Les inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont diminué la semaine dernière, à 222.000 contre 226.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 225.000 inscriptions au chômage lors de la semaine au 12 novembre, soit le même niveau que la semaine précédente avant la révision à la hausse de cette dernière. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 221.000 contre 219.000 (révisé) la semaine précédente.
Economie. Le recul de la France par rapport aux grandes économies ne tiendrait pas tant au faible taux d’emploi qui est traditionnellement invoqué. Dans sa dernière note, le Conseil d’analyse économique (CAE) met en évidence un ralentissement de la productivité en France depuis une vingtaine d’années, par rapport à l’Allemagne et aux Etats-Unis. La majorité des secteurs et des entreprises sont touchés. Les chercheurs évaluent à 140 milliards d’euros de PIB l’enjeu économique de ce déclassement national. Pour inverser le mouvement, les auteurs de l’étude mettent en évidence la sous-utilisation du capital humain et sa faiblesse et mesurent les effets, en termes de croissance, d’une meilleure éducation et d’un renforcement des compétences mathématiques et socio-comportementales. Le CAE préconise ainsi une hausse de 10 points des compétences en mathématiques, équivalente à celle observée en Allemagne à la suite du « choc PISA » (Programme international pour les suivis des acquis) au milieu des années 2000. Un gain de croissance de 0,2 point serait aussi possible en valorisant les carrières dans l’innovation et la science.
L’effet de levier peut avoir des effets pervers au-delà de la charge financière qu’il fait peser sur l’avenir d’une entreprise. De façon plutôt inattendue, en plus du cash-flow, il pourrait appauvrir son capital humain ! C’est ce qui ressort d’une recherche citée par la Lettre Vernimmen et publiée dans le Journal of Finance. Pour apprécier l’intérêt du levier par rapport au financement par le capital, il va falloir se pencher non seulement sur l’avantage fiscal accordé à la dette mais aussi sur le stress financier qu’il provoque pour l’entreprise et, ce faisant, sur ses meilleurs collaborateurs. Car des données très détaillées recueillies sur le marché suédois ont permis aux chercheurs Ramin P. Baghai, Rui C. Silva, Viktor Thell et Vikrant Vig de montrer, dans l’article « Talent in Distressed Firms: Investigating the Labor Costs of Financial Distress », que les salariés talentueux ont plus tendance à quitter leur société, dans un contexte de marché difficile, si elle est fortement endettée. Une analyse peu rassurante alors que les entreprises sont aux prises avec la hausse des taux d’intérêt et, déjà, une pénurie de talents…
L'économie russe a reculé de 4% en glissement annuel au troisième trimestre 2022, selon les données publiées mercredi par le service fédéral des statistiques Rosstat. Il s’agit d’une légère amélioration par rapport au deuxième trimestre, lorsque le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 4,1 % en glissement annuel, les sanctions occidentales commençant à peser sur les finances et l’économie russes. Avant que les pleins effets des sanctions ne se fassent sentir, l'économie russe avait progressé de 3,5 % en termes annuels au premier trimestre. Le ministère russe de l'économie voit le PIB chuter de 2,9 % cette année, tandis que la banque centrale s’attend à une baisse de 3 à 3,5 % avant un retour à la croissance au second semestre 2023. Le Fonds monétaire international a revu en forte baisse sa prévision pour cette année en octobre et s’attend désormais à une contraction de 3,4% avant -2,3% l’an prochain (+4,7% en 2021).
L'économie russe a reculé de 4% en glissement annuel au troisième trimestre 2022, selon les données publiées mercredi par le service fédéral des statistiques Rosstat. Il s’agit d’une légère amélioration par rapport au deuxième trimestre, lorsque le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 4,1 % en glissement annuel, les sanctions occidentales commençant à peser sur les finances et l’économie russes. Avant que les pleins effets des sanctions ne se fassent sentir, l'économie russe avait progressé de 3,5 % en termes annuels au premier trimestre. Le ministère russe de l'économie voit le PIB chuter de 2,9 % cette année, tandis que la banque centrale s’attend à une baisse de 3 à 3,5 % avant un retour à la croissance au second semestre 2023. Le Fonds monétaire international a revu en forte baisse sa prévision pour cette année en octobre et s’attend désormais à une contraction de 3,4% avant -2,3% l’an prochain (+4,7% en 2021).
Les perspectives économiques des analystes financiers et des investisseurs institutionnels en Allemagne se sont améliorées plus que prévu en novembre par rapport à octobre, selon les données publiées mardi par l’institut de conjoncture allemand ZEW. Son indicateur économique avancé est ressorti à -36,7 en novembre, contre -59,2 le mois dernier. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur un redressement de l’indice à -50. L’opinion des analystes financiers et des investisseurs institutionnels sur la situation économique actuelle de l’Allemagne s’est également améliorée, l’indice correspondant étant remonté à -64,5 en novembre, contre -72,2 en octobre.
Les perspectives économiques des analystes financiers et des investisseurs institutionnels en Allemagne se sont améliorées plus que prévu en novembre par rapport à octobre, selon les données publiées mardi par l’institut de conjoncture allemand ZEW. L’indicateur économique avancé ZEW est ressorti à -36,7 en novembre, contre -59,2 le mois dernier. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient pour novembre sur un redressement de l’indice à -50. L’opinion des analystes financiers et des investisseurs institutionnels sur la situation économique actuelle de l’Allemagne s’est également améliorée, l’indice correspondant étant remonté à -64,5 en novembre, contre -72,2 en octobre.
La production industrielle en zone euro a augmenté davantage que prévu en septembre, malgré l’affaiblissement de la demande mondiale. Elle a progressé de 0,9% sur un mois et de 4,9% sur un an, a indiqué lundi Eurostat, l’agence européenne de la statistique. Les économistes sondés par le Wall Street Journal anticipaient une hausse de 0,1% par rapport au mois précédent et une progression de 2,8% sur un an. En données révisées, la production industrielle a augmenté en août de 2% par rapport à juillet, contre 1,5% initialement annoncé, et de 2,8% par rapport à août 2021, contre une première estimation de 2,5%. Les économistes pensent néanmoins que le secteur industriel de la zone euro rencontrera des difficultés dans les mois à venir, en raison de la crise énergétique et de l’affaiblissement de la demande.
La production industrielle en zone euro a augmenté davantage que prévu en septembre, malgré l’affaiblissement de la demande mondiale. Elle a progressé de 0,9% sur un mois et de 4,9% sur un an, a indiqué lundi Eurostat, l’agence européenne de la statistique. Les économistes sondés par le Wall Street Journal anticipaient une hausse de 0,1% par rapport au mois précédent et une progression de 2,8% sur un an.
L'économie britannique s’est contractée de 0,2% au troisième trimestre 2022, un rythme moins marqué qu’attendu, selon une première estimation publiée vendredi par l’Office national de la statistique (ONS). Les économistes interrogés par Reuters attendaient une baisse du produit intérieur brut (PIB) de 0,5% sur la période de juillet à septembre. Jeremy Hunt, le ministre des Finances, a réitéré dans un communiqué ses avertissements concernant les décisions difficiles à prendre en matière d’impôts et de dépenses pour rétablir la crédibilité du gouvernement en matière de politique économique. «Pour parvenir à une croissance durable à long terme, nous devons maîtriser l’inflation, équilibrer les comptes et faire baisser la dette. Il n’y a pas d’autre solution», a martelé le ministre.
Le moral des ménages américains s’est dégradé plus qu’attendu depuis le début du mois de novembre, montrent vendredi les premiers résultats de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan. Son indice de confiance a reculé à 54,7 après 59,9 en octobre, alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 59,5. La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a chuté à 57,8 après 65,6 et celle des perspectives est tombée à 52,7 contre 56,2.
La Commission européenne (CE) a relevé vendredi sa prévision de croissance pour cette année dans la zone euro mais elle prévoit un ralentissement plus marqué l’an prochain. Pour l’ensemble de 2022, Bruxelles prévoit dorénavant une croissance de 3,2%, alors qu’elle tablait sur +2,7% en juillet. La progression du produit intérieur brut (PIB) du bloc devrait s'établir à 0,3% seulement en 2023, contre une hausse de 1,4% prévue en juillet, avant un rebond à 1,5% en 2024. Le taux de chômage ne devrait augmenter que de 40 points de base entre 2022 et 2023, passant de 6,8% à 7,2%, avant de reculer à 7% en 2024. Le déficit budgétaire passerait de 3,5% du PIB cette année à 3,7% en 2023, avant de revenir à 3,3% en 2024. Le taux d’endettement des 19 pays ayant adopté la monnaie unique devrait refluer à 92,3% du PIB l’an prochain puis 91,4% en 2024, contre 93,6% cette année. L’inflation reviendrait à 6,1% en 2023 et 2,6% en 2024 après avoir atteint 8,5% en 2022.
Un hôtel à cochons sur 26 étages, telle est la dernière invention chinoise. Située à Ezhou, dans la province de Hubei, la « ferme verticale » peut accueillir 650.000 porcs et industrialiser leur élevage grâce à l’automatisation de bout en bout des opérations. D’autres établissements du même style sont en projet dans le pays. Voilà typiquement des projets qui ne sont pourtant pas faits pour restaurer le lien de respect que l’homme doit à la nature et vont plutôt nourrir la surconsommation. Sans parler de la pollution créée par l’élevage intensif et de ses effets sur les sols et les eaux. Hauts cris dans tous les échos qui sont donnés à ce nouveau développement immobilier chinois. Souhaitons au moins que cela freine les velléités allemandes de rapprochement avec la Chine, en rupture avec les préoccupations du reste de l’Europe.
A peine acté le rachat de Twitter par Elon Musk, plusieurs grands groupes ont annoncé le gel de leurs publications d’annonces payantes sur le fil de discussion en ligne. Pour ne pas injurier l’avenir, Volkswagen a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un arrêt définitif de son activité, juste d’une pause suite à l’annonce par le milliardaire technophile de la révision des contrats commerciaux. General Motors, Pfizer, General Mills… ont également déclaré qu’ils allaient revoir leur utilisation de Twitter. Les positions inattendues d’Elon Musk sont évidemment en cause, même si personne n’a commenté les licenciements massifs ni les déclarations du nouveau patron sur, par exemple, la manœuvre complotiste qui se cacherait derrière l’agression de Paul Pelosi. Mais le projet d’information vérifiée et sans faux-semblant présenté à l’origine du rachat a décidément du plomb dans l’aile. La valeur du réseau, pour lequel Elon Musk a souscrit 44 milliards de dollars de dette, devient le principal sujet véhiculé par Twitter !
Le Collège de France répand depuis 1530 le savoir dans les domaines des lettres, des sciences ou des arts. Il propose à tous les publics et en accès libre près de 1.000 cours et conférences chaque année. C’est à la tribune qu’Esther Duflo (photo) y retourne, près de quinze ans après y avoir été invitée, cette fois en tant que titulaire de la chaire Pauvreté et politiques publiques. La lauréate du Prix Nobel d’économie 2019 y donnera sa leçon inaugurale le 24 novembre. « Dans ses recherches, indique le Collège de France, elle cherche à comprendre la vie économique des pauvres, dans le but d’aider à concevoir et évaluer les politiques et programmes sociaux. » Le concept de pauvreté « évolue d’ailleurs avec les sociétés », précise Esther Duflo, passant par un phénomène au cœur de l’actualité, même dans les pays riches : « Ne pas pouvoir se chauffer suffisamment ou devoir faire des sacrifices pour se chauffer fait partie de la pauvreté. »