Maintien. Le coût marginal moyen de la dette unitranche en France au deuxième trimestre est resté inchangé par rapport au trimestre précédent, maintenant un niveau quasiment équivalent à celui d’avant la crise sanitaire. Selon l’indice Aether FS Unitranche France, qui mesure le coût marginal moyen de chaque tour d’Ebitda en calculant le ratio entre la marge d’intérêt et le levier sur six mois glissants, ce coût s’est établi à 1,39 % entre avril et juin, en ligne avec les 1,35 % du troisième trimestre 2019, qui avaient été suivis d’une baisse atteignant 1,18 % à fin mars 2020. Cette stabilité n’est toutefois pas due à une constance des marges d’intérêt et des leviers moyens puisque ceux-ci ont décru sur la période étudiée, les spreads passant de 6,61 % à 6,33 % et les leviers de 5,0x à 4,8x. Sur le trimestre, le nombre de transactions a légèrement augmenté mais leur taille moyenne est passée de 95 millions d’euros à 74 millions par rapport aux trois mois précédents. Aether Financial Services, qui élabore ce baromètre, estime que cette baisse pourrait être passagère, plusieurs dossiers conséquents ayant été bouclés en juillet. Aether rappelle par ailleurs que, historiquement, la taille moyenne des opérations est beaucoup plus élevée au dernier trimestre de chaque année, avec 139 millions d’euros en 2018, 143 millions en 2019 et 202 millions en 2020.
C’est sans doute trop cher, trop grand et mal équipé. Des idées reçues que Loc’Hall veut mettre à mal. Le site de valorisation de lieux patrimoniaux ouverts aux événements d’entreprise (entendez un cocktail ou une soirée comme des princes à l’Hôtel de la Marine ou au musée Jacquemart-André – photo) est partenaire du ministère de la Culture à l’occasion des Journées du Patrimoine ces 18 et 19 septembre sous le thème du « Patrimoine pour tous ». De fait, les événements de privatisation font florès car ils constituent un coup de pouce économique qu’aucune institution ne peut dédaigner. Il serait ainsi possible d’organiser un dîner dans la salle à manger de l’impératrice Joséphine au Château de Malmaison dès 3.550 euros. Une bagatelle pour charmer salariés et partenaires commerciaux ou financiers… le temps d’un instant.
C’est le montant du quatrième fonds de dette senior privée à impact levé par Amundi collecté à ce jour, pour un objectif d’environ 1 milliard d’euros. La société de gestion destine l’argent à des sociétés de taille intermédiaire, en France et en Europe, ayant démontré leur robustesse pendant la crise et leur capacité de rebond, selon des tickets de 10 à 100 millions d’euros. Les financements seront assortis de covenants d’impact et les entreprises accompagnées sur leurs enjeux ESG (environnement, social, gouvernance), comme dans le fonds précédent de 915 millions d’euros. Le fonds répond au cadre de l’article 8 du règlement Sustainability Financial Disclosure et anticipe un rendement brut de 4,5 %.
Facilité. La filiale d’affacturage de la Société Générale se lance dans l’open factoring grâce à la technologie de HPD Lendscape. SG Factoring vient ainsi d’ouvrir un portail web baptisé « in’fact » pour fluidifier l’accès de ses clients – de la TPE aux grandes entreprises – à ses services. « Le fait de disposer d’une plate-forme flexible, complétée par notre propre technologie interne, nous permet d’être agiles et de répondre à de nouvelles exigences commerciales à valeur ajoutée », a expliqué Jonathan SL Croft, chief information officer chez Société Générale Factoring. L’utilisation de la technologie HDP Lendscape permet également de faciliter l’enrôlement des fournisseurs et le traitement des opérations reverse, et d’offrir une nouvelle solution de financement des bons de commande pour permettre aux clients de recevoir un financement avant que les factures ne soient émises. En 2020, l’entreprise a acheté 56,6 milliards d’euros de factures tous secteurs confondus, dont 51 % des factures à l’international.
China Evergrande a annoncé mardi avoir nommé Houlihan Lokey et Admiralty Harbour Capital comme co-conseillers financiers pour évaluer la structure de son capital et sa trésorerie, en mettant en garde contre des risques de défaillance face à la chute de ses actions et obligations. Le groupe immobilier chinois a précisé que deux de ses filiales n’avaient pas respecté leurs obligations de garantie pour 934 millions de yuans (123 millions d’euros) de produits de gestion de patrimoine émis par des tiers. Cela pourrait «conduire à une défaillance croisée», ce qui «aurait un effet négatif important sur l’activité, les perspectives, la situation financière et les résultats d’exploitation du groupe», a déclaré Evergrande dans un communiqué à la Bourse de Hong Kong.
Le numéro trois français de l'eau a obtenu une notation «investment grade» pour le refinancement de sa dette. Une note qui devrait l'aider dans son plan de croissance.
Dans l’ombre médiatique de l’épique rapprochement entre ses deux grands concurrents Veolia et Suez, la Saur poursuit son travail de relance. Trois ans après sa prise de contrôle par le fonds d’infrastructures suédois EQT, qui ponctuait plusieurs années compliquées à la suite de la restructuration de dette de 2013, le numéro trois français de la gestion des réseaux d’eau a procédé à un profond lifting financier.
La compagnie britannique, qui a rejeté une offre d’achat en titres, lance une augmentation de capital de 1,2 milliard de livres assortie d’une forte décote.
Bonus/malus. Fleury Michon est investi d’une mission, « aider les hommes à manger mieux chaque jour ». Le groupe agroalimentaire applique aujourd’hui cet engagement de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) à son financement, en liant le coût de ce dernier à sa performance extra-financière. Une corrélation valant pour des lignes de crédit (opérations de croissance externe et programme de cession de créances pour 80 et 85 millions d’euros) souscrites auprès de Crédit Agricole CIB et de la caisse régionale Atlantique Vendée. Les objectifs portent sur la sécurité des collaborateurs, l’économie circulaire, la transition énergétique, la santé et la qualité nutritionnelle des produits. Des indicateurs chiffrés seront audités à chaque fin d’année. En fonction du respect ou non des objectifs, un bonus ou un malus sera appliqué au taux d’intérêt. « Seule une entreprise qui met en œuvre une politique RSE réaliste est pérenne », plaide Philippe Teisseire, le directeur administratif et financier de Fleury Michon.
Vague verte. Sur le marché de la dette, ces instruments très appréciés s’acheminent vers une nouvelle croissance cette année. Après les récentes émissions d’Evonik, des obligations hybrides vertes pour 500 millions d’euros, du groupe immobilier CPI Property Group ou du groupe public allemande EnBW, les volumes de nouvelles opérations approchent les 30 milliards pour cette année. Les investisseurs y trouvent des rendements intéressants sur des emprunteurs de qualité investment grade, et ces derniers envisagent de refinancer leurs émissions en fin de vie compte tenu du contexte de taux favorable et de leur souci de garder un matelas de trésorerie conséquent, indique l’analyse du groupe de notation Scope. Le marché n’échappe pas à la vague verte, avec 6,7 milliards émis cette année à ce jour pour un total de 4 milliards l’an dernier.
La responsable des investissements alternatifs d’Allianz France a mis à profit son tempérament de développeuse à différents postes chez l’assureur, sans hésiter à se remettre en question et à défricher de nouveaux domaines.
Danone a annoncé mardi le refinancement partiel de son obligation hybride, avec le lancement d’une offre de rachat partiel en numéraire de ces titres à durée indéterminée émis le 30 octobre 2017 pour un montant total de 1,25 milliard d’euros. Le montant maximum de l’offre de rachat, qui s’achèvera le 14 septembre à 16h00, est de 500 millions d’euros. Danone a par ailleurs annoncé son intention d'émettre de nouveaux titres à durée indéterminée libellés en euros, portant intérêt à taux fixe réajustable et une première option de remboursement dans 5,25 années, sous réserve des conditions de marché. Les termes de ces nouvelles obligations devant être admises à la cotation sur Euronext Paris seront déterminés plus tard mardi.
Fleury Michon a annoncé avoir conditionné des lignes de crédit souscrites auprès du Crédit Agricole CIB à des objectifs RSE (responsabilité sociale des entreprises). Le charcutier industriel en profite pour conditionner la marge de financement d’un programme de titrisation à l’atteinte d’objectifs RSE. «Ces objectifs portent sur la sécurité de ses collaborateurs, l’économie circulaire, la transition énergétique, la santé et la qualité nutritionnelle de ses produits», explique Fleury Michon dans un communiqué. Ces objectifs seront audités à chaque fin d’année. «Si ceux-ci sont atteints, le taux d’intérêt est bonifié ; à l’inverse un malus sera appliqué», indique le groupe, sans plus de précision.