Le moral des investisseurs de la zone euro continue de s’améliorer mais ils anticipent un essoufflement de la reprise économique. L’indice Sentix pour la zone euro a augmenté pour le troisième mois consécutif en juillet à -18,2 contre -24,8 en juin. Le consensus Reuters anticipait un indice en amélioration plus nette à -10,9. Si l’indice de la situation actuelle augmente également, pour un deuxième mois consécutif, passant de -61,5 en juin à -49,5, l’indice des attentes recule à 19,5 contre 21,8. Les investisseurs ont déclaré qu’ils s’attendaient à ce qu’environ 60% seulement des pertes économiques liées aux coronavirus soient récupérées d’ici un an dans la zone euro.
Le moral des investisseurs de la zone euro continue de s’améliorer mais ils anticipent un essoufflement de la reprise économique. C’est ce que montre l’enquête Sentix pour juillet.
Les places boursières européennes entament la semaine sur une note positive, soutenues par la forte hausse, ce matin, des marchés actions chinois. En Europe, l’indice Euro Stoxx 50 bondit de près de 2% à la mi-journée. Francfort comme Paris progressent de 1,9% (indice Dax et CAC 40). La Bourse de Madrid fait mieux avec un gain de 2,8%.
Les gestions tablent seulement sur une progression de 3,6% à 5% des différents indices sur un an. Seul le marché américain retrouverait son niveau de début 2020.
Un marché divergent. Les fonds monétaires ont accusé au cours de la semaine écoulée (données au 1er juillet) leur plus importante décollecte depuis décembre 2019 avec 28,8 milliards de dollars de rachats, selon EPFR, Bank of America Securities (BoA) et Barclays. Les fonds actions ont, de leur côté également, continué de subir des sorties, alors que lesmarchés sont jugés bien valorisés et que l’accélération de l’épidémie aux Etats-Unis inquiète (53.000 nouveaux cas, un pic). Les rachats dans les fonds actions ont cette semaine encore atteint 7,1 milliards. Autre signe de la prudence des investisseurs, les fonds high yield (HY) ont enregistré 3 milliards de sorties, soit leur première décollecte nette en quatorze semaines.
L’Association italienne de la banque privée lance un nouveau parcours de formation pour les banquiers privés et conseillers financiers dédié aux sujets environnementaux, sociaux et de gouvernance, rapporte Funds People Italia. «En Italie aussi le secteur des investissements durables et responsables est en forte augmentation avec un intérêt croissant de la clientèle privée pour les produits ISR», déclare Antonella Massari, secrétaire générale de l’AIPB. Une étude de l’AIPB réalisée auprès de 650 clients privés montre que près de la moitié des répondants juge positivement les investissements durables et responsables. La formation comprend 30 heures de cours qui seront dispensées en ligne, par le biais d’une plate-forme de e-learning. Les enseignants sont des professeurs de l’université, des professionnels du secteur et des leaders d’opinion spécialisés.
Le patron de la Fed de Saint Louis craint que le nombre élevé de faillites causées par la pandémie de coronavirus ne provoque une crise financière. Un avertissement lancé par James Bullard dans un entretien au Financial Times : «Sans une gestion plus fine des risques de la part des autorités sanitaires, nous pourrions avoir une vague de faillites importante ce qui pourrait alimenter une crise financière». Ce dernier s’inquiète des rebondissements de la crise sanitaire. Les nouveaux cas de Covid-19 ont encore augmenté de près de 50.000 hier, selon un décompte de Reuters, ce qui est la plus forte progression en une seule journée depuis le début de la pandémie.
La Fédération européenne des Bourses (FESE) a fait savoir mercredi qu’elle s’opposait à une demande de réduction des horaires boursiers en Europe. Elle invoque le risque d’une rupture d'équité concurrentielle avec les autres plateformes de trading, telles que les internalisateurs systématiques de certains courtiers.
La plateforme allemande de transactions électroniques Xetra a connu mercredi un «problème technique» qui affecte toutes les valeurs, a reconnu Deutsche Börse, l’opérateur de la Bourse de Francfort. La panne de Xetra a aussi touché les transactions sur les Bourses de Vienne, Ljubljana, Prague, Budapest, Zagreb, Malte et Sofia, qui utilisent le système Xetra T7.
A la suite du scandale Wirecard, Deutsche Boerse, l’opérateur de la Bourse de Francfort, a annoncé ce lundi l’ouverture de réflexions pour adapter les procédures d’admission à ses différents indices DAX. « La confiance dans les marchés des capitaux a manifestement souffert ces derniers jours », a reconnu Deutsche Boerse dans un communiqué. « Les propositions de modification du règlement du DAX seront examinées avec les participants au marché dans le cadre du processus de consultation habituel », a poursuivi la Bourse de Francfort, sans donner de calendrier.
L’accélération de la pandémie de coronavirus aux Etats-Unis, où de nouvelles restrictions ont été décidées, fragilise le rallye des dernières semaines.
Les hedge funds au Royaume-Uni et aux Etats-Unis ont réalisé plus de 1 milliard d’euros de bénéfice la semaine passée grâce à leurs paris contre Wirecard, rapporte le Financial Times. TCI Fund Management et Marshall Wace, tous deux basés à Londres, font partie de ceux qui ont engrangé des gains importants au cours d’une semaine où la fintech allemand a annoncé un trou de 1,9 milliard d’euros dans ses comptes, son ancien directeur général a été arrêté et la société a déposé le bilan. TCI, qui avait augmenté son pari contre la société en avril à 1,53 % contre 1,04 % des actions, a gagné 193 millions d’euros en une semaine, selon Breakout Point. Slath Path Capital, qui a porté son pari négatif à 1,75 % de la société, aurait gagné 220 millions d’euros. Les huit principaux vendeurs à découvert ont empoché au moins 1,1 milliard d’euros sur la semaine passée, selon Breakout Point.