Hormis la catégorie des fonds obligataires - grâce aux OPCVM de la zone euro et à ceux investis dans des titres à haut rendement - aucune grande famille de fonds de droit français n’a collecté en septembre dernier, selon les statistiques mensuelles d’Europerformance SIX Telekurs.Les fonds monétaires ont connu à nouveau une forte baisse de leurs encours (-4,1 %) en l’espace d’un mois, compte tenu de sorties nettes de 15,12 milliards d’euros dont 13,76 milliards sont imputables aux seuls fonds de trésorerie régulière. Toutes choses égales, ce sont les fonds monétaires dynamique et les monétaires internationales qui subissent la variation de leurs encours la plus forte (-11,6 % et -11,8 % respectivement). Il est vrai que, à titre d’exemple, le résultat moyen des monétaires internationales est de -7,02 %. D’où un effet marché très pénalisant. Parmi les fonds obligataires, qui collectent 110 millions d’euros sur le mois, les fonds à haut rendement sont les seuls à avoir profité à la fois d’un effet marché et d’une collecte positifs. En septembre, ces fonds ont enregistré des souscriptions nettes de 90 millions d’euros et ont progressé de 2,97 %. Du côté des fonds actions, la réalité est toute autre. Sur l’Europe, les catégories investies en actions françaises, de la zone euro et européennes ont enregistré de belles performances – respectivement 6,45 %, 5,33 % et 4,22 % - tandis que sur le marché américain notamment , la progression a été plus faible - +1,40 % - ainsi que sur la zone Asie/Pacifique - +1,83 %. Pour autant, l’ensemble des fonds actions sont en décollecte (-0,34 milliard d’euros) et toutes les catégories de fonds actions sur le vieux Continent ont enregistré des sorties nettes (de -0,33 milliard d’euros sur la France, -0,42 milliard sur la zone euro et -0,27 milliard sur l’Europe).
Eaton Vance Management a annoncé le 12 octobre le lancement du Eaton Vance Richard Bernstein Multi-Market Equity Strategy Fund, un mutal fund de performance absolue qui est confié à Richard Bernstein, CEO et CIO de Richard Bernstein Advisors LLC (RBA), en tant que subadvisor. La stratégie de gestion combine les approches macro-économique (top-down) et une construction de portefeuille sur mesure fondée sur l'évaluation par RBA de toute une gamme d’indicateurs exclusifs ou non ainsi que sur l’analyse et le sentiment macro-économique du gestionnaire. Le portefeuille pourra être investi dans toutes les classes de capitalisation, en actions américaines ou étrangères, de pays développés ou émergents.La sélection de valeurs s’appuiera sur un filtrage quantitatif et une étape d’optimisation pour obtenir l’exposition désirée aux marchés tout en gérant le risque spécifique à chaque titre.
Allan Conway, head of global emerging market equities de Schroders, a déclaré à Paris le 13 octobre que même si les actions émergentes ont déjà gagné 15 % depuis le début de l’année, il croit que ces titres parviendront à réaliser une performance de 20-25 % pour l’ensemble de 2010, et la même à nouveau en 2011. Il souligne aussi que le ratio cours/bénéfice moyen de cette classe d’actifs, à douze mois, est de 11,2, alors que la moyenne de long terme se situe à 13,5, mais n’exclut pas que les multiples deviennent trop chers (17 à 18 fois) à l’horizon de 18 mois.Pour l’instant, en tous cas, Schroders -qui gère en direct à Londres 26 milliards de dollars en actions émergentes- a enregistré de très fortes souscriptions pour son fonds ISF Global Emerging Markets (GEM). Et Allan Conway a observé une évolution symptomatique : désormais les flux ne sont plus dominés par le retail mais par les investisseurs institutionnels. Les actions émergentes sont passées pour ces derniers du pari tactique à l’investissement stratégique, avec une couverture tactique.Le fonds BRIC a déjà fait l’objet d’un «soft-closing"(fermeture momentanée) à 9 milliards d’euros. Le même sort attend, sous quelques semaines, le Schroder ISF Global Emerging Markets Opportunities (GEMO), qui est le concentré (long-only) des meilleures idées du GEM, mais sans contrainte de benchmark et avec un objectif de performance de 15 % par an ainsi que la possibilité de monter à 30 % en cash et 30 % en obligations de pays développés sur un portefeuille concentré de 60 valeurs de 12 pays seulement (contre 120-130 valeurs et 20-25 pays pour le GEM).Depuis le début de cette année, le GEMO a en effet attiré environ 300 millions de dollars de souscriptions nettes, ce qui -avec l’effet de marché- a fait gonfler son encours de 500 millions, pour atteindre 1,2 milliard. Comme un gros investisseur a l’intention de «prendre un ticket» très important, les actifs sous gestion vont très vite atteindre le plafond de 1,5 milliard de dollars qui amènera Schroders à édicter un soft-closing (gel des souscriptions pour les nouveaux clients) pour ce fonds également.Interrogé sur ses projets d'élargissement de la gamme, Allan Conway a indiqué qu’il étudie la possibilité de lancer un fonds «frontière» qui reprendra pour 55-60 % les idées d’investissement du fonds Moyen-Orient (250 millions de dollars) lancé il y a trois ans. Ce sera vraisemblablement pour commencer un investment trust de droit britannique, qui pourrait voir le jour pour Noël ou au début de 2011. Il est aussi envisagé une version luxembourgeoise de ce produit, mais il faut préparer le terrain et réunir les premiers investisseurs potentiels avant de lancer l’opération.
Aux Etats-Unis, les mutual funds long terme (hors monétaire) ont enregistré une collecte nette de 14,3 milliards de dollars au mois de septembre, selon les données communiquées par Morningstar. La décollecte sur les actions américaines s’est poursuivie, pour un montant de 16,3 milliards de dollars en septembre. On observe que les fonds d’actions internationales affichent une collecte nette certes modeste de 600 millions de dollars alors que les fonds d’actions américaines ont perdu quelque 42,7 milliards de dollars. Sur les douze derniers mois, les investisseurs ont retiré quelque 80,9 milliards de dollars des fonds d’actions américaines mais ont alimenté les fonds d’actions internationales à hauteur de 34,3 milliards de dollars. Du côté des ETF américains, la collecte nette s’est élevée à environ 25,4 milliards de dollars en septembre, ce qui porte le montant depuis le début de l’année à 64,9 milliards de dollars.
M&G Investments a lancé un fonds d’obligations d’entreprises indexées sur l’inflation, co-géré par Jim Leaviss et Ben Lord, rapporte Money Marketing.Parmi les 150 noms figurant dans le portefeuille se trouvent des participations directes dans plus de 30 émetteurs, dont Tesco, Thames Water et Toyota.
Selon Citywire, Michael Clements a repris, le 1er octobre, la gestion du Franklin European Growth fund, géré précédemment par Edwin Lugo. Ce dernier continuera à conseiller la gestion du fonds.
Le 16 août 2010, Bank of America Merrill Lynch a obtenu du régulateur irlandais l’agrément de commercialisation de la sicav de droit local BofAML Invest Funds Plc, avec les compartiments de matières premières MCLX Agriculture Optimal Crop Fund et MLCX Commodity Alpha Fund. Désormais, cette sicav coordonnée est aussi enregistrée pour la vente en Espagne, avec le visa de la CNMV.
Le régulateur boursier espagnol, CNMV, a enregistré au 8 octobre trois fonds de droit français d’Aviva Investors, à savoir Aviva Investors Crédit Europe, Aviva Investors Monétaire et Aviva Investors Valeurs Europe. Ces produits seront commercialisés en Espagne par Aviva Investors Global Services Ltd, succursale espagnole.
Moyennant une souscription minimale de 10.000 euros jusqu’au 30 novembre 2010, DWS propose à ses clients le fonds fermé DWS Access Wohnen 2, dont la capacité est fixée à 120 millions d’euros, avec un effet de levier de 50 %. Il fait suite au Access Wohnen 1, d’un volume de 100 millions d’euros. En cas de besoin, le volume du fonds pourra être porté à 250 millions d’euros.Le nouveau produit est investi au démarrage dans 19 actifs avec 451 logements répartis sur neuf villes allemandes et la gestion en est confiée à alt+kelber Immobiliengruppe GmbH.Le droit d’entrée est fixé à 5 % et la distribution pour 2012 sera de 6,25 % du capital investi, avant impôt. Il est prévu que la distribution augmente progressivement chaque année pour atteindre 7 % en 2020.
Le suisse Johannes Führ Vermögensverwaltungs AG (Bâle) a confié à l’allemand AmpegaGerling Investment GmbH le soin de lancer le Johannes Führ Mittelstands-Rentenfonds AMI, un fonds de droit allemand d’obligations de petites et moyennes entreprises qui a vu le jour le 12 octobre.L’objectif est de capter les rendements élevés que les PME doivent offrir pour se procurer des financements. Le portefeuille ne comportera au maximum que 20 % d’obligations non notées et chaque ligne sera plafonnée à 1 % de l’encours. L'évaluation de la solvabilité des entreprises émettrices est effectuée grâce au programme d’analyse exclusif assisté par ordinateur de Johannes Führ qui couvre 300 entreprises. Pour éviter tout risque de change, le gérant n’investira qu’en titres libellés en euros.CaractéristiquesDénomination : Johannes Führ Mittelstands-Rentenfonds AMICode Isin : DE000A0YAYG5 (part P)DE000A0YAYH3 (part I)Droit d’entrée : 3 %Commission de gestion : 1,15 %Souscription minimale : 500 euros
Evoquant les problèmes des fonds immobiliers offerts au public en Allemagne, The Wall Street Journal rapporte que les deux produits pour lesquels la situation est la plus critique sont le DEGI Europa, parce qu’Aberdeen, qui a racheté DEGI, n’a plus le débouché naturel du réseau Dresdner Bank, et le Morgan Stanley P2 Value.Le journal souligne que, selon les milieux financiers, les fonds de fonds immobiliers Allianz Premium Immobilien et DJE Real Estate détiendraient 15 % de l’encours du P2 Value et veulent se faire rembourser dès que possible, ce qui risque de compromettre la survie du fonds.
Le 12 octobre, ComState (groupe Commerzbank) a fait admettre à la négociation sur le segment XTF de la plate-forme électronique Xetra de Francfort quatre ETF de droit luxembourgeois utilisant le bund future comme sous-jacent et des indices de stratégie développés par la Commerzbank sur ce contrat. Tous ces nouveaux produits sont assortis d’une commission de gestion de 0,20 %.Il s’agit du ComStage ETF Commerzbank Bund-Future TR (LU0508799334), du ComStage ETF Commerzbank Bund-Future Leveraged TR (LU0530118024), du ComStage ETF Commerzbank Bund-Future Short TR (LU0530119774) et du ComStage ETF Commerzbank Bund-Future Double Short TR (LU0530124006).
Au titre de l’exercice au 30 juin 2010, KanAm a versé aux porteurs du fonds immobilier offert au public KanAm grundinvest un dividende de 1,25 euro par part, ce qui se compare à 2,50 euros pour l’exercice au 30 juin 2009 (lire notre article du 30 septembre 2009).La performance, pour sa part, est tombée à 1,1 % contre 5 %, mais le taux d’occupation s’est amélioré à 99,2 % contre 98,6 % un an plus tôt.Le gestionnaire munichois précise qu’environ 40 % des baux affichent des échéances à 2019 ou au-delà, tandis que seuls 4,8 % se termineront en 2011.
Selon l’Agefi, les fonds Blackstone, Permira, KKR, Providence et Apax Partners, qui détiennent 88% du capital de l’opérateur danois TDC, ont confirmé avoir mandaté un consortium de banques pour un passage en revue des options stratégiques, qui pourrait «mener ou non à la vente de tout ou partie de leurs titres TDC».
Les villes d’Asie et d’Amérique latine rattrapent Londres et New York en tant que centres de domiciliation des plus gros hedge funds au monde, selon le Financial Times qui cite une étude de Hedge Fund Intelligence à paraître ce mercredi. São Paulo et Rio de Janeiro accueillent désormais cinq sociétés de hedge funds gérant plus de 1 milliard de dollars, contre une seulement il y a 12 mois. Hong Kong et Singapour quant à eux abritent 15 gérants de plus d’un milliard de dollars contre 10 en début d’année.
Pour le troisième mois consécutif, les hedge funds ont affiché un gain en septembre, avec une hausse de 3,5 %, selon Eurekahedge, tandis que le MSCI Monde avançait de 6,75 %. Il s’agit de la deuxième meilleure performance mensuelle de ces fonds depuis mai 2003. Depuis le début de l’année, l’indice Eurekahedge Hedge Fund Index a progressé de 5,15 %. Toutes les régions et les stratégies ont dégagé des rendements positifs en septembre. Les plus fortes performances ont été enregistrées par les fonds Asie hors Japon (+6,03 %) et les fonds long/short equity (+4,33 %).
Les sociétés spécialisées dans le suivi de tendances (trend followers), comme Winton Capital, BlueCrest et Man Group, ont vu leurs hedge funds quantitatifs enregistrer des performances soutenues ces deux derniers mois et sont parties pour un bon troisième mois grâce aux évolutions marquées des marchés des devises et obligataires, rapporte le Financial Times. Par exemple, AHL, le fonds de man Group de 21 milliards de dollars, est déjà en hausse de 8,22 % environ depuis le début du mois selon une personne proche du dossier.
La société de gestion luxembourgeoise Elite Advisers lance un fonds 100% horloger. Ce dernier investira dans des pièces de collection, dénichées lors de ventes aux enchères ou auprès de collectionneurs. Alfredo Paramico, ancien banquier, collectionneur et spécialiste des montres, sera chargé de la gestion de Precious Time, qui visera des performances annuelles moyennes «d’environ 15%», selon Le Temps..
F&C Investments vient de lancer un fonds investi sur les actions européennes cherchant à offrir aux investisseurs à la fois une croissance du capital et un revenu. Domicilié à Luxembourg, le fonds F&C European Growth & Income Sicav est géré par Paras Anand, responsable des actions européennes, lequel gère aussi un OEIC de droit britannique investi sur l’Europe hors Royaume-Uni et qui a adopté une stratégie croissance et revenus il y a deux ans.Le gérant cherche à investir sur le long terme dans de grandes entreprises dont les perspectives sont mal appréhendées par le marché. Diversifié sur plusieurs secteurs, le portefeuille est actuellement largement surpondéré sur les financières. En termes géographiques, le fonds est actuellement investi dans 13 pays, dont 22 % au Royaume-Uni, 20 % aux Pays-Bas, 14 % en Allemagne et 11 % en France et en Suisse chacun.Le rendement du fonds est estimé aujourd’hui à environ 3,7 %, contre un rendement de 3,2 % pour l’indice. Les dividendes du fonds seront versés chaque trimestre. Doté d’une part en euros et d’une autre en livres sterling, le fonds a été lancé avec 69 millions d’euros provenant de clients et est enregistré à la vente en Autriche, en Irlande, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Finlande, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne et en Suède.
Depuis le 12 octobre, la cote du segment XTF de la plate-forme électronique Xetra (Deutsche Börse) comprend un 729ème ETF, avec le fonds coordonné de droit irlandais lancé par Source qui réplique l’indice MSCI EMU Small Cap Total Return (net). L’indice comprend actuellement 568 titres dont la capitalisation est comprise entre 32 millions d’euros et 3,5 milliards d’euros. Tous sont cotés sur l’une des places boursières de l’UEM.Ce nouveau produit porte à 80 fonds la gamme des ETF et ETC Source dédiés aux indices actions et matières premières. Source gère aujourd’hui plus de 7,5 milliards de dollars d’encours, et les volumes échangés sur ses produits depuis son lancement, en avril 2009, dépassent désormais les 95 milliards de dollars.CaractéristiquesDénomination : MSCI EMU Small Cap Source ETFCode Isin : IE00B68GBJ73Frais de gestion : 0,40 %