Neuberger Berman lance le fonds UCITS 5G Connectivity sur le thème de la 5G. Il réplique une stratégie - l’une des toutes premières dédiées à la thématique - qui existe depuis décembre 2017 et affiche plus de 4,2 milliards de dollars sous gestion. Ce fonds thématique d’actions internationales sera investi dans les principales entreprises qui facilitent ou bénéficient de la 5G et de la connectivité de demain, y compris l’infrastructure de réseau 5G, l’internet des objets (IoT), les applications et services. Le fonds se concentrera sur les entreprises dont plus de 50 % de la croissance des bénéfices futurs provient de la mise en place de la 5G et comportera entre 40 et 60 lignes. Le fonds sera cogéré par YT Boon, du bureau de Neuberger Berman à Hong Kong, et Hari Ramanan qui est basé à New York, qui dirigent l’actuelle stratégie 5G de Neuberger Berman. «La 5G va entraîner une nouvelle vague d’innovations technologiques à travers le monde entier. On estime que la 5G permettra de générer 13.200 milliards de dollars d’opportunités économiques d’ici 2035 et de créer plus de 22 millions d’emplois», détaille YT Boon. «Dans la phase initiale de déploiement de la 5G, nous nous concentrerons sur l’infrastructure du réseau, tandis que nous envisageons une plus grande exposition aux fournisseurs d’applications et de services dans la dernière phase de développement de la 5G», poursuit-il.
HSBC Global Asset Management a annoncé ce 30 avril la nomination de Marc Hall comme responsable de la distribution d’ETF (exchange-traded funds) aux clients institutionnels et aux wholesalers en Suisse, un poste nouvellement créé. Basé à Zurich, le nouvel arrivant sera rattaché à Olga De Tapia, responsable des ventes d’ETF. Marc Hall arrive de Vanguard, où il était chargé de la distribution d’ETF en Suisse auprès des wholesalers (2016-2020). Auparavant, il a travaillé dans la distribution de fonds chez Fidelity Worldwide Investment (014-2015), Bank J Safra Sarasin (2012-2014), et State Street Global Advisors (2008-2012), et dans l’administration de fonds chez Dresdner Bank (2001-2007), UBS (1998-2001), et Credit Suisse First Boston (1997-1998).
Les fonds domiciliés au Luxembourg accusent le coup du Coronavirus. Après une baisse modérée de 2,5% en février, les encours ont plongé de 11,11% au mois de mars, selon les données publiées par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF). Le montant est désormais de 4.149,9 milliards d’euros, ce qui efface la progression de l’ensemble de l’année 2019. L’industrie avait atteint un record en janvier 2020, avec 4.789,8milliards d’euros d’encours sous gestion. La baisse de mars, d’environ 519 milliards d’euros, a été principalement provoquée par la baisse des valorisations, à hauteur de 390,6 milliards d’euros (ou -8,37% des encours). Les retraits des investisseurs représentent, eux, 128,2 milliards d’euros (ou -2,74% des encours). On se rappelle que le Luxembourg a représenté la part du lion dans le nombre de fonds suspendus en Europe pendant la crise du Covid-19 entre le mois de mars et d’avril.
Les lancements de fonds de sociétés de gestion européennes ont chuté à un niveau jamais enregistré en 20 ans, rapporte Financial News, citant des données de Broadridge. 430 nouveaux fonds ont été lancés au premier trimestre 200, soit 25 % de moins que sur le dernier trimestre 2019 et 34 % de moins que sur la période correspondante de 2019.
Jospeh A. Sullivan, le président et directeur général de Legg Mason, a reconnu que la pandémie de Covid-19 et ses conséquences sur l’économie ont éclipsé l’acquisition de Legg Mason par Franklin Templeton. Celle-ci a été annoncée le 17 février dernier. Pour autant «les récents événements n’ont fait que renforcer l’importance de cette union, car la transaction va donner naissance à une société plus grande et plus diversifiée, avec des capacités de distribution mondiale étendues, une infrastructure opérationnelle mondiale puissante et une solidité financière pour investir dans un meilleur service pour nos clients quels que soient les cycles de marché», a-t-il déclaré jeudi 30 avril à l’occasion de la présentation des résultats trimestriels et annuels de la société de gestion américaine. Au cours du premier trimestre marqué par la propagation de la crise, Legg Mason a limité les rachats à 500 millions de dollars. Cela masque d’importantes sorties sur les fonds actions (6 milliards de dollars) et les fonds obligataires (8,4 milliards de dollars). Elles ont été compensées par des entrées nettes de 11,6 milliards de dollars sur les fonds monétaires. Sur l’ensemble de l’exercice 2020 à fin mars, Legg Mason a vu sortir 6,4 milliards de dollars, ce qui est inférieur à la décollecte de 2019 (-6,4 milliards de dollars). Les encours à fin mars sont ressortis à 730,8 milliards de dollars, en repli par rapport aux 803,5 milliards de dollars de la fin 2019 et aux 758 milliards de dollars de la fin mars 2019. Le bénéfice net annuel est ressorti à 251,4 millions de dollars, contre une perte de 28,5 millions de dollars en 2019.
L’assureur suisse Helvetia va prochainement ouvrir un nouveau fonds immobilier à la souscription. Réservé aux investisseurs qualifiés, le Helvetia (CH) Swiss Property Fund sera lancé le 3 juin. La période de souscription sera ouverte de 6 au 27 mai. L’assureur participera à la levée. Le fonds investira dans des actions de sociétés immobilières suisses, principalement dans les grandes et moyennes villes et leurs agglomérations, et ceux, principalement dans le résidentiel. Un portefeuille comprenant 29 biens, d’une valeur totale de 532 millions de francs suisses, sera constitué à l’issue de l'émission.
Selon les données récoltées auprès de 41 gestionnaires d’actifs par Inverco, l’association de l’industrie de la gestion d’actifs en Espagne, les fonds d’investissement étrangers ont collecté 1,72 milliard d’euros au premier trimestre 2020. Inverco estime, en extrapolant les données, que ce sont au total 2 milliards d’euros de souscriptionsqu’ont enregistré les fonds étrangers auprès des investisseurs espagnols entre janvier et mars 2020. Leurs encours totaux à fin mars 2020 sont évalués à 176 milliards d’euros, soit 19 milliards d’euros de moins qu'à fin décembre 2019. Parmi les sociétés de gestion étrangèresayant collecté le plus en Espagne au T1 2020 figurent Groupama AM (871M€), JP Morgan (754M€) ou encore BlackRock (441M€) qui demeure le gestionnaire étranger numéro 1 en Espagne avec 30,1 milliards d’euros d’actifs sous gestion dans le pays, selon Inverco. Les plus lourdessorties ont été enregistrées chez DWS et GAM, avec respectivement 326 et 311 millions d’euros de décollecte sur le trimestre.
La banque centrale indienne a annoncé ce 27 avril avoir débloqué 500 milliards de roupies (6,1 milliards d’euros) afin d’aider tout fonds d’investissement qui ne saurait plus faire face aux demandes de retraits en cascade de ses investisseurs, inquiets face à la progression du Covid-19 dans le pays. Cette décision fait suite à la liquidation par Franklin Templeton de six fonds locaux représentant 250 milliards de roupies d’encours. «Le risque est pour l’instant circonscrit aux fonds d’obligations high yield. Le reste de l’industrie demeure liquide», a expliqué l’institution dans un communiqué.
La société de gestion lyonnaise Vivienne Investissement a enregistré son fonds Ouessant auprès du régulateur allemand BaFIN, a appris NewsManagers. L’autorisation de commercialisation auprès des investisseurs allemands est effective depuis le 20 avril.Ouessant est un fondsmixte international flexible. Il fait partie des rares fonds français à afficher une performance positive depuis le début de l’année malgré les turbulences de marché liées au Covid-19.
Selon les informations de NewsManagers, la société de gestion Amundi a lancé, le 22 avril, le fonds indiciel Amundi Bavarian Equity Fund, quiviseà répliquer la performance de l’indice de stratégie BAIX (Net Return) - Bayerischer Aktienindex. L’indice, développé par UniCredit et libellé en euros, est composé d’actions de sociétés de l’indice HDAX et dont le siège social se trouve en Bavière. L’objectif d'écart de suivi maximal,sur un an glissant, entre l'évolution de la valeur liquidative du fonds et celle de l’indice de stratégie ne dépasse pas 2%.
Durant la crise des marchés liée à la pandémie de Covid19, les hedge funds devraient mieux s’en sortir qu’ils ne le fait durant la crise financière des subprime de 2008, estime le Financial Times. A cela une raison principale pour les 8.000 fonds de l’industrie: certains des plus gros fonds ont enregistré de petites pertes ou même gagné de l’argent. C’est le cas par exemple de Millennium Management, de Elliott Management ou encore de Brevan Howard et Caxton Associates qui opèrent des stratégies bien différentes. Même si certains ont perdu de l’argent comme CQS, Quantedge ou encore H2O, la liste des dommages est à ce stade bien plus faible qu’en 2008. Le FT indique que le fait que le profil des clients ait changé depuis la crise, passant de riches particuliers à des institutions financières investissant sur le long terme est la raison principale, ces derniers n’ayant pas paniqué et demandé à sortir des fonds, provoquant ainsi des ventes, et donc des pertes, forcées.
Allianz Global Investors a annoncé la disponibilité en France de son fonds d’obligations Allianz Strategic Bond, qui a franchi la barre de 100 millions d’euros en moins de six mois. Ce fonds, lancé en novembre dernier sous la forme d’une Sicav, est un fonds obligataire mondial sans contrainte, dont l’objectif explicite est de ne pas être corrélé aux actions. Le fonds Allianz Strategic Bond, lancé en 2016 au Royaume-Uni, se classe n°1 de son groupe de pairs sur toutes les périodes depuis son lancement (c’est-à-dire YTD, 1 an, 2 ans, 3 ans), affirme la société. Le fonds investit à échelle mondiale à travers les classes d’actifs obligataires. Il est cogéré par Mike Riddell, gérant de portefeuille senior et Kacper Brzezniak, gérant de portefeuille.
Tandis que les fonds espagnols ont déjà décollecté à hauteur de 6,6 milliards d’euros de début mars à mi-avril selon les données d’Inverco, les sorties nettes pourraient être beaucoup plus lourdes. Interrogé par le journal El Confidencial, Sergio Redruello, managing director du consultant Alvarez & Marsal en Espagne, a indiqué que son scénario central était celui d’une décollecte nette s'élevant entre 10 et 15% des encours des fonds espagnols. Si ce scénario se produisait, la décollecte se chiffreraitalors entre20 et25 milliards d’euros au total. Selon El Confidencial, les banques tentent d'éviter un tel phénomène notamment en achetant des instruments financiers garantisdans certains de leurs fonds, ce qui aurait pour but de rassurer les investisseurs.
Le groupe financier espagnol Santander a publié mardises résultats du premier trimestre 2020. Sa division Santander Wealth Management, qui réunit gestion d’actifs et banque privée, gérait 345 milliards d’euros fin mars 2020, soit une réduction de 2% des encours sous gestion sur un an. Sur cette somme, 208 milliards d’euros étaient gérés dans des fonds, soit 2% de moins qu’en mars 2019 et plus précisément, 171 milliards d’euros par Santander Asset Management (-1% sur un an). Au premier trimestre 2020, Santander Wealth Managementa perçu 320 millions d’euros de commissions nettes (+17,2% par rapport à mars 2019), représentant 30% des commissions nettestotales perçues par le groupe sur cette période.
BlackRock lance le BlackRock Global Impact Fund, un fonds qui se donne comme objectif de sélectionner des valeurs « à impact » sur les marchés actions. Cette stratégie se traduit par des investissements dans des entreprises contribuant à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), détaille un communiqué. Le portefeuille du fonds est composé d’entreprises agissant dans des secteurs « à impact » identifiés par la recherche des équipes de BlackRock. «Ces secteurs comprennent, entre autres, des entreprises s’engageant en faveur de l’accès à une éducation de qualité et au logement, d’autres se concentrant sur l’innovation en matière de soins pour répondre aux enjeux de société tels que ceux engendrés par la pandémie de Covid-19, ou encore celles œuvrant dans en faveur de l’inclusion financière et numérique, de la prévention du réchauffement climatique, de la lutte contre les dégradations environnementales ainsi que des stratégies d’optimisation de consommation et d’utilisation des ressources en eau», illustre le communiqué. Le nouveau fonds est géré par l'équipe Active Equities Impact Investing de BlackRock, récemment créée sous la direction d’Eric Rice, qui a rejoint BlackRock en octobre 2019. Les entreprises composant le portefeuille doivent répondre à plusieurs critères : l’importance relative - la majorité des revenus ou la majorité de l’activité commerciale doit faire progresser un ou plusieurs des Objectifs du Développement Durable ; - l’apport nouveau - définie comme la mise sur le marché d’une nouvelle technologie ou d’une innovation au service d’une population défavorisée ou d’un marché encore non couvert ; - la mesurabilité - l’impact doit être quantifiable. L'équipe a l’intention de mener une stratégie de portefeuille à faible rotation avec des actifs détenus sur le long terme et d’utiliser une stratégie de dialogue et de partenariat avec les entreprises pour améliorer les résultats en termes d’impact, parallèlement à la création de valeur à long terme. Le fonds est libellé en dollars et est accessible aux investisseurs situés dans toute l’Europe.
Le fonds de la gamme obligataire de Groupama Asset Management, G Fund Global Green bonds, a obtenu le 1er avril dernier le label Greenfin (anciennement label TEEC) suite à un audit mené par l’organisme certificateur AFNOR, a annoncé la société de gestion. Ce label a été créé et soutenu par le Ministère de la Transition écologique et solidaire et garantit aux investisseurs (banques, assurances, épargnants) que les produits financiers qu’il labellise contribuent effectivement au financement de la transition énergétique et écologique, indique la société. Concrètement, ce label repose sur 4 critères spécifiques : la détermination de la part verte des investissements effectués par les émetteurs sélectionnés en portefeuille, des exclusions formelles de certaines activités, la prise en compte des critères ESG (environnementaux, sociaux/sociétaux et de gouvernance), ainsi qu’une mesure des impacts positifs des investissements. Construit sur une gestion obligataire active, G Fund Global Green Bonds investit principalement dans des obligations vertes pour 80 à 100% de l’actif net du fonds ̶ de toutes zones géographiques. Ce fonds a pour philosophie l’accompagnement des émetteurs dans leur dynamique de transition énergétique et écologique telles que : les énergies renouvelables, le contrôle de la pollution, les transports propres, la gestion des déchets, la préservation de l’eau, tout en visant la génération de performances financières. Le marché des green bonds représente 750 milliards de dollars d’encours (à fin décembre 2019) à travers le monde, tandis que les plus importants gisements d'émissions sont les marchés chinois, nord-américain et français. Filiale de Groupama, Groupama AM gérait 105,3 milliards d’euros d’actifs fin 2019.
Le family office britannique Stonehage Fleming va acquérir les activités de gestion d’actifs de Cavendish Asset Management, un autre family office britannique, qui gère environ 1 milliard de livres d’actifs. Stonehage Fleming Investment Management va reprendre la gestion de tous les portefeuilles des clients et la gamme de quatre fonds OEIC de la société (Cavendish International Fund, Opportunities Fund, AIM Fund et Balanced Income Fund). Les fonds seront renommés pour adopter la marque Stonehage Fleming et viendront enrichir la gamme de Stonehage Fleming. Quatre membres de l’équipe de gestion de fonds de Cavendish intégreront Stonehage Fleming et continueront à gérer les fonds. Tous les clients et actifs de Canvendish (1 milliard de livres) seront transférés à Stonehage Fleming IM d’ici au bouclage de l’opération le 1er août. Julian Lewis, l’actuel directeur des investissements de Cavendish, rejoindra Graham Wainer, le directeur général et responsable des investissements de Stonehage Fleming, en tant que co-président d’un comité des investissements qui sera créé pour superviser la gestion des actifs des familles clientes de Cavendish.
Toujours à la pointe des nouvelles tendances, le secteur des ETF s’intéresse désormais au Covid19, tentant de profiter d’un virus qui fait de nombreux morts, observe Barron’s. Le 21 avril, Pacer Financial, un distributeur d’ETF aux Etats-Unis, a déposé un prospectus auprès de la SEC pour le Pacer BioThreat ETF, qui porte le charmant symbole VIRS. Il suivra l’indice BioShares BioThreat conçu par LifeSci Index Partners et qui comprend «les actions d’entreprises cotées aux Etats-Unis qui aident à se protéger contre ou se soigner face aux menaces biologiques à la santé humaine en se basant sur un processus de recherche propriétaires en plusieurs étapes». Par ailleurs, le fournisseur d’indices EQM Indexes a lancé quatre indices liés au Covid le 23 avril: EQM Covid-19 Stock, EQM Global Pandemic Disruption, Stay at Home et Work from Home. Pour le moment, aucun fournisseur d’ETF américain n’a prévu de suivre l’un de ces indices. Mais le patron d’EQM assure avoir des discussions avec des émetteurs d’ETF et notamment un pour lancer des produits en Europe.