Eurostat a publié deux indicateurs économiques positifs pour la zone euro mercredi. D’une part, les prix à la production dans la zone euro ont augmenté plus que prévu d’un mois sur l’autre en octobre, augmentant de +0,4% en glissement mensuel, pour une baisse de -2,0% d’une année sur l’autre. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à une hausse mensuelle de +0,2% pour une baisse annuelle de -2,4%. Les coûts de l'énergie ont été le principal facteur déterminant de cet indice des prix à la production, augmentant de +1,4% sur le mois, pour une baisse de -7,6% en rythme annuel.
IBM envisage de supprimer de 1.180 à 1.385 postes, soit environ un quart des effectifs en France, dans le cadre d’une restructuration mondiale, indique l’AFP de sources syndicales. Ce projet, annoncé début novembre en comité européen sans chiffres précis pour la France, est «un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) mixte, qui doit être présenté officiellement aux organisations syndicales le 16 décembre», a expliqué à l’AFP Pierry Poquet, délégué syndical central Unsa (1er syndicat). Ces suppressions de postes s’inscrivent dans une restructuration mondiale d’IBM qui touche «plus de 20% des effectifs en Europe, soit 7.700 personnes», selon l’Unsa, « jusqu'à 25% », selon la CFE-CGC.
Santé. L’assureur Axa s’apprête à lancer un programme mondial pour améliorer la santé et le bien-être de ses 121.000 collaborateurs. Accessible dès 2021, ce programme gratuit s’appuiera sur deux piliers. Chaque collaborateur pourra effectuer un bilan médical complet, physique ou à distance, en fonction de son âge, et bénéficier d’une vaccination annuelle contre la grippe. Le groupe organisera aussi dans ses locaux des journées d’information et de sensibilisation pour la prévention des risques. Deuxième pilier, Axa mettra en place un programme d’assistance comprenant un service de conseil et de soutien psychologique accessible à tout moment. Sont ciblés les collaborateurs « qui rencontrent des difficultés dans leur vie professionnelle ou personnelle ».
Réforme. Un an après son lancement par le ministère du Travail, le bilan de Mon Compte Formation est « clairement positif », assure la Caisse des dépôts et consignations (CDC, photo). Le dispositif offre aux actifs un parcours d’achat de formation direct, sans intermédiaire. En tant que nouvel opérateur central, la CDC assure la gestion de ce nouveau système, dont elle a conçu l’application mobile et le site internet : centralisation et gestion des fonds, gestion des comptes utilisateurs, relations avec les organismes de formation et les financeurs, paiement des sessions… Près d’un million de formations ont été validées cette année pour un coût pédagogique de 1,14 milliard d’euros. Premier constat, les profils des demandeurs évoluent, avec moins de cadres : 66 % des demandes de formations émanent d’employés, d’ouvriers ou de techniciens et 38 % des personnes désirant se former ont un niveau BEP/CEP ou en dessous. Deuxième constat, le prix des formations est en baisse : un bilan de compétences coûte par exemple en moyenne 1.459 euros aujourd’hui, contre 1.613 euros avant la mise en place de Mon Compte Formation. Enfin, confinement oblige, le « distanciel » est monté en flèche. Au 1er novembre 2020, la CDC dénombrait 266.000 formations digitales sur 900.000 sessions au total.
IBM envisage de supprimer de 1.180 à 1.385 postes, soit environ un quart des effectifs en France, dans le cadre d’une restructuration mondiale, indique l’AFP de sources syndicales.
Les banques basées au Royaume-Uni qui souhaitent continuer à faire des affaires dans la zone euro après le Brexit doivent déplacer leur personnel sur le continent et ne pas utiliser la pandémie comme excuse pour éviter les délocalisations, a déclaré la Banque centrale européenne (BCE) mercredi. Le superviseur bancaire a déclaré que les prêteurs opérant dans le bloc doivent déplacer suffisamment de capitaux, de personnel et d’expertise de gestion pour garantir une gestion prudente des risques. Elle a ajouté que les dispositions relatives au travail à distance ne modifient pas son obligation de relocaliser le personnel dans l’UE.
L’assureur Axa va lancer un programme novateur mondial pour améliorer la santé et le bien-être de ses 121.000 collaborateurs. Accessible dès 2021, ce programme gratuit comptera deux piliers. D’une part, chaque collaborateur pourra effectuer un bilan médical complet physique ou digital en fonction de son âge, bénéficier d’une vaccination annuelle contre la grippe, et participer à des journées d’information et de sensibilisation organisées dans les locaux du groupe. D’autre part, pour ses collaborateurs traversant des difficultés, Axa mettra en place un programme d’assistance comprenant un service de conseil et de soutien psychologique accessible à tout moment.
Indéterminé. Le contrat à durée indéterminée (CDI) reste le moyen privilégié de remplacer un collaborateur sur le départ dans les fonctions financières, selon le baromètre trimestriel des motifs d’embauche publié par le cabinet Fed Finance (voir le graphique). Après une hausse en raison de la sortie du confinement qui a relancé progressivement les besoins de nouveaux postes en CDI, les créations de postes pour ce type de contrat perdent en revanche 2 points par rapport au deuxième trimestre de l’année, pour retrouver un niveau à l’équilibre par rapport à l’année 2019. Le constat est plus positif concernant les embauches ayant pour motif l’accroissement de l’activité de l’entreprise. En effet, ces dernières ont eu davantage recours aux contrats à durée déterminée et à l’intérim sur ce trimestre par rapport au précédent.
Crispation. Commerces essentiels, les banques vivent mal le deuxième confinement. Du moins certains salariés en agence, contraints d’être physiquement présents à leur poste de travail pour assurer l’accueil des clients. Le télétravail suscite ainsi des crispations chez les représentants syndicaux. La Fédération FO de la banque et des services financiers a ainsi demandé, début novembre dans un communiqué, « le recours au travail à distance pour tous les salariés de la profession, afin d’enrayer durablement la propagation du virus ». Dans une lettre ouverte adressée à la direction de BNP Paribas le 5 novembre dernier, la CFDT a estimé pour sa part que « les salariés de BNP Paribas ne bénéficient pas tous de manière égale des dispositions destinées à protéger leur santé. Certains ayant accès au télétravail, d’autres non, sans leur avoir fourni pour autant d’explications ». Au-delà des tensions suscitées par la deuxième vague de coronavirus, c’est la négociation des accords de télétravail dans un monde post-Covid, sur des bases qui ne seront pas celles de la crise sanitaire, qui se pose aux différentes parties prenantes. Le processus de discussions est en cours ou va s’engager dans la plupart des grands réseaux, à l’image de BPCE qui s’est laissé jusqu’à la fin du mois pour aboutir.
Pesant. Jusqu’ici, la vague de plans sociaux annoncée pour le quatrième trimestre 2020 n’a pas eu lieu. En octobre, le nombre de défaillances d’entreprises (tous secteurs confondus) reste inférieur aux données recueillies en 2019 et 2018. Les entreprises industrielles ont maintenu un taux d’activité quasiment normal, à 73 %, contre 79 % avant la crise, tandis que les entreprises du secteur des services ont connu des destins contraires. « La restauration et l’hébergement affichent un repli, en lien avec les mesures de couvre‑feu mises en œuvre dès le 17 octobre. Les niveaux d’activité demeurent très hétérogènes selon les secteurs : ils se situent très en deçà du niveau d’avant‑crise dans l’hébergement et la restauration, mais proches de ce niveau dans des secteurs tels que l’édition, les services d’information ou les activités juridiques et comptables », estime la Banque de France.
C’est la hausse moyenne des budgets de matériel informatique qu’ont dû supporter les entreprises en Europe au début du premier confinement pour permettre à leurs employés de télétravailler. Selon une étude d’Omnisis réalisée pour BNP Paribas Leasing Solutions en juillet et en août, pour 61 % des répondants, l’investissement des douze mois à venir devrait encore s’accroître à hauteur de 25 % en moyenne. Pour ceux-là, l’ordinateur portable est désormais le poste de dépense privilégié devant les logiciels et les solutions cloud. Avec un vrai risque lié au développement du télétravail, celui d’un accroissement des déchets électroniques. Ceux-ci représenteraient déjà l’équivalent de 1.000 ordinateurs portables jetés chaque seconde dans le monde.
Invisible. La Charte pour la promotion des talents noirs dans la finance a été dévoilée fin octobre au Royaume-Uni avec l’appui de la City of London. L’objectif : assurer le recrutement et la promotion, jusqu’au plus haut niveau de l’entreprise, de personnes de couleur. Le chemin sera long. En juin, Financial News n’avait dénombré que 3 Noirs parmi 650 banquiers d’investissement seniors employés dans les 11 plus grands établissements de la City, alors que cette communauté représente environ 20 % de la population de Londres. Le mois dernier, HSBC a révélé que 1 % seulement de ses banquiers de niveau « senior » étaient noirs. Chez Lloyds, ce taux tombe à 0,6 %.
Cette année, le mercato des cabinets d’avocats d’affaires aura fait la part belle aux professionnels des restructurations, au détriment des experts en immobilier et en « private equity ».