Malgré l’entrée de la France en récession, les cadres experts de la banque-assurance gardent le moral en ce qui concerne le marché de l’emploi. Selon une enquête du cabinet de recrutement Robert Walters réalisée pendant la période de confinement auprès de plus de 1.700 cadres, 70 % des cadres spécialisés de la banque commerciale sont confiants. « Dans un contexte où les banques et institutions financières jouent un rôle plus que jamais essentiel dans le maintien de l’économie, les mesures prises par l’Etat permettent au système bancaire de rester solide, et les postes de cadres très spécialisés ne sont pas remis en cause », analyse Robert Walters. De même, les cadres experts de l’assurance demeurent confiants (à 62 %) « alors que la situation actuelle a fait naître de nouveaux risques », rappelle le cabinet. Cette confiance se traduit aussi dans leur perception du marché de l’emploi, puisque plus d’un cadre sur deux est actuellement ouvert aux nouvelles opportunités ou en recherche active d’emploi. Ils ne renoncent pas à leurs projets professionnels et certains ont même profité de la période de confinement pour scruter le marché du recrutement.
Les deux réseaux vont chacun récompenser 16.000 salariés venus travailler en agence ou dans les services centraux pendant le confinement. Les télétravailleurs sont exclus.
Les Etats-Unis ont créé 2,509 millions d’emplois nets en mai, après un mois d’avril marqué par la destruction de 20,687 millions de postes. L'économie américaine avait également détruit près d’un million d’emplois en mars, après dix années consécutives de croissance ininterrompue du marché du travail. Le consensus du Wall Street Journal s’attendait à la destruction de 8,33 millions d’emplois nets aux Etats-Unis en mai. Le mois dernier, le taux de chômage dans le pays a reculé à 13,3%, contre 14,7% en avril. Le nombre de chômeurs a diminué de 2,1 millions en mai par rapport à avril, à 21 millions, a indiqué le département du Travail. Les indices ont poursuivi vendredi leur marche en avant, avec un S&P 500 clôturant en hausse de 2,6%, et le Nasdaq de 2%. A Paris, le CAC 40 a terminé sur un gain de 3,7%.
Les Etats-Unis ont, contre toute attente, créé des emplois en mai, signe que l’activité économique a commencé à se redresser après la fin de nombreuses mesures de confinement dans le pays.
Le dispositif de chômage partiel mis en place en France depuis mars pour éviter les licenciements au plus fort de la crise liée au coronavirus «ne va pas durer très longtemps» mais un système destiné à soutenir les entreprises confrontées à des difficultés durables sera mis en place au 1er juillet, a déclaré vendredi la ministre du Travail, Muriel Pénicaud sur RTL. Les secteurs qui pourraient choisir une activité partielle «de longue durée» du fait d’une reprise plus tardive sont notamment le tourisme, l’aéronautique, l’automobile, «et parfois des entreprises même dans des secteurs qui vont mieux», a expliqué la ministre.
La banque d’affaires américaine Evercore propose 25.000 dollars (22.300 euros) aux analystes qu’elle a recrutés s’ils acceptent de décaler d’une année leur arrivée dans l’entreprise, indiquait Bloomberg mercredi soir, confirmant une information du Wall Street Journal. Elle offre 15.000 dollars à ceux qui décalent leur entrée à janvier prochain. La boutique souhaite ainsi atténuer les effets de la baisse du marché des fusions-acquisitions, grippé par la crise sanitaire. Evercore ne fait pas de commentaires.
La boutique américaine Perella Weinberg Partners va se séparer d’environ 7% de ses salariés, en raison de la crise économique engendrée par le coronavirus, indique Reuters de sources proches du sujet, confirmant une information de Financial News. Ce plan toucherait environ 40 personnes dans toutes les régions et à tous les degrés de responsabilité, y compris des associés.
L’impact de l'épidémie liée au coronavirus sur le marché du travail s’est accentué en mai en Allemagne, les entreprises continuant de tailler dans leurs effectifs et de réduire le temps de travail de millions de salariés, selon les données publiées hier par l’Office fédéral du travail. Le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de 238.000 le mois dernier pour atteindre 2,875 millions de personnes en données corrigées des variations saisonnières (CVS), alors que les économistes anticipaient une hausse de 200.000. Le taux de chômage dans la première économie de la zone euro est ainsi passé de 5,8% en avril à 6,3% en mai.
Apprendre un nouveau métier, assimiler de nouvelles compétences. Pour accompagner les salariés dans ces évolutions, les banques ont créé des dispositifs spécifiques d’« upskilling » et de « reskilling ».
La crise sanitaire n’épargnera pas les pratiques de rémunérations et d’embauches, selon deux enquêtes menées par Korn Ferry en mars et en avril auprès d’entreprises françaises sur l’impact du Covid-19 sur leurs politiques salariales. « Ces enquêtes mettent en avant un sentiment de morosité très fort pour les entreprises en France, qui s’attendent, à 83 %, à une baisse significative de leurs revenus », indique le cabinet de recrutement spécialisé dans les profils de cadres dirigeants. Ce pessimisme se traduit par un gel des augmentations ou une réduction des salaires, avec 33 % des entreprises interrogées en avril qui ont recours ou envisagent des baisses de salaire (contre 27 % en mars), et 57 % qui prévoient ou ont mis en place des gels de salaires (contre 38 % en mars). « Si le gel des salaires est la forme la plus courante du contrôle des coûts, les réductions salariales, bien que plus difficiles à mettre en œuvre, sont également envisagées. Généralement, cette dernière mesure touche les dirigeants et cadres supérieurs », précise Korn Ferry. Les bonus sont aussi concernés par ce tour de vis. Les entreprises sondées ont pris davantage de mesures pour réduire ou reporter le paiement des bonus annuels : 20 % l’ont fait en avril (contre 13 % en mars). Peu d’entreprises (12 %) ont ajusté les niveaux d’objectifs de leurs bonus annuels et les variables des commerciaux (8 %), mais plus de 40 % d’entre elles y songent pour les deux dispositifs.
Invesco franchit un pas en matière de politique de parentalité. Le gestionnaire d’actifs a annoncé, le 26 mai, la mise en place d’un congé parental pour ses collaborateurs de la région Europe, Moyen-Orient, Afrique (EMEA), qui prévoit pour tous les nouveaux parents, sans distinction de genre, 26 semaines continues de congés payés rémunérés à hauteur de 100 % de leur salaire de base. Ce régime s’appliquera dans les 12 mois après qu’ils soient devenus parents (depuis le 1er janvier 2020), « que ce soit par naissance, adoption ou maternité de substitution », précise Invesco. Il offrira aussi aux parents la possibilité d’un retour progressif au travail pendant les six premières semaines durant lesquelles ils percevront 100 % de leur salaire pour 80 % de leur rythme de travail habituel. « Le développement d’une approche paritaire de la rémunération et de l’expérience parentale fait partie de notre engagement à promouvoir l’égalité sur le lieu de travail. Etant moi-même un parent qui travaille, je comprends le besoin de flexibilité », a déclaré Doug Sharp, directeur général d’Invesco pour la région EMEA.
Le programme de formation « Agile by CA-TS » de Crédit Agricole Technologies et Services (CA-TS), la filiale au service de l’innovation informatique et technologique des caisses régionales du Crédit Agricole, a été primé aux Trophées du Digital Learning 2020 dans la catégorie « Blended Learning & Accompagnement ». Cette formation menée depuis 18 mois au sein de la filiale IT du Crédit Agricole représente 12.000 heures cumulées pour la totalité de ses 1.500 collaborateurs. L’objectif : diffuser la culture « agile », en particulier en matière de digitalisation totale des parcours clients. La formation a combiné différents formats pédagogiques (apprentissage en ligne et en présentiel), ainsi que trois «hackathons», un e-learning d’acculturation aux pratiques « agiles », des ateliers de « serious games », ainsi que des modules sur les « soft skills » et les connaissances des métiers bancaires.
L’impact de l'épidémie liée au coronavirus sur le marché du travail s’est accentué en mai en Allemagne, les entreprises continuant de tailler dans leurs effectifs et de réduire le temps de travail de millions de salariés, selon les données publiées mercredi par l’Office fédéral du travail. Le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de 238.000 le mois dernier pour atteindre 2,875 millions de personnes en données corrigées des variations saisonnières (CVS), alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient une hausse de 200.000.