Les investisseurs placeront 40 % de leurs allocations en ETF dans des ETF actifs ou smart beta d’ici à 2023, selon la deuxième enquête mondiale annuelle sur les ETF de J.P. Morgan Asset Management*. Et ce, alors qu’à l’heure actuelle, cette proportion n’est que d’un tiers et qu’elle était de 20 % il y a trois ans. La part des ETF actifs serait de 21 % et celle des ETF smart beta de 18 % dans trois ans. Les sondés basés aux États-Unis s’attendent à une montée en puissance des ETF actifs jusqu'à 45 % des allocations ETF d’ici 2023. En Europe, Moyen-Orient et Afrique, cette part se limiterait à 36 %. Les ETF ESG et thématiques seront des facteurs clés de croissance du marché. À l'échelle mondiale, 59 % des répondants anticipent une forte croissance des ETF ESG à horizon 2023, tandis que 42 % pensent que les ETF thématiques connaîtront une croissance aussi forte sur la même période. La tendance est plus prononcée dans les régions Europe et Moyen-Orient, où 72 % prédisent une forte croissance des ETF ESG et 52 % des ETF thématiques. «Une variété de facteurs stimule l’intérêt des clients : la préoccupation montante du changement climatique, la perception que la prise en compte des critères ESG peut améliorer la gestion des risques et les rendements ajustés des risques, ainsi qu’une préférence marquée chez les jeunes investisseurs pour ce type d’approche. L’intérêt pour les critères ESG peut également alimenter la croissance future des ETF actifs, ces structures étant bien adaptées à de telles stratégies d’investissement», observe JPMorgan. A noter également que plus les investisseurs gèrent d’actifs, plus ils attendent une forte croissance des ETF ESG sur les trois prochaines années. Ainsi, ceux qui détiennent plus de 20 milliards d’euros d’actifs sont 72 % à entrevoir une hausse des ETF ESG, contre 46 % pour ceux ayant moins de 1 milliard. Enfin, interrogés sur les fournisseurs d’ETF qu’ils choisiraient pour tel ou tel type d’ETF, les investisseurs plébiscitent BlackRock et Vanguard. Le premier gestionnaire d’actifs au monde est toujours cité en premier, quelle que soit la catégorie d’ETF concernée. Il est choisi à 66 % et 57 % pour les ETF actions et obligataires. La compétition semble plus ouverte pour les ETF ESG, thématiques et smart beta. * L’enquête mondiale 2020 sur les ETF a été effectuée en avril 2020, avec la participation de 320 investisseurs aux États-Unis, dans la région EMOA, en Asie-Pacifique et en Amérique latine. Les participants étaient des investisseurs professionnels des institutions financières de tailles diverses et des utilisateurs réguliers d’ETF actifs et smart beta. L'étude a été commandée par J.P. Morgan Asset Management et réalisée par CoreData Research.
La troisième revue trimestrielle de la Banque des règlements internationaux (BIS/BRI) confirme que la reprise apparaît inégale, et que la faiblesse des perspectives et la détérioration des bilans des entreprises et du crédit la rendent «fragile». Et ce même si les marchés se sont largement remis des tensions du mois de mars grâce aux politiques monétaire et budgétaire et aux indicateurs économiques en hausse après la fin du confinement.
Le groupement d’investisseurs Climate Action 100+, représentant 47.000 milliards de dollars d’actifs, a écrit aux 161 directeurs généraux et présidents de conseils d’administration des principales entreprises émettrices de gaz à effet de serre, pour leur demander de mettre en place des stratégies de neutralité carbone et de définir des objectifs pour en appuyer la mise en œuvre. Le Climate Action 100+ souhaite aussi que les entreprises se fixent des objectifs à moyen terme compatibles avec une réduction globale des émissions de 45 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2010. Les entreprises seront évaluées sur les progrès réalisés. Pour cela, le groupement s’appuiera sur un nouveau «Climate Action 100+ Net-Zero Company Benchmark», qui devrait être publié en 2021. Cet indice fournira une analyse complète des entreprises qui mènent la transition vers la neutralité carbone, ainsi qu’une série d’autres indicateurs utilisés par les investisseurs pour éclairer les stratégies d’investissement et d’engagement des entreprises. Les entreprises ciblées par l’initiative font partie principalement des secteurs pétroliers et gaziers (25 %), des utilities (19 %) et des transports (16 %). A noter que le secteur agroalimentaire figure aussi en bonne place (14 %). Parmi les entreprises ayant reçu la lettre figurent notamment Airbus, EDF, Engie, LafargeHolcim et Total. La liste complète se trouve sur le site de Climate Action (100 http://www.climateaction100.org/).
Nikola a déclaré vendredi qu’il pourrait intenter une action en justice contre Hindenburg Research, au lendemain de la publication par le vendeur à découvert d’un rapport cinglant accusant le constructeur de camions électriques d'être une « fraude ». « Ce n'était pas un rapport de recherche et il n’est pas exact. Il s’agissait d’un coup monté pour le profit de la vente à découvert, motivé par la cupidité », a lancé Nikola dans un communiqué, sans citer nommément Hindenburg. Le fabricant de batteries électriques, qui vient de signer un accord avec GM, a également déclaré qu’il comptait saisir la SEC.
Nikola a déclaré vendredi qu’il pourrait intenter une action en justice contre Hindenburg Research, au lendemain de la publication par le vendeur à découvert d’un rapport cinglant accusant le constructeur de camions électriques d'être une « fraude ».
Les fonds commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes de 9,1 milliards de couronnes suédoises en août, soit 880 millions d’euros environ, montrent les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. La collecte s’est faite quasi entièrement sur les fonds actions, qui ont drainé 13,3 milliards de couronnes. Les investisseurs se sont principalement tournés vers les fonds actions suédoises (4,8 milliards de couronnes) et les fonds actions monde (+2,9 milliards). Dans le même temps, les fonds monétaires ont vu sortir 3,8 milliards de couronnes. Les autres catégories de fonds ont enregistré des collectes ou décollectes légères. Malgré ce mois d’août dynamique, le solde souscriptions/rachats reste négatif depuis le début de l’année, à -17,9 milliards de couronnes. A l’exception des fonds monétaires qui attirent près de 16 milliards de couronnes, toutes les catégories de fonds sont dans le rouge. Fin août, les encours des fonds suédois sont ressortis à 5.039 milliards de couronnes, soit 535 milliards d’euros, en hausse de 183 milliards de couronnes sur un mois.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et l’Autorité des marchés financiers (AMF) vont organiser cet automne, avec le soutien de la Banque de France, une série de conférences sur le thème de l’épargne, dans toute la France. Ces « Rendez-vous de l’Épargne » ont une visée pédagogique, indique un communiqué : donner des clés de compréhension aux épargnants dans un contexte économique et financier inédit, renforcer la vigilance face aux arnaques financières et sensibiliser le grand public au rôle de l’épargne dans le financement de l’économie, en particulier en période de relance. Ils répondent ainsi à la demande du 25 novembre 2019, de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, d’organiser « dans tout le territoire, des rendez-vous de l’épargne à destination du grand public, afin d’apporter des éclairages sur l’évolution du contexte économique de l’épargne et des produits d’épargne », dans le cadre des actions à mettre en œuvre en 2020. Avec le concours de la Banque de France, ces « Rendez-vous de l’Épargne » à destination du grand public se tiendront à partir du mois de septembre 2020 dans une quarantaine de villes. En raison du contexte sanitaire, ces conférences se tiendront sous la forme de webinaires. « Depuis novembre dernier, avec notamment l’introduction en Bourse de la Française des Jeux et la période de confinement, nous avons vu quelque 700.000 nouveaux investisseurs particuliers venir ou revenir sur les marchés d’actions. Il est important d’accompagner ces nouveaux investisseurs en les informant des bons réflexes à avoir pour bien investir. Ce regain d’attrait de la Bourse montre que les particuliers peuvent aussi participer à l’effort de renforcement des fonds propres des entreprises qui constituent l’un des enjeux centraux de la reprise » souligne Robert Ophèle, président de l’AMF.
La forte progression des valeurs technologiques a amplifié la hausse. En réalité, la plupart des actions américaines sont en baisse, comme le montre l’indice S&P 500 équipondéré.
L’opérateur boursier Euronext a annoncé jeudi l’inclusion dans l’indice CAC 40 du constructeur de trains Alstom, qui remplacera le groupe hôtelier Accor. La société de conseil informatique spécialisée dans le management Devoteam et le spécialiste des solutions pour les nouvelles technologies Solutions 30 intégreront par ailleurs le SBF 120, en remplacement d’Akka Technologies et du laboratoire de biotechnologie DBV Technologies, a ajouté Euronext. Ces changements décidés à l’issue de la révision des indices Euronext seront effectifs lundi 21 septembre.
Le marché mondial des fonds et produits indiciels cotés (ETP et ETF) a franchi pour la première fois la barre des 7.000 milliards de dollars fin août, selon les statistiques préliminaires du fournisseur de données ETFGI, contre 6.660 milliards fin juillet.Un record atteint juste avant queles marchés actions américainsne touchent leur sommet. Rien qu’au mois d’août, les investisseurs ont injecté 55 milliards de dollars de plus dans ces produits de gestion passive. La performance des marchés a fait le reste. Depuis le début de l’année, les ETP et ETF ont attiré 428 milliards de dollars de collecte nette, largement plus que les 272 milliards attirés durant la même période de 2019. Les deux premières destinations des flux sont les actions (137 milliards) et les obligations (161 milliards). Ces statistiques impressionnantes confirmentl’attrait de la gestion passive, même en période de turbulences boursières, une configuration de marché qui devrait en théorie bénéficier à la gestion active. Même en février et en mars, en plein krach sur les marchés, les ETF ont continué à drainer des flux nets positifs au niveau mondial, à l’exclusion des ETF européens qui ont enregistré en mars une décollecte historique. Août marque le 15ème mois de collecte nette consécutif global. La prime au leader se confirme aussi: 20 ETF ont attiré à eux seuls près de la moitié de la collecte nette en août. Le fonds iShares Core MSCI, premier de la liste, a drainé à lui seul près de 2,2 milliards, portant son encours à 72 milliards. Sur ces 20 fonds, 17 sont d’origine américaine.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré en juillet des souscriptions nettes de 1,6 milliard d’euros sur fond de remontée de l’appétit au risque, selon les dernières statistiques d’Assogestioni. Les investisseurs se sont détournés des fonds monétaires, qui ont subi des rachats nets de 1,4 milliard d’euros, alors que ces fonds collectaient encore plus de 4 milliards d’euros en juin, et qu’ils ont engrangé plus de 11 milliards d’euros depuis le début de l’année. Les Italiens se sont tournés vers les fonds actions et obligataires, en y investissant respectivement 1,9 milliard d’euros et 1,3 milliard d’euros. Les fonds actions avaient déjà connu un mois de juin faste, avec plus de 2 milliards d’euros de collecte, alors que les fonds obligataires étaient dans le rouge. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, le secteur italien de la gestion a collecté 3,5 milliards d’euros en juillet et les encours sont ressortis à 2.286,7 milliards d’euros, en hausse par rapport aux 2.265,6 milliards de fin juin. Les sociétés qui ont le plus fortement collecté en juillet sont Intesa Sanpaolo, avec plus de 1 milliard d’euros de collecte, Poste Italiane (+798,1 millions) et Generali (+347,2 millions). Côté décollecte, M&G Investments est celui qui souffre le plus, avec des sorties nettes de 248,6 millions d’euros, devant Amundi, qui voit sortir 215 millions d’euros.
Wall Street reculait mardi en séance avec un repli de 2,8% pour le Nasdaq, le mouvement de correction sur les géants de la technologie se poursuivant dans un environnement de marché troublé par les tensions entre les Etats-Unis et la Chine ainsi que par des perspectives économiques incertaines.
La collecte nette des fonds Ucits en Europe a fortement rebondi au deuxième trimestre de 2020. Après avoir vu sortir 176 milliards d’euros sur les trois premiers mois de l’année, les Ucits ont drainé 272 milliards d’euros sur les trois mois qui ont suivi, «un niveau qui n’avait plus été enregistré depuis le premier trimestre 2015», selon l’association européenne des fonds Efama, qui publie ces statistiques. La collecte a été tirée par les fonds monétaires, qui ont attiré 136 milliards d’euros, soit la plus forte collecte trimestrielle jamais enregistrée, selon l’Efama. «Cette vigoureuse collecte montre que de nombreux investisseurs ont encore une approche attentiste au deuxième trimestre 2020, ne sachant pas si la pandémie de Covid-19 va encore impacter l’économie mondiale», commente l’association. Les fonds obligataires et actions ont enregistré des souscriptions nettes de respectivement 69 milliards d’euros et 33 milliards d’euros. Les fonds AIF ont de leur côté collecté à hauteur de 1 milliard d’euros. Les encours des fonds Ucits se sont ainsi établi à 10.500 milliards d’euros, contre 9.400 milliards à la fin du premier trimestre et 11.000 milliards fin 2019. En ajoutant les AIF, les encours repassent la barre des 17.000 milliards d’euros à 17.100 milliards d’euros, après être descendus à 15.690 milliards fin mars 2020.
L’Association française des tierces parties marketing, AFTPM, a nommé Frédéric Smith à sa présidence. Cela fait suite à la disparition brutale en novembre 2019 d’Éric Bonneville, président et membre fondateur de l’AFTPM. Le conseil de direction se compose par ailleurs d’Anaïs de Bretizel, d’Astrid de Geloes, de Cédric de la Palme, de Frédéric Stouls et de Pierre de Vazelhes. Fondée en 2007, l’AFTPM réunit 26 entreprises dédiées au développement commercial des sociétés de gestion. A travers ses adhérents, elle représente 74 sociétés de gestion cumulant près de 850 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin 2019, dont environ 11 milliards ont été levés par les membres de l’association. Elle a pour double objectif de promouvoir l’exercice indépendant du métier des tierces parties marketeurs et de défendre les intérêts de ces derniers. Elle a mis en place un code de déontologie professionnel garant des bonnes relations entre les sociétés de gestion, les investisseurs qualifiés et les autorités de marché.
Selon une note de l’agence de notation Moody’s publiée lundi, la profitabilité des gestionnaires d’actifs établis dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (GCC) va connaître une pression modérée voire haute au cours des 12 à 18 prochains mois. Cette tendance à venir reflète les conséquences de lacrise du coronavirus et la baisse des prix du pétrole. «La faiblediversification produits et géographique du secteur ainsi que les tensions géopolitiques dans la région vont ajouter une pression supplémentaire. Mais l’amélioration de l’environnement réglementaire et l’intérêt grandissant des investisseurs étrangers pour la région peuvent contrebalancer cela en partie», selon Vanessa Robert, vice-présidente, senior credit officer chez Moody’s. Si la faiblesse des prix du pétrole aura des conséquences négatives pour les gestionnaires d’actifs, Moody’s estime que les plans des gouvernements des pays membres du CCG de privatiser certains actifs nationaux, comme ce fut le cas avec l’introduction en bourse d’Aramco en Arabie Saoudite, pourraient les compenser.