Le succès des fonds obligataires dans le monde ne se dément pas. Ils ont enregistré leur dixième semaine de collecte nette sur la semaine au 17 juin, avec 15,4 milliards de dollars, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux de collecte de BofA Global Research. Les fonds «investment grade» ont levé 9,6 milliards de dollars et les fonds haut rendement 2,5 milliards de dollars. Au cours de ces trois derniers mois, les fonds crédit investment grade et high yield ont affiché une collecte de 174 milliards de dollars, soit la plus forte jamais enregistrée, soulignent les analystes de BofA Global Research. Les fonds actions, de leur côté, ont vu sortir 6,4 milliards de dollars sur la semaine au 17 juin. La situation est contrastée en fonction des classes d’actifs. Alors que les fonds actions américaines enregistrent avec 3,8 milliards de dollars leur quatrième semaine d’entrées nettes, les fonds actions européennes ont essuyé des rachats nets de 3,5 milliards de dollars, soit leur plus grosse décollecte en 13 semaines. Les fonds monétaires ont rendu 16,4 milliards de dollars à leurs investisseurs. Mais ils restent les rois incontestés des flux de 2020, avec 1.200 milliards de dollars d’entrées nettes. Enfin, les fonds aurifères ont enregistré des souscriptions nettes «modérées» de 1,6 milliard de dollars.
Les fonds ouverts de loans en Europe ont vu leurs encours chuter d’environ 20 % à 32 milliards de dollars au premier trimestre, selon une étude de Fitch Ratings. Ce déclin s’est concentré sur mars, lorsque la performance a baissé d’environ 13 % et les encours se sont effondrés de 19 %. La décollecte a représenté 6 points de pourcentage de la baisse des encours. Depuis, les encours sont repartis à la hausse et ils s’établissaient à 33 milliards de dollars fin mai. Fitch Ratings recensait 50 fonds ouverts de loans en Europe à fin mars. Tous sont classés dans la catégorie des fonds alternatifs. Ils sont donc réservés aux investisseurs qualifiés. La majorité des fonds européens de loans sont fortement exposés aux Etats-Unis. Leur allocation aux secteurs qui ont la plus forte sensibilité aux risques liés à la pandémie, comme les jeux, l’hébergement et les loisirs, est cependant assez faible, relève Fitch. Elle est de 7 % en moyenne, même si pour certains fonds, l’exposition peut atteindre 13 %. «Ces fonds sont soumis à un risque plus fort de détérioration de crédit et en conséquence à une éventuelle pression en termes de décollecte, surtout si la volatilité repart à la hausse et que les investisseurs deviennent averses au risque», prévient l’agence. Même si la composition des portefeuilles reste largement confidentielle, Fitch publie la liste des 10 principaux émetteurs auxquels les fonds sont exposés. Et l’agence constate une grande similarité entre les portefeuilles. Ainsi, Altice France est l’exposition la plus forte la plus fréquente, devant New Red Finance et VodafoneViggo, ce qui présente un risque pour le secteur en cas de problème sur une de ces valeurs. Par ailleurs, Fitch montre que la part de liquidité des fonds varie considérablement d’un produit à l’autre. En moyenne, elle était de 9 % à fin mars 2020. L’agence souligne que les fonds de loans utilisent de nombreuses techniques de gestion de la liquidité. Habituellement, ces fonds n’ont pas de liquidité quotidienne, mais plutôt mensuelles, ce qui leur donne une marge de manœuvre plus forte pour vendre des actifs en cas de demandes de rachats.
Investissement. Euroclear Bank va intervenir pour assurer le règlement-livraison sur le marché des capitaux turcs. Après huit années de pourparlers, le dépositaire central international est parvenu à un accord avec le gouvernement du pays du Levant : il servira de pont aux investisseurs internationaux désirant miser sur la dette publique du pays. L’infrastructure déployée par l’ICSD représente pour eux un gage de confiance, leur assurant de voir leurs opérations respecter des standards internationaux et leur évitant de s’adapter à ceux locaux. De tels liens sont établis par Euroclear avec une cinquantaine de pays dans le monde et pourraient aider la Turquie à attirer à nouveau l’attention des fonds de pension et fonds souverains qui s’en sont détournés ces dernières années.
Activisme. Actionnaire à hauteur de 3 % de NN depuis février, Elliott a lancé son offensive la semaine dernière contre l’assureur néerlandais. Parmi la longue liste de demandes de l’activiste, le fonds de Paul Singer exige une réduction de coûts, une cession des activités non-cœur, des investissements dans des actifs plus risqués. Il demande concrètement de remplacer une partie du portefeuille d’obligations souveraines par des obligations d’entreprises, d’améliorer la gestion opération pour augmenter sa trésorerie à 435 millions d’euros par an et de vendre ses activités au Japon, pour un montant estimé de 2 milliards. Elliott estime que le cours de Bourse de NN pourrait progresser de 80 % s’il applique ces recommandations.
La Bourse de New York a clôturé en hausse mardi, misant sur de nouvelles mesures de relance budgétaire et saluant le fort rebond des ventes de détail en mai aux Etats-Unis. L’indice Dow Jones a gagné 2%, à 26.289,98 points. L’indice élargi S&P 500 progresse de 2,7%, à 3.124,74 points, et le Nasdaq Composite a pris 1,8%, à 9.895,87 points. L’administration Trump prépare un plan de relance de 1.000 milliards de dollars pour les infrastructures aux Etats-Unis, a rapporté mardi l’agence de presse Bloomberg, en citant des personnes proches du dossier. La Maison-Blanche prévoit de consacrer la majeure partie de cette enveloppe aux infrastructures traditionnelles, comme les routes et les ponts.
Les fonds durables sont plus… durables. Une étude de Morningstar montre que 72 % des fonds durables basés en Europe ont survécu sur 10 ans à fin décembre 2019, alors que moins de la moitié de leurs équivalents traditionnels (45,9 %) existaient encore. La différence est particulièrement flagrante pour les fonds grandes capitalisations de la zone euro, même si l’univers n’est pas le même. Sur les 58 fonds durables investis dans les grandes capitalisations de la zone euro, 91,4 % étaient encore en vie plus tard. Sur les 616 fonds grandes capitalisations zone euro traditionnels, seulement 42,9 % ont survécu. Le taux d’attrition a été le plus fort dans la catégorie grandes capitalisations monde, où seulement 52,2 % des fonds durables ont survécu. Morningstar a étudié un univers de fonds et ETF durables et leurs équivalents traditionnels équivalents dans 7 catégories. Cela couvre 4.900 fonds basés en Europe, dont 745 fonds et ETF durables. L’étude montre par ailleurs qu’une majorité de fonds durables a battu les fonds traditionnels équivalents sur plusieurs périodes. Sur 10 ans, 58,8 % des fonds durables de sept catégories ont battu leurs pairs. Pour la catégorie de fonds actions grandes capitalisations américaines, cette proportion est même de plus de 80 %! Au premier trimestre 2020, en pleine crise du covid, les fonds durables se sont aussi mieux comportés que les fonds traditionnels, à l’exception de ceux de la catégorie global large-cap growth. Le différentiel de performance s’est établi entre 0,09 point et 1,83 point (pour eurozone large cap equity). Enfin, Morningstar montre que les frais sont un critère important dans le choix d’un fonds durable. Les options à plus bas coûts ont tendance à avoir de plus grandes chances de succès.
Les ETF et ETP cotés dans le monde ont vu leurs encours augmenter de 4,7 % en mai pour atteindre 6.100 milliards de dollars fin mai, selon ETFGI. Ils franchissent à nouveau la barre des 6.000 milliards de dollars d’encours sous laquelle ils étaient repassés. Les ETF et ETP ont enregistré des souscriptions nettes de 48 milliards de dollars en mai, portant la collecte nette depuis le début de l’année à 225,41 milliards de dollars. Ce niveau est bien supérieur aux 140,54 milliards de dollars collectés sur la période correspondante de 2019. La crise du coronavirus semble ne pas avoir vraiment d’impact négatif sur ce marché, si l’on exclut le trou d’air des ETF européens en mars. En mai, les ETF et ETP obligataires ont enregistré une collecte de 31,26 milliards de dollars. A fin mai, ETFGI recensait 8.073 ETF et ETP de 453 fournisseurs cotés sur 71 Bourses de 58 pays.
Les places boursières mettent fin, ce mardi, à plus d’une semaine de baisse soutenues par les nouvelles annonces de la Fed, qui repoussent au second plan le risque d’une deuxième vague de covid-19 en Chine. Le regain d’appétit pour le risque est également porté par des informations concernant la préparation d’un plan d’investissement de 1.000 milliards de dollars dans les infrastructures par l’administration Trump.
Les indices actions européens réduisent légèrement leurs pertes lundi à la mi-journée. Mais les investisseurs se montrent toujours préoccupés par une résurgence du coronavirus, notamment en Chine, où plusieurs dizaines de nouveaux cas ont été détectés à Pékin de vendredi à dimanche.
Une poignée de multimilliardaires super fortunés ont accumulé d’importantes sommes en gérant des fonds de private equity qui n’ont pourtant pas performé mieux en moyenne que des fonds suivant le marché actions américain depuis 2006, selon une étude de Ludovic Phalippou, professeur de finance à l’Oxford Saïd Business School citée par le Financial Times fund management. Le nombre de barons du private equity disposant de fortunes personnelles de plus de deux milliards de dollars a augmenté de trois en 2005 à 22. Et ce, alors que les investisseurs ont payé 230 milliards de dollars de commissions de performance sur dix ans pour des rendements qui auraient pu être obtenus en investissant dans des fonds passifs coûtant seulement quelques points de base. Les grands gagnants sont les fondateurs de Blackstone, Apollo, KKR et Carlyle.
La Bourse de New York s’inscrit en légère hausse vendredi, opérant un timide rebond au lendemain d’une lourde chute provoquée par la crainte d’une résurgence de l'épidémie de coronavirus et de difficultés économiques prolongées aux Etats-Unis.
Après une séquence de hausse quasiment ininterrompue depuis la mi-mai, les Bourses s’inquiètent de nouveau des conséquences de la pandémie de nouveau coronavirus.
Le groupe de centres d’appels et de services aux entreprises Teleperformance remplacera Sodexo au sein du CAC 40 à compter du 22 juin, a annoncé jeudi l’opérateur boursier Euronext au terme de la revue trimestrielle de ses indices. Euronext a également modifié la composition de l’indice SBF 120, qui accueillera désormais le groupe d'énergies renouvelables Abioma, le spécialiste de l'énergie solaire et éolienne Neoen, ainsi que le concepteur de parfums et d’arômes alimentaires Robertet. Ces nouveaux entrants viendront remplacer Europcar Mobility, Quadient et Verallia au sein du SBF 120.
Après une séquence de hausse quasiment ininterrompue depuis la mi-mai, alimentée par une douce euphorie sur le redémarrage des économies après le confinement, les Bourses s’inquiètent de nouveau des conséquences de la pandémie de nouveau coronavirus.
L’attrait pour les fonds actions commercialisés en Suède s’est confirmé en mai, avec des souscriptions nettes de 14 milliards de couronnes suédoises (1,3 milliard d’euros), selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. En avril, ils avaient drainé 29,4 milliards de couronnes, après des sorties impressionnantes de 80 milliards en pleine crise du coronavirus. Plusieurs catégories de fonds actions ont profité de cette collecte, et plus particulièrement les fonds actions suédoises (+4,6 milliards de couronnes). Par ailleurs, les fonds diversifiés ont enregistré des souscriptions nettes de 1,8 milliard de couronnes, les fonds obligataires, de 3,4 milliards. Seuls les fonds monétaires et les hedge funds sont dans le rouge, avec des sorties de respectivement 3,9 milliards de couronnes et 4,4 milliards. Au total, les fonds commercialisés en Suède collectent 11,1 milliards de couronnes suédoises, soit 1 milliard d’euros, en mai. Mais depuis le début de l’année, le solde reste négatif à -58,5 milliards de couronnes, conséquences de la décollecte de 98,3 milliards de couronnes en mars consécutive à la crise. Les encours ont augmenté en mai de 92 milliards de couronnes à 4.698 milliards de couronnes, soit 448,4 milliards d’euros.
Ethiques, citoyens, durables ou responsables, l’économie et ceux qui la financent ont collectionné depuis quelques décennies les épithètes annonciatrices d’un monde meilleur. La crise actuelle ne déroge pas à la règle. Voilà l’approche ESG confirmée dans son rôle de boussole, avec une mention spéciale à sa dimension sociétale, qui se trouvait reléguée derrière les aspects environnementaux et de gouvernance jusqu’à ce que l’importance de la santé ou de l’inclusion saute aux yeux des investisseurs. Pour ceux qui voient le verre à moitié plein, le coronavirus achèvera de reconnecter la finance à l’économie grâce à la notion d’impact positif. Les tenants du verre à moitié vide, eux, diront qu’il reste beaucoup à faire pour que les opinions publiques cessent d’opposer ces deux mondes.