L’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim) se félicite du lancement prochain des premiers fonds d’investissement en location meublée (FILM) qui vont marquer l’arrivée de la gestion collective dans le financement des résidences gérées et qui constituent un signal positif pour la promotion de l'épargne de long terme. Cette nouvelle catégorie de fonds immobilier spécialisé trouve sa source dans la loi Macron d’août 2015, qui a permis aux OPCI d’acquérir une part de meubles affectés à l’exploitation des immeubles, et le correctif fiscal qui s’en était suivi. Le FILM, destiné à une clientèle de particuliers, distribuera essentiellement des revenus sous forme de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) traités suivant le régime de la location meublée non professionnelle (LMNP).Au plan du marketing, souligne l’Aspim, le FILM constitue une double novation. Il s’agit d’un fonds de placement immobilier (FPI) qui a connu jusqu’ici un développement limité, la très grande majorité des OPCI commercialisés étant des SPPICAV. En outre, pour produire des BIC dans les mains des investisseurs, les parts du FILM auront vocation à être détenues sur le compte-titres des porteurs alors même que les OPCI «grand public» sont distribués presque exclusivement par le biais d’unités de compte (UC) de contrats d’assurance-vie. Le FILM apportera en outre aux investisseurs motivés par l’investissement en résidences gérées et la fiscalité qui s’y attache les avantages reconnus de la gestion collective : la délégation et la professionnalisation de la gestion immobilière, la mutualisation des risques, le calibrage de l’investissement (l’abondement mensuel sera techniquement possible) et du désinvestissement.Un certain nombre de sociétés de gestion, adhérents de l’Aspim, envisagent de lancer des FILM dans les prochaines semaines alors même que l’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce 15 mars sa doctrine relative au contrôle des rachats de parts («gating») des fonds ouverts destinés aux investisseurs non professionnels. Suivant la position du régulateur, très attentif à la liquidité due par un fonds ouvert, il devrait être possible de prévoir des plafonnements de rachats de parts pour l’OPCI, avec des «gates» à 2% par mois en contrepartie d’un délai maximal de 12 mois pour le remboursement des parts.