Les fonds or et métaux précieux continuent de briller. En attirant 3,9 milliards de dollars au cours de la semaine au 29 juillet, ils ont enregistré leur deuxième plus forte collecte hebdomadaire selon les données du dernier «Flow Show», le rapport sur les flux de collecte de BofA Global Research. Ces fonds avaient déjà engrangé 3,8 milliards de dollars la semaine précédente. Sur les six dernières semaines, ils affichent une collecte record de 16,7 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, ils engrangent 53 milliards de dollars. Les fonds obligataires ont aussi continué àséduire les investisseurs, avec 17,2 milliards de dollars, mais dans une moindre mesure par rapport à la semaine précédente(24,5 milliards de dollars). La collecte a été portée par le segment «investment grade», qui a attiré 12,6 milliards de dollars. Les fonds «investment grade» et «high yield» drainent 164 milliards de dollars depuis le début de l’année. Les fonds monétaires ont vu leur collecte chuter sur une semaine, revenant de plus de 40 milliards de dollars à 5,6 milliards de dollars. BofA Global Research observe que ces 11 dernières semaines, les fonds monétaires ont vu sortir 75,9 milliards de dollars, après des souscriptions nettes de 1.200 milliards. La collecte depuis le début de l’année reste à 1.100 milliards de dollars. Enfin, côté actions, la décollecte se poursuit. Les fonds investis dans la classe d’actifs ont vu sortir 1,9 milliard de dollars sur la semaine sous revue, après 3,8 milliards la semaine précédente. Encore une fois, les ETF tirent leur épingle du jeu, attirant 1,6 milliard de dollars, tandis que les fonds ont rendu 3,5 milliards de dollars à leurs investisseurs. La décollecte a été tirée par les fonds actions américaines, qui ont abandonné 4,8 milliards de dollars. Les fonds actions européennes parviennent à dégager une légère collecte de 500 millions de dollars. Depuis le début de l’année, les fonds actions essuient des rachats de 39 milliards de dollars.
Euronext a annoncé hier un bond de 53,7% de son bénéfice net au deuxième trimestre, à 82,1 millions d’euros, l’opérateur boursier ayant profité de la volatilité des marchés financiers en pleine période de crise du coronavirus. Avec la hausse des volumes de transactions, son chiffre d’affaires trimestriel a augmenté de 32,5% à 210,7 millions d’euros et son excédent brut d’exploitation a progressé de 27,8% à 125,4 millions. L’activité a aussi bénéficié de la consolidation de Nord Pool et d’Oslo Børs VPS. La dernière étape du processus en cours de rachat de VP Securities, le dépositaire central de titres danois, est attendue «la semaine prochaine», a déclaré Stéphane Boujnah, directeur général d’Euronext. Des actionnaires représentant 90,68% des actions de VP Securities ont déjà accepté l’offre de rachat présentée par Euronext et ce dernier lancera en septembre une procédure de retrait obligatoire pour acquérir le reste des actions encore détenues par les minoritaires.
Les gérants de hedge funds chinois connaissent une année faste, battant leurs concurrents internationaux, rapporte le Wall Street Journal. Cela s’explique notamment parce que les actions chinoises font partie de celles qui ont été les plus performantes en 2020. La volatilité a aussi profité à ces investisseurs agiles et flexibles. Et certains pensent que le fait d’être basés en Chine leur a permis de comprendre rapidement les risques posés par le Covid-19. L’indice Eurekahedge Greater China Long Short Equities Hedge, qui suit 56 fonds, a augmenté en moyenne de 8% sur l’année au lundi 27 juillet. La jauge mondiale équivalente, qui suit 2.300 fonds, a abandonné 0,9 %.
Odey Asset Management a recruté Jos Trusted en tant que responsable des ventes institutionnelles, un poste nouvellement créé, rapporte Financial News. Précédemment, la nouvelle recrue gérait l’activité actions long-only de CQS.Elle sera chargée de développer la gamme de produits et la clientèle internationale de la société de Crispin Odey.
Les ETF et ETP cotés en Europe sont repassés au-dessus de la barre des 1.000 milliards de dollars d’encours en juin, selon ETFGI. Ils ont enregistré des souscriptions nettes de 32,65 milliards de dollars sur les six premiers mois de l’année, dont 11,38 milliards de dollars en juin. C’est un montant inférieur aux 44,12 milliards de dollars engrangés au premier semestre 2019, mais cela reste positif alors que le début d’année a été marqué par la crise du coronavirus. Au premier semestre, la collecte a été dopée par les ETF et ETP obligataires, avec des souscriptions de 20,48 milliards de dollars, mais aussi par les produits de matières premières, qui ont drainé 15,16 milliards de dollars (contre seulement 3,13 milliards au premier semestre 2019). En revanche, les ETF/ETP actions ont vu sortir 1,8 milliard de dollars. Fin juin, 2.264 ETF et ETP de 69 fournisseurs étaient cotés sur 28 bourses de 23 pays.
IG Group a annoncé jeudi de très bons résultats sur son exercice clos au 31 mai, «boostés par des résultats exceptionnels» au quatrième trimestre pourtant marqué par la crise sanitaire du Covid-19 et une forte volatilité sur les marchés financiers. Le chiffre d’affaires net a augmenté de +36% à 649,2 millions de livres sterling, le bénéfice avant impôts de +52% à 295,9 millions. Les revenus liés au trading ont progressé de +9% à 389,7 millions, et plus que doublé en glissement annuel au quatrième trimestre, à 259,5 millions. Le courtier a lancé plusieurs nouveaux produits en Europe, notamment pour faciliter le market-making comme au travers de la plate-forme de négociations multilatérales Spectrum, qui a la particularité de permettre les échanges 24h/24. Le dividende annuel de 43,2 pence par action sera donc maintenu.
L’avis d’expert de Hippolyte Marquetty, associé en droit pénal des affaires, Claire Toumieux, associée en droit social, et Sophie Lippmann, collaboratrice en droit social, Allen & Overy Paris
Rassuré. Les tests de résistance menés par l’Esma sur les seize chambres centrales européennes de compensation autorisées (CCP, central clearing counterparties) ont, selon l’Autorité européenne des marchés financiers, confirmé la résilience du système aux chocs et à des défauts liés aux tests sur les risques de crédit, de liquidité ou de concentration. Mieux, si on peut dire, la crise née du Covid-19 a permis à l’Esma de valider ces stress tests à balles réelles. Ce qui, selon le président de l’Esma, Steven Maijoor (photo), « est rassurant étant donné le rôle clé que jouent des infrastructures de marché ». Les CCP « sont au cœur du système financier et la chute de l’une d’elles peut potentiellement avoir un impact systémique sérieux à travers l’Union européenne », rappelle-t-il.
L’autorité des marchés financiers au Portugal, CMVM, a dévoilé dans un rapport que la gestion de portefeuille individuelle et collective équivalait à 40,5% du PIB portugais à fin 2019. Les encours de la gestion de portefeuilleindividuelle atteignaient 62,4 milliards d’euros en décembre dernier tandis que ceux de la gestion collective (156 fonds d’investissement recensés) avoisinaient les 13 milliards d’euros. Les souscriptions dans les fonds d’investissement collectifs enregistrés au Portugal ont dépassé le milliard d’euros en 2019. Quant aux encours des fonds immobiliers locaux (210 fonds), ils s'élevaient à 10,5 milliards d’euros avec une collecte nette de 200,5 millions d’euros pour l’année 2019. Autre statistique qui démontre un intérêt relativement naissant pour la gestion ESG au Portugal, seules 5 stratégies ESG enregistrées localementétaient recensées par le régulateur portugais fin 2019 avec des encours de 272 millions d’euros.
Les investissements d’entités étrangères sur le marché actions espagnoles ont atteint un nouveau record fin 2019 pour la quatrième annéeconsécutive, signale le quotidien espagnol Cinco Días, citant une étudede l’opérateur boursier BME. Au 31 décembre 2019, les investisseurs étrangers détenaient 50,2% du marché actions espagnoles contre 40,1% en 2009 et 34,3% en 2000. Le rapport de BMEsoutient que les entreprises cotées en Espagne ont internationalisé tant leur activité que leur financement depuis la crise financière de 2008, ce qui explique ce haut niveau d’investissements étrangers. Le plus gros investisseur international reste NBIM, le fonds de pension souverain norvégien, dont la valeur des titres espagnols s'élevait à 12,77 milliards d’euros fin 2019 (+31,7% en un an)en sus d’un investissement de6,9 milliards d’euros en dette espagnole (souveraine et corporate). L’Espagne représente 1,9% des investissements du fonds de pension souverain norvégien. Le deuxième plus gros groupe d’actionnaires sur le marché espagnol demeure celui des institutions non-financières (20,8%). Les ménages espagnols représentent, eux, 16,1% des actionnaires, en baisse d’un point par rapport à 2018 et déclinant pour la cinquième année consécutive. 2,14 millions de ménages espagnols détiennent des actions. Enfin, l’investissement des banques et caisses d'épargne espagnoles dans les entreprises cotées locales a atteint un point bas (2,8%). L’administration publique espagnole détenait également 2,8% des actions du marché espagnol fin 2019.
Le journal britannique TheFinancial Times a publié, mardi, le premier article d’une enquête consacrée à l’achat par des investisseurs internationaux (hedge funds, banques, fonds de pension, etc.) de dette privée émise par des compagnies italiennes soupçonnées de liens avec la mafia calabraise, la Ndrangheta. Ces titres, baptisés Mafia bonds par le quotidien,auraient été achetés entre 2015 et 2019 et auraient une valeur d’environ un milliard d’euros selon le FT. Parmi les acheteurs figuraient notamment Banca Generali, dans une transaction conseillée par l’auditeurEYet qui a assuré au journal ne pas être au courant. Le média italien BlueRating rapporte que Mediobanca a émis une note d’analyse surBanca Generali - qui a perdu plus de 4% en bourse après les révélations - et l’affaire. Les analystes de Mediobanca estiment quel’article du FT a suscité un grand tollé pour pas grand chose. Ils pointent le fait que les obligations privées au centre du scandale étaient liées à la dette du service national de santé italien au travers de compagnies faisant l’objet d’investigations. Ces obligations auraient déjà été remboursées et ne représenteraient en réalité qu’un million d’euros sur une tranche totale de 37 millions d’euros. Dans cette note, les analystes de Mediobanca estiment également que l’activité de Banca Generali dans le domaine des obligations privées, venduesà ses clients, se chiffraitau-delà dumilliard d’euros et qu’environ 600 millions d’euros étaient liés à la dette du service de santé national italien.
Les places boursières chinoises ont enregistré ce matin une huitième séance consécutive de hausse et affichent désormais les meilleures performances cette année sur les marchés actions. Ce rallye commence à inquiéter les autorités chinoises.
Les Bourses européennes ont clôturé en recul mercredi, la poursuite de la propagation du coronavirus faisant craindre aux investisseurs une reprise de l'économie mondiale plus lente qu’espéré. L’indice Stoxx Europe 600 a perdu 0,7%, à 366,4 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont cédé tous deux 1,2%. A Francfort, le DAX 30 a reculé de 1%, et à Londres, le FTSE 100 a perdu 0,5%. La reprise économique naissante perd de la vitesse aux Etats-Unis, la nouvelle vague de coronavirus poussant les entreprises à réduire leurs activités ou à se restructurer dans plusieurs grands Etats et les consommateurs à se confiner à nouveau.