Qu’on se le dise, les banquiers se doivent désormais d’être irréprochables. Une étoile montante du trading crédit high yield chez Citi, à Londres, a été mise à pied, rapporte le Financial Times, pour un motif peu en rapport avec son salaire à 7 chiffres : la banque américaine le soupçonne d’avoir volé de la nourriture à la cantine. L’histoire ne dit s’il s’est resservi en douce d’une part de pudding. Et le quotidien de rappeler un précédent chez Mizuho, dont un banquier avait été licencié pour avoir volé une pièce détachée à 5 pounds sur le vélo d’un collègue. La palme reste accrochée à l’Oyster Card de Jonathan Burrows, un ancien managing director de BlackRock, qui avait fraudé les transports publics pendant 5 ans (gain estimé : 43.000 livres) et que la Financial Conduct Authority a banni du secteur des services financiers en 2014.
La digitalisation et les nouvelles réglementations voient émerger un nouveau profil de juriste, doté aussi bien de compétences techniques et informatiques que de « soft » et « business skills ».
Un bond de 10 rangs. C’est la belle percée réalisée par le MBA de HEC dans le classement 2020 du Financial Times des meilleurs MBA mondiaux : le programme de l’école de Jouy-en-Josas s’est hissé à la 9e place, après avoir occupé la 19e l’an dernier et la 21e en 2018. Même si le peloton de tête reste dominé par les business schools américaines (Harvard, Wharton, Stanford, MIT…), les MBA des écoles de management européennes ont le vent en poupe. En effet, les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et les restrictions de visa de l’administration Trump ont conduit à une baisse des candidatures pour les MBA américains de la part des étudiants en dehors des Etats-Unis. Les prestigieux programmes de Stanford et Harvard ont ainsi enregistré respectivement une baisse de 6 % et 6,9 % de leurs candidatures en 2019. Les postulants se sont tournés notamment vers les MBA européens, comme celui de HEC qui a vu ses candidatures bondir de 25 % l’an dernier à 2.636 pour seulement 295 places, selon les chiffres du site Poets and Quants spécialisé dans les business schools. « Dans notre dernière promotion, 73 % des diplômés ont changé d’industrie, 72 % ont changé de fonction et 61 % ont changé de lieu de travail », précise Andrea Masini, directeur délégué du MBA de HEC, cité par Poets and Quants. Par ailleurs, sur le plan de la hausse salariale, le programme de l’école française affiche un bon retour sur investissement : alors que les diplômés depuis trois ans faisaient état en 2019 d’un salaire de 142.622 dollars (129.265 euros), leur salaire en 2020 s’élève à 164.529 dollars (149.120 euros).
Un rapport du ministère britannique des finances tire la sonnette d’alarme pour l’emploi à la City. Rendu public le 28 janvier, il souligne que 90 % des salariés de la place financière londonienne sont blancs et que seul un tiers des seniors managers est composé de femmes, indique Reuters. Une commission des compétences en matière de services financiers financée et gérée par les employeurs pourrait conduire à de réels changements, a affirmé le rapport. Elle identifierait les compétences nécessaires, la façon d’accroître la formation des salariés et « défendrait le secteur comme un excellent secteur de travail ». Le rapport s’inquiète en outre de sa capacité future à attirer des talents alors que plus de 12 % des employés de la City viennent de l’Union européenne. Le ministre britannique des Services financiers, John Glen, a indiqué qu’un système d’immigration par points était envisagé pour 2021 afin de soutenir les embauches.
Le sentiment économique dans la zone euro s’est amélioré plus nettement qu’attendu en janvier: il a atteint 102,8, après 101,3 en décembre, contre un consensus de 101,8, selon les enquêtes publiées jeudi par la Commission européenne. La hausse de cet indicateur traduit principalement l’amélioration du climat dans l’industrie (indice remonté à -7,3 après -9,3 en décembre), dont les dirigeants se disent plus optimistes sur les perspectives de production et les stocks de produits finis. En parallèle, Eurostat a publié jeudi le taux de chômage dans la zone euro, en recul à 7,4% en décembre, son plus bas niveau depuis mai 2008. Le nombre de demandeurs d’emploi dans la zone euro a diminué de 34.000, à 12,251 millions en décembre.
Le sentiment économique dans la zone euro s’est amélioré plus nettement qu’attendu en janvier, la confiance dans le secteur manufacturier remontant à son plus haut niveau depuis août, selon les enquêtes publiées jeudi par la Commission européenne. L’indice du sentiment économique dans les 19 pays a atteint 102,8, après 101,3 en décembre, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 101,8.
JPMorgan envisage de supprimer des centaines de postes dans sa division de banque de détail, affirme Bloomberg de sources proches du dossier. La banque américaine préviendra les salariés concernés le 6 février. La division, qui réalise la moitié des revenus du groupe, fait l’objet d’une revue plus large face aux changements de comportement des consommateurs qui privilégient de plus en plus les services en ligne. Les coupes portent sur environ 1% des effectifs de la banque de détail qui a déjà perdu environ 7.000 emplois entre 2014 et 2018. L’an dernier, ses effectifs ont encore reculé, de 2%, et atteint leur plus bas niveau depuis 2015, avec 127.000 salariés.
« Comment investir de manière responsable ? », « Comment mesurer l’impact de l’investissement responsable ? », « Comment reconnaître une stratégie ESG ? ». Pour se former sur ces questions, Candriam lance la Candriam Academy : une formation en ligne, gratuite et en libre accès, via un parcours de huit modules destinés à former, par exemple, des investisseurs institutionnels, des réseaux de distribution, des conseillers financiers ou des investisseurs finaux. « La durée totale [de ce parcours] n’excède pas quelques heures », précise un communiqué de Candriam, qui affiche près de 45 milliards d’euros d’encours « responsables » sous gestion. Cette action de sensibilisation à l’investissement responsable de la part du gérant franco-belge s’adresse notamment à la jeune génération. « Plus de 70 % des ‘millennials’ déclarent vouloir que leurs investissements correspondent à leurs valeurs : c’est là tout l’objectif de la Candriam Academy, qui veut contribuer à former la prochaine génération d’investisseurs responsables », affirme Naïm Abou-Jaoudé, CEO de la société.
Les portes des comex et codir des entreprises du SBF 120 ont toujours du mal à s’ouvrir aux femmes, selon l’étude Mixité au sommet réalisée par Heidrick & Struggles et L’Express. Pour mémoire, le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes recommande une part de 20 % de femmes d’ici à 2022 dans les comex du SBF 120 et de 40 % d’ici à 2024 pour les comex de plus de huit membres. « L’étude révèle qu’il manquerait, en 2019, 281 femmes dans les comex des entreprises du SBF 120 pour être conforme à l’objectif envisagé pour 2024 », avertit Sylvain Dhenin, managing partner, CEO & board practice Europe & Afrique chez Heidrick & Struggles. L’an dernier, moins de 20 % des membres des comex du SBF 120 étaient des femmes et seules 7 entreprises comptaient au moins 40 % de femmes dans leur comex. Par ailleurs, les femmes membres de ces instances occupent majoritairement des postes fonctionnels. Elles ne représentent ainsi que 12 % des membres des comex à des postes opérationnels.
Les marques employeurs des grandes entreprises (de la finance notamment) qui vantent leur engagement en matière de RSE (responsabilité sociétale des entreprises) sont-elles complètement à revoir ? La question se pose lorsqu’on voit les conclusions de la 3e édition du baromètre « Talents : ce qu’ils attendent de leur emploi » du Boston Consulting Group/Conférences des grandes écoles/Ipsos, réalisé auprès de 4.112 étudiants et 2.083 alumni de 187 écoles, du 4 novembre au 11 décembre 2019. Ainsi, 72 % des étudiants considèrent que les grandes entreprises ne sont pas engagées sur la RSE et si 82 % des talents estiment que les entreprises sont plus engagées aujourd’hui qu’il y a dix ans, elles le sont d’après eux pour de mauvaises raisons : pour améliorer leur image, et non par conviction ou par obligation légale. En outre, 6 talents sur 10 se disent prêts à refuser un poste dans une entreprise qui manque d’engagement.
Le ralentissement de l’économie chinoise qui a refroidi le marché des fusions-acquisitions a conduit les banques d’investissement à réduire leurs enveloppes de bonus. Chez UBS, le « bonus pool » hors Japon a chuté de 14 %, contre une baisse de 9 % chez son concurrent Morgan Stanley, indique Bloomberg. Citigroup a pour sa part diminué ses bonus de 6 % tandis que Goldman Sachs a globalement opté pour une stabilité de ses primes variables, avec quelques gratifications pour ses banquiers les plus performants. Au sein des banques, ce sont essentiellement les banquiers seniors qui subissent les baisses les plus importantes de leurs bonus. Les managing directors et executive directors voient ainsi leurs primes décliner de 9 % à 12 %, précise Bloomberg. Les vice presidents ont perçu quant à eux des bonus stables, tandis que les associates ont obtenu de légères hausses.