Les effets à court terme de la hausse des prix du carbone et du confinement provoqué par le Covid-19 n’ont eu que peu d’impact sur la trajectoire à long terme des températures mondiales, estime Schroders, qui publie cette semaine son tableau de bord sur le climat. Les températures mondiales restent en course pour augmenter de 3,9 degrés à fin juin 2020, soit le même niveau que lors du trimestre précédent et bien plus que l’objectif de 2 degrés fixé par les Accords de Paris. Et ce, alors que la demande mondiale d’énergie et les émissions carbone ont fortement diminué en raison de la chute du transport routier et aérien. «Nous pensons qu’au fur à et à mesure que les économies se remettent de la crise du Covid-19, les baisses d'émissions devraient s’inverser, si l’on en croit les reprises qui ont suivi les crises passées. Des changements structurels plus importants sont nécessaires si nous voulons éviter les effets à long terme tout aussi dévastateurs de la crise climatique», estimé Andrew Howard, responsable mondial des investissements durables de Schroders.
Les ETF et ETP ont affiché des souscriptions nettes de 79,35 milliards de dollars en juillet à l’échelle mondiale, selon ETFGI. Il s’agit de la troisième plus forte collecte jamais enregistrée. Le record mensuel date de janvier 2018, lorsque le secteur avait drainé 105,59 milliards de dollars. La collecte a été dominée par les ETF et ETP obligataires, qui ont attiré 34,77 milliards de dollars. Les produits actions ne sont pas en reste, et ont recueilli 24,28 milliards de dollars. Les statistiques d’ETFGI mettent aussi en évidence le succès des ETF et ETP matières premières, qui ont levé 10,32 milliards de dollars en juillet et 64,17 milliards de dollars depuis le début de l’année. C’est un montant 10 fois plus élevé que celui enregistré sur les 7 premiers mois de 2019 (7,76 milliards de dollars). Depuis le début de l’année, les ETF et ETP mondiaux affichent une collecte de 373,16 milliards de dollars, soit bien plus que les 270,21 milliards de dollars de la période correspondante de 2019. Les encours ont atteint un nouveau record à 6.660 milliards de dollars fin juillet, soit une hausse de 6 % par rapport à fin juin 2020.
Les bonus de fin d’année dans les sociétés de gestion traditionnelles et les hedge funds aux Etats-Unis devraient chuter entre 10 % et 15 % cette année par rapport à 2019, selon les statistiques du consultant américain Johnson Associates. Les prévisions publiées au premier trimestre étaient bien plus pessimistes (entre 15 et 25 %). Le secteur a profité du rebond des marchés, qui a permis de stabiliser les encours. Toutefois, les investisseurs se tournent vers les produits moins risqués, moins rémunérateurs, ce qui a un impact négatif sur les revenus, selon le consultant. Johnson Associates estime que les sociétés de gestion vont aussi commencer à licencier du personnel en cette fin d’année, et que cela se poursuivra en 2021. Pour une partie, ces suppressions d’emplois sont la conséquence du confinement, où les sociétés se sont aperçues qu’elles pouvaient fonctionner avec moins de collaborateurs.
La croissance des actifs des fonds appelés «liquid alternatives» ou «alt ucits» demeure plate, année après année, écrit L’Agefi suisse. Après un boom (+150%) de la croissance des AuM des fonds alt ucits durant la Grande Crise Financière entre 2008 et 2009, leur croissance annuelle n’a pas dépassé 5% en moyenne depuis 2013, d’après les données Eurekahedge publiées en avril. Et rares sont les gérants enregistrant des performances positives absolues et/ou battant leurs benchmarks respectifs durant les périodes de stress sur les marchés financiers. Depuis le début de l’année, l’Eurekahedge Ucits Hedge Funds Index, qui mesure la performance de 628 fonds alternatifs conformes au format réglementaire UCITS III, est en baisse de 2,5% à fin juillet. Depuis quatre ans, le nombre de fermetures de fonds alt ucits dépasse en outre systématiquement le nombre de fonds nouvellement créés. Il fut presque le double en 2017.
De bons indicateurs et un tassement de la pandémie aux Etats-Unis ont rassuré les investisseurs qui se portent vers les secteurs cycliques. A Wall Street, le S&P 500 cale sous son record de février.
Les investisseurs suédois ont placé 10,6 milliards de couronnes en fonds actions, soit environ 1 milliard d’euros,en juillet, selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. Et ils ont privilégié les fonds d’actions suédoises, en leur accordant 5 milliards de couronnes, tandis que les fonds actions monde ne recueillaient que 2,5 milliards de couronnes. C’est un mouvement inhabituel par rapport à ces derniers mois, souligne l’association. Les Suédois se sont aussi portés vers les fonds obligataires (+7,4 milliards de couronnes) et plus particulièrement vers les fonds d’obligations d’entreprises (6,1 milliards de couronnes). Au total, les fonds commercialisés en Suède ont enregistré une collecte de 18,8 milliards de couronnes en juillet. Il s’agit du quatrième mois consécutif de collecte. Toutefois, depuis le début de l’année, les fonds restent en négatif et voient sortir 27,2 milliards de couronnes. Les encours ont progressé de 80 milliards de couronnes en juillet, pour atteindre 4.856 milliards de couronnes, soit plus de 470 milliards d’euros, dont 60 % sont en fonds actions.
Lemarché des obligations sociales- qui ont vocation à financer un large champ d’action pour favoriser l’accès à l'éducation, à la santé ou à l’emploi, notamment pour les populations les plus fragiles - a connu un véritable coup d’accélérateur sous l’effet de la crise du coronavirus, observe Les Echos.Selon les données recueillies par Bloomberg, les volumes émis au cours du premier semestre dépassent 40milliards de dollars. Soit une hausse de 364% par rapport à l’an dernier à la même époque. L’Unedic est le premier acteur de ce marché cette année. Parmi les nouveaux arrivants, on trouve la fondation Ford, premier organisme à but non lucratif américain à lever des social bonds . Si l’on ajoute les obligations «durables», qui affichent des objectifs à la fois sociaux et environnementaux, ce ne sont pas moins de 58milliards de dollars qui ont été levés depuis le début de l’année. Un montant supérieur au total des émissions de 2019, 54milliards. Pour les experts de Bloomberg, on se dirige vers un record à 100milliards de dollars d’ici à fin décembre.
Expliquer l’inflation, le PIB et les coûts du changement climatique avec des Lego. Tel est le projet lancé par la fondation italienne pour l’éducation financière* et l’épargne, en partenariat avec Luciano Canova, économiste, doyen universitaire et formateur Lego Serious Play. Le musée de l’épargne Museo del Risparmio est aussi impliqué dans l’initiative. Appelé «Legonomia», ce programme d’éducation financière utilise les célèbres briques de construction danoises comme outil éducatif afin de «rapprocher les familles de certains contenus économiques et financiers de manière simple et amusante», selon un communiqué. Le projet s’adresse aux enfants jusqu’à 12 ans, lesquels pourront participer aux activités avec leurs parents. Une première vidéo «laboratoire» d’une dizaine de minutes a été réalisée sur l’inflation (http://www.feduf.it/container/scuole/legonomia). D’autres suivrontsur des sujets divers: la finance comportementale, le développement durable, l’utilisation responsable de l’argent… Les «laboratoires» seront réalisés à Turin au Museo del Risparmio. *Fondazione per l’Educazione Finanziaria e al Risparmio
Les fonds actions dans le monde ont vu sortir 7,4 milliards de dollars sur la semaine au 5 août, selon les données du dernier «Flow Show», le rapport sur les flux de collecte de BofA Global Research. Il s’agit de la plus forte décollecte sur 11 semaines. La semaine précédente, ils avaient rendu 1,9 milliard de dollars aux investisseurs. Cette fois-ci, même les ETF ont pâti de la désaffection des investisseurs pour les actions. Ils ont essuyé des rachats de 1 milliardde dollars, tandis que les fonds restituaient 6,4 milliards de dollars. La décollecte a été alimentée par les fonds actions américaines comme c’est le cas depuis quelques semaines. Ces derniers ont subi des sortiesde 6,5 milliards de dollars, soit la plus forte décollecte en six semaines. Ce sont surtout les fonds grandes capitalisations US qui ont été pénalisés (-4,2 milliards de dollars). Les fonds actions européennes ont subi leur première décollecte en un mois avec 1 milliard de dollars de sorties. Seuls les fonds actions japonaises ont réussi à séduire les investisseurs, avec une collecte de 1,6 milliard de dollars. Les investisseurs continuent de se tourner vers les fonds obligataires. Ces derniers ont enregistré des souscriptions nettes de 17 milliards de dollars. Ces trois derniers mois, ils ont drainé 230 milliards de dollars. La collecte a été tirée par les fonds «investment grade», qui ont engrangé 14,7 milliards de dollars, soit la plus forte collecte hebdomadaire jamais enregistrée. Les fonds monétaires ont continué à collecter, avec 22,7 milliards de dollars. Les fonds or ont quant à eux attiré 2,7 milliards de dollars. C’est un peu moins que les semaines précédentes. Mais cela constitue encore un rythme élevé, et ce alors que l’or atteint des niveaux record.
Après avoir fait son entrée sur le marché des obligations vertes gouvernementales en juin, la Hongrie entend développer le segment des green bonds local.
Franklin Resources, la société de gestion d’actifs mondiale dont les filiales opèrent sous le nom de Franklin Templeton, a annoncé qu’elle avait bouclé l’acquisition précédemment annoncée de Legg Mason et de ses équipes de gestion spécialisées. L’opération avait été annoncée en février.Cette nouvelle organisation porte les encours de Franklin Templeton à 1.400 milliards de dollars.
Le Vieux Continent a sous-performé les autres grandes places financières en juillet. Wall Street poursuit sa quête des sommets soutenue par la Fed et la technologie.
La collecte dans les fonds durables a bondi de 72 % au deuxième trimestre 2020 à 71,1 milliards de dollars, selon les dernières statistiques de Morningstar. L’Europe s’est arrogé la part du lion, attirant 86 % des souscriptions mondiales, tandis que les Etats-Unis recueillaient 14,6 % du total. Au premier trimestre, les flux dans les fonds durables avaient reculé à plus de 40 milliards de dollars, après une collecte de près de 60 milliards sur le dernier trimestre 2019. Les actifs des fonds durables ont atteint un niveau record de 1.061,5 milliards de dollars fin juin, en hausse de 23 % par rapport au trimestre précédent. L’Europe domine, avec 82 % des encours, soit 870 milliards de dollars, devant les Etats-Unis, avec 15 %. Parallèlement, l’offre de nouveaux produits fleurit, avec 125 nouveaux fonds. Au total, le secteur regroupe 3.432 fonds. Les conversions de fonds à l’ISR se poursuivent En Europe, pas moins de 107 fonds ont été lancés, en ligne avec les cinq trimestres précédents. Cela porte le nombre de fonds durables à 2.703 produits. Plusieurs offrent une exposition à un thème comme le changement climatique ou l’efficience des ressources. Les fonds passifs ont représenté 26 % des nouveaux produits. Dans le même temps, les sociétés de gestion continuent à convertir leurs fonds à l’ESG. Au deuxième trimestre 2020, 40 fonds ont été repositionnés. Ces dix dernières années, 586 fonds traditionnels sont devenus des fonds durables. La plupart de ces changements ont eu lieu ces trois dernières années.
Le CDP (Carbon Disclosure Project) s’apprête à mettre sur le marché un nouvel outil destiné à mesurer le potentiel de réchauffement d’un portefeuille, après une phase de test avec Amundi. L’ONG espère que les institutionnels vont utiliser cet outil pour pousser les gérants et les entreprises vers la neutralité carbone.
Apple, qui a affiché une forme éclatante lors de la publication de ses résultats trimestriels jeudi soir, a ravi vendredi à la compagnie pétrolière saoudienne Aramco le rang de plus forte capitalisation boursière mondiale. L’action Apple, qui a fini la séance à Wall Street sur un gain de 10,47%, se négocie désormais à 425,04 dollars, soit une capitalisation de 1.820 milliards de dollars (1.545 milliards d’euros). La capitalisation de Saudi Aramco atteint de son côté 1.760 milliards de dollars. La compagnie pétrolière saoudienne dominait ce classement depuis son introduction en Bourse l’an dernier.
Les fonds or et métaux précieux continuent de briller. En attirant 3,9 milliards de dollars au cours de la semaine au 29 juillet, ils ont enregistré leur deuxième plus forte collecte hebdomadaire selon les données du dernier «Flow Show», le rapport sur les flux de collecte de BofA Global Research. Ces fonds avaient déjà engrangé 3,8 milliards de dollars la semaine précédente. Sur les six dernières semaines, ils affichent une collecte record de 16,7 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, ils engrangent 53 milliards de dollars. Les fonds obligataires ont aussi continué àséduire les investisseurs, avec 17,2 milliards de dollars, mais dans une moindre mesure par rapport à la semaine précédente(24,5 milliards de dollars). La collecte a été portée par le segment «investment grade», qui a attiré 12,6 milliards de dollars. Les fonds «investment grade» et «high yield» drainent 164 milliards de dollars depuis le début de l’année. Les fonds monétaires ont vu leur collecte chuter sur une semaine, revenant de plus de 40 milliards de dollars à 5,6 milliards de dollars. BofA Global Research observe que ces 11 dernières semaines, les fonds monétaires ont vu sortir 75,9 milliards de dollars, après des souscriptions nettes de 1.200 milliards. La collecte depuis le début de l’année reste à 1.100 milliards de dollars. Enfin, côté actions, la décollecte se poursuit. Les fonds investis dans la classe d’actifs ont vu sortir 1,9 milliard de dollars sur la semaine sous revue, après 3,8 milliards la semaine précédente. Encore une fois, les ETF tirent leur épingle du jeu, attirant 1,6 milliard de dollars, tandis que les fonds ont rendu 3,5 milliards de dollars à leurs investisseurs. La décollecte a été tirée par les fonds actions américaines, qui ont abandonné 4,8 milliards de dollars. Les fonds actions européennes parviennent à dégager une légère collecte de 500 millions de dollars. Depuis le début de l’année, les fonds actions essuient des rachats de 39 milliards de dollars.
Euronext a annoncé hier un bond de 53,7% de son bénéfice net au deuxième trimestre, à 82,1 millions d’euros, l’opérateur boursier ayant profité de la volatilité des marchés financiers en pleine période de crise du coronavirus. Avec la hausse des volumes de transactions, son chiffre d’affaires trimestriel a augmenté de 32,5% à 210,7 millions d’euros et son excédent brut d’exploitation a progressé de 27,8% à 125,4 millions. L’activité a aussi bénéficié de la consolidation de Nord Pool et d’Oslo Børs VPS. La dernière étape du processus en cours de rachat de VP Securities, le dépositaire central de titres danois, est attendue «la semaine prochaine», a déclaré Stéphane Boujnah, directeur général d’Euronext. Des actionnaires représentant 90,68% des actions de VP Securities ont déjà accepté l’offre de rachat présentée par Euronext et ce dernier lancera en septembre une procédure de retrait obligatoire pour acquérir le reste des actions encore détenues par les minoritaires.
Les gérants de hedge funds chinois connaissent une année faste, battant leurs concurrents internationaux, rapporte le Wall Street Journal. Cela s’explique notamment parce que les actions chinoises font partie de celles qui ont été les plus performantes en 2020. La volatilité a aussi profité à ces investisseurs agiles et flexibles. Et certains pensent que le fait d’être basés en Chine leur a permis de comprendre rapidement les risques posés par le Covid-19. L’indice Eurekahedge Greater China Long Short Equities Hedge, qui suit 56 fonds, a augmenté en moyenne de 8% sur l’année au lundi 27 juillet. La jauge mondiale équivalente, qui suit 2.300 fonds, a abandonné 0,9 %.
Odey Asset Management a recruté Jos Trusted en tant que responsable des ventes institutionnelles, un poste nouvellement créé, rapporte Financial News. Précédemment, la nouvelle recrue gérait l’activité actions long-only de CQS.Elle sera chargée de développer la gamme de produits et la clientèle internationale de la société de Crispin Odey.