Les ETF européens ont été confrontés à une décollecte historique lors de la correction du marché en mars 2020, mais ils ont continué à se négocier et à attirer les investisseurs et les flux positifs ont même repris en avril, selon la dernière recherche de Cerulli Associates.. En mars 2020, les ETF européens ont subi leur premier test sur la liquidité. Le marché (y compris les ETF actifs et passifs) a connu des sorties record de 21,9 milliards d’euros, selon les chiffres de Morningstar. Lorsque la Covid-19 est devenu une préoccupation mondiale et que les marchés boursiers ont plongé, les actifs sous gestion ont chuté de 13 %, passant de 899 milliards d’euros en février à 781 milliards d’euros en mars. Malgré cette chute, le secteur des ETF a réussi le test, y compris les ETF obligataires en résistant à des rachats importants en période de volatilité exceptionnelle, commente Fabrizio Zumbo, directeur associé de la recherche sur la gestion d’actifs européens chez Cerulli. Il note la capacité des ETF à continuer à se négocier en Europe, malgré la décollecte historique, grâce aux marchés secondaires sur lesquels ils se négocient. De nombreuses transactions qui ont eu lieu en mars étaient entre des acheteurs et des vendeurs de parts existantes - il n'était donc pas nécessaire d’avoir un impact sur le marché primaire. Bien que les inquiétudes concernant la liquidité des ETF obligataires se soient révélées infondées, il y a eu toutefois des cas de dislocation des prix au plus fort de la volatilité du marché. Mais les décotes ont progressivement diminué et se sont normalisées. En avril, les investisseurs sont revenus sur le marché des ETF, qui a renoué avec une collecte positive. Cerruli note enfin, qu’au cours du premier trimestre 2020, le nombre d’ETF introduits en Europe a ralenti et les lancements ont atteint leur niveau le plus bas depuis trois ans. Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)
Lors du premier trimestre 2020, les encours des hedge funds ont reculé de 9,4% par rapport à fin 2019, à 3.310 milliards de dollars, selon les données collectées par Preqin. La majorité de la baisse a été alimentée par l’effet de marché (296,1 milliards de dollars), tandis que la décollecte a compté pour 47,7 milliards de dollars. La classe d’actifs enregistre donc son huitième trimestre de décollecte d’affilé. Les catégories de hedge funds ayant le plus souffert des retraits sont les fonds macro (-10,8 milliards de dollars), les CTA (-10,7 milliards), les fonds event driven (-8,3 milliards) et les fonds actions (-7,1 milliards). Seule la catégorie «niche» a enregistré une collecte positive, de seulement 0,3 milliard de dollars.
L’autorité des marchés financiers en Espagne a donné le feu vert pour la commercialisation de la Sicav locale Blacksmith Capital, rapporte Funds People. Il s’agit de la première Sicav espagnole enregistrée depuis avril 2019 par le régulateur hispanique. Quelques 2.545 Sicav sont enregistrées dans le pays, le nombre le plus bas depuis 2001. Les Sicav espagnoles sont dans le viseur des responsables politiques locaux depuis 2015, et encore plus depuis l’arrivée au pouvoir de la coalitionentre le parti socialiste local PSOE et le parti radical de gauche Podemos début 2020, dontle programme prévoit la hausse de l’imposition des hauts revenus à traversnotamment la taxation des Sicav domiciliées en Espagne.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) a obtenu le label ISR français pour 28 fonds de plus. Au total, 68 de ses fonds détiennent désormais cette distinction. La société de gestion s’est engagée à labelliser 100% de sa gamme de fonds ouverts d’ici fin 2020. La nouvelle vague de labellisation permet d’atteindre 67 % de l’objectif de bascule des fonds ouverts, selon un communiqué. LBPAM a aussi obtenu le label Greenfin pour deux fonds. A fin avril 2020, 63 % des encours de LBPAM sont en investissements responsables, soit 137 milliards d’euros. LBPAM annonce par ailleurs avoir rejoint de nouvelles initiatives pour soutenir la transition énergétique et les droits humains. La société a adhéré à l’initiative Climate Action 100+ et à l’initiative lancée par Domini Impact et l’Interfaith Center for Corporate Responsability (ICCR). Liste des fonds ayant obtenu le label ISR: Federis ISR Actions Amérique; LBPAM ISR 12-18 Mois; LBPAM ISR Actions Amérique; LBPAM ISR Actions Croissance Euro; LBPAM ISR Actions Euro Focus Emergents; LBPAM ISR Actions Euro Min Vol; LBPAM ISR Actions Horizon; LBPAM ISR Actions Value Euro; LBPAM ISR Convertibles Europe; LBPAM ISR Convertibles Opportunités; LBPAM ISR Dettes Financières Flexible; LBPAM ISR Green Bonds Flexible; LBPAM ISR Obli 1 An; LBPAM ISR Obli 2 Ans; LBPAM ISR Obli Credit; LBPAM ISR Obli Crossover; LBPAM ISR Obli Crossover 2020; LBPAM ISR Obli Long Terme; LBPAM ISR Obli Moyen Terme; LBPAM ISR Obli Revenus ; LBPAM ISR Total Return Credit
La société de gestion britannique BlueCove Asset Management a obtenu, le 19mai,le feu vert de l’Autorité des marchés financiers pour la commercialisation de deux fonds domiciliés en Irlande, a appris NewsManagers. Il s’agit d’un fonds obligataire high yield international et d’un fonds de performance absolue obligataire. La boutique quantitative a été fondée en 2018 par Hugh Willis et Alex Khein, respectivement anciens co-fondateur et directeur général de BlueBay Asset Management.
UBS Asset Management vient de coter à la Bourse de Milan un ETF exposé aux obligations gouvernementales du Japon à échéance courte (1-3 ans). Le nouvel outil réplique l’indice Bloomberg Barclays Global Japan Treasury 1-3 Year. Son total des frais sur encours (TFE) est de 0,15 %.
La société de gestion alternative Hedge Invest SGR, basée à Milan et Londres, a confié la gestion de la stratégie Long/short Equity Market Neutral, renommée HI European Market Neutral Fund, à Tellworth Investments. Cette boutique britannique a été fondée en octobre 2017 par Paul Marriage et John Warren, des anciens de Schroders et Cazenove Capital. Le fonds HI European Market Neutral sera co-géré par Paul Marriage, le CIO de Tellworth, et Fred Batoua, gérant provenant de Chilton Investment.
Nordea Asset Management a changé de gestionnaire externe pour son fonds actions émergentes de petite capitalisation, Nordea 1 - Emerging Markets Small Cap,rapporte Citywire. La boutique de gestion TimeSquare Capital Management, basée à New York, a remplacé la firme de Boston,Copper Rock Capital Partners pour la gestion du fonds le 5 mai dernier.
L’Efama (European Fund and Asset Management Association) prend à son tour position dans le cadre de la consultation sur la directive et le règlement sur les Marchés d’instruments financiers (MIF 2) de la Commission européenne. Dans un communiqué publié ce vendredi 22 mai, le lobby des professionnels de la gestion a listé ses propositions d’amélioration des directives, avec en ligne de mire davantage de flexibilité pour les professionnels de l’investissement, l’augmentation de la transparence des marchés, notamment sur l’agrégation de données post-marché des instruments financiers, et l’amélioration de la qualité et du coût des données via une application plus strictes des règles actuellement en vigueur. Renforcer la protection des investisseurs Selon l’Efama, les investisseurs professionnels et les contreparties éligibles doivent pouvoir se soustraire à de nombreuses exigences réglementaires en matière de publication des coûts et de la protection des investisseurs, ou, à tout le moins, ne pas être soumis à ces réglementations, à moins que ces acteurs ne le souhaitent. Dans le même temps, même si elle est d’accord avec le concept proposé de «clients semi-professionnels», l’association ne soutient pas la création d’une nouvelle catégorie de clients relevant de cette formule. Dans ses recommandations, l’Efama a également réclamé la suppression de l’alerte de dépréciation de 10% des portefeuilles, et la classification automatique des fonds alternatifs retails comme instruments financiers non-complexes pouvant être achetés ou vendus sans conseil. Par ailleurs, l’association européenne s’est déclarée en désaccord avec l’interdiction totale des rétrocessions en direction des conseillers en investissements financiers, car cela pourrait oblitérer sérieusement l’accès des clients à ce type de professionnels. De même, la recherche sponsorisée devrait être considérée comme un service non-monétaire mineur («minor nonmonetary benefit»), ce qui exclurait cette prestation des règles de déclaration d’intérêts. Résilience des marchés de capitaux Selon l’Efama, MiFID II n’a pas su créer un environnement favorable à l’émergence d’un système électronique unifié d’agrégation des données de marchés, qu’elle appelle de ses vœux, et estime que la notion de «base commerciale raisonnable» en matière de coût des données a été, jusqu’à présent, ignorée. L’association a également demandé à ce que les obligations relatives au trading en dehors des internaliseurs systématiques, comme les Share Trading Obligation (STO) et les Derivatives Trading Obligations (DTO), soient complément supprimées, ou bien, si cela n’est pas possible, que les STO se limitent aux actions de l’Union et les DTO aux obligations de compensations, tel que le dispose la directive révisée EMIR Refit. Le régime d’internaliseurs systématiques doit lui être protégé afin de préserver la liquidité et l’innovation sur les marchés financiers.
M&G a annoncé le 19 mai que son fonds M&G Property Portfolio, investi dans l’immobilier britannique, resterait gelé afin de protéger les intérêts des investisseurs. Compte tenu du confinement décidé au Royaume-Uni mi-mars, les transactions dans l’immobilier commercial sont au point mort, conséquence de l’incapacité des investisseurs à voyager, inspecter les biens et réaliser des due diligence physiques. Le fonds a environ 197,4 millions de livres d’actifs en cours de vente. Mais la distanciation sociale rend incertaine le bouclage effectif des opérations, explique la société de gestion. Si tous les actifs qui font l’objet d’un échange ou qui sont en train d’être vendus (232,15 millions de livres) changent de mains, la position de liquidités monterait à 17,7 %, indique M&G. Ce niveau est actuellement de 7,3 %. La réouverture du fonds dépendra du niveau de liquidités, lequel dépend fortement de la situation actuelle. Depuis le gel du fonds, 113,6 millions de livres d’actifs ont été vendus. Les rachats du fonds M&G Property Portfolio avaient été suspendus le 4 décembre face à une hausse des demandes de remboursement. Ce fonds a été le premier à être gelé. Depuis, avec les conséquences de la crise du coronavirus, plusieurs autres fonds immobiliers britanniques ont été suspendus. Un nouveau point sera réalisé le 16 juin au plus tard.
La société de gestion italienne Azimut cherche à lever un milliard d’euros pour son nouveau fonds à impact dédié aux infrastructures sociales. Lancé via Azimut Libera Impresa, sa boutique dédiée aux actifs non cotés. Infrastrutture per la Crescita-ESG sera investi dans des «infrastructures qui génèrent une croissance positive pour l’économie, l’environnement et respectent des critères élevés de durabilité sociale, environnementale et de gouvernance». Ce fonds fermé aura une durée de 14 ans et sera réservé aux investisseurs institutionnels. L’initiative est pilotée par Andrea Cornetti, qui a rejoint Azimut Libera Impresa il y a quelques mois après avoir été directeur général de Prelios Sgr. Le fonds sera investi dans quatre catégories d’infrastructures sociales: l’économie «white & silver» et le bien être via des structures médicales, d’assistance aux personnes âgées, de réhabilitation, ainsi que des établissements de cure thermale; les nouvelles formes de logement, comme le logement étudiant et les résidences senior; les établissements dédiés aux jeunes comme les écoles, les centres de formation, les laboratoires, les parcs didactiques et les bureaux de nouvelle génération; enfin, dans le domaine de l’environnement et de la société, les cibles d’investissement, qui seront en phase avec le cycle de l’eau et des déchets, seront les établissements sportifs, les structures civiques, comme les tribunaux, les prisons, les casernes à requalifier, les structures logistiques et de mobilité durable, mais aussi les infrastructures digitales comme les centres de données et infrastructures technologiques. Sur le front social, le fonds a comme objectif d’améliorer l’accessibilité aux services pour la communauté comme l’instruction, l’assurance, la mobilité durable.
Federal Finance Gestion, société de gestion affiliée à Arkéa Investment Services, a annoncé le lancement d’un nouveau produit structuré baptisé «Autofocus ESG Juillet 2020". Il s’agit d’un produit financier à capital non garanti d’une durée maximale de 9 ans et dont l’évolution est liée à l’indice Refinitiv Eurozone ESG Select Index®. Cet indice est calculé selon une méthodologie dont le cahier des charges a été élaboré par les équipes ESG d’Arkea IS et développée par le fournisseur de données Refinitiv. “Nous sommes le premier Asset Manager à lancer un fonds à formule dont le sous-jacent est un indice ESG designé par nos soins”, indique Jean Baptiste Morel, responsable de l’équipe ESG d’Arkea IS. Le produit est éligible aux contrats d’assurance-vie (y compris Fourgous) et au compte-titres. La période de souscription s’étend du 11 mai au 18 juillet 2020 en Assurance-vie et jusqu’au 30 juillet 2020 (avant 12h) en compte-titres. Federal Finance Gestion gère plus de 5 milliards d’euros en produits structurés. Ce produit vient enrichir la gamme de fonds à formule composée de 38 fonds à ce jour et dont l’encours cumulé représente 2,7 milliards d’euros.
Les marques d’intérêts s’accumulent pour HSBC France. Outre la Société Générale et La Banque Postale, trois nouveaux candidats, dont deux fonds de private equity, se sont manifestés, ont appris les Echos. Il s’agit de l’américain Cerberus et du britannique AnaCap, ainsi qu’Oddo BHF. Le premier s’est positionné sur ce deal via My Money Bank, une participation française qu’il possède depuis 2016. Le second fonds étudie pour sa part le dossier au travers de Milleis (ex-Barclays France), qu’il a racheté la même année. Le prix de vente n’est pas encore connu. Cependant, My Money Bank, qui est spécialisée dans le rachat de prêts, aurait déjà proposé à un autre potentiel acquéreur de former une alliance dans laquelle elle prendrait la gestion des crédits.
Les sociétés de gestion allemandes ont enregistré une collecte nette globale de 24 milliards d’euros au premier trimestre, selon les chiffres compilés par leur association professionnelle BVI. A fin mars, l’encours total de la gestion allemande s'élève à 3.136 milliards d’euros. L’industrie allemande de la gestion a été sauvée sur la période par ses Spezialfonds, les fonds réservés aux investisseurs institutionnels, avec une collecte positive de 32,7 milliards d’euros. Ils demeurent la principale catégorie de fonds outre-Rhin, avec 1.769 milliards d’euros d’encours. Les fonds obligataires ont connu une collecte timorée de 600 millions d’euros, avec des divergences selon les segments. Les fonds investi dans des titres en euros ont reçu 4,3 milliards de flux nets, quand ceux positionnés sur les marchés émergents ont subi des rachats de 2,1 milliards d’euros. Les fonds immobiliers ont, enfin, collecté 3,9 milliards d’euros. A l’inverse, les fonds ouverts actions, disponibles auprès du retail et des institutionnels, ont décollecté 13,9 milliards d’euros. Après avoir collecté 9,1 milliards d’euros sur janvier et février, ces fonds ont subi des retraits de l’ordre de 23 milliards d’euros lors de la crise induite par le coronavirus en mars. Les fonds mixtes ont eux décollecté de 2,1 milliards d’euros.
Cedrus & Partners a levé près de 10 millions d’euros lors du premier closing de son fonds d’actifs non cotés multi-stratégies Private Stars Selection 2019. L’objectif est a minima de tripler cet encours d’ici à la fin de l’année. Ce FPCI est géré par Equitis Gestion. Il a vocation à être investi sur 4 fonds institutionnels de BlackRock, selon l’allocation suivantes : 40% de private equity, 20% de dette privée, 20% d’immobilier, 20% d’infrastructures. Au 30 avril 2020, le fonds avait déjà réalisé deux investissements : l’un dans les stratégies de private equity, l’autre dans celles de dette privée. Cedrus & Partners a développé une activité de conseil sur les actifs privés auprès d’investisseurs institutionnels et family office qui représente aujourd’hui plus de 1,5 milliard d’euros. L’ambition est de porter la part des actifs privés à 5 milliards d’euros d’ici à trois ans, selon Elsa Letellier, responsable family office chez Cedrus & Partners.
La pandémie n’a eu pratiquement aucun impact sur les dividendes du premier trimestre 2020, qui ont augmenté de 3,6 % pour atteindre un record de 275,4 milliards de dollars, selon les estimations trimestrielles de Janus Henderson. Les États-Unis et le Canada ont tous deux enregistré des niveaux jamais vu tout comme le Japon, Hong Kong et la Russie. L’indice des paiements mondiaux a atteint le niveau record de 196,3. Toutefois, la suspension des dividendes est inévitable en raison de l’arrêt soudain et sans précédent de l’activité économique dans de nombreux pays, estime Ben Lofthouse, co-directeur de Global Equity Income chez Janus Henderson. «Pour 2020, les dividendes du premier trimestre ont été versés, de sorte que l’impact complet du point le plus haut vers les poins le plus bas devrait être observé au cours des douze prochains mois environ», a ajouté Ben Lofthouse. Face à l’incertitude, Janus Henderson préfère ne faire aucune estimation pour 2020 et donne plutôt une fourchette qui servira de guide pour déterminer à quoi pourrait ressembler l’année 2020. Dans le cas optimiste, seules les réductions de dividendes qui ont déjà été annoncées, ou qui le seront très probablement, sont prises en compte. Cela suggère que les paiements mondiaux vont diminuer de 15 % cette année pour atteindre 1 210 milliards de dollars, soit une baisse de 213 milliards de dollars. Le cas pessimiste inclut également tous ceux qui sont tangents. Cela suggère que les paiements mondiaux pourraient chuter de 35 % cette année, à 933 milliards de dollars. L’ampleur de la fourchette reflète l'évolution rapide de la crise et la probabilité que de nombreuses entreprises se contenteront de réduire leurs paiements, plutôt que de les annuler complètement. Janus relève qu’une partie de l’impact s'étendra jusqu’en 2021, année où les paiements seront probablement moins élevés que ce qui était prévu avant la pandémie. Malgré cela, les paiements de dividendes d’un certain nombre de secteurs devraient reprendre en 2021, à condition que la croissance des cas de virus ait atteint son pic, que le confinement imposé par les gouvernements actuels prenne fin et que l'économie mondiale recommence à fonctionner et se redresse. L’Europe et le Royaume-Uni sont les plus touchés L’Amérique du Nord et l’Asie sont susceptibles d’être les moins affectées, mais pour des raisons différentes. La première a une composition sectorielle favorable (par exemple, une pondération technologique importante) et c’est plutôt sur la réduction des rachats d’actions que sur les paiements de dividendes que les efforts des entreprises risquent de porter pour préserver la trésorerie. En Chine et dans le reste de l’Asie, les entreprises ont déjà ajusté leurs paiements de 2020 sur les bénéfices de 2019, l’impact devrait donc être plus important en 2021. L’Europe et le Royaume-Uni sont les plus gravement touchés. Les régulateurs ont forcé les banques à suspendre les paiements de dividendes et les grandes compagnies pétrolières ainsi qu’une série de grandes entreprises ont déjà réduit les paiements. Le Japon et l’Australie se situent quelque part entre les deux. D’un point de vue sectoriel, les banques, la consommation discrétionnaire et certains secteurs industriels, comme l’aérospatial, sont les plus menacés. Les secteurs pétrolier et minier, la finance au sens large et la construction sont très vulnérables, mais les entreprises technologiques et les secteurs défensifs comme les soins de santé, l’alimentation et la plupart des biens de consommation de base (à l’exception des producteurs de boissons qui dépendent fortement du secteur des bars et des restaurants) sont relativement préservés.
Le quotidien économique espagnol Cinco Días rapporte que des associations de hedge funds, de brokers européens et d’opérateurs boursiers ont adressé une lettre aux gouvernements et régulateurs des pays qui ont appliqué l’interdiction de la vente à découvert sur leurs marchés (Espagne, France, Italie, Grèce, Autriche, Belgique). Cette interdiction doit prendre fin ce lundi à minuit dans cinq des six marchés. En Italie, cette mesure est appliquée jusqu’au 18 juin. Dans cette lettre, les signataires demandent la levée de l’interdiction de vente à découvert. Ils estiment que cette interdiction cause un désavantage pour les investisseurs en plus de «causer des dommages» aux marchés concernés et de faire obstacle à la création d’une union des capitaux en Europe. Selon les signataires de la lettre, les marchés qui ont interdit les positions courtes ne se sontpas mieux comportés et ne sont pas moins volatiles que les marchés qui n’ont pas appliqué d’interdiction. Ils pointent également une dégradation de la liquidité et de la fixation des prix dans les marchés concernés qui s’accompagne d’une hausse des coûts de trading et de la volatilité. Les signataires ont toutefois accueilli favorablement la décision de l’Esma, le régulateur européen, de standardiser certains éléments des interdictions prises sur le plan national.
Les fonds d’investissement portugais Ucits géraient 11,77 milliards d’euros d’encours fin avril 2020, un chiffre en hausse de 2,8% (+317,6 millions d’euros) par rapport à mars,selon les données du régulateur local CMVM. Les encours sous gestion des fonds alternatifs ont baissé de 0,1% sur un mois à 332 millions d’euros fin avril. Les parts d’investissements en actions portugaises et actions internationales ontaugmenté respectivement de 5,3% et de 9,2% entre fin mars et fin avril tandis que les investissements en obligations souveraines ont chuté de 16,6% pour la dette locale et 5,7% pour la dette étrangère. Sur le segment des obligations d’entreprises, la CMVM a constaté une hausse des investissements de 1,2% dansles émetteurs portugais et de 3,2% pour les émetteurs étrangers. Caixa Gestão de Ativos restait le gestionnaire numéro 1 au Portugal fin avril(33,4% de part de marché) suivi deBPI Gestão de Activos (20%) et IM Gestão de Ativos (19%).
HSBC Global Investment Funds va liquider le HSBC Global Investment Funds UK Equity, un fonds d’actions britanniques. Lancé en février 1990, ce fonds avait subi de «larges rachatsces trois dernières années, avec un potentiel de croissance limité», explique la lettre aux porteurs de parts. Les encours de ce fonds au 5 mai n’étaient plus que de 22,3 millions de dollars. HSBC est autorisé à liquider tout fonds affichant des actifs inférieurs à 50 millions de dollars. La date de liquidation est fixée au 3 juillet 2020.
JPMorgan Asset Management a fermé aux nouveaux investisseurs (soft close) son fonds Emerging Markets Equity le 11 mai, a appris Citywire Selector. Cela fait suite à une forte performance relative et à un intérêt régulier de la part des investisseurs, selon un porte-parole de la société de gestion. Le fonds gérait 7,79 milliards de dollars le 14 mai, en hausse de 1 milliard de dollars par rapport aux 6,84 milliards de dollars de fin mars. Il est géré par Leon Eidelman, Austin Forey et Amit Mehta.