Le secteur luxembourgeois des fonds a connu une «année 2014 historique», de l’aveu même de l’ALFI, l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissements. Et pour cause. Pour la première fois, les actifs nets sous gestion des fonds de droit luxembourgeois ont dépassé le seuil des 3.000 milliards d’euros pour atteindre 3.095 milliards d’euros à fin décembre 2014. «Plus de la moitié de cette croissance, soit 52%, était imputable à l’afflux d’argent frais de la part des investisseurs», a commenté l’ALFI. Le Grand-Duché a ainsi confirmé l’an dernier son rang de premier centre de fonds d’investissement en Europe. A en croire l’association, «avec une part de 42 % des afflux nets de nouveaux capitaux enregistrés par l’ensemble des fonds d’investissement réglementés européens jusqu’à la fin du mois de novembre, les placements effectués dans les fonds de droit luxembourgeois ont été deux fois plus élevés que ceux attirés par le centre de fonds d’investissement suivant». Par ailleurs, «une centaine de nouveaux promoteurs de fonds en moyenne choisissent le Luxembourg pour y domicilier leurs fonds chaque année», a précisé Marc Saluzzi, président de l’ALFI, à l’occasion de sa conférence de presse traditionnelle de début d’année. En outre, le Luxembourg semble avoir pleinement profité de l’entrée en vigueur de la directive européenne sur les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs (AIFM). «Avec 183 gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs autorisés à l’heure actuelle, nous occupons la troisième place au niveau européen, derrière la Grande-Bretagne et la France», a salué Marc Saluzzi.A l’aube de cette année 2015, le président de l’ALFI a tenu à mettre en exergue le rôle majeur que doit jouer la gestion d’actifs en matière de service à ses clients. «Le secteur des fonds d’investissement est d’une importance capitale pour la croissance économique», a déclaré Marc Saluzzi, rappelant au passage sa stricte opposition à l’introduction d’une taxe sur les transactions financières (TTF) «Après une phase caractérisée par une multitude de nouvelles réglementations, l’année 2015 devrait permettre aux gestionnaires d’actifs de ne plus se concentrer uniquement sur la mise en œuvre de ces réglementations mais de mettre l’accent à nouveau exclusivement sur le service aux investisseurs», a-t-il ajouté. Des investisseurs que l’industrie luxembourgeoise entend conquérir bien au-delà de ses frontières. A ce titre, elle vise de nouveaux marchés prometteurs, notamment au Brésil, au Mexique, en Australie et en Chine.