Rien de moins que Saint Exupéry en arrière-fond : les éditions Dunod font paraître cette semaine « Dessine-moi la compta », dont l’auteur, Isabelle de Kerviler, prend pour référence le célèbre « Dessine-moi un mouton » afin d’inviter le grand public à se familiariser avec la comptabilité. Dans l’ouvrage, un jeune garçon apprend pas à pas la comptabilité avec l’aide de sa mère expert-comptable. Las, c’est bien plutôt une référence à la mythologie, Médée en l’occurrence, qui aurait été adaptée pour restituer tous les troubles semés par les IFRS dans nos esprits européens. Inspirées par les Américains et appliquées par les Européens, ces normes apparues en 2005 ont déclenché tant de problèmes qu’elles font figure de machine – voire de machination – infernale et leur évocation sert de repoussoir quand on songe à d’autres standards, comme ceux de Bâle, que les Européens s’épuisent à appliquer alors que leurs inspirateurs les ignorent. A présent, la hantise du Vieux Continent est de voir la malédiction se poursuivre avec les normes extra-financières… L’histoire de la comptabilité ressemble plus à celle des Atrides qu’à celle d’une rose dans le désert…
APPEL D’OFFRES Pour s’occuper des prêts participatifs avec soutien de l’Etat (PPSE), les assureurs qui vont financer le dispositif de 14 milliards d’euros ont retenu les gérants Amundi, Aviva Investors France, BNP Paribas AM, Eiffel IG, Tikehau et Capza. Il s’agit de spécialistes du financement des sociétés, capables de déployer d’ici au 30 juin 2022 les quelque 12.000 prêts à distribuer. La capacité d’action rapide a donc été un critère important, en plus des performances passées. Le schéma prévoit une poche de financements granulaires de 200.000 à 10 millions d’euros où les sociétés de gestion vérifieront a posteriori que les octrois de prêts décidés par les banques respectent les critères du fonds de place. Pour l’autre poche « non granulaire », celle des prêts de 10 à 100 millions d’euros, l’analyse sera faite conjointement par l’une des six banques impliquées et un gérant. Les sociétés éligibles, qui doivent avoir une qualité équivalente à une notation BB-, pourront accéder au produit dans les prochains jours.
Une partie de la dette de certaines entreprises confrontées aux retombées économiques de la crise sanitaire pourrait être annulée « au cas par cas », a déclaré mercredi le ministre des Finances Bruno Le Maire sur BFM TV. « On ne va pas attendre que l’entreprise se prenne le mur. On va regarder sa situation (...) voir s’il faut étaler sa dette, voire annuler sa dette en partie », a-t-il ajouté.
La région Ile-de-France est devenue la première collectivité locale en Europe à émettre une obligation durable à taux négatif. Elle a placé 500 millions d’euros en début de semaine à un taux de -0,12%. La transaction a généré jusqu'à 3,5 milliards d’euros d’intentions d’ordres, un record pour une émission de la région Ile-de-France.
Le promoteur immobilier Nexity a annoncé mardi le lancement d’une émission d’obligations à option de conversion et/ou d'échange en actions nouvelles ou existantes (Oceane) venant à échéance en 2028 pour un montant nominal de base de 240 millions d’euros. Le groupe possède une option d’allocation supplémentaire lui permettant de porter la taille de l’offre jusqu'à 270 millions d’euros. La valeur nominale unitaire de ces Oceane sera fixée avec une prime d'émission entre 40% et 45% par rapport au cours de référence de l’action Nexity sur le marché réglementé d’Euronext à Paris.
Le promoteur immobilier Nexity a annoncé mardi le lancement d’une émission d’obligations à option de conversion et/ou d'échange en actions nouvelles ou existantes (Oceane) venant à échéance en 2028 pour un montant nominal de base de 240 millions d’euros. Le groupe possède une option d’allocation supplémentaire lui permettant de porter la taille de l’offre jusqu'à 270 millions d’euros.
Le gouvernement fédéral canadien a conclu lundi soir avec Air Canada un accord sur une aide financière d’un montant global de 5,9 milliards de dollars locaux (4 milliards d’euros). La compagnie aérienne obtiendra un prêt remboursable de 4 milliards de dollars canadiens de l’Etat qui souscrira également à une augmentation de capital réservée de 500 millions de dollars. Le prix d’émission de 23,18 dollars canadiens fait ressortir une décote de 16,5% par rapport au cours de clôture du titre lundi sur la Bourse de Toronto. Ottawa accordera au transporteur un prêt supplémentaire de 1,4 milliard qui servira à rembourser les voyageurs affectés par des annulations de vols.
Air France-KLM a fait savoir mardi que son augmentation de capital de près d’un milliard d’euros lancée la veille dans le cadre du nouveau soutien apporté par l’Etat français face à la crise sanitaire se ferait au prix de 4,84 euros par action. Ce prix de souscription correspond à une décote de 8,85% par rapport au cours de clôture de lundi et se situe en bas de la fourchette alors indiquée, comprise entre de 4,84 euros à 5,31 euros. En début de matinée, le titre se repliait de 3,4% à 5,14 euros à la Bourse de Paris, se rapprochant ainsi du prix d'émission des nouvelles actions.
Le groupe Crédit Agricole, par l’intermédiaire de son fonds Fireca, a annoncé jeudi son entrée au capital de la fintech Paytop avec les managers de la société, Eric Barbier et Martin Bouffard. Créée en 2012, Paytop développe quatre offres dans le domaine des paiements : distribution de cartes prépayées multidevises, transfert d’argent en ligne à l’international, applications mobiles transactionnelles en marque blanche pour accompagner les banques et fintechs des pays émergents, sans oublier la commande en ligne et la livraison de devises à domicile. PayTop a déjà expérimenté un système de carte prépayée sécurisée pour les jeunes utilisateurs. L’objectif de cet investissement est de poursuivre le développement de nouveaux usages digitaux pour les clients de la banque verte dans le domaine des paiements et des transferts internationaux.
Il y a les Parisiens (ce sont toujours des Parisiens, à en croire les infos) qui, pour fuir le confinement, se réfugient à Cabourg ou Arcachon. Et ceux qui déménagent pour de bon. Pourquoi pas à Biarritz, grâce à Pytheas Capital Advisors, fintech qui recherche des développeurs pour sa plateforme Tréso2 de financement alternatif par optimisation de la gestion des factures. Plus précisément pour les connaisseurs, des développeurs « FullStack React/NodeJS/GraphQL/MongoDB ». Les heureux élus jouiront, selon l’annonceur, d’un « cadre de vie serein, sportif et iodé », et seront installés au Connecteur, la Station F du Pays basque dont l’ouverture est attendue en septembre. Ils devraient être rapidement rejoints par certains collègues… parisiens. Tous sur la vague !
L’Association nationale des gestionnaires de copropriété (ANGC) a pris son bâton de pèlerin. Ou plutôt sa plus belle plume, pour publier un livre blanc dont la grande ambition est tout entière contenue dans le titre : Attirer les jeunes en copropriété. Car la « pénurie » de gestionnaires « s’aggrave ». Pauvre syndic qui exerce « un métier mal connu, mal aimé ». Pourtant, clame l’ANGC, la profession « est d’une très grande richesse tant sur le plan des compétences (juridique, technique, comptable) que sur le plan des relations humaines ». Notamment au cœur de l’ambiance chaleureuse des assemblées générales de copropriétaires.
Le producteur d'énergies renouvelables Neoen a annoncé mercredi le succès de son augmentation de capital, avec maintien du droit préférentiel de souscription, pour un montant d’environ 600 millions d’euros, une opération ayant pour but de financer son plan de développement. «La demande totale a atteint 37.350.571 actions nouvelles, soit un taux de souscription global de 174,6%, avec un taux de souscription à titre irréductible de 99,5%», a précisé la société. A l’issue de l’opération, Impala, le Fonds stratégique de participations et Bpifrance détiennent respectivement 46,55%, 6,50% et 4,69% du capital de Neoen et le flottant est porté à 40,65% du capital.
Lancés en urgence en mars 2020 pour soutenir la trésorerie des entreprises face à la crise sanitaire, les prêts garantis par l’Etat (PGE) ont au dernier pointage bénéficié à 669.883 entreprises, pour un montant de plus de 135,9 milliards d’euros. Plus de 55% d’entre elles ont opté pour une année supplémentaire avant de commencer à rembourser leur principal, a fait savoir mardi la Fédération bancaire française (FBF). Selon les informations reçues par les banques au 26 mars, environ 12% vont rembourser leur PGE dès 2021, 5% l’amortiront entre 2022 et 2023, 9% le feront entre 2024 et 2025, et 74% devraient choisir la durée la plus longue possible (fin du prêt en 2026).