Le gérant d’actifs allemand Prime Capital AG vient de terminer la première clôture de son véhicule Prime Green Energy Infrastructure Fund, dédié aux infrastructures d'énergies vertes, avec 202 millions d’euros. Prime Capital vise un montant final de 500 millions d’euros. Le fonds investira dans des éoliennes dans les pays nordiques, avec une stratégie de valeur ajoutée via une gestion affinée des infrastructures, et a pour cela conclu un accord avec le fabricant d'éoliennes Siemens Gamesa Renewable Energies S.A. («SGRE»). Prime Capital identifiera et sécurisera des opportunités attractives à un stade précoce, optimisera tous les aspects techniques et commerciaux des projets et capitalisera sur la technologie et l’expertise. Trois investissements d’amorçage dans des actifs situés en Suède et en Norvège ont déjà été signés. Plusieurs investisseurs ont participé à l’amorçage du fonds, et rejoindront son conseil consultatif. Parmi eux, on retrouve Siemens Financial Services, la branche financement de Siemens, et Nordrheinische Ärzteversorgung, la caisse de retraite des médecins de Rhénanie du Nord, qui a déjà investi avec Prime Capital dans plusieurs projets nordiques auparavant.
Selon les données du régulateur des marchés financiers portugais CMVM, les fonds portugais Ucits totalisaient 11,96milliards d’euros fin mai, soit une hausse de 1,6% par rapport au mois précédent. Les encours des fonds alternatifs ont eux baissé de 1% à 328,8 millions d’euros. Les trois plus grands gestionnaires d’actifs demeurentCaixa Gestão de Ativos (33,6% de part de marché), BPI Gestão de Ativos (19,9%) etIM Gestão de Ativos (18,8%).
Trois fonds de la société Ecofi Investissements ont reçu le label ISR. Il s’agit des fonds Epargne Ethique Flexible, Epargne Ethique Monétaire, et Ecofi Agir pour le Climat et Choix Solidaire. Cela porte à sept le nombre de fonds labellisés au sein de la gamme d’Ecofi. Le fonds Ecofi Agir pour le Climat devient par ailleurs le premier à obtenir les trois labels, ISR, Greenfin (transition écologique et énergétique) et Finansol (solidaire).
En pleine croissance depuis plusieurs années, le marché de la logistique français reste dominé par les investisseurs étrangers, mais des stratégies dédiées se mettent en place chez les assureurs français.
Dans une période de resseremment des niveaux de rendements pour les investisseurs particuliers au Royaume-Uni, nombre d’entre eux se tournent vers les trusts, rapporte le Financial Times. Ainsi, six des dix fonds les plus vendus sur la plateforme britannique Interactive investor au mois de mai sont des trusts. Le quotidien note cependant que les promesses d’utiliser les réserves pour assurer les dividendes risquent de ne pas être tenues puisque certains trusts ont annoncé, pendant la période de la pandémie, qu’ils coupaient leur dividende.
L’association professionnelle Beama (Belgian Asset Managers Association), qui tenait son assemblée générale ce 15 juin, a annoncé l'élection de son nouveau président en la personne de Johan Lema, directeur général de KBC Asset Management, après un «consensus général». Il succède à Marnix Arickx (BNP Paribas Asset Management Belgium) qui exerçait son mandat depuis trois ans. Le conseil d’administration de Beama a également nommé deux vice-présidents, en l’occurrence Caroline Tubeuf, représentant de Degroof Petercam Asset Management, et Koen Van de Maele, représentant de Candriam Belgium. Les mandats courent jusqu'à juin 2023.
Algebris Investments et Hedge Invest SGR lancent ensemble le fonds HI Algebris Italia Eltif, l’un des premiers Eltif qui soit commercialisé en Italie et éligible au nouveau plan d’épargne individuel italien (PIR) alternatif. Le fonds permet de contribuer à la relance de l’économie réelle tout en profitant des avantages fiscaux prévus pour les PIR alternatifs s’il est détenu au moins cinq ans. L’investissement minimal est de 30.000 euros. Le fonds sera aussi le premier PIR alternatif disponible sur Allfunds Bank. La gestion du nouveau fonds a été confiée à l’équipe d’investissement d’Algebris dirigée par Luca Mori, gérant spécialiste des actions italiennes, lequel travaillera avec Simone Ragazzi. Hedge Invest apportera son expérience dans la gestion de FIA fermés et le vaste réseau de contacts de la famille Manuli, à la tête de la société de gestion depuis 2000, avec le monde des entrepreneurs italiens. Le fonds sera investi dans les petites et moyennes entreprises italiennes, cotées ou en cours de cotation, disposant d’une capitalisation inférieure à 500 millions d’euros et sur un horizon de cinq ans. L’investissement se fera surtout lors de nouvelles émissions d’actions. La gestion prendra en compte des critères ESG.
Le gestionnaire britannique Aviva Investors, filiale de gestion de l’assureur Aviva,a nommé Andy Seed au poste nouvellement créé de responsable des solutions d’investissement pour les régimes de retraite à cotisations définies (head of DC solutions). Basé à Londres, il est rattaché à Al Denholm, responsable des investissements et solutions d’investissements. Andy Seed a plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des retraites au Royaume-Uni et a passé les douze derniers mois à conseiller Aviva en tant que consultant. Avant cela, il a travaillé trois ans comme responsable de la distribution au sein de Scottish Widows. Andy Seed a également évolué chez JP Morgan AM, KPMG, Deloitte et Mercer.
Le gestionnaire indien White Oak India, spécialisé sur les actions indiennes,a conclu un accord de distribution avec BrightGateCapital pour la commercialisation d’un fondsdans la péninsule ibérique (Andorre, Espagne, Portugal). BrightGate Capitalva ainsi distribuer la version Ucits du fondsAshoka India Opportunities lancé en décembre 2018 par la firme de Mumbai. Il s’agit d’un portefeuille d’actions indiennes composé de 30 à 50 valeurs. Le fondateur et responsable des investissements de White Oak India, Prashant Khemka, est l’ancien gérant principal et responsable des investissements des stratégies actions indiennes et émergentes chez Goldman Sachs AM. La firme comprend une dizaine de professionnels de l’investissement et ses encours s'élèvent à 1,7 milliard de dollars.
La société de gestion colombienne Sura Asset Management a établi une Sicav luxembourgeoise afin de distribuer ses fonds Ucits à l’international, rapporte le média Citywire Americas. Cette Sicav sera gérée par Sura Investment Management, filiale de Sura AM. Un porte-parolea confirmé que la firme commencera par distribuer deux fonds une fois l’agrément obtenu par le régulateur luxembourgeois, à savoir un fonds sur les actions latino-américaines et un autre sur les obligations d’entreprises d’Amérique latine.Sura AM est présent au Chili, au Mexique, en Colombie, au Pérou, au Salvador et en Uruguay. La société administrait plus de 140,8 milliards de dollars fin 2019.
La société de gestion de la première banque norvégienne, DNB Asset Management, a publié un rapport sur l’impact généré par les investissements du fonds DNB Renewable Energy en termes d’émissions CO2. La méthodologie choisie est celle des « Emissions évitées » et a été établie avec ISS ESG. Selon le rapport, les émissions évitées du fonds sont cinq fois plus importantes que l’empreinte carbone. NB Renewable Energy investit dans des entreprises qui proposent des solutions en faveur d’une économie décarbonée. L’efficacité énergétique et de nouvelles techniques réduisant les émissions industrielles de gaz à effet de serre font partie des domaines favorisés par le fonds, explique un communiqué. DNB précise que pour quantifier et mesurer l’impact de tels investissements, l’industrie financière s’est longtemps fiée à l’empreinte carbone, qui consiste à mesurer les émissions directes générées par les entreprises (émissions dit « scope 1 »), ainsi que les émissions indirectes, provenant entre autres de l’électricité achetée (« scope 2 »). Elle estime toutefois, qu’en raison de la nature complexe de l’estimation des émissions indirectes provenant de toute la chaine de valeur (« scope 3 »), l’analyse reste incomplète. C’est pourquoi, DNB AM a décidé de lancer le projet de calcul des « émissions évitées » qui consiste à démontrer la quantité d’émissions évitées pour chaque million d’euros investi. Il s’agit «des émissions qui auraient été libérées si une action ou une intervention particulière n’avait pas eu lieu» et peuvent apparaître tout au long de la chaîne de valeur. DNB AM a fait appel à ISS ESG pour calculer et analyser le portefeuille. Le résultat de l’analyse montre des émissions évitées de plus de 2.800 tonnes de CO2 par million d’euros, soit cinq fois plus que l’empreinte carbone du fonds, ou l’équivalent de 1.819 voitures de moins sur la route pendant un an. L'étude mesure également l’impact sur plusieurs des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Parmi les secteurs du portefeuille ressortant comme les meilleurs contributeurs aux émissions évitées, apparaît sans surprise les secteurs éolien et solaire. Quelque peu surprenant, c’est le secteur des matériaux qui arrive en deuxième position. Jusqu'à présent, ce secteur n’a pas bénéficié de la même « aura ESG » que d’autres secteurs, notamment en raison de l’intensité carbone de la production de matériaux. « Or, les matériaux produits par certaines entreprises sont essentiels pour la transition énergétique. Le secteur est également fondamental en termes de contribution à une utilisation efficace des ressources et à l'économie circulaire ». souligne Christian Rom, gérant du fonds. Le rapport souligne aussi que DNB Renewable Energy devrait bénéficier des derniers développements post Covid-19, notamment le plan de relance de l’UE de 750 milliards d’euros annoncé en mai. Celui-ci souligne en effet que la reconstruction de l'économie après la pandémie doit impérativement soutenir la transition énergétique. « Cela permettra de revitaliser l'économie et de garantir des emplois, tout en nous guidant vers l’objectif de 1,5 dégrées de l’accord de Paris. », commente Christian Rom. La réalisation de cet objectif exige une réduction annuelle de 6 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre entre 2020 et 2030, selon les estimations du IPCC. Lien vers le rapport : https://dnb-asset-management.s3.amazonaws.com/Annual-Semiannualreports/DNB-Renewable-Energy-report-May2020.pdf?mtime=20200528155233&focal=none
Renaissance Technologies, l’un des plus gros hedge funds au monde, a essuyé des pertes à deux chiffres cette année, selon le Financial Times. Le fonds Renaissance Institutional Diversified Alpha a décliné de 8,8 % sur la première semaine de juin, creusant sa perte depuis le début de l’année à 20,7 %, selon des chiffres envoyés aux investisseurs. Les fonds actions de Renaissance figurent parmi les plus grosses victimes de la déroute des marchés en mars. La société devrait afficher l’une des pires performances annuelles de son histoire.
Les fonds obligataires demeurent la classe d’actifs la plus attractive pour les investisseurs. Après un record historique de 32,5 milliards de dollars de collecte nette la semaine dernière, la catégorie a réalisé son deuxième meilleur résultat entre le 5 et le 11 juin, avec 24,6 milliards, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux de collecte de BofA Global Research. La collecte a été soutenue sur les principaux segments obligataires. Les fonds d’obligations d’investissement ont enregistré une collecte de 18,6 milliards de dollars (deuxième plus importante collecte), ceux d’obligations à haut rendement de 6,5 milliards (cinquième plus importante), et les fonds d’obligations émergentes de 2,2 milliards. De même, les fonds d’obligations municipales américaines ont connu leur meilleure semaine avec une collecte nette de 2,4 milliards de dollars. A l’inverse, les fonds d’obligations souveraines ont décollecté de 4,8 milliards de dollars. Le retour du risque dans les portefeuilles des investisseurs s’observe également sur les fonds actions. Avec 13,8 milliards de dollars de collecte, ils font plus que doubler leur résultat par rapport à la semaine dernière (6,2 milliards). Encore une fois, la classe d’actifs est emmenée par les fonds actions américaines, qui ont attiré 11,5 milliards de dollars. Cependant, les fonds tech et santé nord-américains, qui menaient le jeu depuis le début de l’année, ont connu un coup d’arrêt, avec respectivement +0,2 et -0,4 milliard de collecte. Les fonds européens ont également enregistré une bonne semaine, avec 2,4 milliards de dollars de collecte. Les fonds émergents poursuivent leur dégringolade avec cette fois-ci une décollecte de 4,8 milliards. Enfin, du côté des liquidités, les fonds monétaires ont rendu 6,9 milliards de dollars à leurs investisseurs. Les fonds aurifères connaissent eux une seconde décollecte en un semestre, avec -0,1 milliard de dollars.
La société de gestion suédoise Tin Fonder lance un fonds mondial Tin World Tech, axé sur la technologie, la santé et le développement durable, et le fonds nourricier Avanza World Tech by Tin. Le nouveau fonds est géré par Carl Armfelt et Erik Sprinchorn. Le fonds investira dans des sociétés innovantes caractérisées par une croissance et une rentabilité élevées dans le monde entier. Les investissements, réalisés sur le long terme, visent des entreprises de taille moyenne avec un contenu de haute technologie et des services ou produits durables. Au moins la moitié du portefeuille se compose de sociétés dont les produits ou services contribuent à un monde meilleur et aux objectifs de développement durable des Nations unies.
Direxion a lancé trois nouveaux ETF aux Etats-Unis: le Direxion Dynamic Hedge ETF, le Direxion High Growth ETF et le Direxion Fallen Knives ETF. Le premier suit l’indice Salt truVolTM US Large Cap Dynamic Hedge. Il offre une méthodologie systématique de couverture qui cherche à limiter le risque de marché. Pour cet ETF, Direxion s’est associé à Salt Financial. Le Direxion High Growth ETF suit l’indice Russell 1000 Hyper Growth, qui cible les moyennes et grandes valeurs de croissance durable. Enfin, le dernier ETF suit l’indice Indxx US Fallen Knives qui identifie les sociétés aynat subi d’importantes dégradations de cours.
Les plans d’épargne individuels italiens PIR pourraient lever 1 milliard d’euros en 2020 et 2,3 milliards d’euros en 2021, selon une étude d’Equita citée par Bluerating. Les encours atteindraient ainsi 17,3 milliards d’euros (en prenant en compte un effet marché négatif de 13 %) en 2020 et 19,6 milliards en 2021. Les PIR alternatifs, créés tout récemment pour relance l’économie italienne, devraient quant à eux collecter 2 à 3 milliards d’euros par an, pour atteindre 10-15 milliards d’euros d’encours sur 5 ans. Les PIR italiens avaient connu un fort succès lors de leur lancement. Une première réforme leur avait donné un coup d’arrêt. La seconde réforme et les PIR alternatifs devraient les relancer.
L’Investissement socialement responsable va-t-il connaître un coup d’accélérateur après la crise sanitaire ? S’il est trop tôt pour donner une réponse définitive, tous les clignotants sont au vert et les professionnels fourbissent leurs armes
Ecofi Investissements a annoncé avoir fait évoluer la stratégie de son fonds Ecofi Actions Croissance Euro, lancé en 2005, et le rebaptiser Ecofi Trajectoires Durables. Il demeure un fonds actions zone euro mais est géré sur la thématique du développement durable et selon une approche ISR. Ecofi Trajectoires Durables est principalement investi dans des grandes et moyennes capitalisations appartenant aux secteurs d’activités dont Ecofi juge qu’ils contribuent à une meilleure gestion de l’environnement et de la planète, dans la perspective d’un développement durable. Les entreprises sélectionnées doivent avoir au moins 25% de leur activité (part du chiffre d’affaires et/ou de l’excédent brut d’exploitation) et/ou de recherche & développement (pourcentage annuel) liées à un des domaines suivants : efficience énergétique ; gestion des ressources et des déchets ; énergies renouvelables ; santé, nutrition ; services à la personne, éducation ; inspection, contrôle et certification. L’univers d’investissement est ensuite filtré selon les principes du processus ISR d’Ecofi Investissements qui s’applique à 100% de sa gamme de fonds ouverts et qui se décline en 3 temps : exclusions sectorielles (armements controversés, tabac, jeux d’argent, charbon) et des paradis fiscaux ; sélection des émetteurs au regard de leurs performances environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) selon la méthode I-Score d’Ecofi ; et gestion des émetteurs controversés. Le FCP peut investir dans la limite de 20% de son actif en petites valeurs adaptées aux thèmes d’investissement. Il est éligible au PEA.