Voilà une étude qui tombe à point nommé. La Banque de France s’est efforcée d’évaluer l’impact macroéconomique du télétravail, forte d’un constat simple : les dépenses immobilières des sociétés n’ont cessé d’augmenter. La part de la valeur ajoutée payée en loyers est passée de 6,6 % à 8,3 % entre 2001 et 2017 pour l’entreprise médiane. Le ratio de dépenses de loyers sur salaires a évolué dans le même temps de 13,5 % à 15,3 %. S’agissant des propriétaires, les actifs immobiliers représentaient 66,7 % de la valeur des actifs non financiers dans les bilans des entreprises en 2017, et 22,2 % de la valeur totale des actifs des sociétés non financières (SNF) françaises. L’essor du télétravail devrait donc avoir plusieurs effets, selon la Banque de France : une meilleure allocation des ressources, une hausse de la rentabilité des entreprises, une baisse de la demande de biens immobiliers et donc des prix. Avec une grande question, qui reste ouverte, celle du potentiel impact négatif à long terme du télétravail sur la productivité, faute d’un partage suffisant d’installations communes et d’information.