En pointe. Bank of America déploie une nouvelle version de son offre d’encaissements sur des comptes « virtuels » (virtual accounts, VA), un domaine où elle est pionnière. En pratique, des sous-divisions de comptes bancaires permettent aux entreprises de diriger leurs encaissements directement sur les entités du groupe à l’origine de la transaction. Grâce à l’intelligence artificielle et au machine learning, la solution réconcilie les remises avec les factures de façon automatique dans 90 % des cas. La plateforme permet désormais aux entreprises d’avoir une vue synthétique des VA dans tous les pays couverts, une trentaine de devises, de transférer de l’argent et de faire des opérations à partir de ces comptes en change et en paiements. La solution est déjà disponible au Royaume-Uni, en Irlande et aux Pays-Bas et le reste de l’Europe va suivre, ainsi que l’Asie et les Etats-Unis. Un autre service, «Intelligent Receivables», utilise l’intelligence artificielle et le machine learning pour réconcilier les remises avec les factures de façon automatique dans 90 % des cas.
Accompagner. La Compagnie nationale des commissaires aux comptes vient de signer un partenariat avec LCL pour aider les entreprises à se financer alors que les soutiens publics se réduisent et évoluent. Il s’agit d’informer les dirigeants de PME des dispositifs de financement existants et de faciliter l’examen des dossiers par la banque, grâce à des attestations des commissaires aux comptes (CAC) sur leur solidité financière. Les deux réseaux ont déjà travaillé ensemble pendant la crise et l’idée est de pérenniser la collaboration avec des échanges sur les retours de terrain de chacun. Les CAC voient là une opportunité pour imposer leur rôle de tiers de confiance et d’experts en finance d’entreprise. La loi Pacte les invite, au demeurant, à élargir leurs missions au-delà de la certification légale.
Ambition. Face à l’objectif avancé par le président de la République Emmanuel Macron de faire de la France un leader mondial de la tech à horizon 2030, « nous espérons y arriver plus tôt que cela », a déclaré Paul-François Fournier (photo), directeur exécutif de Bpifrance en charge de l’innovation. La banque publique d’investissement a ainsi annoncé le lancement d’une plate-forme, co-construite avec une vingtaine d’acteurs du transfert de technologie et de l’innovation – dont le CNRS, l’Inria, le CEA… –, pour accroître l’émergence et la croissance des deeptechs. Il s’agit d’un portail centralisé d’information, d’outils pour créer sa start-up et de mise en relation pour les chercheurs et entrepreneurs. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan Deeptech, doté d’une enveloppe de 3 milliards d’euros sur cinq ans.
Philippe Tibi préside le projet Financement Scale-Up au ministère de l’Economie. Il analyse pour L’Agefi le déploiement de ce programme dédié à la tech, dont les objectifs ont été relevés cet été.
Lagardère a annoncé lundi le lancement d’une offre de rachat en numéraire portant sur un montant maximal de 150 millions d’euros d’obligations venant à échéance en 2023, ainsi que son intention d'émettre de nouvelles obligations seniors non garanties libellées en euros pour un montant de 500 millions d’euros. L’offre de rachat est réservée aux porteurs éligibles d’obligations en circulation d’un montant de 500 millions d’euros portant intérêt au taux de 2,75% l’an et venant à échéance en 2023, a précisé Lagardère dans un communiqué. « L’objectif de cette offre de rachat est, notamment, de gérer proactivement l’endettement de la société et d'étendre ses échéances obligataires », a indiqué le groupe.
Lagardère a annoncé lundi le lancement d’une offre de rachat en numéraire portant sur un montant maximal de 150 millions d’euros d’obligations venant à échéance en 2023, ainsi que son intention d'émettre de nouvelles obligations seniors non garanties libellées en euros pour un montant de 500 millions d’euros.
La nouvelle opération de refinancement ciblé à long terme (TLTRO 3.9) de la Banque centrale européenne (BCE) a permis à 152 banques européennes d’emprunter avec 97,6 milliards d’euros, «ce qui se traduira par une injection nette de liquidités de 18,3 milliards une fois comptabilisés les remboursements anticipés», indique Frederik Ducrozet, stratégiste chez Pictet WM. L’encours total atteint désormais 2.129 milliards, et même 2.156 milliards en incluant les opérations PELTRO lancées en 2020 pour les banques qui prêtent davantage aux collectivités, ce qui est donc un peu moins qu’en juin du fait des remboursements.
Décision. C’est finalement la société luxembourgeoise FundRock qui a été sélectionnée par la Fédération française de l’assurance (FFA) comme société faîtière des obligations Relance. Agréée depuis mars dernier en France, la société de gestion, qui avait jusqu’à l’an dernier comme actionnaire majoritaire le fonds Blackfin, est désormais détenue par Apex Group, groupe financier bermudien appartenant aux fonds Genstar Capital et Carlyle, ainsi qu’au fonds souverain d’Abu Dhabi, Mubadala. La gestion des obligations Relance, assimilables à des quasi-fonds propres et remboursables au bout de huit ans, a été attribuée l’été dernier à une trentaine de sociétés. Via ce dispositif, qui complète les prêts participatifs Relance et vise à financer les PME et ETI françaises, Bercy entend mobiliser 6 milliards d’euros.
Soutien. Dans un contexte de reprise et de taux bas, les actifs alternatifs sont portés par la demande des investisseurs. Ils représentaient plus de 2.000 milliards d’euros sous gestion à fin 2020, en hausse de près de 14 % sur un an. La dette privée traverse la crise avec force. En particulier, la dette d’infrastructure est soutenue par les plans de relance des gouvernements et offre, de même que la dette privée en immobilier souvent aussi à taux variable, une couverture contre les perspectives d’inflation. En immobilier, certains segments ont certes subi plus que d’autres les effets de la pandémie (voir le graphique). La dette désintermédiée aux entreprises avait levé plus de 22 milliards d’euros au premier semestre cette année, selon les relevés de Preqin, contre 25 milliards pour toute l’année 2020.
La foncière Inea a annoncé ce lundi la signature d’un green loan de 100 millions d’euros, aligné avec la taxonomie européenne et avec les objectifs du Dispositif éco-énergie tertiaire. Ce prêt a été signé auprès de la Société Générale, LCL et Arkéa pour une durée de sept ans. Il est destiné à financer ou refinancer des actifs de bureaux respectant a minima le niveau de performance RT2012 -15% et dont la consommation énergétique devra être inférieure aux exigences du Dispositif éco-énergie tertiaire fixées pour 2030.
Matthieu Bonte, directeur des investissements d'Axa France, livre dans un nouvel épisode de "Convictions d'Instit" son sentiment vis-à-vis de la dette privée et du high yield après une année 2020 très particulière.
A l’occasion du Forum des Investisseurs Institutionnels organisé par L’Agefi le 7 septembre, institutionnels et sociétés de gestion ont devisé sur les avantages et les inconvénients d'être investi en dette ou high yield.
Veolia a annoncé jeudi le lancement d’une augmentation de capital de 2,5 milliards d’euros qui doit lui permettre de financer en partie l’offre publique d’achat sur son rival Suez. Cette augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS) se fera à un prix de souscription de 22,70 euros par action nouvelle. Ce prix fait apparaître « une décote de 19,1% par rapport à la valeur théorique de l’action ex-droit sur la base du cours de clôture de l’action au 14 septembre 2021, soit 29,06 euros », a expliqué Veolia. La valeur théorique des DPS s'établit à 1,02 euro, a également indiqué la société. La période de souscription s'établira du 21 septembre 2021 au 1er octobre inclus. Les résultats de l’augmentation de capital seront communiqués le 6 octobre 2021 après la clôture du marché. Attendue, cette augmentation de capital servira à financer en partie l’offre publique d’achat sur les 70,1% du capital de Suez que Veolia ne détient pas encore, une opération dont le montant s’inscrit à environ 9 milliards d’euros.
Veolia a annoncé jeudi le lancement d’une augmentation de capital de 2,5 milliards d’euros qui doit lui permettre de financer en partie l’offre publique d’achat sur son rival Suez.