Pour donner du baume au coeur des salariés qui ont repris le chemin du bureau en ce début de déconfinement, la start-up française Chefing spécialisée dans « les événements d’entreprise engageants » propose de livrer des « boxs come back ». Ainsi la box « petit-déjeuner » offre deux pochettes « surkif » au choix : la « Feel good », un petit-déjeuner sucré (à partir de 18,90 € HT) ou la « Goût de boost », une formule « énergie pour recharger les batteries » (à partir de 22,90 € HT). Pour les adeptes de l’apéritif, il existe aussi une box « apéro », avec la « Décom’pression », « apéro déconfiné et déconnecté » ou la « Trompe l’oeil » sous forme de potager comestible (toutes deux accompagnées de boissons alcoolisées). Ce n’est pas tout ! Autour de ces formules, Chefing propose des animations telles que « La fanfare », qui accompagne en musique la distribution des boxs avec « un discours adapté à la situation » ou « Le parcours ludique » qui consiste à recevoir la photo d’un collègue enfant puis de deviner de qui il s’agit.
Alors que le télétravail devrait s’ancrer de façon durable dans les entreprises, une grande enquête de l’Ugict-CGT menée avec les statisticiens de la Dares et de la Drees du syndicat CGT des ministères sociaux (34.000 salariés de tous secteurs professionnels sondés entre le 8 et le 24 avril) apporte un éclairage sur ce mode de travail durant le confinement. Les télétravailleurs sont avant tout des cadres (38 %) et les deux tiers ne pratiquaient pas le télétravail avant le confinement (62 % chez les cadres). Près d’un répondant sur quatre (23 %) dit qu’aucune mesure n’a été mise en place par l’employeur et la même proportion indique ne pas disposer d’un endroit calme pour télétravailler. En outre, près d’un tiers des télétravailleurs a du faire face à une augmentation de la charge de travail, notamment les cadres (40 %). « Au total, parmi l’ensemble des personnes en télétravail, un tiers ont été obligés de garder leurs enfants tout en travaillant », souligne l’étude. Les managers des équipes en télétravail expriment plusieurs difficultés : 45 % se plaignent d’un manque d’échange et d’information avec les collègues, 33 % d’un surplus d’informations, 26 % d’un manque d’échange avec la hiérarchie. Sur la poursuite d’activités en présentiel, plus de la moitié de l’encadrement (cadres et professions techniciennes et intermédiaires) considère qu’elle constitue un risque de contamination de salariés ou de la population. Selon trois répondants sur dix, il serait possible de limiter encore l’activité en présentiel dans leur entreprise. Un tiers estiment que les activités réalisées en présentiel ne sont pas indispensables en période d’épidémie.
Si la chute des marchés financiers donne des sueurs froides aux financiers concernant leurs bonus versés l’an prochain (une grande partie étant en effet perçue en actions), les rémunérations variables attribuées cette année, au titre de l’exercice de 2019, ont été de bonne facture. Les quatre grandes banques françaises ont ainsi alloué, au titre de l’exercice 2019, un peu plus de 845 millions d’euros de bonus à leurs preneurs de risques, ces professionnels dont les primes sont encadrées par des règles à l’échelle européenne. Chez BNP Paribas (BNPP), l’enveloppe de bonus a atteint près de 480 millions d’euros pour un total de 1.476 material risk takers (1.461 hors dirigeants). La banque de la rue d’Antin précise que seul un quart de cette somme a été versé en mars 2020. L’an dernier, ses preneurs de risques étaient 1.431 pour un montant de près de 410 millions d’euros. A la Société Générale, les rémunérations variables se sont élevées à 192,5 millions d’euros pour 789 professionnels (777 hors dirigeants), contre 192,6 millions d’euros un an auparavant pour 819 collaborateurs régulés. Du coté de Natixis, 346 professionnels (319 hors dirigeants) se sont vu accorder 74,3 millions d’euros de primes variables, tandis que Crédit Agricole CIB (CA CIB) a distribué 98,5 millions d’euros de bonus à 363 personnes. Par ailleurs, le nombre de millionnaires dans les banques tricolores a progressé, passant de 293 à 332. BNPP en compte 218 (dont 44 en France), la Société Générale 77 (37 en France), contre respectivement 26 (dont 58 % employés hors de France) pour Natixis et 11 chez CA CIB.
Tandis que la Bourse joue au yo-yo, certains gérants du non-coté sont plus que jamais satisfaits d’avoir associé leurs salariés à leur capital. Un avantage compétitif, quel que soit le contexte.
Le Syntec Conseil, la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs, la Conférence des présidents d’université, la Conférence des grandes écoles, la Fondation nationale pour l’enseignement de la gestion des entreprises et l’Association des apprentis de France tirent la sonnette d’alarme sur l’emploi des jeunes diplômés : « Compte tenu de la crise économique liée au Covid-19, une part importante des 700.000 jeunes terminant cette année leur formation initiale risque de se trouver sans emploi. » Ces organisations ajoutent que les jeunes Français auront des difficultés à en trouver un à l’étranger en raison des problèmes des entreprises dans les autres pays et des restrictions de visas. Pour aider les jeunes, ces organisations demandent au gouvernement des mesures temporaires d’accompagnement telles que l’exonération totale des charges patronales et salariales sur les salaires à l’embauche en CDI des jeunes diplômés, l’augmentation de l’aide aux employeurs d’apprentis pour tous les niveaux de qualification, la prolongation des conventions de stages, et le report par les banques des premières mensualités des prêts étudiants en attendant que ces derniers trouvent un emploi.
A l’heure où beaucoup s’interrogent sur les modèles économiques du « monde d’après », une étude* de PwC France et Maghreb et du Paris Fintech Forum 2020, réalisée en mars dernier, souligne le déficit de talents féminins dans les fintech (43 % des répondants) et les banques (25 % des répondants). Ainsi, sur une échelle de 1 à 10, les sondés ont attribué une note de seulement 3,3/10 pour évaluer le niveau de féminisation du secteur financier. Côté fintech, les start-up financières ont des difficultés à recruter des femmes dans les métiers de la tech et du digital. En outre, l’écosystème d’investissement étant très masculin, cette domination masculine entraîne des décisions d’investissement plus favorables envers les fondateurs au détriment des fondatrices de sociétés innovantes. Signal positif : 57 % des sondés considèrent que le rôle de la fintech est de promouvoir la diversité femme-homme. Selon 60 % des répondants, la féminisation du secteur permettra de réduire les biais et 42 % d’entre eux pensent que cela permettra une hausse du profit pour les entreprises. Comme moyens d’action, 38 % des répondants (42 % dans les fintech) estiment qu’il faut recruter des femmes, 29 % pensent qu’il faut accompagner les carrières féminines et 18 % mettent en avant la nécessité de promouvoir des femmes qui seront des sources d’inspiration pour les autres et surtout pour les jeunes générations. Il est aussi important, indique l’étude, de se pencher sur la parentalité en mettant en place des programmes de congés parentaux pour les deux parents lors de la naissance d’un enfant. En novembre dernier, rappelle l’étude, Goldman Sachs a ainsi instauré un congé parental de 20 semaines pour tous les nouveaux parents, sans distinction de genre.
Les 2.174 diplômés de la promotion 2019 de l’emlyon business school vont se voir délivrer des attestations de diplômes certifiées sur la blockchain. « Ce service, véritable gage de confiance et de qualité, sera également offert, d’ici à décembre 2020, aux membres à vie du réseau emlyon alumni – 18.000 diplômés à ce jour répartis dans 130 pays », a aussi précisé l’école de management qui collabore avec la start-up française BCDiploma spécialisée dans la certification de diplômes grâce à la blockchain. De quoi s’agit-il ? L’attestation blockchain permet de compléter le diplôme ou le certificat papier. Grâce à ce document dématérialisé, chaque diplômé peut prouver, tout au long de sa vie, l’authenticité de sa formation et de ses acquis. « En un simple clic, le diplôme ou certificat apparaîtra, avec tout le faisceau de preuves garantissant son authenticité. Ce complément de la version papier officielle garantira aux diplômés emlyon un témoignage inaltérable de leur expérience », se réjouit l’école.
Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité a bondi de 7,1% en France en mars, selon les données publiées hier par le ministère du Travail et Pôle emploi. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A a bondi de 246.100 pour s'établir à 3.732.500, niveau proche de celui de septembre 2017. À titre de comparaison, la deuxième hausse mensuelle la plus importante, intervenue en mars 2009 durant la crise financière, s'établissait à 77.300 inscrits supplémentaires. Constatant que cette «hausse historique» résulte surtout d’une chute des sorties de Pôle Emploi et non d’une explosion des inscriptions, le ministère du Travail souligne que évolution reflète un gel des embauches et non des licenciements massifs.
Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité a bondi de 7,1% en France en mars - soit près de 250.000 personnes, selon les données publiées lundi par le ministère du Travail et Pôle emploi. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) en France (hors Mayotte) a bondi de 246.100 pour s'établir à 3.732.500, un niveau proche de celui de septembre 2017.
La Chambre des représentants a adopté jeudi le nouveau plan de soutien de 484 milliards de dollars pour aider les PME et soutenir les hôpitaux face à la crise du coronavirus. Le texte, issu d’un compromis bipartisan, a été adopté par 388 voix pour et 5 contre, après avoir été voté à l’unanimité par le Sénat mardi soir. Il devait être transmis au président Donald Trump pour promulgation dans la soirée.
Plus de 10 millions de salariés du secteur privé relevant de 820.000 entreprises françaises bénéficient désormais du dispositif de chômage partiel mis en place dans le cadre des mesures de soutien à l'économie française dans le contexte de crise liée à l'épidémie de nouveau coronavirus, a annoncé mercredi la ministre du Travail, Muriel Pénicaud sur BFM Business. «C’est plus d’un salarié sur deux, et ce sont six entreprises sur dix (...) qui ont recours à ce dispositif. C’est considérable», a souligné la ministre.