Les ETF et ETP cotés en Europe sont repassés au-dessus de la barre des 1.000 milliards de dollars d’encours en juin, selon ETFGI. Ils ont enregistré des souscriptions nettes de 32,65 milliards de dollars sur les six premiers mois de l’année, dont 11,38 milliards de dollars en juin. C’est un montant inférieur aux 44,12 milliards de dollars engrangés au premier semestre 2019, mais cela reste positif alors que le début d’année a été marqué par la crise du coronavirus. Au premier semestre, la collecte a été dopée par les ETF et ETP obligataires, avec des souscriptions de 20,48 milliards de dollars, mais aussi par les produits de matières premières, qui ont drainé 15,16 milliards de dollars (contre seulement 3,13 milliards au premier semestre 2019). En revanche, les ETF/ETP actions ont vu sortir 1,8 milliard de dollars. Fin juin, 2.264 ETF et ETP de 69 fournisseurs étaient cotés sur 28 bourses de 23 pays.
IG Group a annoncé jeudi de très bons résultats sur son exercice clos au 31 mai, «boostés par des résultats exceptionnels» au quatrième trimestre pourtant marqué par la crise sanitaire du Covid-19 et une forte volatilité sur les marchés financiers. Le chiffre d’affaires net a augmenté de +36% à 649,2 millions de livres sterling, le bénéfice avant impôts de +52% à 295,9 millions. Les revenus liés au trading ont progressé de +9% à 389,7 millions, et plus que doublé en glissement annuel au quatrième trimestre, à 259,5 millions. Le courtier a lancé plusieurs nouveaux produits en Europe, notamment pour faciliter le market-making comme au travers de la plate-forme de négociations multilatérales Spectrum, qui a la particularité de permettre les échanges 24h/24. Le dividende annuel de 43,2 pence par action sera donc maintenu.
L’avis d’expert de Hippolyte Marquetty, associé en droit pénal des affaires, Claire Toumieux, associée en droit social, et Sophie Lippmann, collaboratrice en droit social, Allen & Overy Paris
Rassuré. Les tests de résistance menés par l’Esma sur les seize chambres centrales européennes de compensation autorisées (CCP, central clearing counterparties) ont, selon l’Autorité européenne des marchés financiers, confirmé la résilience du système aux chocs et à des défauts liés aux tests sur les risques de crédit, de liquidité ou de concentration. Mieux, si on peut dire, la crise née du Covid-19 a permis à l’Esma de valider ces stress tests à balles réelles. Ce qui, selon le président de l’Esma, Steven Maijoor (photo), « est rassurant étant donné le rôle clé que jouent des infrastructures de marché ». Les CCP « sont au cœur du système financier et la chute de l’une d’elles peut potentiellement avoir un impact systémique sérieux à travers l’Union européenne », rappelle-t-il.
L’autorité des marchés financiers au Portugal, CMVM, a dévoilé dans un rapport que la gestion de portefeuille individuelle et collective équivalait à 40,5% du PIB portugais à fin 2019. Les encours de la gestion de portefeuilleindividuelle atteignaient 62,4 milliards d’euros en décembre dernier tandis que ceux de la gestion collective (156 fonds d’investissement recensés) avoisinaient les 13 milliards d’euros. Les souscriptions dans les fonds d’investissement collectifs enregistrés au Portugal ont dépassé le milliard d’euros en 2019. Quant aux encours des fonds immobiliers locaux (210 fonds), ils s'élevaient à 10,5 milliards d’euros avec une collecte nette de 200,5 millions d’euros pour l’année 2019. Autre statistique qui démontre un intérêt relativement naissant pour la gestion ESG au Portugal, seules 5 stratégies ESG enregistrées localementétaient recensées par le régulateur portugais fin 2019 avec des encours de 272 millions d’euros.
Les investissements d’entités étrangères sur le marché actions espagnoles ont atteint un nouveau record fin 2019 pour la quatrième annéeconsécutive, signale le quotidien espagnol Cinco Días, citant une étudede l’opérateur boursier BME. Au 31 décembre 2019, les investisseurs étrangers détenaient 50,2% du marché actions espagnoles contre 40,1% en 2009 et 34,3% en 2000. Le rapport de BMEsoutient que les entreprises cotées en Espagne ont internationalisé tant leur activité que leur financement depuis la crise financière de 2008, ce qui explique ce haut niveau d’investissements étrangers. Le plus gros investisseur international reste NBIM, le fonds de pension souverain norvégien, dont la valeur des titres espagnols s'élevait à 12,77 milliards d’euros fin 2019 (+31,7% en un an)en sus d’un investissement de6,9 milliards d’euros en dette espagnole (souveraine et corporate). L’Espagne représente 1,9% des investissements du fonds de pension souverain norvégien. Le deuxième plus gros groupe d’actionnaires sur le marché espagnol demeure celui des institutions non-financières (20,8%). Les ménages espagnols représentent, eux, 16,1% des actionnaires, en baisse d’un point par rapport à 2018 et déclinant pour la cinquième année consécutive. 2,14 millions de ménages espagnols détiennent des actions. Enfin, l’investissement des banques et caisses d'épargne espagnoles dans les entreprises cotées locales a atteint un point bas (2,8%). L’administration publique espagnole détenait également 2,8% des actions du marché espagnol fin 2019.
Le journal britannique TheFinancial Times a publié, mardi, le premier article d’une enquête consacrée à l’achat par des investisseurs internationaux (hedge funds, banques, fonds de pension, etc.) de dette privée émise par des compagnies italiennes soupçonnées de liens avec la mafia calabraise, la Ndrangheta. Ces titres, baptisés Mafia bonds par le quotidien,auraient été achetés entre 2015 et 2019 et auraient une valeur d’environ un milliard d’euros selon le FT. Parmi les acheteurs figuraient notamment Banca Generali, dans une transaction conseillée par l’auditeurEYet qui a assuré au journal ne pas être au courant. Le média italien BlueRating rapporte que Mediobanca a émis une note d’analyse surBanca Generali - qui a perdu plus de 4% en bourse après les révélations - et l’affaire. Les analystes de Mediobanca estiment quel’article du FT a suscité un grand tollé pour pas grand chose. Ils pointent le fait que les obligations privées au centre du scandale étaient liées à la dette du service national de santé italien au travers de compagnies faisant l’objet d’investigations. Ces obligations auraient déjà été remboursées et ne représenteraient en réalité qu’un million d’euros sur une tranche totale de 37 millions d’euros. Dans cette note, les analystes de Mediobanca estiment également que l’activité de Banca Generali dans le domaine des obligations privées, venduesà ses clients, se chiffraitau-delà dumilliard d’euros et qu’environ 600 millions d’euros étaient liés à la dette du service de santé national italien.
Les places boursières chinoises ont enregistré ce matin une huitième séance consécutive de hausse et affichent désormais les meilleures performances cette année sur les marchés actions. Ce rallye commence à inquiéter les autorités chinoises.
Les Bourses européennes ont clôturé en recul mercredi, la poursuite de la propagation du coronavirus faisant craindre aux investisseurs une reprise de l'économie mondiale plus lente qu’espéré. L’indice Stoxx Europe 600 a perdu 0,7%, à 366,4 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont cédé tous deux 1,2%. A Francfort, le DAX 30 a reculé de 1%, et à Londres, le FTSE 100 a perdu 0,5%. La reprise économique naissante perd de la vitesse aux Etats-Unis, la nouvelle vague de coronavirus poussant les entreprises à réduire leurs activités ou à se restructurer dans plusieurs grands Etats et les consommateurs à se confiner à nouveau.
Le ministre de l'économie argentin Martin Guzman a déclaré lors d’un entretien à la radio locale Radio Con Vos que le sort des négociations sur la restructuration dela dette argentine de 65 milliards de dollars était désormais entre les mains de sescréanciers. Le gouvernement a formulé une «offre finale» à ungroupe de sociétés de gestiondétentricesd’obligations souveraines de l'état argentin, qui détient plus de 25% des obligations souveraines argentinesémises après 2016 et plus de 15% des obligations «Exchange» du pays. Ce groupe inclut notamment BlackRock, Amundi et Fidelity et avait rejeté un premier plan de restructuration de la dette soumis par les autorités du pays le 17 avril. La nouvelle offre du gouvernement améliore entre autres les termes de paiement de la dette et donne davantage de moyens sur le plan judiciaire aux créanciers. Selon Reuters,Martin Guzman s’attend à ce que l’offre soit rejetée par le groupe. Le ministre de l'économie argentine envisage néanmoins de sceller un accord avec une partie des investisseurs dont BlackRock.
Voilà une avancée majeure pour Google dans les services financiers. Deutsche Bank et Google Cloud viennent d’annoncer la signature d’un partenariat mêlant banque, services financiers et technologies de l’information. Ce partenariat doit permettre à la banque allemande de transformer son architecture technologique et d’accélérer sa migration vers un système de stockage dans le cloud. Il doit aussi favoriser l’utilisation de l’intelligence artificielle et du machine learning, ainsi que l'émergence de nouveaux produits financiers technologiques. Des applications sont à prévoir dans la gestion de trésorerie, avec une meilleure anticipation des flux au jour le jour et une meilleure analyse des risques, ainsi que dans la banque privée, avec des solutions digitales et intuitives afin d’améliorer les interactions entre les employés et leurs clients, expliquent les deux groupes. Le partenariat aurait été conclu pour une période de 10 ans, selon Bloomberg.