Risque. Sombres perspectives pour l’emploi des cadres. Pandémie et récession pourraient entraîner une contraction du marché pour la première fois depuis 1993, selon l’Apec. « Il y a un risque que les effectifs baissent dans le privé », a indiqué début février son directeur général Gilles Gateau lors d’une conférence de presse. L’emploi des cadres avait jusqu’à présent résisté en un quart de siècle à toutes les crises, mais la faiblesse des intentions d’embauches fait de 2021 une année à haut risque. Avant tout préoccupées par le retour de la croissance et l’évolution de leur niveau d’activité, les entreprises ne font pas du recrutement de cadres une priorité pour le début d’année (seulement 8 %), et encore moins les TPE (4 %). Si 9 % des entreprises envisagent d’augmenter leurs embauches de cadres par rapport à 2020, 10 % des entreprises prévoient de faire l’inverse. Le solde négatif est particulièrement marqué chez les ETI et grandes entreprises (-9).
Les nouvelles dispositions de la loi Avenir professionnel font leur apparition dans des accords de branche. Retour d’expérience avec le Crédit Agricole.
Pour accompagner l’ouverture de leurs systèmes d’information, les banques et les assureurs recrutent des architectes et développeurs amenés à jouer un rôle de plus en plus central au sein des DSI.
La banque italienne Mediobanca va acquérir Bybrook Capital, une société de gestion londonienne spécialisée dans le crédit distressed gérant environ 2,5 milliards de dollars. L’acquisition se fera par le biais de Cairn Capital Group, une société également basée à Londres et spécialisée dans le crédit alternatif dont l’établissement transalpin a acquis une participation majoritaire en 2015. Les deux boutiques londoniennes seront réunies et donneront naissance à un groupe de crédit alternatif diversifié de 8 milliards de dollars d’actifs. A l’issue de l’opération, Mediobanca détiendra 64 % de l’ensemble, tandis que les 36 % qui restent seront aux mains des anciens actionnaires de Bybrook et des actionnaires minoritaires de Cairn Capital. Bybrook avait été créé en 2014 par l’ancien associé d’Eton Park, Robert Dafforn, avec le soutien de Blackstone. La société gère une stratégie crédit distressed absolute value. Cette acquisition permet à Mediobanca d’élargir son activité de gestion de fortune, et plus particulièrement de renforcer sa plate-forme de gestion alternative. Cette dernière a été bâtie grâce aux acquisitions de Cairn Capital en 2015, de RAM Active Investments en 2017 et de Bybrook aujourd’hui. Cette plate-forme représente désormais 10 milliards de dollars d’encours.
Inégalités. Depuis 2009, le salaire minimum fédéral aux Etats-Unis est de 7,25 dollars par heure. En 2019, la Chambre des représentants avait voté en faveur d’une augmentation progressive de ce minima, mais le texte s’était heurté à l’opposition de principe du Sénat, alors à majorité républicaine. Le projet du doublement du salaire minimal est au programme de Joe Biden (photo), mais bénéficiera-t-il d’un soutien bipartisan au Sénat ? « Personne ne travaillant 40 heures par semaine ne devrait vivre en dessous du seuil de pauvreté, a déclaré Joe Biden lors d’un discours le 14 janvier dernier. Si vous gagnez moins de 15 dollars de l’heure et que vous travaillez 40 heures par semaine, vous vivez dans la pauvreté. »
Avec 30 millions d’euros, le Fonds européen d’investissement est le plus gros investisseur du fonds de biotechnologies BioGeneration Ventures. Le fonds néerlandais a réuni 140 millions pour son véhicule de quatrième génération, qui compte également comme investisseurs le fonds de pension danois Industriens Pension, les groupes pharmaceutiques Bristol Myers Squibb et Eli Lilly ainsi que les fonds de fonds Nove Ventures, KfW Capital et Schroder Adveq. BioGeneration Ventures investit au stade de développement précoce d’entreprises biopharmaceutiques européennes. L’investisseur sélectionne des biotech qui se distinguent scientifiquementet dont les données expérimentales sont convaincantes. Il recherche des projets qui ont le potentiel d’avoir un impact substantiel sur la santé.
Jeunes diplômés. L’assureur coopératif Covéa a annoncé le 18 janvier qu’il devenait mécène de l’Université Paris-Dauphine. Pour le groupe rassemblant les enseignes MMA, Maaf et GMF, l’objectif est d’encourager les efforts de l’université pour la promotion de la diversité des profils et favoriser l’accès du plus grand nombre à une formation d’excellence. Grâce à ce partenariat, Covéa espère recruter de jeunes talents aux compétences en phase avec les évolutions de son marché, notamment dans les métiers du chiffre, du juridique et du numérique, tous en forte croissance. « L’un des objectifs est de tripler, d’ici à deux ans, les effectifs d’alternants et de leur offrir un véritable parcours au sein de Covéa, en créant une communauté qui leur est dédiée et en les orientant vers des métiers en devenir », précise Jacques Feytis, directeur des ressources humaines de Covéa, cité dans un communiqué.
L’assureur Axa a annoncé mardi l’extension à tous ses salariés dans le monde de sa stratégie de «smart working», qui consiste à combiner travail à distance et présence au bureau. «Les collaborateurs qui le souhaitent pourront travailler à distance sur une référence générale de deux jours par semaine à décliner au sein des entités», précise le groupe dans un communiqué. Cette approche sera mise en oeuvre d’ici à 2023, et dès la fin de l’année dans les principales entités d’Axa, employant plus de 70% des collaborateurs. Elle comprendra un soutien en termes de formation, d’adaptation des espaces de travail et de matériel informatique.
L’assureur Axa a annoncé mardi l’extension à l’ensemble de ses salariés dans le monde de sa stratégie de «smart working», qui consiste à combiner travail à distance et présence au bureau. «Les collaborateurs qui le souhaitent pourront travailler à distance sur une référence générale de deux jours par semaine à décliner au sein des entités», précise le groupe dans un communiqué.
L'économie américaine a détruit des emplois en décembre pour la première fois depuis avril, en raison notamment de la mise en oeuvre de nouvelles mesures de confinement dans certains Etats pour lutter contre la propagation du Covid-19.
C’est la proportion minimale de femmes que la Société Générale souhaite compter dans ses instances dirigeantes d’ici à 2023, « en veillant au respect de cet objectif tant dans les métiers que les fonctions », précise un communiqué. L’objectif s’entend à deux niveaux : le comité stratégique qui comprend la direction générale et les responsables des business et services units, soit environ 30 dirigeants du comité exécutif, et un second niveau composé des 200 principaux cadres de la banque. A charge pour le conseil d’administration d’en vérifier chaque année l’application. Ces objectifs de diversité compteront aussi dans la rémunération des membres du comité de direction. Aujourd’hui, la Société Générale compte 23 % de femmes sur ce périmètre comprenant le comex et les postes clés.