Vote. Le géant de l’audit et du conseil EY a décidé de « pousser plus avant un projet de séparation en deux organisations distinctes » : d’un côté, l’audit (un tiers des revenus du groupe dans le monde, près de la moitié en France, pour l’exercice à fin juin 2021) ; de l’autre, conseil, stratégie et transactions, fiscalité et droit. Les 13.000 associés se prononceront d’ici à début 2023, avant éventuelle concrétisation de la scission jusqu’à la fin de l’année. « Nous pensons que le moment est venu de nous adapter aux multiples changements de notre environnement professionnel, de saisir l’avantage d’être précurseurs de ce mouvement et de générer des opportunités attractives pour nos collaborateurs, nos associés et l’ensemble de nos parties prenantes », plaide le groupe. Avec notamment l’idée que la présence chez un client en tant qu’auditeur ne fasse pas obstacle au conseil. Et vice versa. Au passage, EY se veut précurseur… les concurrents scrutent certainement le chantier.