L’assureur Axa a annoncé mardi l’extension à l’ensemble de ses salariés dans le monde de sa stratégie de «smart working», qui consiste à combiner travail à distance et présence au bureau. «Les collaborateurs qui le souhaitent pourront travailler à distance sur une référence générale de deux jours par semaine à décliner au sein des entités», précise le groupe dans un communiqué.
L'économie américaine a détruit des emplois en décembre pour la première fois depuis avril, en raison notamment de la mise en oeuvre de nouvelles mesures de confinement dans certains Etats pour lutter contre la propagation du Covid-19.
C’est la proportion minimale de femmes que la Société Générale souhaite compter dans ses instances dirigeantes d’ici à 2023, « en veillant au respect de cet objectif tant dans les métiers que les fonctions », précise un communiqué. L’objectif s’entend à deux niveaux : le comité stratégique qui comprend la direction générale et les responsables des business et services units, soit environ 30 dirigeants du comité exécutif, et un second niveau composé des 200 principaux cadres de la banque. A charge pour le conseil d’administration d’en vérifier chaque année l’application. Ces objectifs de diversité compteront aussi dans la rémunération des membres du comité de direction. Aujourd’hui, la Société Générale compte 23 % de femmes sur ce périmètre comprenant le comex et les postes clés.
La relation humaine est à la base du travail de commercial. Pendant le confinement, banquiers et assureurs ont adopté de nouvelles méthodes, dont certaines appelées à perdurer.
Mixité. L’industrie financière américaine n’a pas à rougir de ses performances en matière de mixité, si l’on s’en réfère à Equileap. Le fournisseur de données sur l’égalité hommes-femmes, qui a passé au crible les entreprises du S&P 500 en mars. Le score moyen Gender Equality des membres de l’indice phare de Wall Street est de 39 %, ce qui représente une amélioration de 5 points par rapport à 2019. Le chiffre reflète une vingtaine de critères mesurant la diversité des instances de gouvernance, les écarts de salaire hommes/femmes ou encore l’efficacité des dispositifs anti-harcèlement.
Rebond. « Nos prévisions sont prudentes mais confiantes » : c’est ainsi que le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a décrit l’exercice de projection macroéconomique de son établissement pour la période 2021-2023.
En à peine quelques mois, le travail à distance s’est imposé comme le sujet phare du dialogue social. Mais les banques sont plus à la peine que les assureurs.
Transport. La crise sanitaire devrait changer durablement le mode de transport domicile-travail. Près d’un salarié sur deux vivant dans une grande agglomération estime en effet qu’il pratiquera à l’avenir le télétravail de manière permanente au moins deux jours par semaine, selon une étude Worklife menée en ligne entre le 26 et le 30 novembre auprès de 1.112 personnes (voir le graphique). Le Covid-19 et les confinements ont déjà changé les pratiques d’un tiers des salariés, avec un recul des transports en commun au profit des solutions individuelles, en premier lieu la voiture. « Alors qu’avant la pandémie, les transports en commun étaient le moyen de transport privilégié pour la majorité de ces salariés, plus de 50 % d’entre eux déclarent vouloir diminuer leur fréquence d’utilisation ou arrêter d’utiliser les transports en commun de manière durable après la crise », note l’étude. Pas forcément une bonne nouvelle pour l’environnement. Worklife y voit l’occasion pour les entreprises et les salariés de pousser l’adoption du « forfait mobilité durable ». Ce dispositif permet aux employeurs de financer les modes de transports durables (vélo, trottinette électrique, etc.) et d’être exonérés de cotisations jusqu’à 400 euros par an et par salarié.
Souriez, vous êtes filmés ? Surtout pas, remettez votre masque ! La Panorama Box d’Amazon Web Service (AWS), une IA, permet en effet aux caméras sur lesquelles elle est branchée de repérer les entorses aux protocoles sanitaires. Si les employés respirent un coup, ou se rapprochent un peu trop, l’employeur est alerté. Mais, comme la boîte dont elle s’inspire, du possesseur de la Panorama Box dépendent ses conséquences, assure AWS : ainsi, « la reconnaissance faciale n’est pas pré-incluse (avec la Box) ». Ses possibilités sont infinies : compter le temps que chaque ouvrier passe à une tâche, suivre les clients dans un magasin, calculer la longueur d’une file d’attente… Quoiqu’il en soit, la Panorama Box est bien dans l’air du temps, celui de la surveillance au travail, terrain d’expression tout trouvé pour les Gafa.
Complément. L’intelligence artificielle (IA) fait son trou dans les pratiques de recrutement, d’autant que les confinements accroissent le recours aux plates-formes digitales. L’une d’entre elles, Qapa, spécialiste de l’intérim, a sondé les recruteurs au sujet de leurs relations avec l’IA. Celle-ci présente quatre principaux atouts à leurs yeux : c’est un gain de temps pour 72 % des répondants, un gain d’argent pour 63 %, plus de simplicité pour 61 % et d’efficacité pour 56 %. En revanche, seulement 7 % des recruteurs sont actuellement capables de confier à une IA la gestion complète des embauches (voir le graphique). Pour les autres, 79 % peuvent confier la signature des contrats, 77 % la mise en relation, 65 % la recherche de profils, 56 % la sélection des candidats et 51 % le premier tri des CV. Mais pour les entretiens d’embauche, 89 % préfèrent encore l’humain, dimension à laquelle l’IA apporte un complément sans la supplanter.
Coach. Le Centre Mastercard pour une Croissance Inclusive et Bayes Impact ont annoncé le 24 novembre la création et l’expérimentation d’un programme digital favorisant l’apprentissage tout au long de la vie, qui offrira un coaching professionnel aux travailleurs défavorisés. Le projet s’appuie sur « Bob », la technologie de coaching numérique de Bayes Impact, qui utilise l’intelligence artificielle pour offrir des conseils personnalisés aux demandeurs d’emploi, en puisant dans les données du marché du travail local, par le biais d’un partenariat avec le gouvernement français. La nouvelle plate-forme sera lancée par l’intermédiaire d’un projet pilote ciblant 100.000 utilisateurs au total. L’initiative s’inscrit dans le « Partenariat pour l’économie numérique » annoncé en janvier 2020 par Mastercard, qui s’engage à aider 5 millions de citoyens français à lutter contre l’insécurité économique d’ici à 2025.