Avec 45 % de femmes au sein de ses conseils d’administration (CA) devant la Suède et l’Italie, la France est la bonne élève de l’Europe en matière de représentation féminine dans les CA, selon un rapport de Korn Ferry sur les administrateurs non exécutifs qui rappelle ainsi l’effet positif de la loi Copé-Zimmermann qui impose en France de respecter un quota minimum de 40 % de membres féminins dans les CA. En matière d’écart salarial, la France se distingue aussi. « Si, dans toute l’Europe, les directeurs non exécutifs reçoivent 5 % (médiane) de plus que leurs homologues féminins, en France cet écart est à l’avantage des femmes qui perçoivent 6 % de plus en honoraires que les hommes. La France est d’ailleurs le seul pays d’Europe où l’écart salarial est à l’avantage des femmes », souligne le rapport. Point noir au tableau : cette féminisation dans les CA en France ne s’est pas répercutée dans les comités exécutifs/comités de direction du CAC 40 où les femmes sont toujours sous-représentées avec moins de 20 %. Un projet de loi imposant un quota minimum de 40 % de femmes dans ces instances dirigeantes serait en préparation. Par ailleurs, en dehors des grandes entreprises, la situation de la représentation des femmes demeure peu satisfaisante, comme l’indique une étude du Boston Consulting Group (BCG) et France Invest menée sur 5.000 entreprises françaises de toutes tailles, accompagnées par du capital-investissement, représentant plus 200 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Dans ces 5.000 entreprises, moins d’un quart des femmes est membre du CA ou équivalent, et seules 7 % de femmes sont PDG ou DG (contre 15 % pour l’ensemble des entreprises de 20 salariés ou plus d’après l’Insee). Néanmoins, les membres des comités de direction sont féminins à 26 % « mais ce taux est inversement proportionnel à la taille de l’entreprise », précise l’étude. De plus, au sein des « codir », les femmes dirigeantes occupent très souvent les mêmes fonctions : directrice des ressources humaines ou directrice du marketing (55% du total).
Le télétravail s’ancre dans le quotidien des actifs français, selon une enquête de Microsoft France réalisée avec Opinion Way. Lors des grèves de décembre 2019 et janvier 2020, 36 % des actifs français ont télétravaillé ; chez les moins de 35 ans, cette proportion est encore plus élevée avec plus d’un actif sur deux qui a opté pour ce mode de travail. Au cours de cette période, 42 % des télétravailleurs ont découvert cette pratique pour la première fois. Le télétravail s’étend au6delà des grandes entreprises : les entreprises de moins de 2.000 salariés comptent 51 % de télétravailleurs, contre 42 % pour celles de plus de 2.000 salariés. Côté outils, 86 % des primo-télétravailleurs ont utilisé un logiciel de messagerie instantanée (contre 63 % des actifs français), 80 % ont bénéficié d’une plate-forme collaborative et 83 % de services de vidéo-conférence.
Où sont les femmes chez les data scientists ? Une étude de BCG Gamma (l’entité du Boston Consulting Group dédiée à l’intelligence artificielle) réalisée auprès de 9.000 étudiants en sciences dans dix pays révèle que seuls 15 % des data scientists dans le monde sont des femmes alors qu’elles représentent près de 35 % des étudiants en science, technologie, ingénierie et mathématiques. La raison du déficit de femmes dans ce métier très recherché par les entreprises du secteur financier ? Le manque d’information, avec près de la moitié des étudiants qui sont mal informés sur ce métier et le considèrent abstrait, théorique et manquant d’impact concret. D’autre part, les étudiants, et les femmes en particulier, connaissent peu les possibilités de progression qu’offre une carrière de data scientist.
Alors que les entreprises de plus de 50 salariés avaient au plus tard jusqu’au 1er mars 2020 pour respecter l’obligation de calculer et de publier leur index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, les écarts de salaires femmes-hommes chez les cadres ne se résorbent pas, avertit une étude récente publiée par l’Apec. En 2018, la rémunération médiane des hommes cadres était 16 % supérieure à celles des femmes. Si une partie de cet écart s’explique « par le fait que les femmes et les hommes n’occupent pas les mêmes emplois et que les hommes sont surreprésentés dans les fonctions plus rémunératrices », un écart de 8 % subsiste si l’on compare les rémunérations des hommes et des femmes occupant les mêmes postes et ayant les mêmes caractéristiques. Par ailleurs, le plafond de verre persiste pour les femmes cadres qui sont sous-représentées dans les fonctions hiérarchiques. Si elles constituent 35 % des effectifs cadres, elles ne sont que 31 % à être managers et seulement 25 % à des fonctions de direction d’entreprise. Pis, lorsqu’elles parviennent à percer le plafond de verre, elles restent pénalisées : « A profil identique, l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes responsables hiérarchiques est de 10 % », souligne l’étude. En outre, lorsqu’il s’agit de choisir un jeune candidat à un poste de manager, les femmes peuvent subir de la discrimination. « D’après une étude expérimentale réalisée dans le secteur financier, les femmes de 25 ans sans enfants auraient moins de chance d’être embauchées en tant que manager que les hommes sans enfants, ce qui n’est plus le cas à un âge plus avancé », explique ainsi l’Apec.
« L’Inno’Tour LCL », c’est le nom du parcours de formation destiné aux 3.000 collaborateurs du réseau LCL pour les sensibiliser « aux avancées de la banque en matière de d’innovation et de ‘digitalisation’ », indique la banque de détail dans un communiqué. Au cours d’une journée dédiée dans chacune des 50 directions régionales, les conseillers et les managers des agences découvriront entre autres une plate-forme de talent management spécialisée dans le leadership, la connaissance de soi et les soft skills, pour leur permettre de développer leurs compétences et leur savoir-être, ainsi que des dispositifs comme le « Comité MOOV », le programme d’intrapreneuriat de LCL qui encourage les initiatives des collaborateurs.
Toutes les banques cherchent à transformer leurs réseaux. S’appuyer sur des indépendants nécessite de lever des freins réglementaires, sociaux, voire politiques.
Le gouvernement Sanchez veut détricoter une partie des réformes de 2012, qui ont soutenu les créations d’emplois sans mettre fin à la dualité du marché.
Le « Fintech Innovation Challenge » met des étudiants de Paris-Dauphine en compétition pour les former aux fintech. Face à des investisseurs, ils doivent présenter leur start-up. Et surtout convaincre.