Inégalités. Depuis 2009, le salaire minimum fédéral aux Etats-Unis est de 7,25 dollars par heure. En 2019, la Chambre des représentants avait voté en faveur d’une augmentation progressive de ce minima, mais le texte s’était heurté à l’opposition de principe du Sénat, alors à majorité républicaine. Le projet du doublement du salaire minimal est au programme de Joe Biden (photo), mais bénéficiera-t-il d’un soutien bipartisan au Sénat ? « Personne ne travaillant 40 heures par semaine ne devrait vivre en dessous du seuil de pauvreté, a déclaré Joe Biden lors d’un discours le 14 janvier dernier. Si vous gagnez moins de 15 dollars de l’heure et que vous travaillez 40 heures par semaine, vous vivez dans la pauvreté. »
Avec 30 millions d’euros, le Fonds européen d’investissement est le plus gros investisseur du fonds de biotechnologies BioGeneration Ventures. Le fonds néerlandais a réuni 140 millions pour son véhicule de quatrième génération, qui compte également comme investisseurs le fonds de pension danois Industriens Pension, les groupes pharmaceutiques Bristol Myers Squibb et Eli Lilly ainsi que les fonds de fonds Nove Ventures, KfW Capital et Schroder Adveq. BioGeneration Ventures investit au stade de développement précoce d’entreprises biopharmaceutiques européennes. L’investisseur sélectionne des biotech qui se distinguent scientifiquementet dont les données expérimentales sont convaincantes. Il recherche des projets qui ont le potentiel d’avoir un impact substantiel sur la santé.
Jeunes diplômés. L’assureur coopératif Covéa a annoncé le 18 janvier qu’il devenait mécène de l’Université Paris-Dauphine. Pour le groupe rassemblant les enseignes MMA, Maaf et GMF, l’objectif est d’encourager les efforts de l’université pour la promotion de la diversité des profils et favoriser l’accès du plus grand nombre à une formation d’excellence. Grâce à ce partenariat, Covéa espère recruter de jeunes talents aux compétences en phase avec les évolutions de son marché, notamment dans les métiers du chiffre, du juridique et du numérique, tous en forte croissance. « L’un des objectifs est de tripler, d’ici à deux ans, les effectifs d’alternants et de leur offrir un véritable parcours au sein de Covéa, en créant une communauté qui leur est dédiée et en les orientant vers des métiers en devenir », précise Jacques Feytis, directeur des ressources humaines de Covéa, cité dans un communiqué.
L’assureur Axa a annoncé mardi l’extension à tous ses salariés dans le monde de sa stratégie de «smart working», qui consiste à combiner travail à distance et présence au bureau. «Les collaborateurs qui le souhaitent pourront travailler à distance sur une référence générale de deux jours par semaine à décliner au sein des entités», précise le groupe dans un communiqué. Cette approche sera mise en oeuvre d’ici à 2023, et dès la fin de l’année dans les principales entités d’Axa, employant plus de 70% des collaborateurs. Elle comprendra un soutien en termes de formation, d’adaptation des espaces de travail et de matériel informatique.
L’assureur Axa a annoncé mardi l’extension à l’ensemble de ses salariés dans le monde de sa stratégie de «smart working», qui consiste à combiner travail à distance et présence au bureau. «Les collaborateurs qui le souhaitent pourront travailler à distance sur une référence générale de deux jours par semaine à décliner au sein des entités», précise le groupe dans un communiqué.
L'économie américaine a détruit des emplois en décembre pour la première fois depuis avril, en raison notamment de la mise en oeuvre de nouvelles mesures de confinement dans certains Etats pour lutter contre la propagation du Covid-19.
C’est la proportion minimale de femmes que la Société Générale souhaite compter dans ses instances dirigeantes d’ici à 2023, « en veillant au respect de cet objectif tant dans les métiers que les fonctions », précise un communiqué. L’objectif s’entend à deux niveaux : le comité stratégique qui comprend la direction générale et les responsables des business et services units, soit environ 30 dirigeants du comité exécutif, et un second niveau composé des 200 principaux cadres de la banque. A charge pour le conseil d’administration d’en vérifier chaque année l’application. Ces objectifs de diversité compteront aussi dans la rémunération des membres du comité de direction. Aujourd’hui, la Société Générale compte 23 % de femmes sur ce périmètre comprenant le comex et les postes clés.
Rebond. « Nos prévisions sont prudentes mais confiantes » : c’est ainsi que le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a décrit l’exercice de projection macroéconomique de son établissement pour la période 2021-2023.
La relation humaine est à la base du travail de commercial. Pendant le confinement, banquiers et assureurs ont adopté de nouvelles méthodes, dont certaines appelées à perdurer.
Mixité. L’industrie financière américaine n’a pas à rougir de ses performances en matière de mixité, si l’on s’en réfère à Equileap. Le fournisseur de données sur l’égalité hommes-femmes, qui a passé au crible les entreprises du S&P 500 en mars. Le score moyen Gender Equality des membres de l’indice phare de Wall Street est de 39 %, ce qui représente une amélioration de 5 points par rapport à 2019. Le chiffre reflète une vingtaine de critères mesurant la diversité des instances de gouvernance, les écarts de salaire hommes/femmes ou encore l’efficacité des dispositifs anti-harcèlement.
En à peine quelques mois, le travail à distance s’est imposé comme le sujet phare du dialogue social. Mais les banques sont plus à la peine que les assureurs.
Transport. La crise sanitaire devrait changer durablement le mode de transport domicile-travail. Près d’un salarié sur deux vivant dans une grande agglomération estime en effet qu’il pratiquera à l’avenir le télétravail de manière permanente au moins deux jours par semaine, selon une étude Worklife menée en ligne entre le 26 et le 30 novembre auprès de 1.112 personnes (voir le graphique). Le Covid-19 et les confinements ont déjà changé les pratiques d’un tiers des salariés, avec un recul des transports en commun au profit des solutions individuelles, en premier lieu la voiture. « Alors qu’avant la pandémie, les transports en commun étaient le moyen de transport privilégié pour la majorité de ces salariés, plus de 50 % d’entre eux déclarent vouloir diminuer leur fréquence d’utilisation ou arrêter d’utiliser les transports en commun de manière durable après la crise », note l’étude. Pas forcément une bonne nouvelle pour l’environnement. Worklife y voit l’occasion pour les entreprises et les salariés de pousser l’adoption du « forfait mobilité durable ». Ce dispositif permet aux employeurs de financer les modes de transports durables (vélo, trottinette électrique, etc.) et d’être exonérés de cotisations jusqu’à 400 euros par an et par salarié.
Souriez, vous êtes filmés ? Surtout pas, remettez votre masque ! La Panorama Box d’Amazon Web Service (AWS), une IA, permet en effet aux caméras sur lesquelles elle est branchée de repérer les entorses aux protocoles sanitaires. Si les employés respirent un coup, ou se rapprochent un peu trop, l’employeur est alerté. Mais, comme la boîte dont elle s’inspire, du possesseur de la Panorama Box dépendent ses conséquences, assure AWS : ainsi, « la reconnaissance faciale n’est pas pré-incluse (avec la Box) ». Ses possibilités sont infinies : compter le temps que chaque ouvrier passe à une tâche, suivre les clients dans un magasin, calculer la longueur d’une file d’attente… Quoiqu’il en soit, la Panorama Box est bien dans l’air du temps, celui de la surveillance au travail, terrain d’expression tout trouvé pour les Gafa.