Quatre fonds de pension danois viennent de déplorer les constructions fiscales sophistiquées du non-coté. Il faut leur savoir gré de ne pas avoir peur d’apparaître schématiques, utopiques, naïfs ou hypocrites… tant les questions de fiscalité sont intriquées aux modes de fonctionnement des agents économiques dans leur ensemble. Les fonds ATP, PFA, PensionDanmark et Industriens ont le mérite d’essayer de cerner l’ « optimisation excessive », celle qui vise à utiliser les failles des systèmes fiscaux. Tant qu’à faire, ils auraient pu aussi mettre sur la table la reconversion des bataillons de conseils, avocats et autres spécialistes qui vivent du contournement fiscal. La question, aussi ancienne que les impôts, est de distinguer l’esprit et la lettre des règles. Comme, par exemple, dans le cas de ces dirigeants de PME français qu’il faut soutenir, bien sûr, et qui, sitôt la « flat tax » – impôt à taux réduit sur les revenus du capital – entrée en vigueur l’an dernier, se sont payés en dividendes plutôt qu’en salaires…