice générale.
CPR Asset Management, affilié d’Amundi spécialisé sur la gestion thématique, s’est joint au fournisseur de données sur les fonds Quantalys Harvest Group pour le lancement d’un fonds de fonds actions thématiques, qui vise principalement les conseillers de gestion en patrimoine. Le fonds CPR Quantalys Sélection Thématique va piocher dans un univers de 600 fonds actifs et fonds indiciels cotés (ETF) répartis sur 15 thématiques d’investissement dont le vieillissement de la population, les énergies renouvelables ou encore la robotique. A partir de ces 15 thématiques, Quantalys Harvest Group calcule des moyennes de performance sur chaque thématique et attribue à chacun des fonds un score thématique (indicateur issu d’un classement mensuel quantitatifpermettant de les comparer entre eux et de sélectionner les meilleurs scores par thématique, précise un communiqué. CPR AM procède à l’allocation de fonds en combinant des vues stratégiques, qui reflètent les thématiques les mieux positionnées à horizon 3-5 ans selon son analyse, et des ajustements tactiques pour adapter le portefeuille à l’environnement de marché. L’exposition actions du fonds de fonds, géré par Julien Levy-Kern, est comprise entre 75% et 120%. Il peut investir jusqu'à 30% de son actif dans les fonds d’une même société de gestion. Il peut allouer 20% maximum de ses encours à des fonds ayant moins d’un an d’existenceafin de pouvoir intégrer des fonds ou thématiques nouvellement créés. Enfin, une allocation maximale de 20% des encours sous gestion pourra être réalisée au travers de fonds (y compris ETF) intégrant les vues tactiques du gérant sur les secteurs, les styles, la géographie. Julien Levy-Kern, gérant de portefeuille au sein de l’équipe de gestion flexible et d’allocation d’actifs chez CPR AM, s’occupera de ce nouveau produit.
Le conseil de l’Association française des marchés financiers (Amafi) a nommé Stéphanie Hubert comme nouvelle directrice générale à compter du 3 octobre. Elle succédera ainsi à Bertrand de Saint Mars, qui, pour des raisons de santé, a souhaité réduire le temps consacré à ses activités professionnelles et deviendra conseiller auprès de la directrice générale afin de l’assister dans ses nouvelles fonctions.
Marchés. Les émissions d’obligations avec objectifs de développement durable (sustainability linked bonds, SLB) gagnent du terrain. Au premier semestre 2022, les émissions SLB ont atteint 147 milliards de dollars et représenté 10 % du total des émissions obligataires ESG, indique Sustainable Fitch dans un rapport récent sur le sujet. Assorties d’objectifs ambitieux, précis et chiffrés à moyen et long terme, ces opérations ne sont plus l’apanage des secteurs de l’énergie, des services aux collectivités, des émetteurs souverains ou financiers. On a vu par exemple le groupe Teleperformance SE réaliser une émission de 500 millions d’euros en juin dernier. Le marché ne différencie pas encore les ambitions et la qualité des émetteurs, comme l’atteste le renchérissement du coupon quand les indicateurs clés ne sont pas atteints, uniformément fixé à 0,25 %. Mais l’Association internationale des marchés de capitaux (Icma) travaille à des propositions en ce sens. Signe du dynamisme du marché, des émetteurs d’un type nouveau, véhicules de titrisation ou émetteurs de titres à court terme, commencent à réaliser des opérations SLB.
Offensive. Actionnaire de contrôle d’Aveva depuis mars 2021, Schneider Electric a déposé une offre publique d’achat sur sa filiale britannique d’édition de logiciels pour détenir 100 % du capital. A 31 livres par action, l’offre valorise Aveva 9,48 milliards de livres, soit 10,85 milliards d’euros. Schneider Electric devra ainsi débourser 4,4 milliards d’euros et prévoit de finaliser l’opération au premier trimestre 2023. Le groupe français indique que le comité indépendant mandaté par le conseil d’administration d’Aveva devrait recommander l’offre à ses actionnaires. Deux actionnaires ont déjà indiqué qu’ils rejetaient l’offre de Schneider : M&G Investments et Mawer Investment Management. Le second est l’un des dix premiers actionnaires d’Aveva et considère l’OPA comme opportuniste et ne reflétant pas, selon lui, la valeur à long terme de la société.